Méditerranée & Proche Orient

Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 11:01

Des centaines d'étudiants israéliens protestent depuis une semaine contre l'envolée des prix de l'immobilier dans le pays.

Ils sont israéliens, étudiants, et occupent depuis une semaine plusieurs dizaines de tentes érigées sur le boulevard Rothschild, dans un quartier huppé de Tel Aviv, pour protester contre l'envolée des prix de l'immobilier. Le mouvement, qui s'est étendu depuis à plusieurs villes israéliennes, relance le débat sur la pérennité de l'économie du pays, alors que la classe moyenne, soumise à des impôts élevés, voit son salaire stagner malgré une croissance annuelle de 5 %.

" Je resterai là aussi longtemps qu'il le faudra ", assure Daphni Leef, une monteuse vidéo de 25 ans présente depuis le début du mouvement. " Je m'en fiche d'être là jusqu'à mes 30 ans. Si ce n'est pas considéré comme une priorité, alors nous n'avons aucun avenir ", ajoute-t-elle, se disant frustrée de voir la moitié de son salaire passer chaque mois dans son loyer. Israël a annoncé lundi son intention de construire 294 nouveaux logements dans deux colonies de peuplement de Cisjordanie occupée, une initiative visant à faire baisser les prix des logements qui ont grimpé ces dernières années et à apaiser ainsi la colère de l'opinion.

Les manifestants espèrent connaître le même succès que l'appel au boycott du fromage blanc relayé récemment sur le réseau social Facebook, qui a contraint les fabricants à baisser leurs prix.

 

Source : Reuters et LePoint.fr

 

Voir également :

 * Les Israéliens se ruent sur les seconds passeports, par Franklin Lamb

 * A quoi rêve la jeunesse mondiale ?, par Benoît Vitkine (Le Monde)

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 22:08

Environ 200 militants pro-palestiniens n'ont pas été autorisés à monter vendredi à bord d'avions à destination d'Israël, où les autorités ont mis en place un dispositif pour expulser ceux qui parviendraient tout de même à rejoindre l'Etat juif, a déclaré la police israélienne.

Plus de 300 passagers ont été interrogés vendredi à leur arrivée à Tel Aviv et ont été autorisés à rester tandis qu'au moins 65 personnes ont été expulsées, a dit Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne.

Après le blocage par la Grèce d'une flottille visant à briser le blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza, des militants avaient prévu d'envahir l'aéroport Ben-Gourion, près de Tel Aviv, pour défier les restrictions d'accès imposées par les autorités à la Cisjordanie occupée.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dénoncé l'action de provocateurs et son gouvernement a décidé de les refouler en arguant du risque de troubles à l'ordre public.

Selon le quotidien Yedioth Ahronoth, les autorités ont parallèlement transmis aux aéroports européens une liste de 342 militants présumés qu'ils ont promis d'expulser en cas d'arrivée à Ben-Gourion, aux frais des compagnies concernées.

Les Palestiniens ne disposent pas d'aéroport et les visiteurs en provenance de l'étranger transitent généralement par l'aéroport Ben-Gourion, qui se trouve à 10 km seulement de la Cisjordanie.

Dans les aéroports français et allemands, des dizaines de militants pro-palestiniens ont déclaré avoir été empêchés de prendre un avion pour Israël.

"Ce que nous pouvons confirmer, c'est qu'environ 200 personnes n'ont pas pris l'avion à l'étranger", a déclaré Micky Rosenfeld.

Une voyageuse bloquée à l'aéroport de Berlin s'est déclarée "absolument choquée" d'avoir été placée sur une liste noire.

" Apparemment, il suffit de déclarer que vous aimeriez aller en Palestine, passer du temps avec des Palestiniens, pour être interdite d'accès à Israël ", a ajouté cette passagère, Cynthia Beat.

Deux militantes américaines ayant fait le voyage de nuit sont arrivées à l'aéroport Ben-Gourion, où elles ont été interpellées pour raisons de sécurité avant d'être expulsées, a précisé Micky Rosenfeld.

Un Palestinien, Mazen Koumsieh, qui organise la campagne, s'est dit satisfait de la publicité fournie à cette initiative par les mesures du gouvernement israélien.

 

Source : Reuters

 

 

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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 12:28

La France envisage d'organiser une conférence des donateurs pour les Palestiniens " dans la première quinzaine de septembre ", laquelle pourrait se transformer en conférence de paix avec Israël, a déclaré mardi 5 juillet le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé.

Paris repousse ainsi son calendrier après avoir proposé une telle conférence pour le mois de juin, puis pour le mois de juillet.

Auditionné par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Alain Juppé a estimé que la prochaine échéance importante était la réunion du Quartet pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, ONU, Union européenne) prévue le 11 juillet à Washington et dont la France espère qu'elle lancera un appel à la reprise des négociations israélo-palestiniennes.

" Si cet appel est lancé, nous passons à une deuxième phase. Est-ce que les parties acceptent de se remettre autour de la table – il y a encore un doute, mais ce n'est pas impossible –, et quid de la conférence internationale ?, a-t-il poursuivi. (...) Il apparaît aujourd'hui qu'une conférence des donateurs dans la première quinzaine de septembre serait en toute hypothèse utile, car l'Autorité palestinienne a besoin de fonds. "

" Est-ce que cette conférence pourrait être la conférence de paix et de négociations que nous avons envisagée ? Il est trop tôt pour le dire, a-t-il encore indiqué. Vous voyez que notre initiative n'est pas abandonnée et qu'elle a quelques chances de prospérer. "

Le ministre français a estimé qu'il y avait " une bonne chance pour que le Quartet lance un appel aux parties à renégocier sur ces bases-là : renonciation au terrorisme et à la violence, acceptation des accords paix antérieurs, abandon de toute autre réclamation une fois que l'accord est conclu et surtout l'objectif de deux Etats-nations pour deux peuples ".

" Les paramètres [de la négociation], c'est la frontière de 1967 avec des échanges mutuellement agréés et la question des garanties et de sécurité et, dans un second temps, dans le cadre d'un accord global, la question des réfugiés et de Jérusalem ", a-t-il expliqué.

 

Source : Le Monde et AFP

 

Voir également sur ce blog, notamment :

 * Pour dépasser la situation actuelle au Proche Orient, il faut d'abord cesser les hypocrisies et soutenir les fausses bonnes solutions, et tirer les véritables leçons ! - nouvelle édition

 * Géopolitique fiction : et si les printemps arabes annonçaient un vaste chantier de reconfiguration des Etats et des frontières au sud et à l'est de la Méditerranée ?

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 21:04

L'Autorité palestinienne est dans l'incapacité de payer les traitements de juillet de la moitié de ses fonctionnaires en raison d'une baisse de l'aide étrangère indispensable à sa survie financière.

Le Premier ministre, Salam Fayyad, qui a annoncé la nouvelle dimanche, a lancé un appel aux bailleurs de fonds pour les inviter à honorer leurs promesses financières.

L'Autorité compte sur une aide budgétaire extérieure pour payer les salaires de 150.00 fonctionnaires en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et verser des allocations mensuelles à 75.000 autres bénéficiaires.

Le chef du gouvernement palestinien a fait état d'une baisse des contributions émanant des Etats de la région - en clair, des nations arabes - sans citer de noms précis.

" Nous avons l'intention de payer la moitié (des salaires) (...) dans l'espoir de pouvoir verser le solde lorsque les ressources promises nous le permettront ", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à Ramallah.

En 2011, l'Autorité, présidée par Mahmoud Abbas, a reçu 331 millions de dollars sur les 970 millions promis par les bailleurs de fonds internationaux. Elle accuse ainsi un manque à gagner de 30 millions de dollars par mois, sans pouvoir recourir à des prêts bancaires pour y remédier, a assuré le Premier ministre.

En mai, l'Autorité n'avait pas pu payer ses salariés en raison du gel par Israël du transfert des taxes et droits de douanes collectés en son nom par les Israéliens sur les importations et exportations palestiniennes.

Ce gel avait été décidé au lendemain de l'accord de réconciliation entre le Fatah de Mahmoud Abbas et les radicaux du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza.

 

Source : Reuters

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 14:29

Israël a l'intention de récolter le sel au fond de la mer Morte dans l'espoir de préserver sa côte sud.

Ce projet, dont la mise en oeuvre doit commencer dans les semaines à venir, est censé permettre d'empêcher que les eaux de la mer, dont le niveau monte depuis quelques années à un endroit, n'envahissent un complexe hôtelier érigé au sud-ouest.

Le ministère israélien du Tourisme indique que ce chantier sera financé pour l'essentiel par la compagnie Dead Sea Works, filiale d'Israel Chemicals, deuxième plus grosse entreprise cotée à la Bourse de Tel Aviv, dont l'extraction de potasse est en partie responsable de la modification du littoral.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, s'engageant à ce que son gouvernement "sauve la mer Morte", a tranché fin juin en décidant que la récolte du sel serait la meilleure méthode à suivre.

L'état de cette mer très salée, située à l'altitude la plus basse sur Terre, à près de 400 mètres en dessous du niveau de la Méditerranée, alarme les écologistes du monde entier. Les trois gouvernements ayant une côte sur cette mer - Israël, la Jordanie et l'Autorité palestinienne, qui siège en Cisjordanie occupée - ont joint leurs énergies pour tenter de la sauver.

Le niveau de la mer baisse globalement au rythme d'un mètre par an, mais la mer Morte est dans les faits constituée aujourd'hui de deux lacs - le bassin le plus étendu au nord, et un autre, plus réduit, au sud; c'est celui que concerne le plan israélien actuel.

Du fait de l'évaporation, les sédiments salés de cette zone de la mer coulent, ce qui provoque une hausse du niveau de la mer dans cette partie-là, de l'ordre de 20 cm par an, et l'eau menace les hôtels du littoral. En continuant de récolter le sel, le niveau de l'eau restera constant, explique Jiwchar Ganor, professeur de géologie et de sciences de l'environnement à l'université Ben Gourion.

Des désaccords persistent sur le financement de l'opération de récolte du sel.

Pour le ministre du Tourisme Stas Misezhnikov, la majeure partie des fonds doivent provenir de Dead Sea Works, qui est le sixième producteur de potasse au monde. "Le pollueur doit être le payeur", estime-t-il.

Mais le vice-président de Dead Works chargé des infrastructures, Noam Goldstein, ne l'entend pas de cette oreille et pour lui, la récolte de 16 millions de mètres cubes de sel doit être financée pour l'essentiel par l'Etat.

 

Source : Reuters

 

 

Par Jean Poche - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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