Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 19:00

Présentant à plusieurs journalistes le programme de la présidence polonaise de l’Union européenne, le Premier ministre Donald Tusk a défendu la présence américaine en Europe.

« L’OTAN et une bonne relation transatlantique sont un des fondements de notre sécurité. » a-t-il déclaré. « Nous devons faire tout notre possible pour que l’OTAN soit capable de répondre à nos menaces, selon nos valeurs ».

Quant à la « présence américaine en Europe, ce n’est pas un problème ». Au contraire. « C’est une question de sécurité. Parfois on a dit que c’étaient des forces occupantes. C’est un non sens — explique-t-il —. Les Américains ne sont pas contre nous, contre notre rôle d’Européens. La présence américaine accroit notre sécurité. »

 

Cet article a été préalablement publié sur mon blog : www.bruxelles2.eu

 

 

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : UE, UEO, OSCE, sécurité & défense
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 17:52

Dominique Strauss-Khan a été libéré "sur parole", vendredi 1er juillet, par le juge américain.

La caution a été levée ainsi que l'assignation à résidence. Le juge a néanmoins estimé que le dossier DSK "n'est pas clos".

L'accusation pour sa part, n'est pas prête à abandonner les poursuites contre l'ancien directeur du FMI.

L'audience prévue pour le 18 juillet est maintenue.

Le passeport de l'ancien ministre français ne lui a pas été rendu.

(voir  Le scandale DSK)

 

 

 

 

 

Par Paul Auster - Publié dans : Regards multiples sur les dirigeants du monde
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 16:40

Les positions tranchées de certains gouvernements ou membres de gouvernement (ce qui n'eest pas la même chose) à l'égard des communications que la Commission vient de publier en amont du processus de négocition qui portera, auc cours des 30 prochains mois, sur le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union et sur les ressources propres qui y seront attachées, sont parfois à la limite de la courtoisie élémentaire due à la fois à une institution communautaire à qui ces mêmes Etats ont conférées par voie de traité un pouvoir d'initiative et de proposition confirmé récemment par les ratifications nationales du Traité de Lisbonne, et aux autres partenaires nationaux parties à ces négociations.

Pour autant, la sagesse que confère l'expérience invite à ne pas nous inquiéter outre mesure de la portée réelle de ces annonces publiques !

Si elles ne manquent pas de sel, elles n'ont cependant d'autre véritable vocation que de marquer d'un point de vue principalement (mais non exclusivement) national le terrain de jeu de ces futures négociations de lignes rouges (infranchissables), bleues (franchissables mais à certaines conditions) et blanches (transparentes) !

Aux excès des postures des uns sont opposés les excès des postures des autres.

Il faut y voir là davantage des postures de principe que des positions définitives et fermes ! Des lignes Maginot ou Siegfried, ou encore des effets de ... Manche ! Rien de plus !

Car en fait, toutes ces annonces aux allures parfois martiales ne préjugent en rien de ce que sera l'issue effective des négociations au terme de trente mois d'intenses tractations en antichambres sous les regards attentifs d'un Parlement européen et d'une Commission européenne qui ont déjà bien à l'esprit le cadre stratégique probable du round final de ces négociations où se prendront les décisions ultimes ; cet ultime round décisif se tiendra comme ce fut toujours le cas jadis, dans la dernière nuit d'un Conseil européen décisif peu de temps avant la mise en oeuvre effective des dispositions formellement arrêtées pour les ressources propres que pour le prochain cadre financier pluriannuel lui-même, avec une innovation majeure, le Parlement européen disposant désormais de pouvoirs politiques accrus ne manquera pas de les faire valoir pour faire connaître et faire prendre en compte in fine par les membres du Conseil européen du moment (qui ne seront pour certains d'entre eux pas ceux qui y participent aujourd'hui) ce qu'il considérera comme les lignes rouges, bleues et blanches "communautaires" ultimes.

Sachons raison garder ! Rien de bien grave n'est en jeu !

Dans certaines formules soigneusement mesurées qui apparaissent dans ces postures du moment, il est possible d'entrevoir des ouvertures considérables à des compromis surpenants y compris dans des domaines politiques où peu d'observateurs, même les plus avertis, les attendent aujourd'hui !

Restons confiants !

L'Union européenne bouge ! Elle avance beaucoup plus qu'on ne l'imagine ! Et dans une direction qui s'avérera très vite comme pertinente du point de vue de ses propres objectifs stratégiques et politiques dans un monde en pleine mutation.

Le fait qu'elle parvienne à mobiliser l'ensemble des protagonistes concernées (ses Etats membres comme ses propres institutions) pour mener à bien un certain nombre de réformes stratégiques pour son propre avenir, celui de sa monnaie et celui de l'économie européenne en atteste tous les jours !

Les Européens ne sortiront pas affaiblis de ces réformes contrairement à ce que certains augures funestes leur prédisent aujourd'hui ! Bien au contraire !

Car ces réformes sont porteuses en elles-mêmes d'une dynamique salutaire qui permettra à l'Union de réussir enfin d'articuler, dans un souci de pleine efficacité les trois objectifs de compétitivité, de coopération et de solidarité au service d'un projet politique européen qui redeviendra aux yeux des citoyens européens véritablement porteur de progrès, de perspectives et d'espoirs pour tous ! Ce que le grand européen visionnaire contemporain qu'est Jacques Delors a tenté de mener à bien sans y parvenir totalement il y a près de vingt ans !  

Des progrès, des perspectives et des espoirs qui ne se mesureront plus seulement en termes de points de PIB ! (cf. à cet égard Résolution du Parlement européen sur " Le PIB et au-delà – Mesurer le progrès dans un monde en mutation et au-delà " (8 juin 2011) ) ! " Dieu soit loué ! ".

A suivre avec intérêt en dépassionnant les débats !

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Lettres ouvertes
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 16:15

 

Communiqué de presse conjoint des ministères suivants :  

*Ministère des Affaires étrangères et européennes

* Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire 

 * Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État

 

La Commission européenne vient de formuler ses propositions pour le cadre financier de l’Union européenne 2014-2020.

 

1/ En étant constamment à l’initiative, le Président de la République et le Gouvernement ont remis la politique agricole commune et la politique commune de la pêche au coeur du débat européen. Ils ont ainsi évité leur démantèlement et leur renationalisation. La stabilisation du budget de la PAC et de la politique commune de la pêche en euros courants est un acquis important dans la difficile négociation qui s’engage entre les Etats membres et avec le Parlement européen. La PAC restera clairement la première politique de l’Union européenne. La France n’acceptera aucun cadre financier qui ne garantirait pas la stabilisation de la PAC. La détermination du Président de la République et du Gouvernement à cet égard est totale.

Nous prenons note de certaines propositions de la Commission, qui méritent un examen approfondi. D’ores et déjà, les autorités françaises soulignent les points suivants :

 - la création d'une réserve pour les crises dans le secteur agricole, qui doit être réactive, est complémentaire des outils de régulation du 1er pilier qui sont nécessaires pour stabiliser les revenus des agriculteurs face à la volatilité ;  

 - les possibilités d'engager une certaine redistribution des aides entre les Etats ainsi que leur « verdissement » vont se trouver limitées par le choix budgétaire de la Commission ;

 - l’extension aux agriculteurs du fonds d'ajustement à la mondialisation ne préjuge en aucun cas des négociations commerciales en cours et à venir et la France rappelle qu’elle refusera tout accord commercial qui mettrait en cause les intérêts agricoles européens.

2/ Dans les contextes budgétaires européens et nationaux très contraints, la France regrette que la Commission n'applique pas dans sa proposition le même effort de discipline budgétaire et de réforme aux autres politiques que ce qu'elle propose pour la PAC. La France s’emploiera à corriger cela dans la négociation car l’heure n’est pas à dépenser plus, mais à dépenser mieux et les efforts de discipline budgétaire que conduisent les Etats doivent aussi être partagés par l’Union européenne. En particulier,

 - s’agissant de la politique de cohésion, la Commission ne tire pas toutes les conséquences du fait qu’une vingtaine de régions ont atteint un niveau de développement leur permettant de sortir de l’objectif de convergence : des économies sont possibles ;

 - la très forte augmentation des fonds consacrés aux dépenses dites de compétitivité est inacceptable alors que le fonctionnement et l’efficacité de cette politique sont contestés et que les chefs d’Etat et de gouvernement ont clairement appelé à une réforme en profondeur : augmenter le budget de cette politique, surtout dans telle proportion, avant de l’avoir profondément réformée n’est pas envisageable.

3/  La France n’a cessé de rappeler que la stabilisation de sa contribution au budget communautaire était indispensable. La proposition de la Commission ne répond pas à cet objectif. L’augmentation de plus de 250 milliards d’euros (soit près de 30%) des paiements proposée par la Commission pour la période à venir est insupportable pour le budget français qui consacre d’ores et déjà près de 20 milliards d’euros à sa contribution au budget européen. La France réclame des plafonds annuels de crédits de paiements fixés à un niveau réaliste qui couvrent l’ensemble des dépenses européennes (y compris les grands projets comme ITER ou GMES) et constituent une véritable contrainte sur leur évolution.

4/ Concernant les ressources, la France a toujours été contre les rabais et ne peut envisager leur pérennisation. Toute extension serait inimaginable. Il faut plus de simplicité, de transparence, d’équité. La Commission propose la mobilisation de nouvelles ressources propres. La France est ouverte à une discussion sur ce sujet, à condition que cette ressource se substitue intégralement à des recettes existantes et permette ainsi de réduire les contributions à la charge des budgets nationaux. Le type de ressource propre qui pourrait être retenu devra être examiné avec attention. Certaines des propositions de la Commission constituent des pistes sur lesquelles la France est prête à travailler, en particulier l’idée d’un prélèvement européen sur une part européenne d’une taxation des transactions financières internationales.

5/ Au titre de la répartition qui devra être arrêtée dans le cadre d’une dépense globale maîtrisée, l’Union européenne devra disposer des moyens nécessaires pour son action extérieure, notamment pour son voisinage  

 

Source : Services de presse des ministères cités plus haut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Jean Poche - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 08:30

Il est généralement acquis que le roi Mohamed VI obtiendra une confortable majorité au référendum organisé vendredi au Maroc sur la réforme constitutionnelle proposée dans le contexte du "printemps arabe".

Mais une faible participation pourrait relancer les revendications en faveur de changements plus profonds.

Le mouvement du 20-Février surgi au Maroc n'a rien de comparable avec les rébellions qui ont renversé les présidents tunisien et égyptien au début de l'année. Il se contente de demander que les pouvoirs du monarque soient ramenés au niveau de ceux dont jouissent ses homologues européens.

La nouvelle Constitution prévoit que le souverain continuera de nommer le Premier ministre, mais ce dernier devra être issu du parti ayant remporté le plus de sièges aux élections législatives. Le roi pourra aussi opposer son veto à la nomination des autres ministres et proposer leur limogeage.

Le texte reconnaît explicitement les pouvoirs exécutifs du gouvernement mais maintient le monarque à la tête de l'armée et du système judiciaire. Il conserve son statut de Commandeur des Croyants, qui fait de lui la seule autorité religieuse au Maroc.

Le souverain pourra toujours dissoudre le Parlement, mais plus de manière unilatérale comme c'est le cas actuellement.

La consultation, qui sera suivie de près par les monarchies du Golfe, est le premier référendum constitutionnel organisé depuis l'accession au trône de Mohamed VI, il y a douze ans.

Agé de 47 ans, le monarque a réussi, avec un certain succès, à améliorer la situation héritée de son père Hassan II, qui après 38 ans d'un règne marqué par des atteintes aux droits de l'homme, a laissé un taux élevé de pauvreté et d'illettrisme.

FOSSÉ ENTRE RICHES ET PAUVRES

Mais bien que la popularité personnelle de Mohamed VI ait des chances de faire pencher de nombreux électeurs en faveur des réformes, le ressentiment face à un fossé persistant entre riches et pauvres pourrait limiter l'ampleur de la victoire.

" La majorité approuvera la réforme. Ce qui est vraiment en jeu, c'est le taux de participation ", estime Lahcen Daodi, du Parti de la Justice et du Développement (PJD, parti d'opposition islamiste modéré), qui soutient les réformes.

" Le pays a pendant longtemps été dirigé de manière chaotique et cela a sapé la confiance dans les élections ", explique-t-il, ajoutant qu'un taux de participation inférieur à 70% pourrait encourager les critiques formulées par le mouvement du 20-Février.

Atteindre un tel score risque de ne pas être tâche facile. Le taux de participation aux dernières élections législatives, en 2007, n'était que de 37%, le plus bas jamais enregistré.

Certains détracteurs affirment que si les réformes du monarque sont perçues comme une tentative du roi et de la Cour de s'accrocher au pouvoir, cela risque d'éroder la confiance au sein de la population.

Quarante-six pour cent des 34.200 personnes interrogées par le portail indépendant Lakome.com ont dit avoir l'intention de boycotter la consultation. Seules 44% ont dit qu'elles voteraient pour les réformes et 6% qu'elles voteraient "non".

Depuis l'annonce du référendum par le roi, au début du mois, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour dire que les réformes n'allaient pas assez loin et que la date de la consultation n'a pas laissé suffisamment de temps aux Marocains, dont près de la moitié sont illettrés, pour les étudier.

PLÉBISCITE

En dépit de finances publiques peu solides, les autorités ont accordé en mai des augmentations de salaire aux fonctionnaires et aux militaires et ont pratiquement triplé les subventions aux prix des produits alimentaires et de l'énergie.

Les autorités ont ordonné aux prédicateurs de s'exprimer dans les mosquées en faveur des réformes. Lors des meetings de promotion de la révision constitutionnelle, la distribution de nourriture et de boissons gratuites a suscité une forte affluence.

Les chaînes de télévision, toutes contrôlées par l'Etat, ont accordé une très large place aux partisans des réformes, même si les partis politiques qui y sont opposés ont bénéficié d'un certain temps d'antenne.

Le mouvement du 20-Février a réuni les islamistes partisans de la création d'un califat islamique et des militants laïcs de gauche attachés à la lutte contre une corruption qui, selon eux, se développe. Ils ont annoncé leur intention de poursuivre leur lutte commune pour un système de monarchie parlementaire.

" Nous rejetons ce qui a été offert parce que cela ne laisse sur le terrain qu'un acteur unique (le roi) ", explique Najib Wawki, l'un des coordinateurs du mouvement. " Rien ne garantit que le référendum sera mené de manière équitable et nous avons vu comment les autorités ont mobilisé les prédicateurs des mosquées et les rouages de l'Etat en faveur d'un vote positif  ".

Ali Anozla, du portail Lakome.com, estime que la campagne en faveur du référendum a réduit le projet de réforme à un plébiscite en faveur du souverain. " C'est devenu une question d'allégeance, bien que le roi n'en ait pas besoin car sa légitimité n'a jamais été mise en question ", dit-il.

" C'est dangereux pour l'avenir de la démocratie au Maroc ".

 

Source : Reuters

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Regards croisés sur le Maroc
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