Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 07:48

Le Parlement grec est de nouveau sous le feu des projecteurs, avec un deuxième vote crucial jeudi 30 juin pour l'avenir financier du pays et de la zone euro.

L'adoption de ce deuxième texte ouvrira la voie à la poursuite du soutien financier de l'Union européenne et du FMI à Athènes, levant ainsi l'hypothèque d'un défaut de paiement grec immédiat susceptible de faire exploser la zone euro, à commencer par l'Espagne et l'Italie.

Après l'adoption d'un plan de rigueur draconien mercredi, aussitôt salué par l'UE, les députés décident dans le détail jeudi après-midi des mesures d'économies et privatisations à engager en Grèce au cours des quatre ans à venir.

La loi propose les moyens de parvenir à réaliser 28 milliards d'euros d'économies budgétaires en quatre ans, et d'engager pour 50 milliards de privatisations.

La situation s'annonce encore tendue à Athènes où des affrontements entre groupes de jeunes et forces de l'ordre se sont poursuivis tard dans la soirée mercredi, faisant plus de cent blessés.

A Berlin, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, rencontre les principales banques du pays pour discuter des modalités de leur participation au sauvetage pour la Grèce.

Si le Parlement grec vote sans problème la loi d'application d'austérité jeudi, les ministres des finances de la zone euro ont prévu de se retrouver dimanche pour décider du déblocage de la cinquième tranche d'aide du prêt accordé en 2010, et d'une aide supplémentaire dont les contours ne sont pas encore totalement définis.

Turbulences dans la zone euro

Dans ce contexte à haut risque, le gouvernement italien entérine jeudi en conseil des ministres un plan d'austérité de plus de 40 milliards d'euros pour tenir l'engagement européen d'assainir ses finances et calmer les marchés.


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Par Jean Poche - Publié dans : UE, enjeux économiques, financiers et monétaires
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 21:57

Le FMI a appelé ce mercredi les Etats-Unis à relever rapidement le plafond de leur dette, afin d'éviter un défaut de paiement susceptible de constituer un "choc sévère" pour la reprise encore fragile de l'économie mondiale. Obama croit à un accord.

Le président Barack Obama a insisté ce mercredi sur sa volonté de mettre un terme aux avantages fiscaux des Américains les plus aisés, une mesure qui doit s'inscrire dans un accord de réduction du déficit budgétaire que républicains et démocrates, pense-t-il, finiront par conclure. Le président américain a précisé que lui-même et le vice-président Joe Biden poursuivraient les discussions avec les chefs de file des deux partis au Congrès pour qu'un tel accord soit conclu, qui permette en outre de relever le plafond légal d'endettement.

Si les Etats-Unis, pour la première fois, ne peuvent pas payer leurs factures, s'ils font défaut, alors les conséquences pour l'économie américaine seront importantes et imprévisibles. Et ce n'est pas bon, a insisté Barack Obama. Pour autant, il a aussi souhaité la mise en place de nouvelles mesures de relance, ce qui pourrait compliquer les négociations sur la réduction de la dette publique.

Des déclarations qui interviennent alors que, à l'occasion de son rapport annuel sur la conjoncture économique aux Etats-Unis, le FMI, à la direction duquel vient d'être nommée Christine Lagarde, a souligné que le principal défi pour le pays était de parvenir à stabiliser son endettement à l'horizon 2015 sans entraver sa croissance, qui devrait se poursuivre à un rythme modéré. Et bien sûr, le plafond de la dette fédérale devrait être relevé promptement pour éviter un choc sévère à l'économie et aux marchés financiers mondiaux, a estimé le FMI.


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Par Jean Poche - Publié dans : L'économie mondiale en mouvement et en débat
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 20:11

Le printemps arabe ferait-il des émules au Sénégal, où des milliers de jeunes Sénégalais défient le président Wade ?

Le Sénégal serait-il sur le point de s'embraser ? Mercredi, l'armée sénégalaise a annoncé avoir déployé des soldats aux points stratégiques de Dakar et a menacé de "réprimer avec la dernière énergie" tout acte de "pillage" et de "vandalisme". Plusieurs bâtiments publics ont, en effet, été incendiés lundi par des habitants furieux, qui ont essentiellement pris pour cible les locaux de la société nationale d'électricité (Senelec), après une nouvelle coupure d'électricité, mal récurrent au Sénégal. L'État explique être obligé de pratiquer des "délestages" en raison d'une production d'électricité trop faible, mais la réaction de la population met en relief les inégalités de classe grandissantes depuis la première élection du président Abdoulaye Wade en 2000.

" En 11 ans de présidence, Abdoulaye Wade n'a fait que décevoir et a principalement oeuvré à renforcer le clientélisme de manière assez ostentatoire ", estime Fabienne Samson, anthropologue et directrice adjointe du Centre d'études africaines. Symbole de cette injustice, la nomination au super-portefeuille de ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l'Énergie de Karim Wade, 42 ans, fils d'Abdoulaye et de mère française. Prochaine étape naturelle pour celui que de nombreux spécialistes considèrent déjà comme le nouvel homme fort du pays : la présidence de la République. Or Karim n'est pas aimé de son peuple, qui lui a donné les surnoms de "ministre de la terre et du ciel" ou encore d'"étranger" et lui a infligé une cuisante défaite lors des municipales de 2009 à Dakar.

Pour contourner l'écueil, le camp Wade a tenté de modifier la Constitution afin de permettre l'élection au premier tour d'un président associé à un vice-président, posté nouvellement créé, avec une majorité nécessaire de seulement 25 % des voix.

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Par Yann Amar - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 20:06

La Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) a dénoncé, mercredi, à Lyon, au retour d'une mission sur place "les carences graves" des autorités japonaises dans la gestion de la catastrophe nucléaire de Fukushima le 11 mars.
 

"Comment la gestion peut-elle être aussi déplorable, vingt-cinq ans après Tchernobyl ?" s'est interrogé lors d'une conférence de presse Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et membre de la Commission, qui a mené une campagne de mesures et de prélèvements au Japon courant mai.

D'après lui, "la population n'a pas été évacuée sur un périmètre suffisant", il n'a pas été distribué de pastilles d'iode rapidement "alors qu'il faut les ingérer trois heures avant l'exposition" et aucun plan de distribution n'existe à ce jour en cas de nouveaux rejets massifs, enfin, on laisse les habitants consommer des aliments contaminés, a-t-il assuré.

"On fait au Japon ce qu'on a fait à Tchernobyl"

"Bien au-delà de la zone interdite de 20 km autour de la centrale, il y a des doses de radioactivité qui induisent des risques de cancer inacceptables", a-t-il poursuivi, et "on tolère sur place un taux de risque de cancer vingt fois supérieur à celui communément admis".

"On constate sur le terrain que les autorités comme les industriels sont dépassés", a renchéri le scientifique. Selon lui, il faudrait "évacuer ou décontaminer les terrains" sur un périmètre de plusieurs dizaines de kilomètres autour de la centrale.

Roland Desbordes, président de l'organisation, s'inquiète lui "qu'on relève les taux" des radiations admissibles après chaque accident : "Pour des raisons économiques, on fait au Japon ce qu'on a fait à Tchernobyl, on n'évacue pas" des populations "qui vivent dans des zones très contaminées" car leur indemnisation coûterait trop cher.


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Par Yann Amar - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 19:21

Des navires de l'Otan ont bombardé dans la nuit de mardi à mercredi les forces libyennes aux alentours de Zlitane, ville stratégique où elles barrent la route de Tripoli aux rebelles, a annoncé un porte-parole de l'insurrection.

" La nuit dernière, l'Otan a ouvert le feu de la mer sur les forces de Kadhafi dans la zone côtière ", a-t-il expliqué mercredi 29 juin à Reuters.

" Les brigades (fidèles à Mouammar Kadhafi) se préparent pour les jours qui viennent. Elles ont accéléré leur déploiement ici. Elles ont apporté plusieurs lance-roquettes. Le nombre de points de contrôle a également augmenté. La situation devient plus difficile ", a poursuivi le porte-parole.

L'Otan n'a pas confirmé l'entrée en action de ses navires à Zlitane, 140 km à l'est de la capitale, Tripoli.

L'armée française a en revanche confirmé des largages d'armes légères et de munitions afin de protéger des populations qui n'avaient pas les moyens de se défendre.

Ces "moyens d'autodéfense" ont été largués début juin dans la région du djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, a précisé le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major.

Les Pays-Bas ont quant à eux dénoncé la naïveté des alliés et s'attendent à des débats tendus à l'Otan concernant l'avenir de la campagne militaire en Libye.

Une conférence sur la sécurité se tenait mercredi à Bruxelles afin de décider une prolongation de 90 jours des opérations aériennes contre les troupes kadhafistes dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'Onu votée le 17 mars.

Renégociation des contrats

" J'espère que nous en aurons terminé avant la fin du mois de septembre ", a déclaré Hans Hillen, ministre néerlandais de la Défense, en marge de la conférence. Selon lui, l'Otan s'est montrée "naïve" en imaginant que la campagne de frappes aériennes pourrait contraindre le dirigeant libyen à abandonner le pouvoir.

Pour le chef de la diplomatie britannique, l'émission lundi d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale à l'encontre du "guide de la Révolution" a encore entamé sa marge de manoeuvre.

" Le régime perd ses appuis a mesure que nos alliés et nous mêmes multiplions les pressions militaires, politiques et diplomatiques ", a assuré William Hague, dont le pays est l'un des piliers de la mission de l'Otan.

Le Conseil national de transition (CNT), mis sur pied par les rebelles, s'est par ailleurs engagé à renégocier tout contrat signé par le régime de Mouammar Kadhafi s'ils est entaché de corruption.

" En ce qui concerne l'avenir, les contrats signés par la Libye seront étudiés et s'il apparaît qu'il y a des preuves de commissions ou de corruption financière, nous considèrerons qu'ils ne nous engagent pas ", a déclaré Mahmoud Shamman, ministre de l'Information du CNT, s'adressant à des journalistes à Paris.

Selon la télévision libyenne, un raid aérien de l'Otan a fait 15 morts mardi sur un marché de Taouergha, au sud de Misrata. L'Alliance a démenti, assurant qu'aucune opération n'avait menée dans ce secteur.

 

Source : Reuters

 

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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