Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 11:57

Le budget de l’Union européen est modeste, mais il a un impact concret pour les citoyens européens. La proposition de budget pluriannuel présentée par la Commission pour 2014–2020 répond aux préoccupations d’aujourd’hui et aux besoins de demain. Elle se focalise sur des financements prioritaires au niveau de l’UE qui produisent une réelle valeur ajoutée. Il s’agit par exemple d’un mécanisme pour l’interconnexion en Europe destiné à financer des projets transfrontaliers dans les domaines de l’énergie, des transports et des technologies de l’information en vue de renforcer la colonne vertébrale de notre marché intérieur, d’une augmentation significative de l’enveloppe prévue au titre de la recherche et de l’innovation pour investir dans notre compétitivité, et de fonds supplémentaires en faveur de la jeunesse européenne – pour ne citer que quelques-uns des nouveaux éléments de la proposition présentée par la Commission. Parallèlement, ce budget UE novateur n’en est pas moins rigoureux: le montant global proposé pour les sept années à venir s’établit à 1,025 milliard € en crédits d’engagement (soit 1,05 % du RNB de l’UE) et à 972.2 milliards € (soit 1 % du RNB de l’UE) en crédits de paiement.

 

En ces temps d’austérité fiscale pour toute l’UE, explique M. Janusz Lewandowski, Commissaire chargé de la programmation financière et du budget, la Commission a présenté une proposition ambitieuse mais réaliste pour le prochain CFP: grâce à une réaffectation bien pensée des ressources budgétaires, nous avons libéré des moyens pour le financement de nouvelles priorités, telles que les infrastructures transfrontalières en matière d’énergie et de transports, la recherche et le développement, l’éducation et la culture, la sécurisation de nos frontières extérieures, et le renforcement de nos voisins du Sud et de l’Est. En outre, nous avons modernisé la quasi-totalité de nos politiques en simplifiant nos programmes et, pour ce qui est de la manière dont les fonds sont utilisés, en renforçant les exigences de conditionnalité.

Pour la croissance et pour l’emploi

Un nouveau fonds, intitulé «Connecting Europe Facility» (mécanisme pour l’interconnexion en Europe), est prévu pour doper l’intérêt paneuropéen des projets d’infrastructure. Doté de 40 milliards €, auxquels s’ajoutent 10 milliards € provenant du Fonds de cohésion, il cible une liste préliminaire de projets dans les domaines des transports, de l’énergie et des technologies de l’information qui renforcent l’interconnectivité dans l’ensemble de l’Europe. Ces interconnexions favorables à la croissance permettront d’améliorer l’accès au marché intérieur et de mettre un terme à l’isolement dont souffrent certains «îlots» économiques. Le mécanisme pour l’interconnexion en Europe offre des possibilités d’utiliser des instruments de financement innovants pour accélérer et garantir des investissements plus importants que ceux qui pourraient être réalisés au moyen de fonds publics uniquement. La Commission encouragera le recours aux emprunts obligataires européens de projets  (EU project bonds) pour faire progresser la réalisation de ces projets importants.

Le point de départ d’une croissance économique durable se trouve dans nos villes et dans nos régions. Les montants considérables prévus en faveur de la cohésion économique, sociale et territoriale (376 milliards € sur l’ensemble de la période) seront plus étroitement liés aux objectifs de la stratégie Europe 2020. Une nouvelle catégorie de régions – les «régions en transition» – sera introduite. De nouvelles dispositions en matière de conditionnalité viseront par ailleurs à faire en sorte que les fonds de l’UE soient axés sur les résultats et constituent, pour les États membres, une forte incitation à assurer la concrétisation effective des objectifs de la stratégie Europe 2020. Enfin, des contrats de partenariat seront conclus avec chaque État membre en vue d’assurer, de part et d’autre, le renforcement des financements nationaux et de ceux de l’UE.  

La Commission propose en outre de renforcer les programmes en matière d’éducation et de formation professionnelle. L’investissement dans la jeunesse est un des meilleurs plans d’entreprise. Afin de mettre un terme à l’actuelle fragmentation des instruments, la Commission propose de créer un programme intégré de 15,2 milliards € en faveur de l’éducation, de la formation et de la jeunesse, fermement orienté sur le développement des compétences et de la mobilité.

Quant à l’investissement dans la recherche et l’innovation pour les sept prochaines années, il connaîtra une progression significative. Une stratégie européenne commune baptisée «Horizon 2020» et dotée d’une enveloppe de 80 milliards € sera mise en place en vue de stimuler la compétitivité de l’Europe à l’échelle mondiale et de contribuer à la génération des emplois et des idées de demain. Elle aura vocation à rassembler tous les projets dans ce domaine, afin d’éliminer les problèmes de fragmentation, et à rapprocher les projets financés par l’UE de la ligne des programmes de recherche nationaux.

Pour une agriculture plus verte et plus moderne

Forte de 371.72 milliards €, notre politique agricole commune moderne, qui est, au plein sens du terme, une politique européenne commune, conserve son importance stratégique pour notre économie et notre environnement, la production d’aliments sûrs et sains et le développement des communautés rurales. Elle montre bien comment chaque euro peut et doit servir plusieurs objectifs: 30 % des aides directes aux agriculteurs seront «conditionnés» à l’amélioration du caractère écologique de leurs exploitations. La Commission propose également d’ouvrir aux agriculteurs le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation. Par ailleurs, les écarts entre États membres en matière de paiements directs seront réduits.

Pour une Europe plus sûre

L’édification d’une Europe plus sûre passe par l’amélioration de notre environnement et la protection de notre climat. La Commission propose un recentrage complet des politiques en la matière: elle entend porter la part qui lui est consacrée à au moins 20 %, les contributions des différents domaines politiques étant quant à elles soumises au test des analyses d’impact.

La Commission propose également d’investir 4,1 milliards € dans la sécurité européenne afin de lutter contre la criminalité et le terrorisme, ainsi que 3,4 milliards € dans les politiques en matière de migration et d’asile, qui revêtent une importance cruciale pour notre compétitivité et notre cohésion sociale. Les deux fonds concernés comporteront une dimension extérieure, sous la forme d’une coopération avec les pays tiers.

Pour une Europe plus forte dans le monde

Ce budget contribuera aussi à faire de l’Europe un acteur influent sur la scène mondiale, grâce à l’augmentation de son budget consacré aux relations extérieures, qui atteindra 70,2 milliards €. Face à des alliances mouvantes et à l’émergence de nouveaux pouvoirs, l’Europe doit en faire plus pour faire entendre sa voix. 16 milliards € seront alloués à notre politique européenne de voisinage afin de promouvoir la démocratie et la prospérité autour de l’Europe. Nous continuerons également de respecter notre engagement à aider les plus pauvres dans le monde. L’instrument de financement de la coopération au développement (ICD) sera doté de 20,6 milliards € pour se concentrer sur l’éradication de la pauvreté et nous permettre de tenir nos engagements en faveur des objectifs du millénaire pour le développement.

De meilleures ressources pour le budget de l’UE

Le nouveau budget pluriannuel de l’UE disposera de ressources plus transparentes, plus équitables et permettra de réduire et simplifier les contributions demandées aux États membres. La Commission propose d’ajouter aux ressources actuelles de nouvelles ressources propres, comme le prévoit le traité. L’objectif n’est pas d’augmenter le budget de l’UE, mais de lui donner des bases plus solides et de réduire les contributions directes des États membres.

Les nouvelles ressources propres seraient une taxe sur les transactions financières et une nouvelle TVA modernisée.  Simultanément, l’actuelle ressource fondée sur la TVA (une part des recettes nationales de TVA encaissées par les États membres) serait abandonnée.

La Commission propose également de simplifier les mécanismes de correction financière existants applicables à un certain nombre d’États membres, grâce à une réduction forfaitaire brute de leurs versements RNB.

Dépenses administratives pour 2014–2020

Les dépenses administratives ne représentent actuellement que 5,7 % du budget total de l’Union. La Commission propose de ne pas augmenter les dépenses administratives pour le prochain exercice financier. Parallèlement, s’appuyant sur la réforme de la politique du personnel de 2004 (qui a déjà permis d’économiser 3 milliards € et produira 5 milliards d’économies supplémentaires d’ici à 2020), la Commission propose d’apporter de nouvelles modifications au statut des fonctionnaires des institutions de l’UE.

Source : Commission européenne

Pour en savoir plus sur les documents relatifs au cadre financier 2014-2020 :

Pour en savoir plus sur le budget de l'Union et Europe2020, voir la rubrique intitulée : A propos du budget de l'Union européenne

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 10:17

Le lecteur trouvera ci-joint le texte de la Résolution du Parlement européen du 8 juin 2011 intitulée : " Investir dans l'avenir: un nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) pour une Europe compétitive, durable et inclusive " (2010/2211(INI))

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2011-0266+0+DOC+XML+V0//FR

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 10:08

Pour en savoir plus sur le budget de l'UE – son fonctionnement et ses dépenses – nous nous fions généralement à des articles parus dans les médias ou sur des sites web indépendants. Si la plupart de ces articles sont informatifs et fondés sur des faits, certains reposent parfois sur des faits déformés, des approximations ou de véritables mensonges. Ces récits, souvent repris par d'autres, se répandent, compromettant la qualité du débat public sur les finances de l'UE.

Vous trouverez ci-dessous une brève sélection de ces articles et mythes, suivie de commentaires qui, nous l'espérons, contribueront à rétablir les faits.

 
 
Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 09:39

Lady Ashton était, devant la chambre des Lords, le 14 juin, pour être entendue par ses pairs. Une audition intéressante à plus d’un titre car elle jouait en quelque sorte « à domicile », ainsi que son chef de cabinet « bien connu » à la chambre des Lords. La Haute représentante y a livré sa ligne politique, son logiciel système en quelque sorte, en appuyant sur les points qui parlent à l’âme britannique.

On cerne ainsi une personnalité aux antipodes de l’impression brouillonne, qui a parfois pu ressortir à l’extérieur. Une femme déterminée, sûre d’elle, voire têtue, qui n’hésite pas à employer le « je » très souvent. « Moi et les Etats membres », « Moi et Hillary (Clinton) », « Mon » initiative… Elle est maître de son domaine et entend le faire savoir. Pour asseoir un pouvoir contesté (son image du pilote dans l’avion est assez illustrative), elle brandit le Traité de Lisbonne, à plusieurs reprises : Tout le Traité mais rien que le Traité, dans une lecture sans doute très méticuleuse. Revers de cette médaille, la Baroness considère qu’avant elle, c’était un peu le désert, qu’elle a hérité d’une situation qui lui pose des problèmes (en termes de budget, de personnel… lire ici). Et qu’elle doit tout faire. Quant à sa ligne politique, elle est claire et confirme ce qu’on avait pu percevoir depuis le début : un tropisme affirmé pour l’économie plus que pour la politique, pour les grands pays du monde et les Etats-Unis (cités à plusieurs reprises comme un exemple de la politique extérieure de l’Union) que les zones difficiles.

.../...

Voir la suite de l'article : http://www.bruxelles2.eu/politique-etrangere/haut-representant/le-logiciel-systeme-de-catherine-ashton.html

 

 

Par De la Boisserie - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 07:58

Après un premier séminaire, organisé à Ulm (Allemagne), sur les structures de commandement, deux autres séminaires des pays du « Triangle de Weimar »  sont organisés ces prochains jours : l’un sur les battlegroups le 5 juillet au Palais d’Egmont (Bruxelles) par la présidence polonaise de l’UE, l’autre sur la mutualisation à Paris le 13 juillet.

Les battlegroups

Organisé par le ministère polonais de la Défense avec l’institut de recherche d’Egmont, le principal objectif de ce séminaire est « d’initier une discussion directe et ouverte sur la manière d’améliorer la flexibilité et l’utilité des Battlegroups, pour permettre ainsi d’avoir une réponse plus efficace aux menaces et de répondre aux attentes de l’UE comme un partenaire mondial ». Il s’agit de voir comment améliorer les capacités militaires des Battlegroups et leur participation des activités civilo-militaires, quels sont les problèmes pratiques qui se posent (transport, logistique, financement commun…). Sont notamment invités les pays qui avaient, en 2004, proposé le concept de Battlegroups (France, Allemagne, Royaume-Uni) ainsi que la Suède qui avait fait durant sa présidence des propositions pour l’amélioration du fonctionnement des battlegroups.

Et la mutualisation

Le 13 juillet, ce sera autour de la France – et Paris – d’accueillir, à la veille du défilé du 14 juillet, auquel seront conviés certains des participants, un séminaire autour du pooling and sharing.

.../...

Voir la suite de cet article : http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/defense-ue-droit-doctrine-politique/les-specialistes-du-triangle-de-weimar-en-seminaires.html

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : UE, UEO, OSCE, sécurité & défense
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

Conseils de lecture

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés