Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat

Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 17:35

De ces trois mots, le premier est plus que jamais porteur de craintes dans une société européenne qui voudrait appliquer une 'tolérance zéro'. Le second connaît une nouvelle jeunesse, mais de l'expression du concept à sa mise en oeuvre, il y a encore un long chemin à parcourir. Quant au troisième, il a quelquechose de surrané dans un monde qui consacre l'individualisme et la compétitivité. Alors pourquoi les avoir rassemblés ici ? Tout simplement parce qu'ils participent d'un même esprit de défense et qu'ils posent aujourd'hui un défi majeur aux responsables politiques et à la société dans son ensemble.
Loin de moi l'idée de faire l'apologie du risque. En matière financière, on mesure clairement où celà peut mener. Mais vouloir une société où le risque n'existerait plus est purement utopique. Quels que soient les efforts déployés par les gouvernements, y comrpis les plus coûteux systèmes de surveillance - qui peuvent devenir autant de dangers pour les libertés -, il subsistera toujours un risque terroriste, criminel, accidentel ou tout bonnement naturel. Il est tout aussi indispensable de réapprendre qu'un officier de police ou un militaire, dans l'exercice de ses fonctions, peut être amené à faire usage de la force. Ce même militaire ou ce policier peut aussi être la victime d'un malfrat ou d'une action de guerre. Et la société doit l'accepter car ce risque est nécessaire à sa défense. Ces choses peuvent paraître banales. Elles devraient être enseignées !
La culture du risque est en effet un élément fondamental de la résilience. Or, l'un des problèmes majeurs de nos sociétés européennes, c'est bien notre manque de résistance au choc et notre incapacité à nous serrer les coudes pour affronter le risque. Sans la résilience des Britanniques durant la deuxième guerre mondiale, que serait devenue l'Europe ? Quelques morts en Afghanistan suffisent pourtant aujourd'hui à relancer le débat sur le retrait des troupes - un débat vif en Allemagne, au Royaume-Uni ou même, depuis quelques jours, en Pologne - alors que si un taliban tombe, il est automatiquement remplacé par son frère ou son cousin. Chaque mort est regrettable et la guerre conduite en Afghanistan pose de nombreuses questions, mais le retrait comme l'engagement doit être fondé politiquement et stratégiquement. Bien entendu, la résilience n'est pas qu'un simple phénomène culturel, toute une réflxion doit être menée dans les Etats membres et au niveau de l'Union européenne sur les moyens à mettre en oeuvre pour faire face aux conséquences d'actes terroristes, criminels, de guerre ou de catastrophe naturelle ou humaine. Cela recouvre les systèmes de secours, le rétablissement de l'ordre et des services, la protection des infrastructures, etc.
Et c'est dans ces situations que la solidarité est plus que jamais nécessaire. Celle de la famille, mais aussi du quartir, de la commune, de l'Etat, de l'Union. Là encore, les choses ne vont pas de soi et un apprentissage est nécessaire. Il l'est au niveau des individus, mais aussi à celui des Etats et des institutions de l'Union. La clause de solidarité inscrite dans le traité de Lisbonne ne doit pas rester lettre morte. Dès l'entrée en vigueur du traité, il faudra réfléchir aux modalités de sa mise en oeuvre et le faire sans égoïsme. Les Européens ont besoin de voir cette solidarité à l'oeuvre pour croire en l'Europe.
Nb : cet article a été préalablement publié dans l'éditorial du n° 261 d'EDD, le bulletin de l'Agence Europe sur la PESD et l'OTAN en date du 15 octobre 2009.

Par Olivier Jehin - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 10:10

En ouvrant la séance solennelle organisée au Parlement européen le 11 novembre 2009 pour commémorer la disparition du rideau de fer, le Président du Parlement européen, Jerzy Buzek, n'a pas caché sa joie d'accueillir dans l'hémicycle bruxellois " un homme qui, il y a vingt ans, a été de ceux qui ont fait tomber le mur ". Après une première ovation debout, Vaclav Havel a écouté Jerzy Buzek rappeler que " le communisme a été renversé par les gens de la rue ", par " leur détermination et leur courage ", ce qui prouve que " les rêves sont plus forts que les murs de béton ou les systèmes politiques meurtriers ".
Si, pour l'ancien Président tchèque, la disparition du rideau de fer a signifié la fin de la division bipolaire de l'Europe et dans une certaine mesure du monde, elle n'a pas conduit à la prospérité mondiale que certains avaient espérée. Cet anniversaire doit donc être aussi l'occasion d'une réflexion sur l'avenir. Une réflexion que Vaclav Havel a voulu lancer au travers de cinq commentaires sur l'unification européenne.
  (1) nul n'était préparé à une chute aussi rapide du rideau de fer, mais l'ouest a agi de façon correcte en s'ouvrant aux pays d'Europe centrale et orientale, même s'il existe toujours " quelques petits soucis avec ces pays ". Des soucis qui sont la conséquence du communisme : " la création d'une culture politique prend du temps ", a-t-il dit. Mais, en s'ouvrant, l'ouest a évité la résurgence des nationalismes et des populismes et le spectre d'un conflit yougoslave à grande échelle en Europe. L'ouest a fait le bon choix, il lui faut encore faire preuve de compréhension et de patience. D'autant plus que les nouveaux Etats membres ont des choses à apporter à l'Europe : l'explication du totalitarisme et de la manière dont il s'insinue, la prudence " pour ne pas reproduire ce que nous avons vécu ", " la solidarité avec tous ceux qui sont confrontés au totalitarisme partout dans le monde ". Il ne peut pas y avoir " même un compromis mineur, discret et bien intentionné " avec ces régimes, a-t-il dit, " parce que le mal tire avantage de la moindre concession ". Et d'ajouter : " Notre soutien peut aider, bien plus que nous le croyons, les gens (...) en Corée du Nord, Birmanie, Iran, au Tibet, au Bélarus, à Cuba et ailleurs ". " Cela nous aidera à préparer un monde meilleur, mais nous aidera aussi à être honnêtes avec nous-mêmes ", a-t-il poursuivi, avant de saluer l'attribution du prix Sakharov à l'organisation russe de défense des droits de l'Homme Memorial
  (2) l'identité de chacun de nous comporte plusieurs couches d'identité partagées au niveau de la famille, de l'entreprise, de la commune, de l'église, du parti politique, de la nation, etc. . Et " cette appartenance partagée engendre une souveraineté partagée à chaque niveau ", a dit Vaclav Havel en soulignant que c'est dans ce contexte que s'inscrit le débat sur la Constitution européenne et sur le Traité de Lisbonne. " Les souverainetés doivent se compléter ". " En tant que Tchèque, je suis Européen (...). L'Europe est la patrie de nos patries ". S'il est convaincu que la souveraineté de l'Europe se renforcera en raison du rôle toujours plus important joué par les communautés transnationales, Vaclav Havel ne peut dire à quelle vitesse cela se fera et il reste certain que " les Etats nationaux ne disparaîtront pas ".
  (3) l'Europe a été le principal centre de civilisation de la planète pendant de longs siècles, mais elle a souvent exporté la violence avec ses valeurs. A l'avenir, elle ne devrait plus rien imposer au monde et " se limiter à inspirer ", estime Vaclav Havel. Aujourd'hui, elle constitue " l'Union supranationale la plus forte au monde " sans être née d'une violence perpétrée par le plus fort sur le plus faible. Pour Vaclav Havel, elle devrait abandonner le profit à tout prix, le culte de la croissance quantitative, l'idéal primitif consistant à chercher à rattraper les Etats-Unis ou la Chine, le pillage de la planète qui ne tient compte ni de l'environnement, ni des générations futures. Pour résumer, " l'Europe devrait davantage se référer à l'éternité et à l'infini ". Mais elle ne doit pas oublier pour autant de définit ses frontières, parce que des frontières floues ou contestables sont souvent " source de malheur ".
  (4) le Parlement européen devrait avoir des compétences plus fortes, mais il faudrait aussi envisager une institution parlementaire réunissant des parlementaires nationaux sur la base d'une égalité entre les Etats. Cette institution ne se réunirait que rarement sur des sujets particuliers nécessitant le consensus. Cela permettrait de réduire les critiques des parlements nationaux qui ont le sentiment d'être marginalisés et d'autres exigences d'équilibre, notamment au sein de la Commission européenne. Pour Vaclav Havel, un Commissaire doit être un véritable expert de son dossier, plutôt que d'être choisi pour son origine nationale ou son appartenance politique. Il souhaite aussi donner un visage unique à l'Europe (" là où se trouve une direction collective, l'Etat est menacé de désintégration ") et plaide en faveur d'une " Constitution européenne compréhensible pour tous " comprenant la Charte des droits fondamentaux.
  (5) à distance, l'UE est vue comme une machine à fabriquer des normes. Elle devrait davantage se concentrer sur ses valeurs, notamment celle de la solidarité. L'Ode à la joie doit devenir " un symbole fort de notre lutte commune pour un monde plus humain ".

Source : Agence Europe (cf. Connaissez-vous l'Agence Europe ? et Les publications de l'Agence Europe ! )

PS : Le texte intégral de ce discours a été publié dans la série EUROPE/Documents de l'Agence Europe

 

NB : Cet article a été publié une première fois en décembre 2009.

 

 

Par Patrice Cardot et Olivier Jehin - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 09:32
"Internet doit être libre, mais non libre de toute réglementation" , selon le député européen Malcolm Harbour

"Le paquet télécom n'a rien à voir avec des restrictions sur internet", explique le Britannique Malcolm Harbour (Parti populaire européen - PPE-DE) en exclusivité pour nos lecteurs. Il revient sur ses implications éventuelles pour les systèmes nationaux. Les députés européens ont débattu de ces mesures mardi matin et devraient se prononcer mercredi. Participez à notre débat sur le sujet !

Dans quelle mesure la nouvelle proposition législative concerne-t-elle l'accès à internet et son utilisation ?
Malcolm Harbour : Le paquet télécom n'a jamais rien eu à voir avec la protection des droits d'auteurs. Le Parlement européen ne peut pas imposer à un Etat membre la façon dont il doit organiser son système judiciaire. C'est un principe de base de la subsidiarité.  
Nous nous sommes juste assurés que le droit à un accès internet fasse partie des droits fondamentaux des citoyens européens. La Convention européenne des droits de l'homme s'applique dans ce cas.
La limitation de l'accès à internet est actuellement l'affaire des gouvernements nationaux. Il n'y a pas de directive européenne en la matière. Par exemple en France vous ne pouvez pas accéder à un site internet qui vend des souvenirs nazis ; c'est le gouvernement français qui l'a décidé.
Ce que nous pouvons faire au niveau européen, c'est demander à ce que les consommateurs soient informés des raisons pour lesquelles ils ne peuvent accéder à certains sites internet.
Si l'on en croit certaines rumeurs sur le web, la nouvelle législation va imposer un accès conditionné à internet, les fournisseurs d'accès pourront limiter le nombre de sites visités et Skype sera bloqué. La liberté est-elle en danger sur internet ?
MH : C'est complètement faux. Le paquet télécom n'a rien à voir avec ces restrictions de l'internet.
Qu'est-ce que cette proposition législative va changer pour le consommateur ?
MH : L'information sera plus transparente et plus ouverte, permettant de changer plus facilement de fournisseur d'accès. Les opérateurs ne pourront proposer de contrats de plus de 24 mois.
De plus, il sera plus facile de transférer son numéro de téléphone d'un opérateur à l'autre, en un jour ouvrable seulement.
Nous avons également renforcé la transparence sur les prix et la possibilité pour les instances de régulation nationales d'obliger les opérateurs à fournir des services accessibles aux personnes handicapées.
Dans quelle mesure internet doit-il être réglementé, pour peu qu'il doive l'être ?
MH : Internet doit être évidemment réglementé car il est utilisé pour des activités illicites comme le terrorisme, la pédopornographie ou le trafic d'enfants.
Le principe de base, c'est qu'internet doit toujours rester libre, mais non libre de toute réglementation.

Source : http://www.europarl.europa.eu/elections2009/welcome/headlines.htm;jsessionid=CD1F93BA105B2CD27672AB47E255C0C6.node2?language=FR&ref=20090504STO54873&secondRef=0
Par Patrice Cardot - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 08:39

Créé en octobre 2006, Metis est un journal en ligne, engagé, indépendant, financé par le soutien de ses abonnés.

Son projet : contribuer au débat nécessaire que suscitent les mutations qui affectent le monde du travail en Europe. Parce que les questions du travail sont au cœur de la vie démocratique, Metis pense qu'elles conditionnent la « reprise » du projet européen et la constitution d'une Europe sociale.Metis souhaite vous donner à lire une Europe en devenir.

Diversité des regards mais aussi éclairage de  perspectives communes: vous trouvez des informations, des analyses, des opinions qui traitent de l'actualité des conditions du travail, des relations collectives, de la protection sociale ou des évolutions qui affectent l'emploi et le système productif, en France comme dans les différents pays européens, voire au-delà. La mondialisation nous concerne tous.

La rédaction du journal est composée de journalistes, de chercheurs, d'experts, de syndicalistes, provenant des quatre coins de l'Union.  

Pourquoi Metis ?

C'est une référence à la déesse grecque, première épouse de Zeus qui « originaire du fond des mers, de ces lieux de l'incertitude glauque où la lumière ne pénètre jamais, détient l'aptitude de prévoir au-delà de ce que l'on sait déjà » (J.P.Vernant). Une prévisionniste exceptionnelle à laquelle les Grecs avaient simultanément attribué d'être la déesse de la prudence.

Pour en savoir plus :  http://www.metiseurope.eu/qui-sommes-nous_fr_02.html 




Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 15:02

Au terme de débats contradictoires, parfois houleux, l'assemblée constituante tunisienne a adopté dans la nuit de samedi à dimanche un projet de loi sur l'organisation provisoire des pouvoirs publics, une mini-Constitution qui accorde de larges pouvoirs au prochain chef du gouvernement.

Ce poste devrait revenir à Hamadi Jebali, secrétaire général du mouvement islamiste Ennahdha, grand vainqueur des élections d'octobre dernier qui dispose de 89 des 217 sièges que compte l'assemblée.

"C'est la présidence du gouvernement et non pas la présidence de la République qui sera le centre du pouvoir exécutif", a martelé le président de la commission qui a élaboré le texte, Habib Khedher (Ennahdha).

Lors des travaux retransmis en direct par la télévision nationale, de profondes divergences ont éclaté entre les trois partis de l'alliance majoritaire et ceux de l'opposition sur plusieurs points du texte constitué de 26 articles.

Forte d'une majorité confortable, la "troïka" a réussi, à chaque blocage, à faire passer "démocratiquement" ses choix par le recours systématique au vote boycotté par l'opposition et des élus indépendants dans les articles contestés.

Principal sujet de controverse: les larges compétences attribuées au chef du gouvernement malgré quelques amendements "concédés" par la majorité.

"Dans l'ancien régime, tous les pouvoirs étaient détenus par le président déchu, aujourd'hui on veut les laisser aux mains du Premier ministre", a dénoncé le dirigeant du Parti démocratique progressiste (PDP/opposition) Néjib Chebbi qui appréhende "une nouvelle dictature".

En dépit des tiraillements entre la majorité et l'opposition et de la grande tension qui a par moments marqué les débats, les élus sont néanmoins parvenus à des compromis, notamment sur les modalités de vote des articles de la future Constitution et de la motion de censure.

Prévue initialement pour un an, la durée du mandat de la Constituante n'a pas toutefois été mentionnée dans le texte.

L'adoption du document a été facilitée par la domination de l'assemblée par une alliance entre le parti islamiste, le Congrès pour la République (CPR/29 sièges) et le parti Ettakatol ou Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL/21 sièges).

Elle ouvre la voie à l'élection d'un président de la République prévue pour lundi après-midi. Elle aura lieu au vote secret et à la majorité absolue (50% +1).

Considérée comme "l'urgence des urgences" face à une situation socio-économique qui se dégrade de plus en plus et à l'impatience de la rue qui ne cesse de manifester pour réclamer "des changements concrets", la formation du nouveau gouvernement devrait intervenir dans les jours qui suivent.

Selon un partage des trois présidences, le chef d'Etat pressenti n'est autre que le chef du CPR, Moncef Marzouki, un militant des droits de l'Homme et bête noire de l'ancien président Ben Ali.

Première institution élue démocratiquement après 23 ans de règne absolu du président déchu balayé par un soulèvement populaire, la Constituante a été déjà confiée au dirigeant du FDTL, Mustapha Ben Jaâfar.

Outre l'élaboration d'une nouvelle loi fondamentale, mission essentielle confiée à la Constituante, le projet de loi vise à mettre en place les institutions étatiques devant diriger le pays en prévision d'élections présidentielle, législatives et municipales à venir.

Selon les dispositions de la mini-Constitution qui exclut les candidatures de binationaux, le président devra être de nationalité "exclusivement" tunisienne, musulman, de père et de mère tunisiens et âgé de 35 ans au minimum.

Il lui revient de tracer la politique étrangère du pays en concertation avec le chef du gouvernement. Tout en assumant la charge de chef suprême des forces armées, il ne peut nommer ou révoquer les officiers supérieurs qu'en concertation aussi avec le chef du gouvernement.

Levant la séance à une heure tardive de la nuit après des travaux marathoniens qui ont illustré les premiers pas d'une "démocratie naissante", le président de la Constituante Mustapha Ben Jaâfar a qualifié le texte adopté de "document historique qui marque le véritable démarrage de la Tunisie nouvelle".

 

Source : Associated Press

 

 

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

Conseils de lecture

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés