Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 08:24

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé et le conseiller politique de l'UMP chargé des questions de défense, Hervé Mariton, soutiennent l'idée de maintenir la défense au rang des priorités de notre pays.  

 

La défense des intérêts et des valeurs de la France et des Français n'est pas un «petit sujet». Que la France fasse partie du club des cinq puissances qui sont membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies ....
... Nous rejetons l'idée d'une France sans défense nationale crédible, l'idée d'une France diminuée, ruinée et finalement vouée à perdre sa place au Conseil de sécurité de l'ONU et son influence dans le concert des nations. ...
Voir la tribune : http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2011/09/19/10001-20110919ARTFIG00586-donnons-a-la-france-les-moyens-de-maintenir-son-rang-dans-le-monde.php


Par De La Boisserie - Publié dans : La France en mouvement et en débat
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 07:49

L'ambassadeur de la Russie à l'Otan, Dmitri Rogozine, se montre très critique envers l'Alliance atlantique et ce «droit d'ingérence» dont elle s'est dotée. 

Interview par Pierre Rousselin.

L'ambassadeur de Russie à l'Otan, Dmitri Rogozine, était à Paris cette semaine pour évoquer le projet de bouclier antimissile de l'Otan. Il propose que l'Otan et la Russie aient chacune leur propre système de ­défense. Proche de Vladimir Poutine et représentant du courant nationaliste russe, il pourrait jouer un rôle dans la campagne des législatives de décembre. 

LE FIGARO. - Où en sont les négociations sur le bouclier antimissile en Europe ?

Dmitri ROGOZINE. - Les États-Unis avaient offert à la Russie une coopération sur ce bouclier antimissile mais aucune coopération de fait ne nous a été proposée. Une véritable coopération permettrait de rétablir la confiance en Europe et d'économiser beaucoup d'argent en période de crise. En fait, l'Otan a toujours peur de la Russie et refuse de surmonter l'héritage de la guerre froide.

Que proposez-vous ?

Puisqu'un seul bouclier antimissile intégré a été refusé, nous proposons que chacun ait son propre système. Le dispositif de l'Otan assurerait la sécurité des pays de l'Otan, à condition que son rayon d'action ne touche pas le territoire russe. Nous proposons aussi d'établir un lien entre nos systèmes d'alerte parce que le temps de réaction à un tir de missile n'est que de quelques secondes. Sans interconnexion, tout lancement d'un intercepteur pourra être considéré par la Russie comme une agression potentielle. Nous demandons enfin la garantie que notre potentiel nucléaire n'est pas menacé.

Cela va à l'encontre du système de l'Otan qui, dans sa troisième phase de déploiement, prévoit des intercepteurs en Pologne…

Le rayon d'action de ces intercepteurs, basés en Pologne ou dans la mer Baltique, ira jusqu'à l'Oural alors que la menace est censée venir de pays du Moyen-Orient ou d'Asie. Si l'Iran n'est qu'un prétexte pour déployer des intercepteurs au nord et menacer la Russie, nous voulons que cela soit dit clairement.

Quelle est la réaction de vos interlocuteurs européens ?

Leur passivité est étonnante. Ils trouvent nos arguments raisonnables, mais affirment que cela doit être discuté avec Washington. Pourtant, les Américains négocient avec la Pologne. Quand un accord sera signé personne ne demandera l'avis des autres Européens.

En Libye et en Syrie, la Russie soutient les régimes en place. La diplomatie russe n'est-elle pas en train de perdre son prestige au Moyen-Orient ?

Nous ne nous sommes pas fait d'illusions sur Kadhafi, mais nous ne partageons pas votre vision du monde arabe. Vous pensez que c'est le rendez-vous de l'islam et de la démocratie. Nous croyons que c'est un choix entre un tyran et al-Qaida. En Tchétchénie, c'est ce qui s'est passé. Et puis, nous n'avons pas aimé la façon dont l'Otan s'est servi de la résolution de l'ONU pour poursuivre des objectifs qui n'avaient rien de commun avec elle. Ce qui est préoccupant, c'est que l'Otan se dote d'un droit d'ingérence qui est du domaine exclusif de l'ONU.

Vous vous êtes inquiété des conséquences d'un retrait de l'Otan d'Afghanistan pour la stabilité en Asie centrale. Souhaitez-vous que l'Otan reste longtemps en Afghanistan ?

L'Otan s'est donné une tâche qu'elle doit mener jusqu'au bout. Après avoir agité la fourmilière, nous ne voulons pas que l'Otan nous laisse face à face avec les chiens de la guerre. Une fois que l'Otan sera partie, ils se répandront au Tadjikistan et en Ouzbékistan et cela deviendra notre problème.

La Russie est-elle un pays européen ?

Elle l'est davantage que d'autres pays européens. Nous avons propagé la culture européenne jusqu'à Vladivostok alors que l'espace culturel européen est en train d'être réduit par les cultures venues du sud. Berlin n'est-elle pas la troisième ville turque dans le monde ? Si on veut intégrer d'autres cultures, il ne faut pas perdre ses propres valeurs culturelles. C'est ce que nous faisons en Russie.

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Le partenariat transatlantique dans tous ses états
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 15:10

L'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors s'est indigné samedi 17 septembre des divisions en Europe sur la crise de la dette qui a abouti à amener les ministres de l'Economie des 17 pays de la zone euro à repousser toute décision.

" Ces 17 ministres, qui sont dans un paquebot au milieu d'une tempête, ont discuté avec des petits calculs. C'est une honte. Ce n'est pas misère de la politique, c'est misère des politiques et je porte le deuil aujourd'hui et je suis indigné ", a-t-il dit sur RTL. " Si nous étions en période de calme, ça va, mais ce qu'ils ont fait hier, ça a porté un coup terrible à tous ceux qui, depuis 1948, s'attachent à avoir une vision d'un Europe en paix et prospère ", a ajouté l'ancien ministre français des Finances de François Mitterrand.

Les Européens ont repoussé à octobre toute décision sur un plan d'aide à la Grèce et rejeté les exhortations du secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner à prendre des décisions plus marquées.

 

Voir également :

 * Presidency Statement : Communication on the agreement on economic governance package for the EU

 * José Manuel Baroso Président de la Commission européenne se dit « inquiet pour l'avenir politique de l’Europe. »

 * Statement by the Heads of State or Government of the Euro Area and EU Institutions (Brussels - 21 July 2011)

 * Quelle crédibilité accorder à l'accord conclu par les Chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro le 21 juillet à Bruxelles ?

 *  Le texte officiel du Pacte sur l'euro + (Conclusions du Conseil européen en date des 24 et 25 mars 2011)

 * Retour sur les 'règles nationales budgétaires' adoptées le 11 mars 2011 par les chefs d'Etat ou de gouvernement de la zone Euro

 * Règle d'or et irresponsabilité politique, par Pascal Jan (Le Monde)

 * L'accord conclu aux USA ne résoudra rien ! Des décisions politiques d'un tout autre ordre s'imposent !

 * La notation financière des pays européens par Standard and Poors (Le Monde)  

 * 'Comment éteindre le feu et organiser la reprise ? Ce que l'UE doit faire', par Philippe Herzog (Interface n°69 - Confrontations Europe)

 * Reconstruire la confiance dans la capacité des Etats à honorer leurs engagements, notamment politiques et financiers

 * Crise de la dette : l'Europe réplique aux Etats-Unis (Le Monde)

 * Pour un Pacte international permettant de limiter les risques systémiques associés à l'inflation et à la prolifération des dettes souveraines  

 * La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (1) - nouvelle édition -

 * La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (2) - nouvelle édition -

 * Marchés affolés, politique impuissante (Edito du Monde)

 * Centres financiers offshore et système bancaire “fantôme” (Note n° 222 du Centre d'analyse stratégique)

 * Le Forum global sur la transparence et l'échange d'informations fiscales de l'OCDE vient de diffuser douze nouveaux rapports sur la fraude fiscale et le secret bancaire  

 * Pour Gordon Brown, la Zone euro ne survivra pas dans sa forme actuelle ! par Causeur

 * Euro-obligations : bientôt un projet de la Commission, par Anne Bauer (Les Echos)

 * Treaty establishing the European Stability Mechanism (ESM)

 * "Ensemble pour une nouvelle croissance" : L'Acte pour le marché unique - Douze leviers pour stimuler la croissance et renforcer la confiance (Communication de la Commission européenne - avril 2011)

  * Euro-obligations : bientôt un projet de la Commission, par Anne Bauer (Les Echos)

 * La BCE revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour 2011 et 2012 (Le Monde)

 * Repenser le système monétaire international (conclusions des entretiens du Trésor en date du 16 juin 2011)

 * L'Europe est condamnée si elle ne se réforme pas, par James K. Galbraith (Deutsche Welle - Mediapart)

 * Le principe de sincérité des lois de finances et des lois de financement de la sécurité sociale (Sénat)

 * De la garantie apportée par un Etat à des obligations monétaires

 * A quel moment va-t-on renforcer la sécurité monétaire de l'euro et la sécurité économique et financière de la zone euro ? (nouvelle édition)

 * Il est temps de mettre un terme à ces débats stériles autour de l'abandon de l'euro ! 

 * Débats sur la sortie de la zone euro 

 * Vouloir dévaluer l'euro par rapport au seul dollar est une ineptie ! 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : UE, enjeux économiques, financiers et monétaires
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 15:03

La Commission européenne, certaines capitales européennes et certains députés européens ont beau gesticuler et crier au scandale aujourd'hui, le mal est fait !

Aux doutes qui hantent aujourd'hui les populations quant à la capacité des institutions européennes à les protéger face aux grands défis qui menacent leur prospérité et leur sécurité, y compris en matière monétaire et budgétaire, l'Union européenne, au travers de la décision prévisible - car juridiquement imparable - de la Cour de Justice en réaponse à la plainte portée par des Etats qui n'ont pas cherché une seule seconde à éviter à l'Union ce camouflet singlant, s'en ajoute un autre, d'une toute autre dimension symbolique !

Alors que l'Union ne cesse de faire savoir qu'elle constitue le premier donateur au monde au titre de l'aide publique au développement  première entité, elle abandonnerait à leur misère et à leur faim les millions de ses propres ressortissants en garnde difficulté pour n'avoir pas su, pas voulu ou pas pu établir une base légale permettant de mobiliser les instruments de solidarité de l'Union disponibles au titre des actions structurelles au profit de cette cause des plus fondamentale, et ce au moment même où explose le nombre des Européens victimes des effets directs ou collatéraux des crises financières qu'elle ne parvient pas à endiguer !

"On" aurait voulu le faire exprès que l'"on" ne s'y serait pas pris autement !

Décidément, cette Union-là a été confiée à des irresponsables politiques, qu'ils se situent à la tête de la Commission européenne ou du Conseil européen, ou à la tête des Etats membres qui, bien que le champ d'application de la codécision avec le Parlement européen se soit étendu à de nombreux domaines, restent encore les véritables décideurs des décisions de l'Union, y compris des plus cyniques ! N'en déplaise à ces journalistes qui, pour ne pas le reconnaître, en appelle toujours à "Bruxelles" pour désigner le fauteur de trouble ou de désarroi, laissant ainsi planer le doute quant à une possible responsabilité de la Commission européenne en lieu et place du Conseil des ministres !

Parviendrons-nous un jour à produire ce nouveau souffle européen qui fait tant défaut à cette belle utopie sans pareille que constitue le projet européen !

Oui, mais à la condition de retrousser nos manches et de chasser les imposteurs de tous poils qui hantent laujourd'hui es coulisses et les salons de nos institutions européennes !

 

 

Par Jean Rage - Publié dans : Regards-citoyens.com analyse et propose
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 14:42

La Cour européenne de justice estime que le Programme européen d'aide aux plus démunis, tiré de fonds agricoles, est incompatible avec la Politique agricole commune. Une réunion a lieu ce mardi 20 septembre

C'est la réunion de «la dernière chance». Les ministres européens de l'Agriculture doivent se rencontrer ce mardi à Bruxelles pour décider du sort d'un programme européen d'aide alimentaire aux pauvres, financé par la Politique agricole commune (PAC). Les associations risquent de distribuer 130 millions de repas en moins en 2012, selon un responsable de l'action sociale à la Croix-Rouge, si ce programme était réduit, comme le veulent plusieurs pays au sein de l'Union européenne. Un véritable «tsunami alimentaire», disent-elles.

Le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) a été créé en 1987 sous l'impulsion du président de la Commission européenne de l'époque, Jacques Delors, à la suite de l'appel du fondateur des «Restos du Coeur», l'humoriste français Coluche. Il permet de distribuer, via 240 associations, une aide tirée des stocks européens de la PAC à plus de 13 millions de personnes. Dix-neuf des 27 Etats de l'UE en profitent, en tête desquels l'Italie, la Pologne et la France. Ces deux dernières années, le niveau des stocks était si bas que l'UE a dû le compenser par d'importants achats de nourriture à destination des banques alimentaires.

Une «formule transitoire»

Mais l'Allemagne a porté plainte, estimant que cette aide financière, qui émane du budget de la PAC, et qui s'ajoute à l'aide en nature offerte par les stock, est une aide purement sociale. Elle «aurait perdu tout lien avec la politique agricole commune» et enfreindrait les principes de l'OMC (Organisation mondiale du commerce). La Cour européenne de justice de Luxembourg lui a donné raison. En clair, selon la cour, quand il n'y a pas ou peu de stocks, il n'y a pas ou peu d'aide pour le PEAD. Elle a ainsi obligé la Commission à ramener l'enveloppe pour les années à venir au niveau des stocks existants, soit 113,5 millions d'euros au lieu de 480 millions d'euros annuels.

La Commission européenne avait finalement trouvé une formule transitoire qui permettait de contourner les objections de la Cour et de maintenir le PEAD à son niveau actuel pour 2012 et 2013, mais elle se heurte désormais à la minorité de blocage, qui veut voir le programme revenir à 113,5 millions d'euros en 2012. Actuellement six pays s'opposent en effet au maintien en l'état du budget annuel du PEAD et à la formule transitoire: l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque, le Danemark et la Suède. «Nous n'avons rien contre l'aide aux nécessiteux, mais cela relève de la politique sociale, qui est du ressort des États membres» a commenté un diplomate d'un de ces Etats.

Une «crise humanitaire» dès 2012 ?

Pas sûr cependant que les six pays sceptiques résistent aux pressions des autres États membres. Ces derniers jours, plusieurs pays favorables au maintien du programme à son niveau actuel se sont livrés à un lobbying intense pour tenter d'en convaincre au moins un, et faire ainsi voler en éclats la minorité de blocage.

Les organisations caritatives parmi lesquelles Les Restos du Coeur, le Secours populaire, la Croix-Rouge et la Fédération française des banques alimentaires (FFBA) - appellent les ministres à «prendre leurs responsabilités» pour trouver une solution rapidement et éviter «une crise humanitaire» dès 2012. «Nous sommes face à une situation inédite (...) Alors qu'il n'y a jamais eu autant de demande, il n'y a jamais eu autant de menace sur notre action», a expliqué Olivier Berthe, président des Restos du Coeur. Les pauvres vont-ils se voir couper les vivres ? Réponse ce mardi.

 

Voir également : Près d’un quart des Européens menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale (Boursorama) - nouvelle édition -

 

Par ERASME - Publié dans : UE, emploi, lutte contre pauvreté et exclusion
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