Gouvernances multilatérales

Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 11:56

Le gouverneur de la banque centrale d'Israël, Stanley Fischer, a annoncé samedi qu'il briguait le poste de directeur général du FMI, se posant en rival très sérieux de la favorite Christine Lagarde.

Cette candidature s'ajoute à celle du gouverneur de la banque du Mexique, Agustin Carstens, et vient compliquer la tâche de la ministre française de l'Economie et des Finances.

Christine Lagarde se trouvait samedi en Arabie saoudite afin de convaincre du bien-fondé de sa candidature au poste laissé vacant par Dominique Strauss-Kahn accusé d'agression sexuelle sur une employée d'hôtel et arrêté le 14 mai à New York.

Cette vacance " a provoqué une occasion extraordinaire et inattendue, une occasion qui peut-être ne se présentera plus jamais, de se porter candidat à la direction du FMI, ce qu'après une longue réflexion j'ai décidé de faire ", a expliqué Fischer dans un communiqué.

Fischer, qui a reçu le soutien du ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, a ajouté être conscient du fait qu'il s'agissait d'un processus compliqué et semé de possibles embûches, mais que cela ne constituait pas un obstacle à sa décision.

Originaire de Zambie, Stanley Fischer, âgé de 67 ans, a occupé les fonctions de directeur exécutif adjoint du FMI entre 1994 et 2001 et il est considéré comme l'un des artisans de la résistance de l'économie israélienne lors de la crise financière de 2008.

Il a procédé à 10 reprises à des relèvements des taux d'intérêt afin de contenir l'inflation et garantir une croissance économique de son pays qui devrait être de 4,5% en 2011.

Incertitude concernant les USA

Fischer a pourtant plusieurs désavantages à commencer par son âge. Les règlements du FMI fixent à 65 ans l'âge maximum pour être élu au poste de directeur et à 70 ans l'âge maximum pour occuper cette fonction.

La nationalité israélienne de Fischer pourrait, d'autre part, lui valoir une opposition de la part des pays arabes. " En raison de mon expérience, je pense que je peux apporter ma contribution au FMI, entité centrale de l'économie mondiale, et aider l'économie mondiale après la crise ", a affirmé Fischer, opposé à l'élection d'un Européen à la tête du FMI.

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, soutenue par l'Union européenne, fait figure de favorite pour s'installer dans le fauteuil de directeur général.

Christine Lagarde se trouvait samedi en visite en Arabie saoudite et a rencontré son homologue saoudien dans le cadre de sa campagne pour rallier des suffrages.

" L'Arabie saoudite joue un rôle important dans l'économie mondiale ", a commenté Ibrahim Alassaf devant la presse. " Nous allons donc demander un renforcement du rôle et de la part du royaume dans le FMI ", a-t-il ajouté.

Si elle dispose du soutien des Européens, Lagarde doit tenter de rallier à sa candidature les Chinois et les Américains alors que le Sud-Africain Trevor Manuel s'est retiré de la course vendredi.

Fischer peut, lui, compter sur les sympathies américaines ainsi que sur sa proximité avec le patron de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, dont il était conseiller.

Parmi les puissances émergentes, le Brésil serait enclin à pencher en faveur de Lagarde, mais la première économie d'Amérique latine n'a pas encore fait connaître sa position, précisait un responsable, vendredi.

Pour l'économiste Nouriel Roubini, Stanley Fischer a les qualifications requises pour diriger le FMI mais il s'est déclaré trop tard pour espérer devancer Christine Lagarde. "Stan Fischer ferait un excellent directeur général du FMI. Mais, à ce stade tardif, il ne dispose pas du soutien nécessaire pour réussir", ajoute-t-il.

 

Source : Reuters

 

Par Jean Poche - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 16:27

Cent-trente personnalités du monde de la politique, de l’économie et des médias sont rassemblées depuis jeudi au sein du luxueux hôtel "Suvretta House" à St-Moritz. Habituellement, la liste des participants n’est dévoilée qu’après la fin de la conférence. Pas cette année.

Les membres discutent de l’euro, de la sécurité dans les réseaux sociaux, du Moyen-Orient, de la compétitivité de la Suisse ou encore de la croissance économique. C’est la première fois, dans les 56 ans d’histoire du sommet, que les participants rendent publics les thèmes de leurs discussions. Leur objectif est de couper l’herbe sous les pieds des opposants à la conférence, qui critiquent son opacité et son manque de contrôle démocratique.

 

Pour en savoir plus, voir : http://www.tdg.ch/actu/suisse/sommet-bilderberg-liste-secrete-participants-devoilee-2011-06-10

 

Voir également :

 * The "Democracy Deficit" in the Global Economy: Enhancing the Legitimacy and Accountability of Global Institutions (The Trilateral Commission - 2003)

 * A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux ! (Nouvelle édition)

 

ainsi que les articles de la rubrique de ce blog intitulée Gouvernances multilatérales

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 16:03

 

Paru pour la première fois en 1995, le Rapport sur la santé dans le monde est la publication phare de l'OMS.

Conçu pour fournir aux pays, aux donateurs, aux organisations internationales et autres les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions de politique générale et de financement. Il présente un bilan rigoureux de la santé dans le monde assorti de statistiques sur tous les pays.

Il s'adresse aussi plus largement aux facultés, aux hôpitaux universitaires, aux écoles, ainsi qu'aux journalistes et au grand public, à tous ceux en somme qui, pour des raisons professionnelles ou personnelles, s'intéressent aux questions de santé de portée internationale.

 

Pour en savoir plus : http://www.who.int/whr/fr/index.html

 

Par ERASME - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 15:06

L’OMS est l’autorité directrice et coordonatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au sein du système des Nations Unies.

Elle est chargée de diriger l’action sanitaire mondiale, de définir les programmes de recherche en santé, de fixer des normes et des critères, de présenter des options politiques fondées sur des données probantes, de fournir un soutien technique aux pays et de suivre et d’apprécier les tendances en matière de santé publique.

Au 21ème siècle, la santé est une responsabilité partagée qui suppose un accès équitable aux soins essentiels et la défense collective contre des menaces transnationales.

Par ERASME - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 09:20

Often images obscure reality.
With the fortunate emergence of new economic players we should not forget that for the time being although growth is in Asia, South America or in Africa, wealth remains in the US and Europe, the two continents which dominate the world's economy.
This is why they hold more than 50% of the shares in the IMF. The EU counts for 32%, the euro area for 24%, the US for 18%.
This is how the world's economy is balanced, calculated according to the GDP, market openness, growth and monetary reserves.
And so  Europe is not struggling, trying to protect its privileges: it is the leading continent in terms of wealth and it simply and legitimately wants to establish a happy medium in terms of its influence.
Moreover the present debt crisis is different from those experienced some years ago by the countries which now enjoy strong growth.
The emerging countries were often the sinking ships then.
All of the problems they suffered during the oil crisis of 1970 and then the semi-bankruptcy of some in the 80's and when communism collapsed in Central and Eastern Europe were overcome with the effective aid of the IMF.
The IMF's goals established in 1944 are still totally pertinent today: organising monetary cooperation, faciliating world trade, promoting employment and growth, reducing poverty, providing temporary aid in the event of serious passing imbalance.
It is probably Europe that can best lay claim to embodying a vital institution which is successfully pursuing and must resolutely continue its development.
Because it is the only real, exemplary joint political project facing turbulence that has resulted from exceptionally rapid change: it is a peaceful entity, enjoying freedom and its rules are accepted.
The emerging countries challenge this superiority because of their recent development. But they are not yet in a very convincing position.
Within their realm we find dictatorships, the most violent societies and some barely hide their challenge of democratic principles which would not meet with much success in the 21st century!
They demand a place that would justify their weight, which is still limited, in the world economy (the BRICS, Brazil, Russia, India, China and South Africa = 15%) but which is not qualified by their regimes which are still not really democratic, their unstable societies, their lack of openness, or their excessively partial view of an international community that must be better organised, pacified, cooperative, respectful of human life and the environment, in other words, modern.
One of the lessons to be drawn of the present crisis is that the good functioning of the world's economy does not boil down to financial equations and that it is only possible with a world project based on freedom, regulation, solidarity, ie one that is designed for mankind.
This is why a European would still be the best qualified because European integration is a project - which is of course a difficult and yet progressive one - but which is unique and successful pursuing the same end; it breaks with a great many certitudes that regulated relations between States until now.
And if the position of women in society is a criteria to gauge modernity, a European woman would be an even better choice and her appointment more than just symbolic!

Editorial pubished on my site: www.jd-giuliani.eu

 

Par Jean-Dominique GIULIANI - Publié dans : Gouvernances multilatérales
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