Technologies et entreprises en action et en débat

Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 11:18

Les causes du défaut d'une boîte de transmission de l'A400M, qui a cloué au sol l'avion de transport militaire d'Airbus alors qu'il devait participer au programme aérien du salon aéronautique du Bourget, ne sont toujours pas connues, a déclaré mercredi le président d'Europrop International (EPI).

"Nous sommes en train d'étudier le problème, nous ne connaissons pas encore les vraies causes. Mais cela ne remet pas en cause la sécurité de l'avion ni le programme dans son ensemble", a dit à des journalistes Simon Henley.

Europrop International est le consortium, emmené par Rolls-Royce et Safran, chargé du développement et de la fabrication des moteurs TP400-D6 qui équipent l'A400M.

L'un des responsables du programme A400M a souligné la veille, sous couvert d'anonymat, que le fait que la boîte de transmission soit défectueuse est lié à un défaut de fabrication et non de conception.

La boîte est fabriquée par l'italien Avio pour Europrop. Elle a été envoyée chez Rolls-Royce en Grande-Bretagne afin d'être analysée.

Une série de problèmes sur les turbopropulseurs se sont traduits pas un retard et des surcoûts de l'A400L, le plus important programme militaire européen.

 

Source : Reuters

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 11:00

La décision de la chancelière allemande de faire sortir son pays du nucléaire d'ici 2022 a été présentée en France comme à la fois électoraliste (il s'agirait de séduire les électeurs tentés par le vote vert) et hypocrite (l'Allemagne devra importer de l'énergie nucléaire française). En réalité, ces deux arguments résistent mal à une analyse rationnelle et dynamique.

La première critique pourrait être retournée en compliment, surtout par opposition à la France où l'on a du mal à ouvrir un débat au niveau gouvernemental, alors même que l'opinion publique, suite aux événements japonais, évolue. Surtout, on peut montrer qu'au-delà de la logique électorale, il y a sans doute des arguments économiques à la diminution de la part du nucléaire. Ainsi, on nous dit, à juste titre, que la prédominance de l'énergie nucléaire en France nous permet de bénéficier de prix de l'électricité réduits.

Mais, comme très souvent dans le débat public, on présente un avantage sans mettre le coût en balance. Et le coût, c'est évidemment celui d'un accident nucléaire. On entend que celui-ci est de probabilité extrêmement faible, en ajoutant que "le risque 0 n'existe pas". Il n'y a rien de moins scientifique que cette assertion. En effet la question n'est pas celle de la simple probabilité d'occurrence d'un risque, mais de la probabilité pondérée par la gravité du risque. Or, en matière nucléaire, cette gravité est incommensurable puisqu'elle concerne un très grand nombre de personnes susceptibles d'être irradiées.

C'est la grande différence avec, par exemple, un accident d'avion, dont les conséquences ne concernent que quelques dizaines ou quelques centaines de personnes. En outre, une catastrophe nucléaire a une temporalité très longue (des territoires sont désertés pendant des décennies). Là encore, on saisit bien la différence avec un accident aérien. Ajoutons qu'un risque, même extrêmement faible, a vocation à se réaliser.

Ainsi, on peut affirmer qu'un accident nucléaire se réalisera un jour. Mais il est possible que ce soit dans deux siècles. Finalement, l'Allemagne réagit comme une société libérale ouverte au sens de Karl Popper, c'est-à-dire une société où l'on tâtonne, où l'on peut revenir sur des décisions en fonction des événements, pour améliorer son fonctionnement. A l'inverse, ce processus d'essais/erreurs est entravé en France, par des institutions politiques très centralisées, qui ont fait du nucléaire une source d'énergie prédominante, dont il est en effet, en pratique, difficile de sortir.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

 

Par ERASME - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 20:19

La chancelière allemande Angela Merkel a soutenu samedi une proposition visant à fermer les 17 centrales nucléaires du pays d'ici 2022.

S'exprimant lors d'un meeting de la CSU, le parti bavarois allié à son Union chrétienne-démocrate (CDU), Merkel a jugé raisonnable cette échéance.

" Je pense que le calendrier proposé par la CSU est un bon calendrier ", a dit Merkel.

Le gouvernement prévoit d'annoncer sa décision le 6 juin.

La chancelière allemande est revenue sur la décision de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires du pays après le séisme et le tsunami du 11 mars au Japon qui ont fortement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi.

Elle a également imposé un moratoire de trois mois sur les activités des sept plus anciennes centrales nucléaires du pays.

En raison de ce moratoire et des travaux de maintenance, seules quatre des 17 centrales allemandes fonctionnaient samedi 21 mai.

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 13:53

Grâce à un appui de 225 millions d'euros provenant du Mécanisme de financement du partage des risques (MFPR) de l'UE, créé par la Commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI), l'Europe lancera en 2012 un satellite de télécommunications innovant : ALPHASAT.  

La BEI accorde à Inmarsat un crédit de 225 millions d'euros en vue de la construction et du lancement de ce satellite, dont le coût devrai atteindre quelque 598 millions d'euros. Ce crédit provient du MFPR géré conjointement par la Commission européenne et la BEI (cf. Le mécanisme de financement avec partage des risques (MFPR) de la BEI - Des capacités de prêt supplémentaires pour soutenir l’innovation en Europe), qui bénéficie du soutien financier du 7ème programme-cadre de RDT - PCRD - de l'UE (1 milliard d'euros) et de ressources propres de la BEI (1 milliard d'euros). la contribution de l'ESA, qui représente environ 230 millions d'euros, réside dans la mise à disposition de la plate-forme ALPHABUS.

Le MFPR facilite l'accès des entreprises privées ou des organismes publics au financement de la recherche, du développement et de l'innovation. Il couvre des projets dont l'ambition et la complexité entravent le financement par des sources privées, malgré l'importance de leurs retombées potentielles en termes de croissance économique, de créations d'emplois, de compétitivité et de progrès social.

La mission ALPHASAT est une entreprise commune de l'Agence spatiale européenne (ESA) et d'Inmarsat Plc, une société britannique spécialisée dans les communications par satellite. Un accord concernant ce projet a été signé le 22 avril à Bruxelles par Philippe Maystadt, président de la BEI, et Perry Melton, directeur général d'Inmarsat, en présence de Maire Goeghenan Quinn, Commissaire européen en charge de la recherche, de l'innovation et de la science, et de Magali Vaissière, directrice des télécommunications et des applications intégrées de l'ESA.

Le prototype ALPHASAT sera le premier satellite à bénéficier d'une plate-forme de nouvelle génération mise au point par l'ESA et le CNES. Il permettra à des zones reculées d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient d'accéder aux services de communication de données et de communication vovale à grande vitesse. Les utilisateurs mobiles des secteurs maritime, aéronautique et terrestre pourront en faire usage dans toutes sortes de situations, et il facilitera notamment le travail des services médicaux et des services d'urgence. Les organismes de recherche disposeront d'un accès libre à Alphasat. dans un premier temps, celui-ci hébergera quatre applications développées par plusieurs universités, entreprises et organisations spatiales européennes s'occupant de recherceh aéronautique, terrestre et maritime.

Bel exemple de ce que l'Union devrait développer pour "sauver" des projets stratégiques comme Galiléo et Iter (cf. Où en est le programme européen Galiléo ? (2) ), et que la politique européenne des capacités et de l'armement pourrait généraliser pour l'ensemble des grands projets d'équipements à haute valeur ajoutée européenne selon des modalités appropriées aux secteurs de la sécurité et de la défense (cf. Dans le contexte actuel des finances publiques de ses Etats membres, l'UE peut-elle assurer un développement approprié des capacités requises par celui de la PSDC ? ).

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 09:38

EADS devrait instaurer des mécanismes de protection dans son capital afin d'éviter des prises de contrôle non souhaitées par la France et par l'Allemagne, déclare son président exécutif au Monde.

Le groupe européen d'aéronautique et d'espace dispose actuellement d'un actionnariat équilibré entre la France et l'Allemagne, dont Louis Gallois se dit le garant dans un entretien publié jeudi 31 mars par le quotidien.

L'Etat français et le groupe de médias Lagardère  ont des participations respectives de 15% et 7,5% et un total de 22,5% des droits de vote. Du côté allemand, le constructeur aéronautique Daimler détient 15% du capital et 22,5% des droits de vote.

" Pour le long terme, la meilleure solution est probablement de banaliser les participations de référence et d'instaurer des mécanismes de protection pour éviter des prises de contrôle non souhaitées par la France et par l'Allemagne ", explique Louis Gallois.

" Cela permettrait à chacun de gérer ses parts à sa convenance, dégagé de préoccupations de souveraineté ", ajoute-t-il.

Daimler a annoncé son intention de se désengager, au moins partiellement, d'EADS à moyen terme, tandis que Lagardère, dont la stratégie consiste à céder ses participations minoritaires, a indiqué qu'il ne céderait pas sa part dans le groupe avant l'an prochain.

Le ministre de l'Economie allemand Rainer Brüderle a déclaré fin février que la création d'une "golden share", qui donnerait à Paris et à Berlin un droit de veto sur les décisions stratégiques du groupe, pourrait être une solution si Daimler décidait de se désengager du capital d'EADS.

Louis Gallois, dont le mandat expire en 2012, a également écarté l'idée que la réorganisation récente de Cassidian, le pôle défense et sécurité, soit le prélude à une scission de cette division d'EADS.

" Soyons clairs : tant que je serai là, cela ne se produira pas", déclare-t-il. "Ce serait néfaste tant pour EADS que pour les activités de défense ".

 

Source : Reuters

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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