Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /2010 00:03

Fidel Castro aurait déclaré que le modèle économique cubain ne fonctionnait plus, rapporte mercredi un journaliste basé aux Etats-Unis qui a interviewé récemment l'ancien président.

Prié de dire si le modèle cubain pouvait encore être exporté à l'étranger, Castro aurait répondu: " Le modèle cubain ne fonctionne même plus pour nous ", rapporte dans son blog Jeffrey Goldberg, de la revue Atlantic Monthly.

Ces propos semblent confirmer, ainsi que Castro l'avait déjà suggéré dans un éditorial paru en avril dans des médias cubains, qu'il approuve les réformes modestes lancées par son frère cadet, le président Raul Castro, pour stimuler l'économie cubaine.

Goldberg ajoute que pour Julia Sweig, une spécialiste de Cuba qui l'a accompagné à La Havane, Castro reconnaît ainsi que " l'Etat joue un trop grand rôle dans la vie économique du pays ".

Une telle opinion est de nature à aider Raul Castro face aux membres du Parti communiste hostiles à ses tentatives de libéralisation de l'économie, a dit Sweig à Goldberg.

Goldberg écrivait mardi dans son blog que Castro l'avait invité à La Havane pour discuter de son récent article sur les risques de conflit entre Israël et l'Iran, avec une possible implication des Etats-Unis.

Il a rapporté que Castro reprochait au président iranien Mahmoud Ahmadinejad son antisémitisme et son négationnisme.

Depuis sa réapparition en public en juillet, après un retrait de quatre ans consécutif à une opération des intestins, Fidel Castro, âgé de 84 ans, dit redouter une guerre nucléaire.

Selon lui, un tel conflit est à craindre si les Etats-Unis et Israël tentent d'imposer des sanctions internationales contre l'Iran en raison de ses activités nucléaires.

L'ancien président cubain aurait aussi critiqué sa propre attitude lors de la crise des missiles de Cuba, en 1962, disant à Goldberg que cela " ne valait vraiment pas la peine " d'inciter l'Union soviétique à utiliser l'arme nucléaire contre les Etats-Unis.

Au cours de leur visite, Goldberg et Sweig sont allés, à l'invitation de Fidel Castro, voir un spectacle de dauphins à l'Aquarium national de La Havane.

Ils étaient accompagnés d'Adela Dworin, dirigeante de la communauté juive locale, que Castro a embrassée devant les caméras, peut-être afin d'adresser un message aux dirigeants iraniens, suggère mercredi Goldberg dans son blog.

Le journaliste y écrit par ailleurs que Castro paraît physiquement fragile, mais très vif d'esprit.

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Points de vue publiés dans la presse
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /2010 17:44

Le 13 septembre, le Conseil adoptera le budget rectificatif n°6 au budget général 2010 qui a pour objet de doter le SEAE des ressources financières et humaines nécessaires à sa mise en place.

Concrètement, une nouvelle section 10 " Service pour l'action extérieure " sera créée dans le budget de l'UE.

La majeure partie des moyens destinés jusqu'ici au fonctionnement futur du SEAE seront transférés des institutions (Conseil et Commission) qui étaient jusqu'ici chargés des tâches qui seront désormais assurées par le SEAE.

Le projet de budget rectificatif prévoit que cette nouvelle section soit dotée de 79,6 millions d'euros qui se répartissent de la manière suivante (hors dépenses opérationnelles déjà programmées dans le budget de la Commission) :

 - 46 millions d'euros pour les dépenses de personnel (43 millions pour le transfert de 411 postes du Conseil vers le SEAE ainsi que 3 millions pour la formation du personnel) ;

 - 5,9 millions d'euros pour la location des immeubles, l'équipement et les dépenses de fonctionnement ;

 - 27,7 millions d'euros pour les dépenses liées à la PESC/PSDC.

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /2010 17:16

 

    8 septembre 2010
Elections législatives - Suède Entretien d'Europe avec Arnaud Danjean
Le développement de la politique européenne de défense

Douze ans après la déclaration franco-britannique de Saint Malo, Arnaud DANJEAN, député européen (PPE, FR), Président de la sous-commission ''Sécurité et Défense'' du Parlement européen, revient sur les progrès de l'Europe de la défense et rappelle les opérations extérieures réalisées sous l'égide de l'Union ou celles auxquelles l'Union est associée.
Il évoque également les possibles développements à venir et les raisons pour lesquelles la politique européenne de défense doit être soutenue et densifiée malgré les contraintes économiques et budgétaires actuelles. Il existe un besoin d'actions européennes communes en matière de sécurité et de défense, face à des menaces auxquelles aucune réponse solitaire n'est véritablement efficace. Cette conscience de menaces communes - qu'elles soient globales comme le terrorisme, la cybercriminalité, voire des conflits armés majeurs, ou régionales comme l'instabilité dans telle ou telle zone d'Afrique, permettra d'élaborer une vraie politique commune de Défense.

Il évoque enfin la question des relations avec l'OTAN et certains autres partenaires de l'Union pour conclure que son expérience sur le terrain (ex-Yougoslavie) et d'élu européen lui ont fait mesurer le ''besoin d'Europe'' dans les domaines essentiels de la Sécurité et de la Défense !

Lire l'intégralité de l'entretien...

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La Fondation Robert Schuman, créée en 1991 et reconnue d'utilité publique,  est le principal centre de recherches français sur l'Europe. Elle développe des études sur l'Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l'étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par ses recherches, ses publications et l'organisation de conférences. La Fondation est présidée par M. Jean-Dominique Giuliani.

 

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Par ERASME - Publié dans : Points de vue publiés dans la presse
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /2010 12:08

La lutte contre la piraterie maritime est devenue en quelques années, avec la lutte contre le terrorisme et la lutte contre les armes de destruction massive, le nouvel alpha et omega de la sécurité internationale.

Outre la question des coûts financiers importants qu'occasionnent les différentes opérations engagées par l'Otan et par l'UE pour faire face à une flambée de l'activité de piraterie dans certaines régions du monde où ces trois fléaux contemporains prospèrent à la faveur des jeux et enjeux attachés aux rivalités internationales, régionales et nationales, une autre question mérite qu'on s'y attarde un peu, ici ou là : celle des ressorts en même temps que des effets de cette recrudescence de la piraterie maritime, activité criminelle qui mêle de manière confuse terrorisme, criminalité organisée, renseignement, etc.

Que constate-t-on factuellement ?

1 - Les assureurs des flottes marchandes qui transitent par les régions soumises à cette piraterie maritime en constante évolution ont réévalué le montant des primes d'assurance contractées par les très nombreux armateurs concernés.

2 - La plupart des marines occidentales auxquelles se sont jointes quelques marines orientales mobilisent une partie importante de leur flotte pour participer aux opérations dédiées à la lutte contre une piraterie maritime menée avec des moyens dont les coûts sont particulièrement disproportionnés par rapport aux coûts supportés par les premières, à un moment où les budgets de la défense de ces mêmes Etats sont soumis à des pressions exceptionnellement fortes qui contraignent à faire des choix drastiques en matière d'acquisition, notamment. Ces mêmes marines ont dû modifier leur propre doctrine d'emploi de la composante de leur flotte qu'elles dédient à ces opérations, opérations qui se tiennent loin de leurs propres côtes.

3 - Les doctrines de défense des pays et organisations impliqués dans la lutte contre cette piraterie maritime cèdent peu à peu la place à des doctrines plus globales de sécurité (qu'il s'agisse de sécurité internationale, de sécurité régionale - notamment européenne - ou de sécurité nationale) ; cette évolution se traduit déjà et se traduira inéluctablement par une révision profonde des politiques d'acquisition en équipements dé sécurité et de défense afin de couvrir l'ensemble des fonctions stratégiques attachées aux différents segments du continuum sécurité-défense.

4 - De nouvelles coalitions ad hoc opèrent qui associent des partenaires nouveaux, rompant ainsi avec la logique d'affrontement des blocs qui prévalaient encore il y a quelques années.

5 - Eu égard au vide juridique existant jusqu'ici en la matière, le droit international est tenu d'évoluer de manière à tenir compte des spécificités introduites par cette forme d'insécurité internationale. Cette activité normative mobilise nombre de juristes et diplomates occupés jusqu'ici au réglement d'autres dossiers importants, en même temps qu'elle inaugure un nouveau champ de l'activité de régulation par le droit des relations internationales.

6 - La localisation géographique de ces activités de piraterie maritime coîncide avec les zones de tension et de fracture les plus exigeantes en matière de sécurité internationale, qu'il s'agisse de la lutte contre le terrorisme international, de la lutte contre les armes de destruction massive, ou de la maitrise des milieux dont l'intérêt stratégique et/ou économique est crucial.

Sur la simple base de ce constat sommaire, il ressort très clairement que le dossier de la piraterie internationale mérite bien plus qu'une analyse rapide de ses ressorts, de ses déterminants et de ses effets.

Beaucoup de choses s'y jouent aujourd'hui qui détermineront, tout au moins en partie, les futurs équilibres du monde en matière de relations internationales et de sécurité.

A suivre !

 

 

 

 

 

 

 

Par De la Boisserie - Publié dans : La sécurité dans tous ses états
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /2010 11:45

Par  le caractère déstabilisateur, crisogène, voire polémogène, des tensions, des incertitudes et des défis qu'emportent les grands mouvements planétaires, l'époque est propice à la multiplication d'exercices de 'réflexion prospective' à différents horizons temporels (2020, 2025, 2030, 2050) et à différentes échelles (nationales, régionales et même mondiale) dont les finalités sont multiples : sectorielles, institutionnelles, politiques, stratégiques, macro-économiques, structurelles, .... autant qu'à celle d'exercices de 'planification stratégique'.

Bien que la 'réflexion prospective' et la 'planification stratégique' constituent deux démarches fondamentalement distinctes dans leurs ressorts et dans leurs déterminants, toutes deux sont étroitement corrélées lorsqu'elles sont mises au service de la préparation du futur. En particulier lorsqu´il s´agit de préparer l´avenir d´une nation, d´un Etat, d´une Union ou d´une alliance.

Parmi les exercices croisant  'réflexion prospective' et 'planification stratégique' qui ont été réalisés sur le pourtour méditerranéen au cours de la dernière décennie, celui auquel s'est livré un Etat 'intermédiaire' comme le Maroc présente indubitablement les garanties requises pour apporter les éléments explicatifs nécessaires à la compréhension du lecteur (http://doc.abhatoo.net.ma/DOC/IMG/pdf/HCPfr.pdf).

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Jeux, enjeux et défis globaux
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