Gouvernances multilatérales

Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 18:31
Par Patrice Cardot - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 22:38

Ce devait être le point d'orgue international de la présidence Sarkozy. L'actualité internationale en a décidé autrement. La crise grecque a monopolisé, vendredi 4 septembre pour le deuxième jour consécutif, l'attention des pays du G20, et quelque peu minimisé la portée de l'accord conclu à l'arraché en Europe la semaine précédente.

Mais a contrario, elle évite aussi de trop porter le regard sur un sommet plutôt décevant, au terme duquel la France n'a pas atteint les objectifs initiaux qu'elle s'était fixée.

 

Lorsqu'il lance la présidence du G20, le 25 janvier 2011, Nicolas Sarkozy se montre audacieux. Dans son discours d'inauguration, le chef de l'Etat promet : " Notre objectif est d'ouvrir les chantiers de fond qui ne peuvent plus attendre, de façon à être en mesure de présenter des résultats concrets à une opinion publique de plus en plus impatiente ".

Réforme du système monétaire : quelques avancées symboliques. " Nous avons donc un premier objectif : améliorer notre coopération au service de la croissance. Et pour cela nous allons essayer de mettre d'accord tout le monde sur les indicateurs qui permettront d'analyser les déséquilibres persistants ", promettait Nicolas Sarkozy en janvier.

En clair, ce chantier visait à réformer le système monétaire international. En cause, la volatilité des changes, et notamment sur le marché euro/dollars, accusée d'accentuer la crise. La France espérait un nouveau système, qui utiliserait plus fortement les droits de tirages spéciaux, un instrument monétaire créé par le FMI. Le Fonds disposera par ailleurs de crédits renforcés.

Sur ce premier dossier, la France a obtenu un très léger infléchissement de la position chinoise, le communiqué final évoquant une "progression sur la voie de la réforme du sytème monétaire", ou encore l'engagement des Etats d'" accroître la flexibilité des taux de change pour refléter les fondamentaux économiques sous-jacents ".

Taxe sur les transactions financières : renvoyée au niveau européen. Second chantier évoqué en janvier : " la France est favorable à une taxe sur les transactions financières. La France considère que cette taxe est morale compte tenu de la crise financière que nous venons de traverser, que cette taxe est utile pour dissuader la spéculation ".

Ce second objectif n'a que très peu bougé. Si la France a rallié l'Allemagne à l'idée, et si quelques pays, dont l'Espagne, l'Argentine, l'Afrique du Sud ou le Brésil, ont fait par de leur intérêt, aucune avancée concrète n'est à signaler. Nicolas Sarkozy s'est toutefois félicité que le communiqué final du G20 contienne "une allusion explicite" à la taxe. En vérité, l'allusion reste... allusive : " Nous reconnaissons les initiatives prises dans certains de nos pays pour taxer le secteur financier à des fins diverses, dont une taxe sur les transactions financières entre autres pour soutenir le développement ", disent les dirigeants des 20 pays les plus riches du monde. Le chef de l'Etat promet toutefois de " se battre " pour mettre en oeuvre cette taxe au niveau européen " dès le début 2012 ".

Protection sociale universelle : un groupe de travail sur l'emploi des jeunes. Là encore, Nicolas Sarkozy était ambitieux dans ses objectifs : " la France souhaite que nous réfléchissions à la mise en place d'un socle de protection sociale universelle ", promettait-il en janvier.

Au final, les dirigeants du G20 ont convenu que " l'emploi et l'intégration sociale doivent être au cour de nos actions et de nos politiques afin de restaurer la croissance et la confiance ". Mais le communiqué final se borne à mettre en place un " groupe de travail du G20 qui s'intéressera prioritairement à l'emploi des jeunes ", et " encourage l'OIT à continuer de promouvoir la ratification et l'application des huit conventions fondamentales garantissant les principes et les droits fondamentaux au travail ".

Régulation financière : des engagements... sur les mesures de 2008. Nicolas Sarkozy avait aussi rappelé, lors de son discours de janvier, que des " progrès considérables " avaient été accomplis en matière de régulation financière, et notamment sur les paradis fiscaux, dont il avait assuré, en 2008, qu'ils " n'existent plus ".

Il est pourtant revenu sur cette question, vendredi à l'issue du sommet, promettant que les paradis fiscaux seraient " mis au ban de la communauté internationale ". Le chef de l'Etat a assuré que le G20 considérait " moralement comme absolument indispensable que les peuples du monde sachent que les acteurs financiers qui ont conduit le monde dans les travers que nous connaissons seront amenés à contribuer financièrement à la réparation des dégâts qui ont été créés ".

D'autres avancées étaient attendues lors de ce sommet. Mais tant sur la croissance mondiale que sur la gouvernance économique de la planète, sujets chers à Nicolas Sarkozy, ou sur l'Afrique et les pays pauvres le communiqué final se contente de déclarations d'intention sans guère d'avancées concrètes.

 

Voir la communiqué final :  Déclaration finale du Sommet du G20 de Cannes (Cannes, 4 Novembre 2011)


 

 

Par Jean Poche - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 14:31

Les pays du G-20 sont d'accord pour augmenter les ressources du Fonds monétaire international (FMI) afin de contribuer à résoudre la crise de la dette en Europe, a annoncé vendredi le président du Conseil européen Herman Van Rompuy.

Par ailleurs, Herman Van Rompuy a appelé à un " consensus national " de toutes les forces politiques grecques pour soutenir le plan de sauvetage du pays et restaurer la confiance dans la zone euro.



Par Patrice Cardot - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 22:07

Euro area crisis management

Europe is fully aware of its responsibility in these difficult times. We, as the world's largest market, have to play a major role in the global recovery.

Last week, we took major steps to overcome the crisis and ensure financial stability and we are determined to implement all the elements of our comprehensive approach to ensure the stability of the Euro area.

Our strategy consists of five key elements :

First, a sufficient firewall against contagion. We have agreed to multiply up to fivefold the firepower of the European Financial Stability Facility rescue fund. The leverage could be around 1 trillion Euro.

Second, a sustainable solution for Greece, comprising a substantial reduction of its debt with a voluntary contribution of private creditors.

Third, regarding the European banking sector, we decided on a co-ordinated scheme to recapitalise banks across Europe.

Fourth, we have ensured further fiscal consolidation by those EU states that need more sustainable public finances and more structural reforms.

Fifth, we have reformed and strengthened economic governance among the countries that form the Euro area: with far reaching new measures for budgetary surveillance and economic policy coordination, and a political commitment to go beyond to strengthen the economic union, thereby achieving further convergence of policies to promote growth and employment. We will strengthen the economic union to make it commensurate with the monetary union.

We are committed to implement all these measures very rapidly.

The Euro area stands ready to continue to support Greece, but Greece needs to stick to the agreed package of 26-27 October and in particular to continue with the implementation of the EU/IMF programme. This needs to be crystal clear. We want Greece to remain in the Euro.

Given the dramatic domestic political and social situation, national and political unity in Greece is essential so that the hope of a better future can be given to the Greek people. We trust their sense of responsibility.

The full implementation of the 26-27 October package and the support of the G20 will enable us to overcome the current turmoil.

Global economic situation + G20 Action plan

The G20 faces again an important moment. Since the last G20 meeting in Seoul, the global economic recovery has weakened, while imbalances remain. The financial market turmoil has intensified and global growth has slowed while unemployment is rising. Only with ambitious action by all, we will be able to generate new growth and get the 200 million

unemployed worldwide back to work.

This outlook is true not only for Europe, but also for the United States and some emerging market economies. We all experience difficulties, we all have to contribute to a solution.

Interdependence is today's reality. As in 2008, when the first G20 summit took place, we collectively face major challenges, and international cooperation is the only way out to address them.

Measures to stimulate growth are an essential element of our strategy. In the end, only sustained economic growth can bring back confidence, create jobs and absorb debts.

The EU's main contribution here is the above- mentioned package to ensure stability of the euro area. We are doing our homework. However, having the Euro zone house in order is a necessary, but not a sufficient condition for global growth.

One should thereby not forget that the EU is not contributing to global imbalances: the EU has no large current account deficits, continues to have low inflation, has generally lower debt levels than some of our major trading partners and the Eurozone has an exchange rate which is driven by market forces.

However, as the crisis is global, nobody can on its own bear the burden of a solution, neither the EU nor any other player. Today the European Union will call on each and every member of the G20 to do its part.

We have stressed three points in the debate this afternoon :

First, advanced economies should fulfil their fiscal commitments taken last year at the G20 summits in Toronto and Seoul. They are still valid.

Second, regarding the US: we are encouraged by its commitment on fiscal consolidation and we support efforts by the Obama administration to implement its jobs plan.

Third, regarding emerging market economies and in particular China: we note their commitments on measures to rebalance their domestic economy in the short term. This should be accompanied by greater exchange rate flexibility.

Beyond the current economic challenges, we will discuss important issues for sustainable and balanced growth in worldwide. The main elements are :

1. reform on the International Monetary System

We will discuss the IMF instruments, including the creation of a new facility, and appropriate IMF resources. At the current juncture, it is essential that the IMF is sufficiently equipped to address the current vulnerabilities and crisis situations wherever they occur.

2. financial regulation remains at the core of the G20 work.

A lot has to be done, but further work is needed, and we need to ensure that was has been decided is implemented effectively in all countries. Again, Europe is doing its homework by implementing the Basle III rules swiftly and frontloading the efforts.

3. we will continue to develop the idea of a global financial transaction tax

4. collective action on common goods

The G20 agenda is more and more dealing with issues relevant for all our economies : social consequences of globalisation, transparency of energy markets, volatility of agricultural prices, development of the poorest countries, fight against corruption, for example to oblige companies active and extractive industries to disclose their payments . As far as climate change is concerned, Europe is delivering on the fast- track financing and has put in place binding targets in its domestic legislation.

5. global governance

Tonight we will look at the G20 itself, on the basis of a report produced by Prime Minister Cameron: how to structure its work as the premier forum for international economic cooperation, how to enhance its legitimacy and its cooperation with other international organisations.

6. trade

Boosting Trade is crucial to support global growth. We will not reach a comprehensive global trade deal in the short term. This is depriving the global economy of a significant source of growth and risk encouraging protectionist measures. We therefore call on our partners to engage in a real discussion on the priorities of the WTO negotiations in 2012.

We have to continue our negotiations, but give it a fresh approach. This must include an active negotiating agenda, in particular for least developed countries and broaden the scope of issues being to address new challenges.

To conclude, all the issues we will discuss are about the same fundamental question : How can we ensure a stable future for next generations ?


Par ERASME - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 21:53

Relancer la croissance  

C'est le sujet le plus brûlant, à court terme : alors que l'Europe est sur le point de plonger en récession, que les États-Unis et la Chine donnent des signes de ralentissement, comment relancer l'économie mondiale ? La question se pose au G20 ded Cannes, comme elle s'était posée lors du premier sommet, à Londres en avril 2008. Sauf que cette fois-ci, la crise de la dette souveraine empêche les pays de faire de la relance.

La présidence française espère toutefois du sommet un «geste politique fort et une démonstration de cohésion» pour rassurer les marchés et leur montrer que tout sera fait pour soutenir l'activité. Mais plutôt qu'un plan global, c'est une somme d'engagements nationaux qui est attendue : chacun fera selon ses capacités. Chaque pays membre présentera aux autres deux ou trois mesures qu'il envisage pour soutenir la confiance. Ce qui divisera le G20 en trois groupes. Les pays tels l'Angleterre, l'Italie, les États-Unis ou la France qui promettront davantage d'efforts pour restaurer leurs budgets ; ceux en meilleure santé financière, comme le Canada, l'Australie ou l'Allemagne, qui pourront s'engager à laisser jouer leurs stabilisateurs automatiques budgétaires, et les pays émergents qui devraient s'engager à renforcer leur demande intérieure pour soutenir la croissance.

Réformer le système monétaire international

De loin le sujet le plus important et qui s'annonce le plus conflictuel. Le G20 étudiera en premier lieu un cadre réglementaire pouvant permettre aux pays victimes de spéculation d'imposer des limites aux mouvements des capitaux. Mais le gros des discussions portera sur une flexibilisation accrue des moyens d'intervention du Fonds monétaire international avec, en ligne de mire, la question de l'accroissement de ses ressources disponibles. Sur ce point précis, il existe une forte réticence de la part de la plupart des pays membres pour augmenter les quotes-parts, c'est-à-dire les moyens alloués directement au FMI. Mais certains groupes de pays pourraient accepter de participer à un financement complémentaire du FMI en finançant un fonds spécial (Special Purpose Vehicle), qui pourrait intervenir rapidement en cas d'urgence et soulager les pays faisant face à des problèmes ponctuels de liquidité ou de refinancement sur le marché. Un fonds calqué sur le modèle des «accords généraux d'emprunt», déjà utilisés à plusieurs reprises depuis les années 1970. Enfin, le G20 abordera la question des déséquilibres entre devises, mais de manière indirecte, pour ne pas froisser les Chinois. Le sommet devrait se contenter d'appeler au développement de nouvelles monnaies de réserve au côté du dollar et de l'euro. Manière d'appeler le yuan et, dans une moindre mesure, la roupie indienne à s'apprécier.

   

Lutter contre la volatilité des denrées agricoles

Outre la régulation des matières premières agricoles qui sera abordée dans le cadre plus global des marchés financiers , les ministres de l'Agriculture feront un point sur chacun des quatre engagements qu'ils avaient pris en juin à Paris lors du G20 agricole. C'est sur la constitution d'une base mondiale de données, Amis (Agricultural Market Information System), hébergée à la FAO, que les travaux ont été le plus loin. Cet instrument de lutte contre la volatilité des prix agricoles, grâce à une meilleure transparence de l'état des marchés physiques, a pris forme à la rentrée. Il faudra poursuivre les travaux. Deuxième évolution notable : l'expérimentation en Afrique de l'Ouest (Cedeao) d'un stock de sécurité alimentaire avec la création d'un mécanisme de réaction rapide, géré par la FAO. Il doit permettre plus de concertation en cas de crise et prévoit des réserves humanitaires d'urgence. Sur le troisième point - l'augmentation de la production mondiale agricole -, les travaux de collaboration entre les chercheurs internationaux pour découvrir le génome du blé ont débuté à Montpellier en septembre.

Quant au quatrième engagement, son principe doit être élargi à l'OMC. Les grands pays exportateurs ne doivent pas imposer de restrictions, même en cas de moratoire comme en août 2010 en Russie pour le blé, aux 80 pays du Programme alimentaire mondial. L'enjeu de ces mesures est de taille : assurer la sécurité alimentaire pour les 9 milliards d'hommes d'ici à 2050.

 

Réguler les marchés financiers

L'objectif principal est de lutter contre la volatilité des prix des matières premières, produits agricoles, énergie et métaux, ce qui passe par plus de régulation. «Régulation, cela ne veut pas dire contrôle, cela ne veut pas dire protectionnisme, cela ne veut même pas dire fixer des prix administrativement. Mais sans règle, il n'y a pas de marché », déclarait en juin dernier Nicolas Sarkozy. En ligne de mire, les marchés financiers, qui brassent des volumes dix fois supérieurs aux marchés physiques, ainsi que l'opacité de ces marchés, en particulier des produits dérivés. Dans l'arsenal des mesures évoquées pour imposer une meilleure régulation, il y a l'idée d'imposer des limites de position aux traders, d'exiger l'identification des donneurs d'ordre et de les obliger à déposer une somme minimum pour chaque transaction. Il faut aussi une meilleure information sur les niveaux de stock et de production, via les bases de données Jodi Oil et Jodi Gas pour le pétrole et le gaz.

Par ailleurs, la question de la régulation des banques sera aussi abordée. Le G20 veut insister sur la surveillance des établissements financiers les plus fragiles, présentant un risque systémique, afin que chaque pays les surveille de manière plus attentive. Il se penchera aussi sur une limitation du shadow banking pour éviter que les risques ne se portent du secteur bancaire vers les secteurs moins régulés.

 

 

Financer l'aide au développement

Cette nouvelle priorité de lutte contre la pauvreté repose sur quatre défis : renforcer les infrastructures - selon la Banque mondiale, les investissements en Afrique couvrent moins de la moitié des besoins annuels, estimés à 93 milliards de dollars -, assurer la sécurité alimentaire avec l'impératif d'augmenter la production agricole de 70 % d'ici à 2050 pour nourrir 9 milliards d'individus, étendre la protection sociale, sachant que seuls 20 % de la population mondiale bénéficient d'une couverture globale, et mobiliser de nouvelles ressources. Sur ce volet, le chef de l'État français a demandé un rapport au milliardaire et philanthrope Bill Gates qui sera présenté jeudi. Rapport dans lequel il propose de nouvelles sources de financement, notamment une taxe sur les tabacs et les transports, et insiste sur l'innovation et les partenariats public-privé. De son côté, la France, soutenue par l'Allemagne, pousse le projet de taxe sur les transactions financières, avec une assiette très large et un taux très faible. Si l'idée d'une taxe globale a peu de chances d'aboutir à Cannes face à l'opposition de la Grande-Bretagne et de la Suède en Europe, ainsi que des États-Unis et de la Chine, Paris vise un groupe de pionniers, emmené par quelques pays européens et le Brésil, pour initier le mouvement. Sachant que plusieurs États appliquent déjà des taxes similaires.

 

Réformer la gouvernance mondiale

Vaste chantier et grandes ambitions. Comment utiliser au mieux les grandes institutions internationales pour réguler le monde du XXI e  siècle et une économie en mutation permanente ? Créé en 1999 à la suite de la crise financière asiatique, le G20, qui regroupe 85 % du PIB mondial, est passé d'une simple réunion de ministre des Finances à des sommets entre chefs d'État en 2008. Au cours des trois dernières années, il a fait face à une succession de crises lui ayant permis de gagner en légitimité. L'objectif fixé par la présidence française est de le consolider et de l'ouvrir plus sur le monde. Cela implique notamment de renforcer ses liens avec les Nations unies, de développer les relations avec les pays qui n'en sont pas membres, avec les organisations régionales et aussi d'élargir les débats à la société civile : collectivités, entreprises, partenaires sociaux, ONG… Il s'agit également de faciliter la coopération entre les différentes organisations internationales : FMI, Banque mondiale, FAO - institution clé sur la question de sécurité alimentaire. «Il y a urgence à agir dans le domaine de l'environnement, estime la présidence française, où il existe un défaut évident de gouvernance compte tenu de la dispersion des moyens et des normes.» Pour consolider le G20, faciliter son fonctionnement et l'organisation des sommets, assurée uniquement par le pays qui le préside, l'une des pistes pourrait être de créer un secrétariat permanent.

 

Source ; http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/11/01/04016-20111101ARTFIG00463-les-6-themes-du-sommet-de-cannes.php

 

 

Par ERASME - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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