Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne

Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 21:00

1. Les actes juridiques de l’Union européenne

Pour l’accomplissement de leur mission, les institutions européennes peuvent adopter, aux termes de l’article 288 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) :

 * des règlements  (http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/action/textes-juridiques/qu-est-ce-qu-reglement.html),    

 * des directives (http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/action/textes-juridiques/qu-est-ce-qu-directive.html),

 * des décisions (http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/action/textes-juridiques/qu-est-ce-qu-decision.html)

ou encore

 * des recommandations ou avis (http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/action/textes-juridiques/que-sont-avis-recommandations.html).

Ces différents actes constituent ce que l’on appelle le droit dérivé.

L’article 288 TFUE stipule en effet : « Le règlement a une portée générale. Il est obligatoire dans tous ses éléments et il est directement applicable dans tout État membre. La directive lie tout État membre destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens. La décision est obligatoire dans tous ses éléments pour les destinataires qu’elle désigne. Les recommandations et avis ne lient pas. »

Chaque acte présente ainsi des caractéristiques qui lui sont propres. Le règlement bénéficie de l’applicabilité directe sur le territoire des États membres, ce qui lui permet de créer des droits au profit des individus sans passer par l’élaboration de mesures nationales de transposition. Le règlement est donc, en théorie, une norme précise qui se suffit à elle-même. À l’inverse, la directive se contente de poser une obligation de résultat aux États membres, tout en leur laissant la liberté de choisir les moyens propres à y parvenir. Quant aux recommandations et avis, ils ne présentent qu’un intérêt limité, compte tenu de leur caractère non contraignant.

2. La classification établie par le traité de Lisbonne

Au fil du temps, les directives sont devenues de plus en plus précises, au point de ressembler à des règlements : lors de leur transposition, les États membres n’ont plus qu’à les recopier. Quant aux règlements, actes normatifs par excellence, ils se sont mis à ressembler tantôt aux directives, en ce qu’ils nécessitaient des mesures d’exécution, tantôt à des décisions, lorsqu’ils comportaient des dispositions de portée individuelle. En outre, on assistait à une prolifération d’actes dits atypiques ou innommés - documents de proposition, d’orientation (livres blanc ou vert), ou d’information sur la position qu’adoptera l’institution (ou les institutions) dont ils émanent face à une situation, en principe, appelée à se répéter (lignes directrices, accords interinstitutionnels…).

Le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007, renouvelle la classification des actes juridiques de l’Union.

Au lieu des 15 instruments juridiques différents qu’elle comptait – 5 instruments communautaires dont 3 obligatoires : le règlement, la directive, la décision et 2 non obligatoires : la recommandation et l’avis, 5 instruments PESC : principes et orientations générales, stratégie commune, action commune, position commune, décision, 4 instruments JAI : position commune, décision-cadre, décision, convention ; à ces 14 instruments s’ajoutent aussi les décisions dites « sui generis » –, il en réduit, dans une perspective de simplification, le nombre à 5.

L’Union ne devra désormais plus adopter que des règlements, des directives, des décisions, des recommandations et des avis (art. 288 TFUE). Ces 5 instruments s’appliquent de manière indifférenciée à l’ensemble des politiques de l’Union puisque la distinction selon les piliers disparaît. Seule la procédure d’adoption pourra différer selon les politiques concernées. Deux catégories de procédures sont établies : la procédure législative ordinaire et les procédures législatives spéciales (art. 289 TFUE).

La procédure législative ordinaire correspond à l’adoption conjointe par le Conseil qui vote à la majorité qualifiée et par le Parlement européen, sur proposition de la Commission, d’un règlement, d’une directive ou d’une décision. Suivant les sujets, certains organes consultatifs de l’Union (Conseil économique et social, Comité des régions) sont associés à la prise de décision.

Les procédures législatives spéciales concernent toutes les autres procédures d’adoption prévues dans les traités. Ils peuvent prévoir que le Conseil se prononce à l’unanimité et/ou que le rôle du Parlement soit limité à un droit de veto, à une simple consultation ou que son intervention ne soit pas requise. Ou bien que le Parlement adopte un acte avec la participation du Conseil (art. 289 § 2 TFUE). Par ailleurs, le traité de Lisbonne établit une hiérarchie entre les normes européennes et distingue trois types d’actes : – les actes législatifs adoptés par la procédure législative ordinaire ou spéciale ; – les actes délégués qui complètent ou modifient certains éléments non essentiels d’un acte législatif. Ces actes sont pris par la Commission, sous le contrôle du législateur – Parlement européen et/ou Conseil de l’Union – qui peut révoquer sa délégation à tout moment ; – les actes d’exécution qui fixent les modalités de mise en œuvre des actes législatifs.

3. Les avantages attendus de la nouvelle classification

Cette nouvelle classification des actes permettra d’établir une hiérarchie des normes plus précise. Le traité de Lisbonne établit une cloison étanche entre les actes législatifs et les actes inférieurs en disposant que « lorsqu’ils sont saisis d’un projet d’acte législatif, le Parlement européen et le Conseil [des ministres] s’abstiennent d’adopter des actes non prévus par la procédure législative applicable au domaine concerné » (art. 296 TFUE). Cette précision est importante car cela implique notamment qu’un acte législatif ne pourra prendre la forme que d’un règlement, d’une directive ou d’une décision, et non d’une recommandation ou d’un avis.

Adoptés conjointement par le Parlement européen et le Conseil des ministres selon la procédure de codécision, rebaptisée « procédure législative ordinaire », les actes législatifs reposeront donc sur une double légitimité, populaire et gouvernementale. La possiblilité pour le Parlement et le Conseil de « déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes non législatifs de portée générale qui complètent ou modifient certains éléments non essentiels de l’acte législatif » (art. 290 TFUE) permettra à ces deux institutions de se concentrer sur les dispositions fondamentales sans avoir à s’occuper des aspects les plus techniques. Quantitativement plus restreint, le travail législatif devrait être de meilleure qualité.

L’introduction de cette hiérarchie des normes aura également des conséquences contentieuses. Traditionnellement, les individus doivent dans le droit européen être directement et individuellement visés par un acte pour pouvoir l’attaquer, condition qui fait en principe défaut en présence d’un acte général. Le fait de distinguer les actes législatifs des autres actes permettra d’adopter une position plus équilibrée : les personnes physiques et morales devraient être admises à contester les actes d’exécution, en dépit de leur caractère général, parce que ceux-ci n’assureront qu’une fonction subordonnée. En revanche, les actes législatifs seront toujours hors d’atteinte des particuliers.

 

Source : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/approfondissements/differents-actes-europeens-leur-classification.html

 

Comment s’exercent les compétences d’exécution de la Commission dans le Traité de Lisbonne ?

Le Traité de Lisbonne (articles 290 et 291 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) scinde les compétences d’exécution de la Commission européenne en « actes délégués » et « actes d’exécution » et a aboli la comitologie.

Qu’est-ce qu’un acte délégué ?

L’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne dispose :

"1. Un acte législatif peut déléguer à la Commission le pouvoir d'adopter des actes non législatifs de portée générale qui complètent ou modifient certains éléments non essentiels de l'acte législatif.

Les actes législatifs délimitent explicitement les objectifs, le contenu, la portée et la durée de la délégation de pouvoir. Les éléments essentiels d'un domaine sont réservés à l'acte législatif et ne peuvent donc pas faire l'objet d'une délégation de pouvoir.

 2. Les actes législatifs fixent explicitement les conditions auxquelles la délégation est soumise, qui peuvent être les suivantes:

 a) le Parlement européen ou le Conseil peut décider de révoquer la délégation;

 b) l'acte délégué ne peut entrer en vigueur que si, dans le délai fixé par l'acte législatif, le Parlement européen ou le Conseil n'exprime pas d'objections.

Aux fins des points a) et b), le Parlement européen statue à la majorité des membres qui le composent et le Conseil statue à la majorité qualifiée.

3. L'adjectif «délégué» ou «déléguée» est inséré dans l'intitulé des actes délégués »".

On le voit, la délégation de pouvoir à la Commission doit être décidée par le Parlement et le Conseil, en tant que législateurs. Elle est assortie de limites et de conditions d'application, et peut être révoquée soit par le Parlement européen soit par le Conseil.

Comment s’exerce le contrôle du Parlement sur les actes délégués ?

L’acte législatif qui contient la délégation de pouvoir peut prévoir que le Parlement (ou le Conseil) peut révoquer intégralement la délégation de pouvoir et/ou empêcher l'entrée en vigueur de la mesure d'exécution en s'opposant au projet de mesure.

Que sont les actes d’exécution ?

En vertu de l’article 291 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne :

"1. Les États membres prennent toutes les mesures de droit interne nécessaires pour la mise en oeuvre des actes juridiquement contraignants de l'Union.

2. Lorsque des conditions uniformes d'exécution des actes juridiquement contraignants de l'Union sont nécessaires, ces actes confèrent des compétences d'exécution à la Commission ou, dans des cas spécifiques dûment justifiés et dans les cas prévus aux articles 24 et 26 du traité sur l'Union européenne, au Conseil.

3. Aux fins du paragraphe 2, le Parlement européen et le Conseil, statuant par voie de règlements conformément à la procédure législative ordinaire, établissent au préalable les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l'exercice des compétences d'exécution par la Commission.

4. Le mot «d'exécution» est inséré dans l'intitulé des actes d'exécution."

L’exécution des normes communautaires est de la responsabilité des Etats, mais il peut s’avérer nécessaire qu’elle soit coordonnée au niveau communautaire pour assurer une mise en oeuvre uniforme. membres. C’est la raison pour laquelle la Commission, qui est l’exécutif de l’Union européenne et la gardienne des traités (c’est-à-dire de l’application de ceux-ci et de manière plus générale, du droit communautaire dans son ensemble) a des compétences d'exécution. Alors que le contrôle de l’exercice des compétences d’exécution est assuré par le Parlement et le Conseil lorsque la Commission prend des actes délégués, pour les actes d’exécution, ce contrôle est exercé par les Etats selon les modalités présentées dans l'article suivant : Les nouvelles règles de 'comitologie' de l'Union européenne .

 

Voir également :

 *  Un nouveau dispositif de mise en oeuvre de la législation de l'UE remplacera désormais la procédure dite de "comitologie"

 * Les nouvelles règles de 'comitologie' de l'Union européenne



 



Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 14:09

Du 26 au 29 janvier, le festival international de la bande dessinée d'Angoulême accueillera une grande exposition rassemblant les créations d'une cinquantaine d'auteurs européens sur le thème de l'identité européenne.

Organisée par le festival avec le concours du ministère des affaires étrangères et européennes, de la Commission européenne et du Parlement européen, l'exposition répond par images interposées à la question : l'Europe, c'est quoi en vrai, au quotidien ?
Comment la bande dessinée peut-elle rendre compte de l'idée européenne ? De quelle façon ses auteurs pourraient-ils faire partager à tous et à chacun les rêves et les réalisations de l'Europe ? Quelles sont les expressions et les manifestations, matérielles ou immatérielles, par lesquelles s'incarne le plus évidemment notre identité partagée ?
Sur ce thème délibérément très concret, aux antipodes des idées reçues sur l'Europe et ses habitants, le Festival a passé commande d'un travail original en bande dessinée à une cinquantaine d?auteurs de l'Union européenne, tous représentatifs de la création d'aujourd hui, mais sans considération particulière de genre ou de style.

L'exposition est organisée autour de 3 thèmes:
  · Les origines et les idées fondatrices de l'Europe
  · L'Europe au quotidien
  · Le futur de l'Europe

On y retrouve des auteurs aussi divers que Milo Manara, Ruben Pellejero, Joost Swarte, Sergio Salma, Ulli Lust, Anouk Ricard, Nicolas Mahler, Florence Cestac, Andi Watson, Matti Hagelberg, Miguelanxo Prado, Kati Kovacs, et bien d'autres ?

Où ?
Place Saint Martial, Angoulême 

Quand ?
Du jeudi 26 au dimanche 29 janvier 2012, de 10h à 19h 

Pour en savoir plus
 * <http://ec.europa.eu/france/pdf/angouleme_fiche_dossier_presse_europe_fr.pdf> Dossier de presse
 * <http://ec.europa.eu/france/news/europe_se_dessine_fr.htm> Site de la Représentation de la Commission européenne en France
 * <http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/l-europe/evenements-13497/autres-evenements-20203/article/l-europe-se-dessine-au-festival> Site du ministère des affaires étrangères
 * <http://www.bdangouleme.com/> Site du festival de la bande dessinée d'Angoulême


Contact :
Joan Roussouliere-Azzam (+ 33 1 40 63 38 27)

 

Par ERASME - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 10:19
Dans quel Etat membre travaille-t-on le plus ? Quelle est la durée maximale du temps de travail en Italie ? En Autriche ? Quel pays bénéficie du plus grand nombre de jours fériés ?

Touteleurope vous propose un tour d'horizon des législations nationales.

En tête du classement, les Grecs et les Autrichiens apparaissent comme les plus travailleurs avec une moyenne de 44,1 heures par semaine, suivis de près par les Britanniques (43,1). Les Lituaniens se situent en bas du classement en travaillant environ 5 heures de moins par semaine (38,5 heures).

Avec 41 heures de travail hebdomadaire, les Français se situent un peu en dessous de la moyenne européenne (41,9). La France est le seul pays à pratiquer le régime des 35 heures. La durée conventionnelle moyenne de temps de travail dans l'UE est de 38,6 heures par semaine.

  


La durée moyenne maximale du temps de travail hebdomadaire dans l'Union européenne est de 48 heures, y compris les heures supplémentaires.
Cette moyenne est calculée sur une "période de référence" de 4 mois maximum (qui peut être portée à 12 mois par convention collective).
Une disposition de la directive sur l'aménagement du temps de travail (connue sous le nom d'"opt-out individuel") permet aux travailleurs qui l'acceptent de ne pas être tenus par la limite maximale des 48 heures hebdomadaires.
Une révision de cette directive est en cours d'adoption. Un accord a été trouvé au Conseil en première lecture le 5 juin. La semaine de 48 heures reste la règle. Les employés qui souhaitent déroger à cette norme pourront après accord, travailler jusqu'à 60 ou 65 heures par semaine au maximum. Le Parlement européen doit maintenant voter sur la révision de la directive.
14 Etats membres ont des semaines statutaires maximales de 48 heures, conformément à la directive européenne sur le temps de travail. Mais selon l'Observatoire européen des relations industrielles, cette législation n'a aucune influence positive sur le temps de travail effectif.
En effet, les travailleurs des pays avec une limite de 48 heures travaillent en moyenne 41,3 heures par semaine, tandis que ceux des pays avec une limite comprise entre 38 et 40 heures travaillent 41,55 heures, soit 15 minutes de plus. 
Le nombre de jours fériés varie énormément dans les Etats membres, oscillant entre 18 jours pour Chypre et la Slovénie, à seulement 8 jours au Royaume-Uni et 9 en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas. Les Français bénéficient de 11 jours par an.

 

Le tableau ci-dessous offre une vue d’ensemble de la durée conventionnelle moyenne de temps de travail dans les Etats membres, de la durée maximale autorisée et du nombre d'heures travaillées chaque semaine par les Européens ayant un emploi à plein temps. Le nombre de jours fériés par pays est également indiqué.

 

Pays

Durée conventionnelle moyenne de temps de travail

Durée maximale autorisée du temps de travail par semaine

Nombre d'heures travaillées par semaine (travail à temps plein)

 Nombre de jours fériés par an

Allemagne

37

48

41,7

9

Autriche

 

38,8

40

44,1

13

Belgique

38

48

41

12

Chypre

38

48

41,8

17

Danemark

37

48

40,5

11

Espagne

38,5

40

42,2

9

Estonie

40

40

41,5

12

Finlande

37,5

40

40,5

14

France

35

48

41

11

Grèce

40

48

44,1

13

Hongrie

40

48

41

12

Irlande

39

48

40,7

11

Italie

38

48

41,3

11

Lettonie

40

40

43

11

Lituanie

40

48

39,8

10

Luxembourg

39

48

40,9

11

Malte

40

48

41,2

14

Pays-Bas

37

48

40,8

9

Pologne

40

40

42,9

12

Portugal

38,3

40

41,6

12

République tchèque

38

40

42,7

12

Royaume-Uni

37,2

48

43,1

8

Slovaquie

40

40

41,6

15

Slovénie

40

40

42,5

18

Suède

38,8

40

41,1

11

UE

38,6

44,48

41,9

11,92

 

 

En savoir plus

* Nombre d'heures travaillées par semaine des personnes ayant un emploi à plein temps (2006) - Eurostat 
* Working time developments - 2005 - Observatoire européen des relations industrielles (EIRO)

 

 

Source : http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/emploi-protection-sociale/presentation/comparatif-le-temps-de-travail-dans-l-ue.html

 

 

Par ERASME - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 17:29

Martin Schulz (1955 - )

L'Allemand Martin Schulz du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen  (S&D) occupe le poste de Président du Parlement européen depuis le 17 janvier 2012, succédant au Polonais Jerzy Buzek (PPE). Le partage du poste de président pendant la législature 2009-2014 résulte d’un accord tacite entre le PPE et le S&D, conclu à l’issue des élections de juin 2009.

 

 


Vie et carrière politique

Né le 20 décembre 1955 à Hehlrath, Martin Schulz entame une formation de libraire, de 1975 à 1977, après avoir obtenu son "Abitur" (équivalent de notre baccalauréat) au sein du prestigieux lycée Heilig-Geist-Gymnasium de Würselen. Après des études universitaires, il travaille dans plusieurs librairies et maisons d'édition pendant cinq ans, avant d'ouvrir sa propre librairie à Würselen en 1982, dont il assure la direction jusqu'en 1994.


Sa carrière politique débute tôt, puisque dès ses 19 ans il rejoint le Parti social-démocrate (PSD) allemand. Dix ans plus tard en 1984, il est élu au conseil municipal de Würselen, puis à l'âge de 31 ans il est nommé Bourgmestre (maire) de la ville, poste qu'il occupe jusqu'en 1998.

Son engagement européen

Sa carrière européenne débute en 1994, avec son élection en tant que député au Parlement européen. Dès lors, il ne cesse d’être réélu, et gagne en importance au sein de l'institution. Il sera notamment coordinateur du groupe S&D à la sous-commission des Droits de l'homme de 1994 à 1996, ainsi que de la commission des Libertés civiles et des Affaires intérieures.

De 2000 à 2004, il occupe le poste de représentant allemand au sein du Groupe des Socialistes et Démocrates du Parlement, avant d’en devenir le président en 2004. Il sera reconduit à ce poste lors des élections de 2009.

A la tête du Parlement européen, Martin Schulz désire faire entendre la voix de l'institution "complètement marginalisée" pendant la crise de l’euro selon lui. Pour "redresser la balance", M. Schulz tient à ce que "tout ce qui se décide en Europe soit légitimé par une décision parlementaire".

Une personnalité au caractère bien trempé

.../...

Voir la suite de cet article : http://www.touteleurope.eu/fr/histoire/personnages/1992-2010/presentation/martin-schulz-1955.html


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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 11:09

Depuis le 1er janvier 2012, le Danemark préside le Conseil de l'Union européenne. Face à l'actualité économique, il a du se positionner sur certains sujets épineux au niveau européen, et ce alors que le pays n'est pas membre de la zone euro. Se démarquant du Royaume-Uni, le Danemark tient à lier son économie à celle des pays de la zone euro, tout en prenant garde de bien maintenir son individualité propre.
"Nous ne voyons aucune raison de rejoindre un club qui n'a pas pris ses responsabilités" a déclaré Mette Risagen, une députée danoise du parti d'opposition Alliance libérale (centre-droit) [RTBF]. La position est claire, et fait l'unanimité dans la population danoise. Un référendum sur l'adhésion à la zone euro a ainsi été annulé, en raison d'une opposition des trois quarts de la population à cette adhésion. Cette position ne facilite pas le rôle de la présidence du Conseil, surtout en ces temps de crise économique de la zone euro. La ministre danoise de l'Economie, Margrethe Vestager, a cependant souligné son souhait de "'bâtir des ponts’ entre la zone euro et (…) les dix pays de l'UE qui n'en font pas partie" [RTBF].
Malgré cette volonté d'union, le Danemark a d'ores et déjà fait connaître certaines de ses positions, notamment celle sur la discipline budgétaire. D'une part, sur ses difficultés à inscrire dans sa constitution la règle d'or, car cela conduirait à mettre en œuvre "une procédure très lourde et politiquement hautement risquée qui n'a plus été réalisée depuis environ 60 ans [Romandie]. D'autre part, en critiquant le calcul, à son avis trop rigide, du niveau de déficit public structurel par la Commission. "Nous ne sommes pas opposés à ce niveau mais nous avons des difficultés avec la manière dont il est calculé par la Commission européenne," a souligné le ministre danois des Finances, Bjarne Corydon [Romandie].
Enfin, face à l'actualité concernant l'établissement d'une taxe sur les transactions financières, Margrethe Vestager juge que "la proposition (…) mise sur la table des négociations par la Commission européenne en septembre n'est pas très solide" [AFP]. Le Danemark craint pour l'emploi et la croissance : "Dans la mesure où tout le monde dit que la priorité du moment est de créer des emplois, nous sommes très réticents à soutenir une proposition qui aurait l'effet inverse, celui de minimiser la croissance et d'entraîner d'importantes pertes d'emplois" a indiqué la ministre de l’Economie [AFP].

 

Par ERASME - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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et la pensée à la rime !
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