Le Monde en mouvement et en guerre

Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 22:02

 Sayyed Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a rejeté samedi l'appel du Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon en faveur du désarmement du mouvement chiite libanais.

"J'affirme aujourd'hui, avec fermeté, avec détermination et avec la plus grande conviction (...) le choix de la résistance armée", a dit le Secrétaire général du Hezbollah. "Ces armes, avec le peuple libanais et l'armée, sont la seule garantie de protection du Liban."

Ironisant au sujet de la demande de Ban Ki-moon, Sayyed Hassan Nasrallah a dit se réjouir de constater l'inquiétude suscitée par les performances militaires de son mouvement.

"Votre inquiétude, secrétaire général, nous rassure et nous satisfait. Ce qui compte pour nous, c'est que vous soyez inquiets, et que l'Amérique (...) et Israël soient inquiets avec vous", a-t-il dit dans une allocution télévisée prononcée à l'occasion d'une fête chiite.

 

Source : Reuters

 

Par ERASME - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 19:30

En Irak, les attentats meurtriers se sont multipliés depuis plusieurs semaines, relançant les craintes d'un retour à la guerre civile et confessionnelle.

Les violences ont repris en même temps qu'une grave crise politique qui a éclaté à la mi-décembre 2011.

Entre les chiites de l'Alliance nationale et les sunnites du bloc al-Iraqia, c'est la guerre ouverte. A à la mi-décembre 2011, le vice-président irakien, le sunnite Tareq al-Hachémi faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour terrorisme. Niant les faits qui lui sont reprochés, il s'est réfugié au Kurdistan autonome, estimant que les autorités judiciaires de Bagdad manquaient de neutralité. Et accusant au passage le Premier ministre, le chiite Nouri al-Maliki de monopoliser le pouvoir, le comparant même à Saddam Hussein.

Depuis, Nouri al-Maliki ne décolère pas. Il réclame non seulement la tête de Hachémi mais menace aussi d'exclure du gouvernement les membres d'al-Iraqia, le mouvement à majorité sunnite dont il fait partie. Les membres d'al-Iraqia, deuxième force politique au Parlement, ont décidé de boycotter le gouvernement et l'Assemblée.

La crise politique est donc totale. Et certains comptent en profiter. Le parti politique chiite de l'imam radical Moqtada Sadr réclame la dissolution du Parlement et des élections anticipées, tandis qu'un autre groupe chiite, des insurgés responsables d'attentats antiaméricains, demandent à présent à participer au processus politique.

 

Source : RFI

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 10:25

Diminution du budget de défense, révision des orientations, nouvelle stratégie militaire… l’évènement de la semaine aura été sans conteste l’annonce par le président américain en personne, Barack Obama, jeudi (5 janvier), de ses nouvelles orientations en matière de défense. Les Etats-Unis se trouvent en effet à un tournant stratégique. Ils mettent fin à des conflits engagés sous les précédentes législatures : retrait d’Irak, mort de Ben Laden, transfert entamé en Afghanistan, diminution des effectifs en Europe. La présence du président Obama le matin même de la présentation au Pentagone indique son implication dans ce processus de réforme ou, au minimum, qu’il en endosse toutes les implications au moment où s’amorce cette année électorale. « Cette stratégie est destinée à préserver le leadership mondial américain, à maintenir notre supériorité militaire et garder la foi dans nos troupes, les familles des militaires et les vétérans » a-t-il affirmé. 

Voir le document : 06JAN12 SUSTAINING US GLOBAL LEADERSHIP. PRIORITIES FOR 21S 06JAN12 SUSTAINING US GLOBAL LEADERSHIP. PRIORITIES FOR 21S

Régime slim fast pour les forces armées

La défense devra économiser 487 milliards de $ dans les dix ans à venir, soit un peu moins de 50 milliards $ par an jusqu’à l’exercice fiscal 2022 (37 milliards € au taux de change de 1 € pour 1,30 $). Le budget pour l’exercice fiscal 2013 devrait être présenté dans les semaines à venir.

Menaces : vers le Pacifique toute

Le terrorisme, l’Iran, la Corée du Nord, la Chine et le Moyen-Orient sont parmi les premières préoccupations de l’armée américaine a précisé le ministre de la Défense Leon Panetta dans une interview à la chaine publique PBS. La région « Asie Pacifique » est naturellement l’objet de toutes les attentions américains qui comptent mettre le paquet sur leur façade « est ». Les Américains entendent « maintenir une force présence maritime dans le Pacifique, maintenir une présence militaire en Corée du Sud, poursuivre la rotation des déploiements de Marines en Australie », mais surtout « examiner d’autres opportunités similaires pour renforcer notre présence (là-bas) et montrer que nous sommes une puissance du Pacifique ».

Une force plus rapide, plus agile

L’armée de demain devra être « flexible, adaptable, agile qui devrait faire face à une myriade de défis » a précisé Léon Panetta. Cette force sera « différente de la force de la guerre froide, de celle des années 1990 postérieures à la guerre froide ou de la force de ces dix dernières années engagée dans des conflits terrestres d’envergure ».

Cela signifie ne plus pouvoir être présent partout. « Quand vous êtes plus petit et plus allégé, vous ne pouvez avoir une large présence à travers le monde » a-t-il détaillé. « Une force plus petite efficace a besoin d’être mobilisable rapidement, disposer d’une technologie avancée, et pouvoir compter sur des partenaires ». Etre mobilisable suppose d’avoir de forts soutiens logistiques et une composante robuste de réserve. « Avoir des équipements technologiques suppose d’investir dans la recherche et l’innovation, ce qui a un coût, et les partenariats requièrent des efforts des autres nations, qui sont aussi sous la contrainte financière ». Il a tenu cependant à rassurer : les « Etats-Unis ont toujours les moyens de faire face à un plus d’un ennemi (à la fois) et de gagner ». Ils ne vont pas être sur un seul front. En Amérique latine et en Afrique, le ministre veut « utiliser des méthodes innovantes pour assurer une présence américaine. (…) Autant que possible nous développerons des approches peu couteuses et peu consommatrices en hommes, approche dite « low-cost » et « small-footprint » », un peu à la manière de ce qui se pratique en Ouganda-Somalie ou au Sahel.

Une opportunité stratégique de rééquilibrer les relations en Europe

L’Europe occupe juste un paragraphe dans le document d’orientation (*). Ce n’est pas que les Etats-Unis s’en désintéressent. L’Europe reste le « partenaire principal » dans la recherche d’une sécurité mondiale. Mais ce n’est plus un sujet de préoccupation principale. Même s’il reste « des défis de sécurité et des conflits non résolus en Europe et en Eurasia », le document prône donc une évolution. « Plusieurs pays européens sont devenus producteurs de sécurité plutôt que consommateurs. Combiné avec le retrait en Irak et en Afghanistan, cela crée une « opportunité stratégique pour rééquilibrer l’investissement militaire US en Europe, en centrant son attention plutôt que les conflits actuels sur les capacités futures ». Certes l’article 5 (clause de solidarité) reste d’application, et les Etats Unis promettent de « soutenir une capacité et une interopérabilité renforcée pour les opérations en coalition », un peu à la manière dont les Etats-Unis ont participé à l’opération de l’OTAN en Libye. Mais ils travailleront aussi avec les « alliés de l’OTAN pour développer le « pooling and sharing » et la spécialisation dans des capacités dont on a besoin au XXIe siècle ».

 

(*) « Europe is home to some of America’s most stalwart allies and partners, many of whom have sacrificed alongside U.S. forces in Afghanistan, Iraq, and elsewhere. Europe is our principal partner in seeking global and economic security, and will remain so for the foreseeable future. At the same time, security challenges and unresolved conflicts persist in parts of Europe and Eurasia, where the United States must continue to promote regional security and Euro-Atlantic integration. The United States has enduring interests in supporting peace and prosperity in Europe as well as bolstering the strength and vitality of NATO, which is critical to the security of Europe and beyond. Most European countries are now producers of security rather than consumers of it. Combined with the drawdown in Iraq and Afghanistan, this has created a strategic opportunity to rebalance the U.S. military investment in Europe, moving from a focus on current conflicts toward a focus on future capabilities. In keeping with this evolving strategic landscape, our posture in Europe must also evolve. As this occurs, the United States will maintain our Article 5 commitments to allied security and promote enhanced capacity and interoperability for coalition operations. In this resource-constrained era, we will also work with NATO allies to develop a “Smart Defense” approach to pool, share, and specialize capabilities as needed to meet 21st century challenges. In addition, our engagement with Russia remains important, and we will continue to build a closer relationship in areas of mutual interest and encourage it to be a contributor across a broad range of issues ».

 

Cet article a été préalablement publié sur mon blog : http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/defense-ue-droit-doctrine-politique/les-americains-revoient-leur-strategie-pacifique-toute.html


Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 09:18

Voir le site officiel : http://www.globalsecurity.org/

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 08:42

L'intervention humanitaire qui consiste à secourir des personnes sans tenir compte de leur nationalité ou de leur appartenance politique ou religieuse est souvent présentée comme antinomique de l'activité politique ; univers du cynisme et des intérêts de puissance.

Ce fut sans doute le cas dans les années soixante-dix, lors de l’émergence des ONG « sans frontières » ; mais aujourd’hui l'humanitaire est devenu une ressource comme une autre pour les grandes puissances. Elles l'instrumentalisent soit pour occulter leur absence de volonté politique dans un conflit (Yougoslavie, Rwanda), soit pour le mettre au service de leur désir d'hégémonie (Kosovo, Irak).

C’est dans ce contexte qu’est apparue en 2002 l’idée qu’il est de la responsabilité de la communauté internationale de protéger une population contre des catastrophes ou des violences lorsque l’État dont elle relève n’est pas disposé à le faire ou en est incapable.

Cette « responsabilité » peut-elle consister dans une guerre officiellement motivée par le secours d’une population touchée par la répression ?

C’est la question qui est au coeur de cette étude : l’analyse est centrée sur le droit pour un État, ou plusieurs, d’intervenir militairement sur le territoire d’un autre État dans un but officiellement humanitaire, et sur les dangers qui découlent de la reconnaissance de ce droit. Car officialiser une « responsabilité de protéger » – y compris par la force – ne doit pas occulter l’existence bien réelle d’une obligation de réaction non armée de la communauté internationale face à de graves violations des droits de la personne et du droit humanitaire, et la fréquente inexécution de cette obligation par les États. Dans la plupart des cas, le problème est moins le manque de moyens juridiques que l’absence de volonté politique d’utiliser les mécanismes existants : dans ces conditions, quelle est l’utilité du principe ?

ASPECTS no2 a03 Crouzatier ASPECTS no2 a03 Crouzatier

Jean-Marie Crouzatier est professeur à la Faculté de droit, université de sciences sociales, Toulouse-I

L'article publié ici est extrait de la Revue ASPECTS, n° 2 - 2008, pages 13-32

 

Voir également sur ce blog :

 * Du "devoir" et de la "responsabilité" de protéger !

 * La responsabilité de protéger : Qui est responsable de la protection des peuples vulnérables ?

 * L'opération libyenne était-elle une "guerre juste" ou juste une guerre ? (Débat 'BHL / R. Brauman' - Le Monde)

 * Du très troublant relativisme sémantique occidental à propos de la notion de « civils » 

 

 

 

 

 

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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