Alors que les chiffres officiels du chômage baissent, le nombre de radiations du Pôle emploi augmente (+ 7 % entre juin et juillet 2010). Certaines sont considérées comme abusives par les usagers et les associations. De nombreux internautes du Monde.fr expliquent comment une convocation qu'ils n'ont jamais reçue, un coup de téléphone raté ou des vacances trop longues d'une journée ont conduit à la suppression de leurs allocations pendant deux mois.
- Radiée après une convocation que je n'ai jamais eue, par Sophie O.
En décembre dernier, une lettre m'informe de ma radiation du Pôle emploi. Motif : je ne me suis pas rendue à mon entretien. Seulement voilà, je n'ai jamais reçu la lettre m'informant de ce rendez-vous. Et voilà le gouffre qui s'ouvre d'un seul coup. Pendant deux mois, aucun revenu. Quand on a un loyer, des factures, et un enfant de 20 mois à nourrir c'est très, très dur.
Au téléphone, je suis renvoyée de service en service, j'écris, je téléphone, je pleure, je demande de l'aide juste pour ne pas me retrouver dans une situation irréversible. Moi, la "bac +5", la "+ de 5 ans d'expérience", eh bien moi je ne peux pas payer mon loyer ni nourrir mon enfant, parce qu'on m'accuse de ne pas chercher réellement un emploi. Quelle injustice !
Alors je décide de me battre, je reçois le soutien du site Recours radiation, je dépose des requêtes auprès du tribunal, j'écris à la présidence de la République. Je n'ai rien lâché, car j'étais dans mon droit, j'avais été radiée de manière abusive. Combien de radiés ne savent pas que des procédures existent ? J'ai été remboursée deux mois plus tard, certes, mais je n'ai reçu que du mépris de la part de mes interlocuteurs. On peut être archicompétent et diplômé, mais quand on est chômeur, on est moins que rien. Aujourd'hui, je travaille, et je ne le dois qu'à moi, sûrement pas au Pôle emploi
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