Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 01:06

Bien sûr, l'élection au suffrage universel du Président de la République n'est pas sans importance en l'état actuel de la Constitution de la Vème République, eu égard aux pouvoirs et prérogatives qui lui sont attribués !

Mais que peut bien faire un Président de la République sans disposer d'une majorité politique au Parlement, et plus précisément à l'Assemblée nationale ? Une majorité dont sera nécessairement issu le Premier ministre et les principaux ministres du gouvernement !

En dehors des questions internationales, et encore, l'ensemble des défis que le prochain gouvernement aura à affronter relèveront quasi exclusivement de la responsabilité du gouvernement et du Parlement ! (cf. notamment à cet égard De l'incohérence de l'action gouvernementale comme source de la dégradation de la situation économique et sociale de la France)

C'est bien ce qui inquiète la majorité actuelle aux commandes du gouvernement et de l'Assemblée nationale !

Au point que l'on peut se demander (la réponse est bien évidemment contenue dans la question) si ce n'est pas la crainte d'une épouvantable déroute électorale en juin prochain qui motive les nombreuses démonstrations collectives (derrière le secrétaire général du Parti sur la photo) et individuelles (chacun à leur tour, les membres du gouvernement viennent pérorer sur tous les plateaux de TV et de radio alors même qu'ils répondent aux abonnés absents dans les dossiers ministériels difficiles qui leur incombent) ! Des prestations médiatiques qui s'apparentent à des examens de passage où le moindre fait divers sans importance, le moindre petit mot de l'adversaire politique, la promesse - encore et encore ... - de grandes réformes indispensables au Pays, le rappel d'une allégeance au prince régnant comme de bons petits toutous aux ordres, constituent l'essentiel de leur message 'ministériel' !

Pauvres hères que ces individus insignifiants qui ne grandissent ni la politique, ni, l'Etat, ni la France !

Rarement la France n'a connu une vie gouvernementale aussi dramatique ! une classe dirigeante aussi ridicule !

Les Français, à l'exception d'une minorité aveuglée par les feux de la rampe, ne se reconnaissent plus dans ces 'représentants' qui n'ont eu de cesse de se comporter comme des godillots par crainte de l'éviction des listes électorales établies par leur cher parti (la menace de ne pas avoir d'investiture inquiète toujours ceux qui ne vivent que de la politique !) ; des godillots qui n'éprouvent aucune espèce de honte, de regret ou de remord, d'avoir voté des lois qui se sont avérés soit non conformes à la Constitution, soit inapplicables, soit suffisamment inopérantes pour que d'autres leur soient substituées !

Les valeurs républicaines, les principes démocratiques, les droits les plus fondamentaux n'ont cessé d'être piétinés par un gouvernement se retranchant derrière une autorité de police aveugle pour n'avoir pas été capable de faire preuve d'une véritable autorité de compétence !

La promesse d'une République irréprochable a été sans cesse bafouée par ceux-là mêmes qui l'avaient proférée de manière grandiloquente (cf. notamment Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de son déplacement à Epinal sur le thême de la démocratie irréprochable (Epinal, le 12 juillet 2007 ) - 1ère partie ainsi que Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de son déplacement à Epinal sur le thême de la démocratie irréprochable (Epinal, le 12 juillet 2007 ) - 2nde partie - ) !

Et que dire la dégradation de la situation économique et sociale du Pays dont ce gouvernement et cette majorité parlementaire comme leur héraut présidentiel se sont rendus coupable (cf. De l'incohérence de l'action gouvernementale comme source de la dégradation de la situation économique et sociale de la France ) ? 

La France, les Françaises et les Français, mais aussi l'Union européenne, ont plus que jamais besoin de parlementaires respectables et respectés, conscients de leurs responsabilités à l'égard de leurs concitoyens, libres de tout choix en conscience, solidaires de la Nation, pour donner un sens et une efficacité sans faille à l'action parlementaire !

Nombre d'élus de droite, et notamment de l'UMP, ont servi loyalement et avec talent ! Mais en de trop nombreuses circonstances, une majorité d'entre eux se sont laissé embarquer dans des manoeuvres qui n'honorent ni la France ni la République !

Quelque soit le prochain Président de la République, le paysage parlementaire devra être - et sera - profondément modifié !

Que les medias ne s'y trompent pas !

Les électeurs, eux, en sont parfaitement conscients !

Et ils agiront pour qu'il en soit ainsi ! 

Voir également :

 * Les manoeuvres déstabilisatrices, les calomnies, les rumeurs galopantes et les dessous des cartes les plus nauséabonds vont-ils encore longtemps rythmer la campagne électorale ?

 * Dignité ! Pourquoi te malmène-t-on autant dans nos démocraties libérales ?

 * Trouvez-vous normal qu'un ministre de l'intérieur soit autant engagé dans le débat politicien ?

 * Pour Pierre Moscovici, les attaques de l'UMP sont l'oeuvre de cabinets noirs  

 * Pour des contre-pouvoirs, par William Bourdon (Le Monde) 

 * " Servir la France '' !

 * Qu'est-ce que l'Ethique ?

 

 

 

Par Paul Auster - Publié dans : Lettres ouvertes
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 00:24

Les medias nous apprennent que les avocats de la région nîmoise ont entamé un mouvement de protestation qui les conduit à refuser de se présenter à côté de leurs clients devant la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Nîmes (lire ici, ici, ici).
Il ne sera évidemment pas question, aujourd'hui et ici, de commenter ce qui est susceptible de se passer à Nîmes, seuls ceux qui ont participé ou assisté aux audiences contestées sachant exactement ce qu'il en est. Mais ces articles nous invitent à aborder un sujet plus vaste, et important, celui du droit de commenter et parfois de critiquer le fonctionnement de l'institution judiciaire. Nous quitterons donc Nîmes tout de suite pour en rester à des généralités.
Quand il s'agit de la justice et de ses pratiques, deux positions extrêmes se manifestent toujours rapidement. Pour les uns la justice qui est indépendante ne peut faire l'objet d'aucune désapprobation, les décisions qu'elle rend ne doivent pas être attaquées autrement que par les voies juridiques de recours, et les critiques contre elle sont vécues comme des agressions inadmissibles. Pour les autres, la justice est un service public dont les modes d'action peuvent à tout moment être discutés.
La difficulté, déjà soulignée ici, c'est que se mélangent quotidiennement les critiques injustifiées émises par des justiciables mécontents qui plutôt que de reconnaître la faiblesse de leur dossier vont la masquer en s'en prenant au juge, et les critiques justifiées par des dysfonctionnement avérés. Il faut donc, avant tout débat sur l'institution judiciaire, commencer par faire un tri entre les mouvements d'humeur sans intérêts d'un côté, et les analyses sereines, sérieuses et argumentées de l'autre.
Ce préalable étant posé, il n'existe aucune raison de faire obstacle à une analyse des pratiques des magistrats. La justice est un service public et l'institution a certainement des comptes à rendre. L'indépendance ne peut pas être un paravent utilisé pour empêcher les tiers de mettre en lumière les dysfonctionnements quand ceux-ci existent réellement.
Venons en maintenant aux critiques litigieuses. La première concerne les peines prononcées en appel.

.../...

Lire la suite de l'article : http://www.huyette.net/article-peut-on-critiquer-la-justice-et-comment-a-propos-des-sanctions-penales-en-appel-97993656.html



Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 00:02

Malgré les difficultés occasionnées par la dernière crise institutionnelle qu'elles ont connue, la Communauté Européenne (CE) comme l’Union européenne (UE) se sont employées tout au long de ces dernières années à apporter une contribution significative à l’élaboration des réponses collectives aux grandes questions mondiales et transrégionales ayant une incidence potentiellement déstabilisante, en raison des dimensions et des effets de l’action à développer en matière d’« alerte rapide », de « prévention », de « préparation » et de « réaction » (le sens à donner à ces notions est analogue à celui proposé à l’article 3 de la décision du Conseil qui institue un instrument financier pour la protection civile).

Leurs initiatives en la matière témoignent de l’émergence en Europe d’un socle de convergences et de solidarités européenne nouvelles autour de la nécessité d’appréhender la stabilité selon une perspective globale où Etat de droit, bonne gouvernance, développement économique et humain et sécurité font système, dans le contexte nouveau d’une globalisation stratégique qui met en synergie l’ensemble des défis attachés à la globalisation et à la dématérialisation accélérée de l’économie de marché, d’une part, ceux attachés à une recomposition stratégique profondément perturbatrice pour les grands équilibres, d’autre part, et enfin, les nouveaux défis sécuritaires présentant un caractère global et/ou systémique (cf. Global Risks Report 2011 ou encore Global Risks Report 2012).

Pour autant, les réponses apportées à ce jour sont essentiellement de nature instrumentale et programmatique comme en témoigne notamment l’institution de l'instrument financier pour la protection civile ainsi que de l'instrument de stabilité (cf. Deux instruments centraux de l'action extérieure de l'Union au service de la stabilité et de la sécurité ainsi que Présentation des instruments d’aide extérieure de l’Union européenne pour la période 2007-2013 ).

L’institution et la mise en oeuvre de ces différents instruments communautaires soulèvent la question des conditions à satisfaire pour décider de leur usage effectif, notamment dans le contexte d’une situation de crise ou d’une crise émergente. Si conditionner le déclenchement de la mise en œuvre opérationnelle de tels instruments à l’existence de résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies constitue indubitablement une condition nécessaire, constitue-t-il pour autant une garantie suffisante pour le succès de telles entreprises ?

Si l'Union a bien compris que la mise en œuvre de programmes d’aide en temps de crise et d’instabilité politique requiert des mesures spécifiques garantissant la flexibilité dans la prise de décision et l’allocation de crédits, ainsi que des mesures renforcées pour assurer la cohérence avec l’aide bilatérale et les mécanismes de mise en commun des fonds des donateurs, elle n’ignore pas que l’objectif visé (la stabilité politique, la protection) exige bien autrechose qu’une réponse de nature financière ; elle doit être conduite dans le cadre spécifique d’une coopération au développement adaptées aux stratégies, institutions et structures des pays partenaires, sans préjudice des mesures adoptées par l’UE dans le cadre du titre PESC du traité sur l’UE (cf. l’article premier, par. 3, du règlement instituant un instrument de stabilité).

Comment l’Union peut-elle agir au service de ses objectifs avec l’efficacité attendue, en préservant ses intérêts essentiels autant que ceux de ses membres, sans mobiliser ni l'étendue des possibilités institutionnelles (disparition des piliers, présidence permanente du Conseil, coopérations renforcées et structurées, double casquette du responsable de la politique étrangère, …) ni l'ensemble des éléments politiques (stratégie globale, politiques couvrant les aspects internes, externes et globaux de la sécurité, budget commun) sans lesquels il est tout simplement impossible d’embrasser de manière systémique l’ensemble des dimensions pertinentes pour un traitement global des défis posés à la stabilité et à la sécurité (Etat de droit, développement, sécurité, …, prise en compte autant que nécessaire des intérêts et stratégies des partenaires – cf. notamment à cet égard les pages et articles suivants : Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (1) ; Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2) ; Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la méthode (1) ; Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la méthode (2)) ?

Au regard des expériences récentes, et eu égard à la nécessité d’une réponse multilatérale concertée face à des situations de crise patentes ou prévisibles, seule la mise en place d’un cadre d’action politique à la fois global et spécifique peut permettre un traitement approprié des questions de sécurité et de stabilité dès lors qu’il permet de recourir à la différenciation au moyen de formules de type « opt-out / opt-in », ou de type « coopérations renforcées / coopérations structurées ».

Deux options sont alors possibles : établir ce cadre en dehors ou à l’intérieur de l’Union.

Pour des motifs analogues à ceux qui ont conduit le Conseil européen à décider l’instauration, en juin 1988, de l’Union économique et monétaire pour traiter de manière solidaire l’ensemble des questions économiques et monétaires, nombre de rapports appellent les européens à s’engager en faveur de la seconde option.

Par quelle voie ?

En favorisant l’instauration d’une Union à la fois politique, stratégique et citoyenne qui permette non seulement de consolider l’identité et la citoyenneté de l’Union par la voie de la construction politique et du débat démocratique autour des enjeux de sécurité et de stabilité, mais également d’édifier une politique, une stratégie et une architecture européennes de Sécurité réellement à même d’offrir à l’Union en même temps qu'à ses partenaires, amis et/ou alliés, des garanties de sécurité « eurocompatibles » (accords de sécurité, partenariats stratégiques, défense commune, etc.) ; éléments sans lesquels il sera difficile, sinon impossible, à l’Union d’atteindre, en toute autonomie et en responsabilité, ses propres objectifs politiques, économiques, stratégiques et sécuritaires, et/ou d’honorer, au niveau de performance attendu, ses engagements internationaux en regard des défis posés au développement durable, à la démocratie, à la paix, à la stabilité et à la sécurité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières encore mouvantes.

(cf. à cet égard les articles intitulés Eva Joly : « Il faut éviter la confusion des genres entre aide au développement et politique extérieure » ; Les matières premières mettent l’Europe et ses entreprises au pied du mur des monnaies, par Patrice Hernu ainsi que bien d'autres encore).

Il n'y a pas d'autres options qui vaillent !

Notamment pas celles qui consistent à bâtir des ententes cordiales, souvent fictives et qui recèlent toujours des sous-entendus stratégiques et des postures conjoncturelles néfastes à toute ambition d'efficacité durable sur le double registre de la stabilité stratégique et de la sécurité internationale lorsqu'elles sont le fait de promoteurs d'idéologies aussi inachevées quambigues, ou, a contrario, aussi limpides que radicales !

N'oublions pas que les clivages stratégiques s'établissent d'abord sur la base d'intérêts et de clivages économiques et monétaires, l'attachement présupposé à des valeurs et des principes constituant toujours une variable d'ajustement !

Dans son rapport d'information parlementaire relatif à l'influence européenne au sein du système international, Mme Nicole Ameline observe qu' "au-delà de la coopération en matière de gestion des crises, le partenariat entre les Nations Unies et l'Union européenne est en train de se développer sur les questions de sécurité au sens large, en amont des crises comme en aval. En amont, il s'agit de la formation de personnels déployés dans les OMP des Nations unies, et du renforcement des capacités africaines de gestion des crises. En aval, il s'agit de la réforme des systèmes de sécurité, du processus « désarmement, démobilisation et réinsertion », et de l'appui à la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, notamment. L'Union européenne dispose d'une large gamme d'instruments, dans le cadre du premier comme du deuxième pilier. Sur ce dernier point, on peut citer, dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense, les missions de police, de justice, de soutien aux administrations civiles et de renforcement de l'État de droit. Cette gamme d'instruments peut être mobilisée en appui des Nations unies. Mais ce partenariat peut être renforcé.".
En outre, elle formule les interrogations suivantes : " Sur quels théâtres d'opération les Nations Unies et l'Union européenne peuvent-elles mieux agir ensemble et selon quelles modalités concrètes ? Quels sont les nouveaux domaines de coopération envisageables ? Comment l'UE pourrait-elle mieux affirmer à l'ONU les concepts qui lui sont chers, telle la « responsabilité de protéger », et mieux les faire partager ?"

L'OTAN ne saurait constituer l'instance de sécurité collective à partir de laquelle l'Union européenne doit mener ses initiatives politiques et de sécurité les plus stratégiques ! Malgré les évolutions importantes qu'elle vient de connaître (cf. notamment la présentation qu'en propose l'amiral Païtard : Intervention devant l’IHEDN du VAE Xavier PAÏTARD, représentant militaire de la France l’UE et l’OTAN (12 janvier 2012) ), la décrédibilisation de cette organisation qu'induisent à la fois ses performances médiocres là où elle est engagée comme le désintérêt croissant qu'y portent les Etats-Unis et les difficultés financières qu'elle traverse ajoute à la nécessité de doter l'Union européenne des instruments stratégiques de son autonomie !

La nature des liens qui unissent l'Europe et son voisinage ainsi que l'Afrique désigne très naturellement ces régions comme les théâtres à la fois légitimes et naturels du développement d'une nouvelle forme de coopération entre l'Union européenne et les différents organes du système des Nations Unies impliqués dans la recherche d'une solution à la fois globale, " équitable " et " durable" aux conflits et aux crises qui s'y développent ; une coopération globale qui doit permettre d'assurer une gouvernance hybride des politiques et des instruments mis par la communauté internationale au service des objectifs de paix, de stabilité, de sécurité, de reconstruction et développement, en cohérence avec les objectifs que l'Union européenne a assignés à ses politiques de voisinage et de partenariat dans ces régions (cf. les articles suivants : L'Union européenne face à ses responsabilités internationales en matière de sécurité et de développement : un point de vue important du Parlement européen ainsi que Mettre la sécurité au service du développement en la repensant de manière systémique (nouvelle édition)).

Le traité de Lisbonne est particulièrement riche et dense à l'égard des compétences de l'Union en matière d'action extérieure (cf. De la finalité première de l'action de l'Union européenne sur la scène internationale ! ainsi que La compétence de l’Union en matière d'action extérieure (y inclus la PESC) selon le Traité de Lisbonne ) comme en matière de sécurité (cf. les articles de la rubrique de ce blog intitulée Connaître et comprendre le Traité de Lisbonne ).

Il est plus que temps d'en tirer le parti nécessaire pour édifier cette Union politique et stratégique autonome et ambitieuse ! Une Union politique qui traduise une volonté commune des Etats membres autant que des citoyens européens de progresser vers une « interdépendance voulue, décidée et organisée » (*) sur le triple registre politique, stratégique et sécuritaire au sein d’un cadre approprié à la protection de leurs intérêts et de leur communauté de valeurs, de destins et de projets.

Or la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) pâtit encore de trop nombreuses lacunes (cf. Les 7 péchés capitaux de la PESC ! ) !De nombreux chantiers restent à ouvrir rapidement (cf. par exemple A la recherche d'une gouvernance mondiale hybride (nouvelle édition) ou encore Les politiques étrangère et de sécurité de l'UE n'en sont qu'à leurs balbutiements. Il faut encore en définir les lignes directrices - nouvelle édition -).

 Et que dire de ce qui devait constituer la force de frappe économique et monétaire de l'Union (cf. Le nouveau traité ne résoudra pas la totalité des difficultés auxquelles sont confrontés l'euro et l'eurozone ! D'autres mesures sont nécessaires ! - nouvelle édition - ).

Les autorités politiques aux commandes tant au sein de l'Union que de ses Etats membres doivent en prendre acte et agir en conséquence ! Les crises majeures que traversent le monde aujourd'hui les y contraignent !

Elles l'ont compris et commencent à se réveiller .... (Pour preuve par exemple, Matières premières: Bruxelles et Paris veulent mieux réguler les marchés (AFP - Le Monde) ou encore Initiatives de la Commission européenne pour intensifier et rendre plus efficace la contribution de l'UE aux objectifs du millénaire pour le développement ).

Mais un espoir est-il encore raisonnable ? (cf. Europe politique : un espoir est-il raisonnable ? par Alain Richard (Revue Politique étrangère))

 

(*) ce qui requiert « l’existence d’une volonté politique d’intégration, la définition et l’agrément d’objectifs communs sans lesquels le passage de la volonté à la réalité ne se fait pas, et une organisation institutionnelle appropriée » - Cf. la définition du paradigme européen proposée par Pascal Lamy au cours de l’intervention intitulée « gouvernance globale : leçons d’Europe » qu’il a prononcée le 22 février 2005 devant la Commission économique des Nations unies pour l’Europe.

 

Voir également :

 * Projeter la stabilité et propager la sécurité : deux éléments clé de la doctrine européenne qui font de plus en plus débat !

 * Annual Report on Control of Exports of Military Technology and Equipment 

 

Cet article a été préalablement publié sur ce blog à l'été 2011.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Regards-citoyens.com analyse et propose
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 21:14

Après le cheval et la femme, le dictionnaire est le meilleur ami de l'homme. La preuve, c'est que l'on n'en a jamais assez. Les femmes sont en voie de disparition, dissoutes dans l'aliénation féministe et/ou religieuse sans compter une vulnérabilité toujours plus grande dans le monde du travail où elles sont systématiquement moins bien payées (30% dans les mirettes, nous dit-on) et sont les principales victimes du temps partiel imposé.

Tout cela nous rappelle ce que disait déjà le bon vieux Karl Marx : le prolétaire a encore un prolétaire : « Dans la famille, l’homme est le bourgeois, la femme joue le rôle du prolétariat. »1. Quant au cheval, essayez de trouvez une bonne boucherie chevaline dans les grandes villes, cela devient très compliqué et c'est bien dommage, car le cheval, c'est bon, en steak tartare ou en saucisson.

Pour en revenir au dictionnaire, j'ai senti ces jours derniers le vif besoin d'un dictionnaire bilingue UMP-Français/Français-UMP. Nous ne citerons qu'un exemple de cette distorsion que la majorité fait subir entre signifiant et signifié. Prenons le « don ». Voilà un mot sympathique. La gratuité qu'il implique dans le rapport à l'autre, le refus d'attendre quelque réciprocité nous font respirer un air soudain plus pur, loin d'une société qui ne donne rien sans rien, ne croit plus qu'à l'échange marchand en essayant systématiquement d'en tirer des bénéfices quitte à léser l'autre. On vient donc de voir apparaître le mot « don » dans un projet de loi de l'UMP actuellement en examen à l'Assemblée Nationale. Il concerne les RTT.

La droite entretient des rapports complexes avec les RTT. Elle hait l'idée que des gens travaillent moins et gagnent autant. Mais comme cette mesure a principalement profité aux cadres qui forment une bonne partie de son électorat naturel, cela fait une bonne dizaine d'années qu'elle a entamé une danse du scalp autour de la Bête, qu'elle lui décoche des flèches multiples sans se rédoudre à l'achever.
L’objectif du projet de loi de l'UMP proposé par le député Paul Salen est ainsi libellé : « Il faut permettre aux salariés de faire don d'heures de réduction du temps de travail ou de récupération à un parent d'un enfant gravement malade » Sur le papier, l'idée est évidemment très généreuse. Après tout, pourquoi le workalchoolic, dans un pur instant d'altruisme, ne céderait pas ses RTT à un collègue dont le gamcéreuses qui frappe des populations de plus en plus

 jeunes dans nos sociétés pourtant si merveilleusement aseptisées ?

Oui…mais ce « don » est un cache-misère. Il existe normalement une allocation pour répondre à cette situation douloureuse. Le problème, c'est que plus les mesures de coupes budgétaires vont, plus cette allocation implique une perte de salaire. Plutôt que d'augmenter cette allocation, on s'en remet donc à la solidarité entre collègues de travail, sauf que cette solidarité, retraduite dans le dictionnaire UMP-Français/Français-UMP ne veut plus dire solidarité mais culpabilisation comme don ne veut plus dire don mais partage de la pénurie.

Quand on sait que les résultats 2011 du CAC 40 et ses actionnaires atteignent les 90 milliards d'euros, que l'agence Euro RSCG vient de proposer ses services à une de ces grandes entreprises pour « communiquer » sur le sujet « sans choquer » , que le déficit de la Sécu n’est que de 18 milliards d'euros, on se dit qu'il n'y aurait rien d'absurde ni de scandaleux à demander aux chefs d'entreprises d'assurer au salarié se trouvant dans une telle situation le maintien de ses revenus. Parce que si les 90 milliards du Cac ne suffisent pas, il reste les 30 milliards annuels d'exonérations sociales patronales, cet argent donné par la collectivité nationale pour faciliter l'embauche avec le bonheur que l'on sait dans un pays où le taux de chômage flirte aimablement avec les 10%.

Sinon, même sans arriver à se procurer le dictionnaire UMP-Français/Français UMP, les gens à qui on explique qu'il faut se serrer la ceinture vont bien finir par comprendre, comme le dit plaisamment l'agence Euro RSCG, qu'il y a « un grand hiatus. »

  1. Voir L'origine de la propriété, de la famille et de l'Etat
  2.  
  3. Source :

 

 

 

 


Par ERASME
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 20:56

Quel déferlement de petites phrases sans queue ni tête de la part de ces toutous du sarkozysme, toutjours prêts à une insulte de plus que le toutou d'à côté pour avoir la primeur d'un passage au JT !

Tou çà sent tout simplement la fin de règne !

Qui s'en plaindra dans le Peuple de France, celui qu'ils prétendent servir en le piétinant allègrement à la première occasion !

 

Vivement les 22 avril et 6 mai prochains ! Puis les 10 et 17 juin prochains !

 

Voir également :

 * De l'urgence de cesser de recourir à la démagogie et au populisme au sein d'une Europe en proie à ses propres incohérences

 * "Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé "

 * " Servir la France '' !

 * Quand les caciques de l'UMP traitent François Hollande de personnage "arrogant", j'me marre !

 * "L'Apocalypse est pour demain" - Lisez ou relisez Jean Yanne !

 * Le gouvernement accumule des projets de loi alors que la législature se termine ! Un embouteillage est à craindre !

 * Ceux qui ont voté la réforme du code de la route qui alourdit les peines liées aux infractions sont aussi responsables de l'exclusion sociale des plus faibles  

 * L'élection la plus importante en 2012 pour les Françaises et les Français est bien celle de leurs députés !

 

 

 

Par Yann Amar - Publié dans : Lettres ouvertes
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