A la rencontre de femmes et d'hommes illustres

Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 22:04

From all so called Founding Fathers of the Europe Union, four of them were active in the European Parliament: Paul-Henri Spaak, Alcide de Gasperi and Robert Schuman have been President of the Parliament. The fourth one was perhaps no President but the best know member of the European Parliament ever: Altiero Spinelli. He was also the last one of them that died, 25 years ago.

And today, 25 years later, we could ask ourselves: what would the founding fathers and especially Spinelli think about the current state of the Union? I think he would be very glad. At least until some years ago. Since 1986 we have a functioning Internal Market, we had Maastricht, the reunification of Europe with many new member-states, we have a common currency, the euro, Schengen and almost a European Constitution.

 

Almost. Because since the negative referenda in France and The Netherlands, I am sure Spinelli would have been less happy with the evolution of his dream, the European Union. I am sure that Spinelli and the other founding fathers would be surprised and ask us: why have you dropped the Community method? The method we have been fighting for since the very beginning? Why this intergovernmental method? Has it not been clear since the Lisbon Strategy that it simply doesn’t work?

I am sure that Altiero Spinelli would be astonished and extremely worried to see how nationalism and populism is coming back as if the last sixty years didn’t exist. As if his imprisonment during the Second World War didn’t serve any purpose at all.

Ladies and Gentlemen,

It is a good moment to celebrate Altiero Spinelli. A moment when the euro and the solidarity in the eurozone are under enormous pressure. A moment when France and Italy are playing games on the back of Tunisian refugees. A moment when Denmark is even reintroducing border controls. A moment when there is no common answer to the economic crisis. A moment when we even don’t manage to back for the full hundred percent the Arab population fighting for liberty and democracy.

There is only one way to go: we have to go back to the principles, the convictions and the method of Altiero Spinelli. We have to go back to what Spinelli believed, to the conviction of the founding fathers: the solution to the problems of today is not less, but more integration, not less, but more Europe.

 

Source : http://www.spinelligroup.eu/2011/05/23/statement-of-guy-verhofstadt-25-years-since-altiero-spinelli-died/

 

Par ERASME - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 11:47

Simone Weil (à ne pas confondre avec cette autre Femme illustre qu'est Simone Veil, ancienne déportée, ancienne ministre, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah) fait partie de ces êtres d'exception dont la vie comme la pensée constituent des manifestations non seulement vivantes mais exhaltantes de l'Espérance.
" Parler d’elle comme d’un philosophe chrétien est à la fois une évidence et un contresens. Elle s’est déclarée chrétienne («cette foi est mienne») tout en restant sur le seuil, dans le nartheix où se tiennent les catéchumènes («j’ai pour vocation d’être chrétienne hors de l’Église») et refusera jusqu’au bout un baptême que d’aucuns pourtant auraient bien aimé lui administrer. "
Elève de Terminale, je me souviens avoir été conduit à en investiguer la pensée profonde sur ce représente le risque pour l'Homme en cours de Philosophie, afin d'en dégager la substantifique moelle ; belle école que celle-là qui ne nous enseignait et ne pratiquait ni le "risque 0" ni la "tolérance 0" !
Profondément touché par l'élévation de sa pensée, je me suis même hasardé à écrire un poème sur le risque qui me permit d'être lauréat d'un petit concours local de poésie.
Qu'a-t-elle écrit à son propos qui ait pu susciter une telle motivation ?
Quelques passages tirés de son oeuvre intitulée "l'enracinement" permettront au lecteur d'en saisir toute la hauteur !
" Le risque est un besoin essentiel de l'âme. L'absence de risque suscite une espèce d'ennui qui paralyse autrement que la peur, mais presque autant. D'ailleurs il y a des situations qui, impliquant une angoisse diffuse sans risques précis, communiquent les deux maladies à la fois.
Le risque est un danger qui provoque une réaction réfléchie ; c'est-à-dire qu'il ne dépasse pas les ressources de l'âme au point de l'écraser sous la peur. Dans certains cas, il enferme une part de jeu ; dans d'autres cas, quand une obligation précise pousse l'homme à y faire face, il constitue le plus haut stimulant possible.

La protection des hommes contre la peur et la terreur n'implique pas la suppression du risque ; elle implique au contraire la présence permanente d'une certaine quantité de risque dans tous les aspects de la vie sociale ; car l'absence de risque affaiblit le courage au point de laisser l'âme, le cas échéant, sans la moindre protection intérieure contre la peur. Il faut seulement que le risque se présente dans des conditions telles qu'il ne se transforme pas en sentiment de fatalité ."

J'ai souhaité lui rendre hommage sur ce blog en invitant le lecteur à en découvir la vie et la pensée en parcourant le site http://www.culturesfrance.com/adpf-publi/folio/weil/08.html, où le dossier qui lui est consacré se termine ainsi :

" Si l’on ne peut parler en toute rigueur de doctrine weilienne (sa pensée ne formant pas système stricto sensu), si elle n’a pas laissé de disciples (il faut être un maître pour cela), demeure incontestablement un certain style weilien dans la problématisation des questions essentielles, une exigence entre toutes reconnaissable, la présence «ignée» au monde et à Dieu d’un pèlerin de l’absolu.

Si l’on ne peut parler de postérité weilienne en terme d’école, avec ses courants et ses clans, l’influence intellectuelle et spirituelle de Simone Weil est tout à fait considérable. Elle demeure pour un grand nombre de nos contemporains, célèbres ou obscurs, une référence obligée, voire un phare d’une exceptionnelle intensité.
En guise de florilège, retenons parmi ceux qui se reconnaîtront une dette, plus ou moins explicite, à l’endroit de sa pensée des esprits aussi différents que Maurice Schumann, homme politique, les cinéastes Roberto Rossellini (en particulier lors de l’écriture d’Europe 51) ou Henri Georges Clouzot, qui se convertira sur le tard au catholicisme le plus mystique, et que bouleversera la lecture d’Attente de Dieu. Des écrivains, comme Julien Green, Mircea Eliade, Czeslaw Milosz, Albert Camus, Iris Murdoch, Flannery O’Connor, Cristina Campo... Des philosophes, bien entendu, l’ont lue et méditée, tels Jean Guitton, Emmanuel Levinas, Émile Cioran («De la génération Sartre-Bataille, il n’est guère que Simone Weil qui m’intéresse»), René Girard, Michel Serres ou André Comte-Sponville (dont les analyses weiliennes sont toujours pénétrantes, et qui voit en elle « un des rares maîtres spirituels de notre époque »).
Témoin d’un siècle chaotique qu’elle voulut penser, Simone Weil est actuelle, en quelque façon, comme inactuelle, puisque survenant à contretemps, puisque résolument intempestive.
« L’objet de ma recherche n’est pas le surnaturel, mais ce monde. Le surnaturel est la lumière. On ne doit pas oser en faire un objet, ou bien on l’abaisse. » (La Pesanteur et la Grâce) "

Repères biographiques (cf. le site évoqué supra)

1909 Naissance à Paris, le 3 février. Simone Weil a un frère, de trois ans son aîné, André, futur cofondateur du groupe de mathématiciens «Bourbaki». Enfant de santé fragile.
1919 Entre au lycée Fénelon.
1921 Santé toujours très incertaine. Ne retourne au lycée qu’épisodiquement. Prend des leçons de piano avec Germaine Tailleferre. Lecture des Pensées de Pascal.
1923 Classe de première à Fénelon. Découvre Platon à travers le Phédon et le Criton.
1924 S’inscrit en classe de philosophie au lycée Victor-Duruy pour être l’élève de René Le Senne, philosophe spiritualiste disciple d’Octave Hamelin.
1925 Entre dans la classe d’Alain, en khâgne, au lycée Henri-IV. Se lie d’amitié avec Simone Pétrement.
1926 Influence décisive d’Alain, qui l’appelle «la Martienne». Lecture assidue de Platon, de Descartes, de Spinoza et de Kant.
1927 Formation du «Groupe d’éducation sociale»: Simone, son frère et ses amis y donneront des cours, destinés au peuple, à l’école municipale de la rue Falguière, jusqu’en 1931.
1928 Reçue à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm; parmi ses camarades de promotion: Jean Beaufret, Thierry Maulnier, Maurice Bardèche, Robert Brasil-lach, Claude Jamet...
1929 Adhère, et fait adhérer ses parents, à la Ligue des droits de l’homme. Donne des cours bénévoles à des cheminots.
1930 Commence à souffrir de violents maux de tête. Soutient son diplôme d’études supérieures: «Science et perception chez Descartes».
1931 Reçue à l’agrégation de philosophie. Nommée au lycée de jeunes filles du Puy. Contacts avec les milieux syndicalistes révolutionnaires. Participation active à la vie du mouvement ouvrier de la Haute-Loire et de la Loire.
1932 Séjour en Allemagne. Divers articles - en particulier dans La Révolution prolétarienne - sur la situation politique allemande à la veille de la prise du pouvoir par les nazis.
Nommée professeur au lycée d’Auxerre.
1933 Vacances en Espagne. Prend contact avec des militants de la Fédération communiste ibérique, dissidents du parti communiste espagnol. Article dans La Révolution prolétarienne sur l’échec de la révolution russe et sur la défaite du mouvement ouvrier allemand.
Collabore à La Critique sociale, revue du Cercle communiste démocratique dirigée par Boris Souvarine.
Rencontre et héberge à Paris Trotski.
1934 Traduit un texte de Machiavel sur le soulèvement des ciompi, ouvriers de la laine florentins.
Achève son «grand œuvre», son «testament», qu’elle ne publiera jamais: Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale.
Entre comme manœuvre chez Alsthom à Paris.
1935 Quitte Alsthom. Chômeuse, puis ouvrière spécialisée chez Renault.
Échange de lettres avec Alain, à propos des Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale.
Fin du travail en usine.
Vacances d’été en Espagne et au Portugal. Premier des «trois contacts» avec le catholicisme.
Nommée professeur de philosophie à Bourges.
1936 Correspondance avec Victor Bernard sur la vie ouvrière en usine. Expérience du travail agricole dans le Cher. Santé de plus en plus précaire.
Antigone, dans la revue Entre-nous.
Écrit La vie et la grève des ouvriers métallos, sous le pseudonyme de Simone Galois.
Lettre à Auguste Detœuf sur la signification des grèves ouvrières.
Assiste à une projection des Temps modernes de Charlie Chaplin.
Départ pour l’Espagne: engagement dans les rangs des anarcho-syndicalistes. Une blessure accidentelle hâtera son rapatriement.
Obtient un congé de maladie pour un an.
Textes divers, dont deux lettres: Lettre ouverte à un syndiqué et Lettre aux Indochinois (qui abordent la question coloniale en Extrême-Orient).
1937 «Ne recommençons pas la guerre de Troie», dans les Nouveaux Cahiers.
Voyage en Italie. À Assise, deuxième «contact» avec le catholicisme.
Compose un poème, Prométhée. Écrit La Condition ouvrière, qui sera publiée dans l’ouvrage éponyme.
Nommée au lycée de Saint-Quentin (Aisne).
1938 Nouveau congé de maladie, reconduit, d’année en année, jusqu’à sa mort. Semaine pascale à Solesmes. Troisième «contact» avec le catholicisme.
Lettre à Georges Bernanos, après la lecture des Grands Cimetières sous la lune.
Assiste au congrès du groupe Bourbaki, à Dieulefit (Drôme).
Première expérience mystique: est visitée par le Christ alors qu’elle récite le poème Love, de George Herbert.
1939 Rédige «Réflexion en vue d’un bilan», qui signe son abandon du pacifisme.
Écrit «Réflexions sur les origines de l’hitlérisme» et «L’Iliade ou le poème de la force».
1940 Lit la Bhagavad-Gîtâ, dont l’esprit lui semble très proche de l’esprit chrétien.
André Weil est inculpé d’insoumission et incarcéré à la prison du Havre: riche correspondance (en particulier sur les mathématiques) entre le frère et la sœur. Il s’embarquera bientôt pour les États-Unis.
Rédige un «Projet d’une formation d’infirmières de première ligne», qu’elle remaniera plusieurs fois.
Paris est déclarée «ville ouverte». La famille Weil s’installe à Marseille, via Nevers. Prend contact avec Les Cahiers du Sud, de Jean Ballard.
Lettre au ministre de l’Instruction publique pour protester contre le «Statut des juifs».
1941 Étudie le sanscrit avec René Daumal, qui lui fait rencontrer Lanza del Vasto.
Fréquente la Sociéte d’études philosophiques de Marseille, animée par Gaston Berger. Écrit pour lui un Essai sur la notion de lecture.
Rencontre le père Perrin, dominicain, qui lui fait connaître Gustave Thibon, écrivain catholique, qui exploite une ferme en Ardèche. Exprime sa volonté d’y travailler comme ouvrière agricole.
Lecture du Tao-Tö-King et des Upanishads. Vif intérêt pour le folklore. Apprend et récite le Pater en grec.
Lettre à Xavier Vallat, commissaire aux questions juives, sur le «Statut des juifs».
Grande fécondité intellectuelle. Nombreux articles dans Les Cahiers du Sud («Le Génie d’Oc et l’homme méditerranéen», «L’avenir de la science», «Réflexion à propos de la théorie des quanta»...). Deux poèmes: La Mer et Les Astres.
1942 Lettres au père Perrin (réunies dans Attente de Dieu).
Rencontre Joë Bousquet à Carcassonne.
Longues conversations avec dom Clément Jacob à l’abbaye bénédictine d’En-Calcat (Tarn).
Retour à Marseille. Nombreux textes: Réflexions sur le bon usage des études scolaires en vue de l’amour de Dieu; Formes de l’amour implicite de Dieu; Les Trois Fils de Noë; L’Amour de Dieu et le Malheur.
Lettres d’adieu à Joë Bousquet et au père Perrin.
Départ pour l’Amérique, via Oran et une longue escale à Casablanca (rédaction des Intuitions pré-chrétiennes).
Écrit la plus grande partie des Cahiers d’Amérique (La Connaissance surnaturelle).
Trois lettres importantes: au père Couturier (Lettre à un religieux); à son frère, lui recommandant ses parents; et à Jean Wahl, pour lever toutes équivoques concernant son attitude à l’égard de Vichy.
Embarquement pour l’Angleterre (novembre). Affectée, à Londres, comme rédactrice au Commissariat à l’action sur la France.
Intense production intellectuelle (Écrits de Londres et L’Enracinement).
1943 Entre à l’hôpital Middllesex (tuberculose diagnostiquée). Elle est transportée au sanatorium d’Ashford (Kent). Refuse de se nourrir et de se soigner.
Meurt le 24 août. Inhumation au New Cemetery d’Ashford, dans la section réservée aux catholiques.

Par ERASME - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 11:30

Nous savons tous, et M. Mitterrand le premier, que pour le général de Gaulle, la gauche et la droite se définissent par ce que l'une et l'autre peuvent faire pour la France.

Nous savons aussi que les associés de M. Mitterrand, devant le plus récent drame de notre histoire, celui de l'Algérie, ont passé leur temps à faire faire à la gauche la politique de la droite.

Et nous savons enfin que, par deux fois, le général de Gaulle a failli être tué par cette droite même, Monsieur Mitterrand, qui vous apporte aujourd'hui ses voix, en raison, n'est-ce pas ! de son passé hautement républicain.

Si la gauche ne signifiait que la présence au gouvernement d'une équipe déterminée de politiciens, il n'y aurait pas même lieu d'en parler. Mais je crois, comme M. Mitterrand, que le mot gauche signifie, heureusement, autre chose que ceux qui s'en servent.

D'abord, évidemment, la Révolution française. A tel point qu'il ne serait pas déraisonnable de dire qu'un homme de droite, c'est celui pour qui la Révolution signifie la guillotine, et un homme de gauche, celui pour qui elle signifie Fleurus. J'ai entendu, comme chacun, le petit cantique de M. Mitterrand à son amour de la liberté. Ce poujadisme sentimental semblait bien mince, en face d'un si grand héritage ! Pour nous, la gauche, c'est la présence, dans l'histoire, de la générosité par laquelle la France a été la France pour le monde.

Au musée mexicain de Puebla, l'instituteur me parlait de la France avec cette chaleur que nous rencontrons souvent en Amérique latine. Sur les murs, les fresques représentaient les combats des troupes mexicaines contre les zouaves. Je lui demandai : « Comment votre sympathie pour mon pays est-elle restée si grande, malgré l'expédition du Mexique ? » II me répondit : « II y a quelques textes — très peu — que tous nos enfants apprennent à l'école. Entre .autres, la lettre de Victor Hugo à Juarez — au temps des victoires de l'empereur Maximilien. » Cette lettre que tous les enfants du Mexique savent par cœur, peu d'enfants de France la connaissent. La voici :

« Si vous devenez vainqueur, Monsieur le Président, vous trouverez chez moi l'hospitalité du citoyen ; si vous êtes vaincu, vous y trouverez l'hospitalité du proscrit ».

La France, pour le Mexique, c'est cette lettre. Mais l'instituteur s'était précipité à Mexico pour y applaudir le général de Gaulle. Je doute qu'il s'y fût précipité pour y accueillir M. Mitterrand. Car il s'agissait de signification historique, et, pour l'histoire, conquérir la liberté ne se conjugue pas au conditionnel. Un Mexicain trouve très drôle d'entendre attaquer un homme que toute l'Amérique latine appelle Libertador, comme les fondateurs de ses républiques, par un homme qui n'a jamais rien libéré — et d'entendre parler d'une union des républicains contre un homme qui a sauvé deux fois la République.

Il y a des pays qui ne sont jamais plus grands que lorsqu'ils sont contraints de se replier sur eux-mêmes : l'Angleterre de Drake et de la bataille de Londres. Il y a des pays qui ne sont jamais plus grands que lorsqu'ils tentent de l'être pour tous les autres : la France des croisades et de la Révolution. Sur bien des routes de l'Orient, il y a des tombes de chevaliers français ; sous bien des champs de l'Europe occidentale, il y a des corps de soldats de l'an II. Un peuple ramassa l'épée de Turenne, lança à travers l'Europe la première armée de la justice, et pendant cent ans, cette armée en haillons emplit les plus nobles rêves du monde :

Ils avaient chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
Et leur âme chantait dans le clairon d’airain…

Qu'est-ce que vous et moi avons à faire, Monsieur Mitterrand, avec ces ombres immenses, qui firent danser l'Europe au son de la liberté ? Candidat unique des républicains, de quel droit venez-vous vous prévaloir de Fleurus — vous qui n'étiez pas même en Espagne ? Vous avez été onze fois ministre de la IVe, vous auriez pu l'être de la IIIe, de la seconde, peut-être. Ni vous ni moi n'aurions pu l'être de la première.

Candidat unique des républicains, laissez dormir la République !...

Cette République-là est morte avec le XIXe siècle. Mais non ce qu'elle portait en elle. C'est la volonté de justice — et d'abord de justice sociale. C'est la volonté d'indépendance nationale. Pas le nationalisme : l'indépendance. C'est la volonté de liberté individuelle, que vous feignez de croire menacée. Que reste-t-il de ces volontés ? Aux yeux du monde, aux yeux de la France elle-même, non pas ce qu'on en dit, mais ce qu'on fait pour elles.

Pour qu'il existât une gauche, il fallait d'abord — non ? qu'existât la République... Le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'allait pas très bien, en 1944. Ô mes compagnons, qui avez défendu Strasbourg un contre vingt, vous qui savez ce qui se serait passé dans une ville, déjà abandonnée par l'armée américaine, sans le général de Gaulle, avez-vous oublié qu'en ce temps, la République et le général de Gaulle étaient inséparables ? Qui vous eût dit qu'il serait un jour attaqué, au nom de cette torche que nous avons si douloureusement rallumée ensemble, par les éphémères qui ont mis douze ans à voleter autour ?

La République exigeait un minimum de justice politique. Et d'abord, le vote des femmes. Les politiciens au pouvoir le refusaient encore aux femmes françaises, quand il était accordé aux femmes turques. Il était inévitable ? Oui — depuis vingt ans : le général de Gaulle a dit et fait ce que les politiciens disaient et ne faisaient pas.

Puisque la résurrection de la France exigeait une autorité véritable, il fallait que cette autorité fût fondée sur le peuple, et que le président de la République fût élu au suffrage universel. Cette fois, il ne suffit pas de dire que les libertés ont été rétablies ou établies par le général de Gaulle. C'est au nom de cette liberté-là que vous êtes aujourd'hui candidat, Monsieur Mitterrand. Et elle n'a pas été seulement, comme les autres, établie sans vous : elle a été établie malgré vous. En octobre 1962, au congrès des maires de la Nièvre, vous déclariez que l'élection du président de la République par tous les citoyens dépossédait les élus de leurs droits.

Dans le domaine social, il y a eu, depuis vingt ans, deux décisions capitales : les nationalisations, la Sécurité sociale. Qui les a prises ?

Dans le domaine de justice humaine le plus dramatique depuis la guerre de 1940, celui de la décolonisation, le système auquel vous apparteniez était à la veille de faire de l'Afrique noire une immense Indochine — en marge de l'Algérie où vous n'aviez su ni faire la guerre, ni faire la paix. La figure qui est aujourd'hui celle de la France depuis Brazzaville jusqu'à Alger — jusqu'à Alger ! — c'est celle de la droite ou de la monarchie, n'est-ce pas ? Et lorsque le président du Sénégal écrit : « De notre point de vue, c'est le général de Gaulle qui a une position socialiste révolutionnaire et ce sont ses adversaires qui ont une position conservatrice, parce que néo-colonialiste », c'est sans doute par respect du pouvoir personnel. Au surplus, le président Senghor ne connaît pas l'Afrique.

Enfin, il est sans doute antirépublicain que, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, les soldats français ne se battent plus.

Le général de Gaulle a donc rétabli la République, établi le droit de vote des femmes, l'élection du président de la République au suffrage universel, les nationalisations, la Sécurité sociale, les allocations familiales, les comités d'entreprises ; réussi une décolonisation qui a rendu à la France son visage historique ; résolu le terrible problème algérien, apporté la paix en menant la seule vraie lutte contre la seule droite meurtrière, celle du putsch d'Alger et du Petit Clamart.

Vous, qu'avez-vous fait ?

Vous avez rêvé la gauche. Vous croyez que vous la faites quand vous parlez d'elle. Un ouvrier m'écrivait hier : « Dites bien que si moi je vote pour de Gaulle, c'est parce que avec lui on n'a pas les CRS sur le dos, alors qu'avec Mitterrand, on les avait tout le temps ! » Vous n'êtes pas le défenseur de la justice ; chaque fois qu'elle a été tragiquement en cause, vous n'avez pas existé. Vous n'êtes pas le défenseur des libertés individuelles, qui ne sont nullement menacées. Vous n'êtes pas le défenseur de l'indépendance nationale.

Puisque vous ne symbolisez en rien une véritable action de la gauche, puisque vous ne symbolisez pas la République, et puisque, néanmoins, vous symbolisez incontestablement quelque chose, que symbolisez-vous ?

D'abord, le mélange de désir émouvant et d'inévitable démagogie qu'implique l'éternelle intention politique, opposée à l'action politique. Il est plus facile d'accorder les électeurs sur le désir d'aller au ciel, que de leur donner les moyens d'y aller. Vous croyez d'instinct que les écrasants obstacles de l'histoire ont une solution parlementaire. Vous dites : « Si je suis élu, je dissous l'Assemblée, et je gouverne avec la majorité que dégageront les élections. » Bien. Vous espérez que cette majorité sera formée de voix semblables à celles que vous venez de rassembler. Supposons-le. Mais moins de la moitié de vos voix sont pour l'Europe intégrée, c'est-à-dire américaine ; plus de la moitié, communiste, est contre. Il s'agit d'une question capitale, non d'un point de détail. Qu'y changera votre jeu parlementaire ? Couperez-vous la France en deux ? Ou en quatre, car vous êtes le candidat unique de quatre gauches — dont l'extrême droite.

Depuis que je vous écoute à la télévision, je m'aperçois que tous les problèmes que le général de Gaulle a posés comme des problèmes d'histoire, vous espérez les résoudre par des combinaisons, par des « contrats loyaux » (il y a des contrats déloyaux ?) avec tel ou tel parti. Mais la gauche de Jaurès, ce n'était pas une combinaison. Le choix auquel est appelé le pays, et qui n'est nullement entre la droite et la gauche, est entre un homme de l'histoire et les politiciens.

Je n'ai rien contre les politiciens. Ils ne sont pas particuliers à la IVe République. Ils ont peu changé depuis la Grèce. En gros, ils forment, depuis des siècles, un club de négociateurs. Aux objectifs historiques — donc à long terme — ils substituent toujours l'objectif immédiat, c'est-à-dire, dans les temps modernes, électoral. Le gouvernement que M. Mitterrand nous promet, c'est de l'histoire fiction, comme il y a la science-fiction. Qu'est-ce que cette politique de gauche qui n'ose pas prononcer les mots « classe ouvrière » ; qu'est-ce que cette autorité que s'arroge M. Mitterrand sur le parti communiste ? Mais s'il avait la moindre autorité, le parti communiste ne le soutiendrait pas, les chefs des autres partis, pas davantage ! Dans ce cache-cache où chacun attend l'autre au coin d'un bois, M. Mitterrand a le choix entre Daladier et Kerensky. Il n'y a pas d'union des gauches, le peuple entier le sait, et les politiciens le proclameraient dès que le pouvoir serait atteint : l'objet réel de l'union, c'est l'élection. Je ne veux pas parler ici d'intérêt, mais d'une réalité historique plus profonde, que j'appellerai le compromis comme moyen naturel de gouvernement. La fin de la IIIe République en fut l'expression la plus dramatique, et la IVe, l'expression la plus pitoyable. Lorsque, avant la guerre de 1940, il fallut concilier les défenseurs des divisions cuirassées et ceux des armes traditionnelles, on mit un demi soldat dans un demi char — et le résultat ne se fit pas attendre. Cette conception du gouvernement n'a jamais résisté au danger de la patrie, depuis la Convention jusqu'à Clemenceau ; elle ne résiste pas davantage à la transformation sans précédent de la civilisation, à laquelle sont confrontés les États modernes. Mais elle a conservé sa valeur électorale, parce qu'un programme commun concerne ce qu'on fera, non ce qu'on fait. Le génie du politicien, c'est de contourner l'obstacle. D'où sa singulière incapacité — on l'a vu en 1940 — à faire face au drame. D'où la nécessité où sont les politiciens d'inventer un monde imaginaire dans lequel les obstacles réels — le sous-développement, les autres nations, la misère, la transformation sans précédent du monde — sont remplacés par un seul adversaire : l'adversaire politique, transformé en diable. La religion des États totalitaires, c'est le manichéisme épique : celle des politiciens, depuis bien longtemps, c'est le manichéisme électoral.

C'est pour cela, et nullement par hasard, que M. Mitterrand a suggéré que le gouvernement avait truqué les urnes des Comores, et donné à ces îles le poids de cinq départements métropolitains (les plus petits) qui totalisent 384 000 électeurs, alors que les Comores en ont 113 000. Ce qu'il devrait savoir mieux que moi, puisqu'il a été ministre de la France d'outre-mer. Mais il ne s'agit plus aujourd'hui que du nombre des votes gaullistes.

C'est pour cela qu'il faut flétrir la carence de notre Éducation nationale dont le gouvernement a doublé le budget, et pour laquelle les onze gouvernements auxquels appartint M. Mitterrand n'avaient rien fait.

C'est pour cela qu'il faut dire, avec une belle énergie : « Je rétablirai les relations avec le Marché commun agricole ! » Alors que ces relations ne sont pas rompues ; que si le président de la République avait été élu le 5, une conférence aurait sans doute déjà eu lieu en Italie. Alors que si la France n'avait pas exigé que l'agriculture fût inscrite dans le développement de l'Europe, l'agriculture n'y aurait sans doute jamais été inscrite; alors qu'aucun agriculteur, vendeur de ses produits, n'accepterait de passer avec son acheteur un contrat dont l'acheteur pourrait modifier les conditions sans son accord.

C'est pour cela qu'il faut feindre de ne pas comprendre que le général de Gaulle a dit avant-hier « assurances sociales » pour « Sécurité sociale », et affirmer qu'il se prévaut de ce qui fut fait en 1930.

C'est pour cela qu'il faut dire que le général de Gaulle n'a pas de politique étrangère, et répéter comme un refrain : « Cette politique a échoué ; alors, on en a essayé une autre. » Fasse la chance, Monsieur Mitterrand, que vous trouviez une politique étrangère si mauvaise, qu'elle rende à la France la place qu'elle avait perdue depuis trente ans !

C'est pour cela qu'il faut dire que nous avons joué la Chine contre la Russie. N'ayant pas « joué » la Chine du tout, nous n'avons eu à la jouer contre per sonne. Le général de Gaulle a décidé que la France faisait sa diplomatie elle-même. Or, n'avoir pas droit à sa propre politique étrangère, c'est la définition même des États satellites.

Cette semaine, la politique étrangère de M. Mitterrand, c'est la conciliation de celle du MRP, des socialistes et des communistes. Comme une si singulière conciliation n'est possible que pour une politique future, une politique qu'on ne fait pas, la conclusion prudente est qu'« il faut garder les anciens alliés et en conquérir de nouveaux ». Quelle différence, alors, avec ce que tente le général de Gaulle ? M. Mitterrand dit qu'il sera plus aimable. Peut-être... Peut-être, aussi, moins respecté. Et que de bruit pour un sourire ?

C'est pour cela qu'il faut dire que le plan de stabilisation a pour but la stagnation, alors qu'il a évidemment pour but la garantie de l'expansion.

C'est pour cela qu'il faut placarder dans le métro — ce que M. Mitterrand ne fait pas, mais d'autres le font à son profit, même s'il le réprouve, ce que je souhaite : « Si votre grand-père a soixante-quinze ans, lui confiez-vous vos affaires ? » Bon. Mais si vos enfants sont malades, les confiez-vous au docteur Schweitzer, ou à un médecin de quarante-neuf ans — qui a déjà tué onze malades ?

C'est pour cela qu'il faut parler du pouvoir personnel, en confondant soigneusement l'autorité que la transformation des sociétés exige, aux États-Unis comme en Union soviétique, comme en Chine, avec les pires souvenirs de la monarchie. Le général de Gaulle a déjà été Napoléon III. S'il devenait Louis XV ? ou XIV, XIII, XII, XI... Stop : surtout, pas Louis IX. Le chef fasciste d'avant-hier, le plébiscitaire d'hier est en ballottage, ce qui arrivait tous les matins, n'est-ce pas, à Hitler et à Napoléon III ? Passons, passons... Et M. Mitterrand, l'œil durement fixé sur le pauvre objectif ahuri de la caméra, nous dit, comme l'héroïque victime devant l'éternel bourreau : « À la volonté d'un seul homme, nous opposerons la volonté nationale ! » avec l'accent des hommes de 89 proclamant les droits de l'homme — au moment même où il fait appel à cette volonté nationale grâce à un scrutin apporté par cet homme — et qui peut dimanche, l'écarter en un jour.

C'est une manœuvre enfantine, mais facile à analyser, que de jouer sur le sens des mots « pouvoir personnel », quand on a fait soi-même, onze fois — dont une au côté d'un homme de la valeur de Mendès France —, l'expression de l'impuissance impersonnelle. Résumons. Il s'agit de savoir où la France peut trouver la meilleure voie de son action, les meilleurs instruments de son destin.

Il y a d'un côté un fait historique. Accidentel, soit, puisque le général de Gaulle aurait pu être tué avant 1958, ou au Petit Clamart. Un homme, chargé pour le monde entier de l'honneur que donne le souvenir de la plus grande fermeté dans le plus grand malheur, et uniquement soucieux du destin de la nation, a reçu des Français, depuis sept ans, la charge de ce destin. Il peut l'assumer encore, avec sa gloire et ses faiblesses. Tout ne va pas bien pour tous, loin de là. Et il ne s'agit pas de savoir si les choses continueront ainsi, il s'agit de savoir comment elles changeront. Il s'agit de l'avenir. Si je ne me souviens pas que le général de Gaulle, en 1958, ait quémandé les voix des députés, je me souviens qu'il m'a dit, assez tristement, à l'hôtel Lapérouse : « Et peut-être aurai-je la chance de revoir une jeunesse française... » Cet homme a fait ce que personne, depuis bien longtemps, n'avait fait dans une démocratie : il a osé maintenir un plan d'austérité, au temps même de l'élection suprême, parce qu'il le jugeait nécessaire à la nation.

En face, il y a des hommes de bonne volonté (laissons les autres) dont aucun ne peut disposer, ni chez nous, ni dans le monde, de la puissance d'arbitrage du général de Gaulle, parce que cette puissance ne se limite pas à celle d'une personne. Il ne s'agit pas d'un pouvoir personnel, mais d'un pouvoir historique.

Ce pouvoir est au service de la France, et nous pensons qu'elle aurait tort de s'en priver. Il y a un dialogue — bon ou mauvais — entre les États-Unis, l'Union soviétique et le général de Gaulle ; pour Mao Tsé-toung comme hier pour Nehru, la France, c'est la Révolution et le général de Gaulle. Il y a un dialogue — bon ou mauvais — entre la droite, la gauche et le général de Gaulle, parce qu'elles savent qu'il n'appartient ni à l'une ni à l'autre. Son successeur fera de son mieux, mais il ne sera son successeur dans le destin de la France, que s'il échappe à l'uni vers où l'on confond les compromis avec les décisions, les intentions avec l'action, la France que l'on souhaite ou que l'on rêve, avec la France que l'on fait.

Or, le gouvernement qu'envisage M. Mitterrand, c'est déjà le compromis. Non la conjugaison de tendances parentes : le compromis fondamental. Ses vingt-huit options ne forment pas une politique, mais un catalogue d'intentions. Il n'est pas le successeur du général de Gaulle : il est son prédécesseur. Il s'agit de choisir entre un homme de l'histoire, qui a assumé la France et que la France ne retrouvera pas demain, et les politiciens, que l'on retrouve toujours.

J'ai terminé. Quelques-uns d'entre vous connaissent la lettre que Bernanos écrivit à ses amis en 1942 : « Ne vous tourmentez donc pas, la France a inventé Jeanne d'Arc, elle a inventé Saint-Just, elle a inventé Clemenceau, elle n'a pas fini d'en inventer ! C'est son affaire ! »

La nôtre, ce serait d'empêcher qu'on les brûle !...

Espoir, 1973, n° 2.

 

Source : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/andre-malraux/discours_politique_culture/palais_sports.asp

 

Par ERASME - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 23:07

Mediapart à demandé à Stéphane Hessel, ambassadeur de France, résistant et écrivain de présenter ses vœux pour l'année 2011. Une vidéo de Mediapart réalisée par Edwy Plenel et Sylvain Bourmeau.

http://www.dailymotion.com/video/xgcbml_les-vyux-de-stephane-hessel-pour-2011-sur-mediapart_news

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 12:32

Compagnon de route de Jacques Delors depuis près de trente ans, actuel Président de Notre Europe, Tommaso Padoa-Schioppa, nous a quittés dans la nuit du 18 décembre.

Il se définissait avant tout comme un serviteur de la chose publique.

Banquier central au niveau national et européen, Directeur Général à la Commission européenne, plume du Comité Delors pour la monnaie unique, Professeur et auteur de nombreux ouvrages, toutes ces fonctions ont eu pour trait d’union son engagement infaillible et visionnaire pour la construction européenne.

Lorqu'il m'a été donné l'honneur de le croiser, j'ai personnellement été immédiatement touché par son extrême courtoisie, autant que par sa 'sagesse' : cette sagesse qui procède tout autant de sa très grande disponibilité intellectuelle et de son sens particulièrement aigu de cet 'intérêt général européen' dont il avait à la fois l'intuition du visionnaire, pour ce qui en esquisse le devenir, et la mesure concrète du pragmatique, pour ce qui en constitue d'ores et déjà les ressorts et les déterminants à l'oeuvre.

L'ensemble des rédacteurs des articles publiés sur ce blog se joignent très spontanément à moi pour lui rendre, en toute simplicité, un hommage vibrant et chaleureux !

 

Voir l'hommage que lui a rendu l'équipe de Notre Europe : http://www.notre-europe.eu/fr/le-mot/publication/hommage-a-tommaso-padoa-schioppa/

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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