Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 22:46

Le 49ème salon aéronautique du Bourget, qui ferme ses portes ce dimanche, a multiplié les records cette semaine, avec une fréquentation totale estimée à près de 350.000 visiteurs, tandis qu'Airbus EADS a engrangé plus de 900 commandes d'avions, terrassant son grand rival Boeing.

Depuis son ouverture lundi dernier, le salon du Bourget a accueilli 145.000 visiteurs professionnels et plus de 2.100 exposants, ont précisé ses organisateurs dans un communiqué, dépassant les chiffres de sa dernière édition, en 2009. Au moins 200.000 passionnés de l'aéronautique ont quant à eux afflué au salon depuis son ouverture au public vendredi, selon le décompte arrêté à 12h30 ce dimanche, contre 193.000 en 2009.

"Des records ont été battus dans tous les domaines", a déclaré lors d'un point presse Louis Le Portz, commissaire général du salon, qui est organisé en alternance avec celui de Farnborough, au Royaume-Uni. Les visiteurs ont pu admirer 150 avions, dont 40 ont effectué des démonstrations en vol, notamment l'avion de combat Rafale de Dassault Aviation ou le B787 de Boing.

L'avion de transport militaire A400M a toutefois été privé de programme aérien, tandis qu'un exemplaire très gros porteur A380 a été cloué au sol pendant deux jours après avoir heurté lundi un bâtiment lors d'une manoeuvre dans l'enceinte de l'aéroport.

Malgré ces déconvenues, Airbus a dominé Boeing sur le plan commercial cette semaine, avec un total de 910 commandes et engagements de commandes représentant 88 milliards de dollars, contre 141 "deals" pesant 22 milliards pour son rival américain.


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Par Patrice Cardot - Publié dans : L'économie mondiale en mouvement et en débat
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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 14:48
Nicolas Sarkozy sait peut-être où le mène son action militaire en Libye, mais sait-il ce qu’il a fait de la défense française ? En Libye comme en Afghanistan, les démonstrations de force avec le meilleur de nos capacités masquent en réalité une situation détériorée de nos armées. Depuis 2007, la politique de défense française est conduite sur des foucades et par à-coups.

L’horizon du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (publié en juin 2008) a été obscurci par un vol de cygnes noirs mais les imprévus de l’histoire ces quatre dernières années, crise financière et révolutions arabes notamment, ne sont pas seuls en cause dans les revirements de notre politique militaire. Après avoir réintégré l’Otan sans conditions ni garanties, nos dirigeants se sont aperçu des inconvénients de cette décision. Ils ont cherché à corriger le tir comme on l’a vu en Libye. Trop tard hélas pour faire marche arrière. L’Europe de la défense n’a pas été mieux lotie. Après avoir plaidé son impérieuse nécessité, Nicolas Sarkozy a définitivement tourné le dos à cette ambition pour s’abandonner au succès étroit de la coopération avec les Britanniques.

Quant à la loi de programmation militaire 2009-2014, elle est aujourd’hui en miettes. Il faut dire qu’elle reposait sur un mensonge : l’équilibrage des dépenses par des recettes exceptionnelles, notamment immobilières, manifestement hors d’atteinte. Nicolas Sarkozy qui, à son arrivée au pouvoir, imposa au ministère de la Défense la suppression de 54 000 postes pour combler les trous laissés par son prédécesseur, lègue lui-même à son successeur une ardoise d’impayés et de traites sur l’avenir de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Sa présidence aura, en tout, manqué de constance. Mais pour la Défense, dont les choix sont nécessairement de long terme, les changements de pied politiques et une gestion à la petite semaine ont des effets dévastateurs. Que recommander à son successeur ? Etre cohérent et honnête ! Dire où l’on va, avec quels moyens et dans quel cadre. Ce qui implique de cerner les enjeux et d’éviter les faux débats.

L’avenir de la dissuasion nucléaire française pose question mais pas dans l’immédiat. Alors que la prolifération nucléaire et balistique s’accélère, les armes nucléaires conservent un rôle substantiel pour la défense de la France. La modernisation de nos capacités stratégiques, en passe d’être achevée, les situe parmi les plus performantes au monde.

La France détient un incontestable avantage politique et militaire. Faut-il tailler dans cet arsenal dont la force océanique est le pivot ? Supprimer la composante aérienne qui vient juste d’être payée ne présente aucun intérêt en termes d’économies ; le décider unilatéralement nous priverait en outre bêtement d’un levier dans les négociations multilatérales de désarmement. Au-delà de 2030, horizon d’obsolescence des armements en cours et de développement des systèmes antimissiles, le futur de notre dissuasion est dans un angle mort. Le prochain président devra rendre des arbitrages difficiles sur la relève des programmes de dissuasion ou sur leur abandon. Il devra aussi trancher la participation de la France au bouclier antimissiles de l’Otan. Plus généralement, il lui reviendra de décider des équipements qui dimensionnent la supériorité militaire au XXIe siècle (satellites, drones, missiles) dont le financement est défaillant. Ces choix conditionnent l’autonomie de nos approvisionnements stratégiques et la survie d’une base industrielle de défense qui suppose aussi la réalisation de nouvelles fusions et des consolidations d’entreprises.

L’Europe de la défense est en panne. Sa relance est impérative mais se heurte à tant d’obstacles et à un tel scepticisme qu’on pourrait être tenté, comme Nicolas Sarkozy, de jeter l’éponge. Ce serait une erreur dont les générations futures nous feront le reproche. La France doit reprendre l’initiative avec les Allemands, les Britanniques, les Polonais, les Espagnols, les Italiens, les Belges, les Grecs et tous ceux qui voudront collectivement s’atteler à la tâche. Pour cela, il faut tenir à nos partenaires un langage clair. La gouvernance politico-militaire des questions de défense doit se situer dans l’Union européenne. L’Otan est une organisation pourvoyeuse de moyens logistiques et de commandement, une boîte à outils dont il faut se servir. On ne sortira donc pas de l’Otan, mais cette organisation est à une croisée de chemins. Quoique toujours importante à leurs yeux, elle n’est plus une priorité pour les Américains. Elle est désormais le problème des Européens : celui de leurs divisions face aux hypothèses d’emploi de la force et celui de leurs appareils de défense en voie de déclassement. Le manque d’intégration des armées européennes est aussi problématique pour l’Union que pour l’Otan.

Une remise à plat du budget des armées et de notre programmation militaire est inévitable. Il faudra dénoncer certains contrats d’externalisation coûteux. Pourquoi consacrer tant de crédits aux infrastructures quand le financement des équipements est aussi peu assuré ? En ce qui concerne le format des armées, une limite basse a été atteinte. Non seulement l’effectif de nos forces, à niveau d’activité inchangé, permet difficilement de maintenir dans la durée certaines opérations, mais il rend problématique en cas de crise majeure interne (un accident nucléaire) une mobilisation rapide et massive des armées. Enfin, il convient de recentrer nos opérations extérieures dont la multiplication disperse l’effort et grève les budgets (1,2 milliard d’euros en 2011). En Afghanistan, après la mort de Ben Laden, il est clair que la France n’a plus qu’un objectif secondaire - ne pas nous désolidariser des Américains - et une préoccupation : organiser un repli militaire en bon ordre. En première ligne en Libye, exposée aux menées d’Al-Qaeda au Maghreb islamique au Sahel, à portée des contre-effets possibles des crises arabes, la France serait bien inspirée de reconcentrer ses efforts diplomatiques et son dispositif militaire sur les enjeux de sécurité en Méditerranée et en Afrique.

 

Cet article a été publié le 25 mai 2011dans la rubrique Rebonds (Libération)

 

 

Par Louis Gautier - Publié dans : France, stratégie, défense et sécurité
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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 17:12

En marge du Conseil européen, qui s’est déroulé jeudi et vendredi à Bruxelles, quelques mots ont été échangés sur le futur représentant spécial de l’Union européenne (RSUE) pour le Sud Méditerranée. Si le principe du poste ne fait pas discussion ni son titulaire (Bernardino Leon est « Le » candidat), la question du mandat suscite encore discussion. Les Espagnols auraient souhaité que ce point soit réglé avant le Sommet pour sortir de cette réunion avec un succès Il n’en a rien été. Ce point devrait figurer à l’agenda du COPS (le comité politique et de sécurité de l’UE) mardi (28 juin). Et le texte approuvé après finalisation par procédure écrite d’ici juillet.

Péninsule arabique ou pas…

Parmi les points de discussion, les habituelles questions de budget ou de personnel… mais surtout l’extension du mandat à la péninsule panarabique. Un point soulevé notamment par le représentant britannique.

Une fois n’est pas coutume, je peux partager cette interrogation… Avoir un RSUE qui couvre du Maroc à l’Irak ne semble pas automatiquement un gage d’efficacité ni de cohérence. Le Maghreb est sensiblement différent du Mashrek. Nombre des enjeux, de problèmes sont davantage reliés à son attachement africain qu’à la péninsule arabique. La nature des liens avec l’Europe est aussi de nature très différente. La coopération engagée par la Commission européenne n’est ainsi pas de même niveau dans les deux zones. Tout comme la question de l’immigration.

Si on pousse plus loin la logique politique, territoriale et économique, il serait donc aussi logique d’avoir un RSUE Maghreb + Sahel. Les questions de sécurité (comme de démocratisation) au Niger ou au Mali interférant directement dans la politique des Etats de notre sud-méditerranéen. Et d’avoir un autre RSUE pour la zone Golfe.

 

Cet article a été préalablement publié sur mon blog : http://www.bruxelles2.eu/politique-etrangere/moyen-orient/le-mandat-du-rsue-sud-mediterranee-encore-en-discussion.html

 

 

 

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : UE, diplomatie, partenariats et défis globaux
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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 11:48

Ce printemps, entre l’exigeante direction d’un parti politique et la rémunératrice activité d’avocat d’affaires, Jean-François Copé trouve du temps  pour poursuivre un noble objectif : sauver la démocratie française en danger.

En effet, l’homme qui organisa il n’y a peu un débat fort malodorant sur l’Islam en France est transfiguré.

Il veut sauver contre vents et marées les fondamentaux de notre République et notre cohésion nationale.

Comment donc ? En dénonçant à chaque micro tendu ce terriiiiible péril pour nos droits fondamentaux, pire, au hasard que la suppression du juge d’instruction : les primaires du PS.

Evidemment, à première (et courte) vue, on voit mal comment ce pensum solférinesque à mi-chemin entre la querelle de famille télévisée, la votation helvétique et l’automutilation peut menacer la paix civile …

Mais Jean-François Copé (soutenu dans sa croisade par le non moins flippant Claude Guéant) a la réponse : ce scrutin, qui s’appuie sur les listes électorales fournies par le ministère de l’intérieur (que dirige le Claude susnommé) risque d’être l’occasion d’un « flicage » massif des opinions politiques de la population.

J’avoue que, dans un premier temps, cela m’a  plutôt arraché un éclat de rire et rappelé l’adage «  les mauvaises intentions sont comme les billets de banques : pour les prêter aux autres, il faut les avoir soi-même ».

Et puis … à la réflexion … je me suis dit que ce genre d’inquiétude, exprimée par le leader d’une mouvance politique où se sont illustrés (hier) Foccart, le SAC, Pasqua et que dirigent (aujourd’hui) Novelli d’Occident ou Hortefeux d’Auvergne  n’a rien d’un fantasme. Elle a plutôt tout d’un aveu.

Et je me suis beaucoup moins marré.

 
Retrouver cet article sur lepost.fr

 

 
 

La droite s'inquiète de la mobilisation populaire et de la dynamique démocratique que peuvent créer les primaires citoyennes et n'hésite pas à mentir pour inquiéter nos concitoyens. Nous avons besoin de votre action pour rappeler :

Vous pouvez agir concrètement :

Pour tout savoir sur les primaires, visitez le site lesprimairescitoyennes.fr

 

 

 

Par Paul Auster - Publié dans : Points de vue publiés dans la presse
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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 11:10

Engagée depuis dix ans en Afghanistan et trois mois en Libye, l'armée française s'inquiète de l'indifférence dans laquelle ses soldats se battent à des milliers de kilomètres du territoire national et de la distance qui se crée entre les militaires et la société civile.

Colères, coups de gueule et colloques : l'affaiblissement du lien armée-Nation agite depuis des mois la communauté militaire.

"La Nation n'est pas convenable avec ses soldats", assène le chef d'état-major de la marine, l'amiral Pierre-François Forissier, invité mi-juin de l'Association des Journalistes de Défense (AJD).

Avec 62 soldats morts en Afghanistan depuis le déploiement des forces françaises dans le cadre de la coalition sous mandat de l'ONU, les armées subissent des pertes importantes dans un conflit de plus en plus impopulaire.

Et l'annonce jeudi d'un début de retrait des troupes françaises ne devrait guère accélérer leur désengagement, prévu pour 2014 dans le cadre de l'Otan.

Des morts qui, au-delà des honneurs officiels, ne suscitent que peu d'écho dans la presse et la société. "On n'en parle pas ou mal, parce qu'on traite ça comme des faits divers", regrette l'amiral Forissier.

Le lien armée-Nation est l'un des piliers du contrat républicain. La Nation délègue aux armées le droit d'utiliser la force pour assurer sa sécurité et défendre les valeurs et les intérêts nationaux quand ils sont menacés.

L'amiral Forissier rejette les termes mêmes de "lien armée-Nation" qui, selon lui, séparent au lieu de rapprocher. "Les armées sont au coeur de la Nation, dit-il. On ne vit pas à côté, on vit dedans. Nous sommes au coeur de la Nation".

Les rapports parfois difficiles des Français avec leur armée, semblent distendus depuis la suspension du service national, en 1997. Les militaires apparaissent de plus en plus comme des professionnels qui, certes, exerçent un métier à risques, mais comme beaucoup d'autres.

Le patron des forces terrestres, le général Elrick Irastorza, dont les hommes sont déployés en Afghanistan, préfère parler d'une armée de "volontaires".

"Il ne faut pas généraliser le sentiment de manque de considération que nos soldats peuvent parfois ressentir", souligne-t-il : "Il y a de fortes différences régionales, dans certaines villes il y a une véritable ferveur".

"Quand on regarde les sondages, la perception que les Français ont de leur armée est bonne. On vit une sorte d'indifférence affectueuse", note-t-il.

Le général Irastorza pointe en revanche l'éloignement des zones de conflit et la difficulté de beaucoup de gens à "situer l'Afghanistan sur une carte", contrairement à la période de la Guerre froide, quand l'ennemi potentiel était proche.

Comme d'autres officiers expérimentés, il rappelle "la situation beaucoup plus inconfortable" des armées dans les années 1970, marquées par un fort courant pacifiste. Quand les slogans farouchement anti-militaristes barraient les murs des casernes.

Un tournant dans l'appréciation des armées qu'il situe dans les années 1980, avec le début de la participation des soldats français à des opérations de maintien de paix sous mandat de l'ONU.

D'autres regrettent aussi le manque de soutien des élus locaux aux familles des soldats tués ou blessés en opération.

De hauts gradés soulignent ainsi la différence du rapport entre la population et son armée en France et dans les pays anglo-saxons. Comme en Grande-Bretagne, où les autocollants "Nous sommes fiers de nos soldats et nous les soutenons" fleurissent, selon eux, sur les pare-brise des voitures.

 

Source : Dominique CHABROL (AFP)

http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/l-armee-s-inquiete-de-l-indifference-des-francais-envers-les-soldats-en-mission_1005758.html

 

Voir également :

 * Du très troublant relativisme sémantique occidental à propos de la notion de « civils » quand il s’agit de populations en révolte pour des causes « justes »

 * Afghanistan : le Conseil de Sécurité déplore le coût humain du conflit

 * La responsabilité de protéger : Qui est responsable de la protection des peuples vulnérables ?

 * Pour s'informer sur la situation des crises et conflits dans le monde : globalsecurity.org

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : La France en mouvement et en débat
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