Méditerranée & Proche Orient

Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 12:46

La Maison blanche a estimé que le blocus israélien de la bande de Gaza n'était pas tenable et qu'il devait être changé.

La présidence américaine a dans le même temps demandé à l'équipage du "Rachel-Corrie", un ancien navire marchand chargé d'aide, de se détourner du territoire palestinien et de faire route vers le port israélien d'Ashdod pour éviter toute nouvelle confrontation avec les forces israéliennes.

" Nous travaillons dans l'urgence avec Israël, l'Autorité palestinienne et d'autres partenaires internationaux pour concevoir de nouveaux modes d'acheminement de marchandises et d'assistance à Gaza ", a dit Mike Hammer, porte-parole du conseil de sécurité nationale de la Maison blanche.

" Les dispositions actuelles sont intenables et doivent être changées. Pour l'heure, nous appelons toutes les parties à se joindre à nous pour encourager des décisions responsables de toutes parts afin d'éviter toute confrontation inutile ", ajoute-t-il dans un communiqué.

Alors que l'indignation et la colère suscitées par l'assaut meurtrier lancé lundi par des commandos de la marine israélienne contre une flottille de bateaux restent entières, un nouveau navire, le cargo "Rachel-Corrie", s'approche des côtes de Gaza.

Les autorités israéliennes ont réaffirmé qu'elles n'autoriseraient aucun navire à briser le blocus établi autour du territoire palestinien tenu par les islamistes du Hamas.

" Fournir une assistance à la population de Gaza demeure une priorité américaine ", poursuit Mike Hammer.

" Dans l'intérêt de la sécurité de toutes les parties concernées, et de l'acheminement sûr d'une assistance à la population de Gaza, nous encourageons fortement les équipages du 'Rachel-Corrie' et d'autres bateaux à faire route vers Ashdod pour décharger leurs cargaisons à destination de Gaza ", ajoute-t-il.

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /2010 08:22

Comme l'Union européenne et la quasi totalité de ses Etats-membres, l'Etat d'Israël est membre de la DCAF ! (cf. L'adhésion de l'UE à la fondation internationale dédiée au contrôle démocratique des forces armées (DCAF) consoliderait le lien que doit entretenir la PESC avec ses principes fondateurs )

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /2010 12:55

Le Maroc, qui place l’attraction des investissements étrangers au coeur de sa stratégie économique, est lié par des accords de libre-échange avec plusieurs pays du monde, de nature à permettre aux investisseurs d’avoir accès, à l’horizon 2013, à un marché de consommation de près d’un milliard de personnes.

Le Maroc dispose actuellement d’un arsenal juridique accordant toutes les garanties nécessaires aux capitaux privés étrangers, en plus d’une administration moderne tournée vers la promotion de l’investissement productif. Le gouvernement marocain se penche aujourd’hui sur quatre axes de travail, destinés à promouvoir l’investissement productif, à générer une dynamique de développement durable, à réunir les conditions d’une formation utile et à garantir un logement décent aux citoyens.

Depuis 2005, on observe une modification de la structure des investissements étrangers au Maroc, avec l’apparition de deux faits majeurs : la baisse sensible des opérations de privatisation dans le volume total des IDE, et l’attrait croissant du Maroc pour les investisseurs originaires des pays du Golfe. Quels sont les bienfaits de cette nouvelle donne sur l’économie et quels en sont les risques ? Une dépendance moins grande des IDE vis-à-vis des privatisations.

 

Entre 2000 et 2004, les opérations de privatisation ont représenté, en moyenne, la moitié du total des flux d’investissements directs étrangers (IDE) au Maroc. A partir de 2005, on observe une baisse notable de ces opérations de privatisation. Et pourtant, les investissements directs étrangers ont enregistré, à partir de cette date, des chiffres record. Cette moins grande dépendance des IDE vis-à-vis des opérations de privatisation devrait indéniablement avoir des répercussions positives sur l’économie marocaine. L’expérience internationale a en effet montré que les effets bénéfiques sur la croissance sont moindres lorsque les investissements directs étrangers correspondent à des opérations de privatisation. La modification de la structure des investissements directs étrangers au Maroc devrait ainsi se traduire par des gains importants en termes de croissance. Ces gains seraient notamment générés par la création d’emplois, ainsi que par le transfert de savoir-faire au niveau technologique.

Depuis 2005, les investisseurs des pays du Golfe manifestent un intérêt croissant pour la destination Maroc. Selon les statistiques de la commission des investissements (CI), les investissements annoncés d’origine arabe ont atteint 20 milliards de DH en 2007 contre 17 milliards de DH en 2006, et 1,13 milliard de DH en 2005, enregistrant ainsi une progression spectaculaire en trois ans. Si cette tendance se poursuit, les investissements réalisés d’origine arabe devraient dépasser ceux d’origine européenne dans les années à venir.

Les opérateurs des Emirats arabes unis viennent en tête des investisseurs internationaux dans le Royaume. Le volume des investissements émiratis réalisés au Maroc a atteint quelque 18 milliards de dollars depuis le début de l’année Ces investissements sont réalisés notamment dans les secteurs du tourisme, de l’immobilier et des infrastructures.

Les projets d’investissement en provenance des pays du Golfe, essentiellement concentrés dans les secteurs du tourisme et de l’immobilier, devraient s’étaler sur des périodes assez longues, allant de trois à dix ans. Ce sont les entreprises des Emirats Arabes Unis qui sont les plus impliquées dans les projets de grande envergure. Le groupe Emaar est actuellement l’un des plus grands investisseurs étrangers directs au Maroc avec des projets de développement d’une valeur de 6,9 milliards de dollars. Le groupe Emaar compte parmi ses grands projets, le projet Saphira de réaménagement de la corniche de Rabat, d’une valeur de 3,1 milliards de dollars, dont le lancement est prévu pour février 2008, et le projet Tinja de construction d’une des plus importantes stations touristiques du nord du Maroc, d’une valeur de plus d’un milliard de dollars, qui a été commercialisé en août 2007. La holding émiratie Dubaï Holding a également signé des mémorandums d’entente portant sur plusieurs projets d’investissement dont le plus important est « Amwaj », d’une valeur de 2 milliards de dollars, pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg, en partenariat avec la CDG.

Les investisseurs qataris, bahreïnis et saoudiens devraient être aussi de plus en plus présents au Maroc dans les années à venir. Le groupe qatari Diar a déjà lancé la construction d’un grand complexe résidentiel et touristique de luxe, Al Houara, à proximité de Tanger, d’une valeur de 600 millions de dollars, qui devrait être achevé vers 2011. Le groupe bancaire bahreïni Gulf Finance House (GFH) a, pour sa part, lancé d’importants projets d’investissements d’une valeur de 1,4 milliard de dollars qui comprennent la construction d’un site touristique à Tanger et d’un village équestre à Marrakech.Quant à Nesk, filiale locale du spécialiste saoudien de la franchise, elle s’est associée au groupe marocain Aksal pour la construction, lancée en septembre 2007, du plus grand centre commercial d’Afrique du Nord, le Morocco’Mall, à Casablanca, d’une valeur de 2 milliards de DH.

Deux facteurs majeurs sont à l’origine de la montée en puissance des investissements arabes au Maroc :

  •  Le facteur externe le plus important est la réaffectation des actifs internationaux des pays du Golfe consécutive au 11-Septembre 2001. Le blocage de plusieurs fonds arabes au lendemain des attentats de 2001 a incité les investisseurs à diversifier leurs opérations en dehors des territoires américains et européens, et a ainsi permis une réorientation d’une grande partie des revenus de la manne pétrolière vers certains pays de la région Mena (Egypte, Jordanie, Maroc, Tunisie) qui ont pu drainer des montants significatifs d’investissements.
  •  L’amélioration de l’attractivité de la destination Maroc a également contribué de manière significative à l’affluence des capitaux arabes. Les performances réalisées en matière de stabilisation macroéconomique et de croissance du PIB non agricole, la mise en œuvre de grands projets d’infrastructure, l’amélioration du climat des affaires à travers notamment la facilitation des procédures douanières et administratives et la réforme du système de passation des marchés publics, ainsi que l’implication royale dans les grands projets d’investissement sont autant de facteurs qui ont accru la confiance dont jouit le pays auprès des investisseurs étrangers.

En terme d’impact sur l’économie marocaine, l’engouement récent manifesté par les investisseurs des pays du Golfe pour la destination Maroc est bénéfique à plusieurs égards. L’annonce des grands projets d’investissement arabes a tout d’abord renforcé l’attractivité du Maroc sur la scène internationale, et encouragé plusieurs investisseurs européens à miser sur les secteurs de l’immobilier et du tourisme. A titre d’exemple, l’espagnol Iberostar Hotels Resorts et le groupe luxembourgeois Leonard de Vinci International se sont lancés dans des projets de construction de complexes résidentiels et touristiques à Marrakech pour des investissements globaux d’une valeur respective de 2,3 milliards et 805 millions de DH.

Les grands projets d’investissement ont également permis d’accélérer la mise en œuvre d’infrastructures préalables à la réalisation de projets d’envergure tels que l’aménagement de la vallée du Bouregreg. Ces projets devraient représenter une source importante de création d’emplois directs et indirects dans les années à venir.

Enfin, les projets de grande envergure devraient permettre d’accroître l’investissement domestique, non seulement en générant des effets d’entraînement sur d’autres secteurs d’activité, mais aussi en créant un climat propice à l’investissement qui devrait encourager les nationaux à investir. L’importance de cet effet psychologique ne doit pas être négligée, et semble avoir commencé à jouer dans la mesure où les dernières statistiques de la CI indiquent que les investissements nationaux ont occupé la première place en matière de nombre de projets approuvés, devançant ainsi les investissements étrangers.

Les grands projets d’investissement arabes représentent donc une source importante de croissance et d’emplois pour le Maroc. Il importe toutefois de préciser que ces gains ne seront pas aussi importants que dans le cas d’investissements productifs tels que l’industrie automobile où les emplois créés et les effets d’entraînement sur les autres secteurs d’activité sont beaucoup plus nombreux. Les bénéfices attendus ne doivent pas non plus occulter les risques, non négligeables, de l’annonce des grands projets d’investissement sur l’économie marocaine.

Les entreprises arabes financent une partie de leur investissement sur le marché local via leurs filiales implantées au Maroc. Les grands projets immobiliers et touristiques annoncés ont, en effet, déjà induit une forte augmentation des prix de l’immobilier et du foncier dans les grandes agglomérations. L’abondance de la demande en provenance des investisseurs arabes a tiré les prix vers le haut et favorisé les comportements spéculatifs.

Par ailleurs, si les investissements annoncés d’origine arabe ont atteint à ce jour le chiffre record de 20 milliards de dollars, leur impact sur la balance des paiements devrait être nettement inférieur à ce chiffre en raison de la stratégie adoptée par les grandes entreprises des pays du Golfe, qui consiste à minimiser l’apport initial en devises et à financer une partie des investissements sur le marché local, à travers leurs filiales implantées au Maroc. Les fonds propres en devises que ces investisseurs apportent avec eux au départ servent généralement à la promotion immobilière et à la commercialisation de leurs projets qui seront vendus sur plans, comme c’est le cas pour Tinja et Saphira, du groupe émirati Emmar. Ce sont les recettes de ces ventes, ainsi que le recours au financement local qui permettront ensuite à ces investisseurs de financer la réalisation des composantes touristiques et de loisir.

Une question se pose : la politique de recours par les investisseurs arabes au financement local est-elle judicieuse dans le contexte actuel de resserrement de la liquidité du système bancaire observé au cours des derniers mois ?

 Source : La vie éco - Sonia Benjamaâ, docteur en économie internationale

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 07:36

 

This study, which analyses the key labour market determinants of migration flows from selected Arab Mediterranean Countries (Algeria, Egypt, Jordan, Lebanon, Morocco, Syria, Tunisia and the Occupied Palestinian Territories) finds that employment in AMCs is a major challenge for the region – and for Europe – in the next 10 to 15 years. Immdiate action is needed because the status quo risks causing permanent damage to the development prospects of those countries. The AMCs' public policies are currently ill equipped to face the challenge. Labour migration remains a key feature of the labour markets in these countries – yet cannot by itself solve the labour market challenges there.

  

The study makes a number of recommendations including: upgrading the statistics available and conducting further in-depth analysis; upgrading education and training systems; mainstreaming the policy goal of job creation and higher productivity; promoting active labour market policies; creating incentives to hire new graduates and women; creating incentives to transform informal into formal employment ; and establishing social protection systems guaranteeing universal coverage, with the emphasis on woker rather than job protection. It also recommends that the EU upgrade its existing framework for AMC migration not only as a unilateral strategy, but as a cooperative framework for true co-development.

 

Labour Markets Performance and Migration Flows in Arab Mediterranean Countries: Determinants and Effects pdf - 3 MB [3 MB] (European Economy. Occasional Papers. 60. May 2010. Brussels. Internet only. 137pp. Tab. Graph. Ann. Bibliogr. Free.)
KC-AH-10-060-EN-C ISBN: 978-92-79-15073-9 ISSN: 1725-3195

Source : European Commission (http://ec.europa.eu/economy_finance/publications/occasional_paper/2010/op60_en.htm)

Par Iván MARTÍN - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 12:48

Selon la Banque mondiale, les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) se remettent de la crise financière en même temps que l’économie mondiale. On prévoit que la croissance atteigne 4,4 % en 2010, à l’échelle régionale, stimulée par une absorption intérieure ainsi qu’une contribution positive de la demande extérieure.

La reprise après la crise diffère d’un pays à un autre. Ceci varie selon les conditions initiales et de l’intensité des impacts véhiculés par trois circuits principaux à travers lesquels la crise financière mondiale a touché les économies de la région MENA : le secteur financier, les prix du pétrole, et la balance des paiements ; reflétant l’impact sur le commerce, les envois de fonds et les flux d’investissements étrangers directs (IED).

Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) viennent en tête de la reprise régionale étant donné que les prix du pétrole ont rebondi et que le secteur financier des pays du CCG se stabilise. On prévoit que la croissance dans les pays du CCG atteigne 4,4 % en 2010 – un retour remarquable, étant donné la croissance zéro observée en 2009. Ces pays ont été plus durement touchés par la crise, à cause des bouleversements négatifs des termes de l’échange liés à la baisse des prix du pétrole et des perturbations financières qui ont déstabilisé les banques nationales surexploitées et qui ont conduit à l’éclatement de la bulle immobilière. Des réserves accumulées et autres actifs ont permis aux gouvernements de répondre rapidement avec des stimulants monétaires et fiscaux, empêchant ainsi une décélération plus profonde de la croissance et soutenant la reprise de la croissance.

On prévoit que la reprise dans les pays du CCG ait un impact positif sur les pays de la région MENA, principalement grâce à la croissance des flux des envois de fonds et des flux d’investissements étrangers directs (IED).

La crise financière de Dubaï se fait toujours sentir mais l’offre de restructuration de la dette de Dubaï World a conduit à une meilleure clarté des perspectives des Émirats arabes unis.

On prévoit également que d’importantes dépenses fiscales régulières de la part d’Abu Dhabi contribuent à la reprise et soutiennent « une approche centre de services » pour l’intégration et le développement économique.

Les pays en développement exportateurs de pétrole ont ressenti l’impact de la crise, et maintenant, la reprise, principalement à cause du circuit des prix du pétrole, de l’intégration limitée de leurs secteurs bancaires dans les marchés financiers mondiaux et à l’importance du pétrole dans leurs paniers d’exportations. La croissance des pays en développement exportateurs de pétrole devrait s’accélérer, atteignant 4,2 % en 2010 par rapport à 2,2 % en 2009.

La viabilité de leur reprise dépend de l’évolution de la demande mondiale de pétrole et des prix du pétrole.

Pour l’instant, on ne prévoit pas une autre pression à la hausse des prix du pétrole en raison de la capacité excédentaire et de peu ou d’une croissance nulle de la demande de pétrole dans le G3. Cependant, des pics temporaires ne peuvent pas être empêchés en raison de bouleversements imprévus pouvant avoir lieu au cours de la période 2010-2011.

Reconnaissant leurs vulnérabilités, la plupart des pays de ce groupe ont lancé des plans de relance, mais l’étendue avec laquelle ils ont été capables de répondre varie en fonction de leur espace fiscal, des réserves accumulées et de l’accès au financement externe.

Les pays importateurs de pétrole ont ressenti l’impact de la crise à cause des effets secondaires de la crise sur le commerce, les envois de fonds et les flux d’investissements étrangers directs, ainsi leur reprise dépendra, de manière cruciale, de la reprise des marchés principaux, en particulier dans l’UE et les pays du CCG. La faible reprise attendue dans la zone euro affaiblira la croissance à court terme, en particulier la croissance des pays qui ont des liens étroits avec les marchés de l’UE. La croissance des pays importateurs de pétrole devrait décélérer de 4,5 % en 2010, après un modéré mais respectable rythme de 4,8 % en 2009, tandis que les secteurs non pétroliers, tels que les services, sont restés relativement hésitants.

Le commerce reprend, avec des revenus d’exportation des pays importateurs qui devraient augmenter de 7,7 % en 2010 après s’être contractés de 13 % en 2009.

Les flux d’envois de fonds devraient croître de 1,3 % en 2010, bien que ce rythme soit plus lent que celui observé durant les années précédant la crise.

Le taux de chômage élevé est un problème dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord depuis des années, et la crise a terni les perspectives d’améliorations de l'emploi à court terme. Tandis que l’impact de la crise sur les taux officiels du chômage a été négligeable dans la plupart des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, les taux de participation, qui étaient déjà bas comparés à d’autres pays avant la crise, ont connu un déclin étant donné que des travailleurs découragés se sont retirés de la population active et ont décidé de ne pas rechercher d’emplois sur le marché officiel du travail. De plus, les statistiques globales de la population active cachent l’impact négatif sur certains secteurs. Les travailleurs dans le secteur de la fabrication ont été particulièrement vulnérables pendant la crise, bien que les pertes d’emplois dans ces secteurs aient été compensées, dans une certaine mesure, par la création d’emplois dans les industries de biens et services non commercialisables.

D’importantes ressources en gaz et en pétrole, des effectifs croissants de jeunes, et une dynamique et des opportunités permettant de se pencher sur des manières de diversifier leurs économies impliquent que le potentiel de la croissance de la région soit élevé. Cependant, en se penchant sur les deux années à venir, les pays de la région MENA feront toujours face à de grands défis à long terme.

Les niveaux de vie dans la région stagnent car la croissance des revenus n’a pas été suffisante étant donné la croissance élevée de la population dans la région MENA.

Des taux de chômage élevés, en particulier le chômage des jeunes, la faible participation de la main-d’œuvre féminine, et le secteur informel se sont traduits en taux d’emploi formels parmi les plus bas du monde.

Les taux d’investissements privés n’ont pas augmenté, en conséquence, avec une orientation plus importante du marché et du secteur privé dans la plupart des pays de la région.

Parmi les défis principaux à long terme, on trouve l’accès au financement, qui est très faible dans la région MENA, la concurrence, et l’environnement commercial non compétitif auquel sont confrontées les entreprises de la région MENA.

Garantir l’accès au financement sans compromettre la stabilité financière sera un des défis les plus importants de la région MENA, bien que les difficultés liées à des systèmes de réglementation faibles, à la gouvernance commerciale et à la dépendance excessive sur le système bancaire soient de grande ampleur.

Le ralentissement de la croissance du crédit à cause de la crise a amplifié l’urgence de la problématique de l'accès parce que le resserrement du crédit attendu après la période de crise touche, de façon disproportionnelle, les segments mal desservis, généralement les ménages et les entreprises à haut risque.

Prendre en charge les questions de stabilité sera également un défi. Les conditions préalables pour une discipline du marché efficace sont plus faibles dans la région MENA que dans les pays développés à cause des institutions qui sont d’une qualité plus médiocre et d’acteurs du marché moins avertis.

Les problèmes fondamentaux de l’environnement commercial dans la région MENA incluent les incertitudes au niveau politique et réglementaire et la discrétion dans l’exécution des réformes qui empêchent d’uniformiser les règles du jeu pour toutes les entreprises et encouragent la poursuite d’un accès privilégié. Ces problèmes, associés à des obstacles pour entrer et sortir, ont créé un environnement de stagnation. Répondre à ces problèmes exigera d’appliquer les règles et les réglementations de manière cohérente et sans discrimination envers les entreprises et en introduisant les réformes qui promeuvent le dynamisme commercial, l’investissement privé et l’innovation.

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

Recommander

Recherche

Catégories

Conseils de lecture

Connaissez-vous ERASME ?

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés