Méditerranée & Proche Orient

Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 13:47

Les autorités palestiniennes demanderont en septembre leur reconnaissance comme Etat-membre des Nations unies, a confirmé samedi un haut responsable palestinien.

Nabil Chaas, conseiller du président Mahmoud Abbas, a dans le même temps exhorté les Etats-Unis à se rallier aux pays ayant déjà reconnu l'existence d'un Etat palestinien qui engloberait notamment la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

Barack Obama a entériné jeudi l'idée d'un Etat palestinien sur les frontières de 1967, antérieures à la guerre des Six-Jours et à la conquête de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est par Israël. Mais il a déconseillé aux Palestiniens d'isoler Israël à l'Onu.

" Les actes symboliques destinés à isoler Israël aux Nations unies en septembre ne créeront pas un Etat indépendant ", a dit le président américain, qui insiste pour une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens.

Pour l'Autorité palestinienne, qui se dit contrainte d'agir du fait du blocage du processus de paix, l'objectif est d' " internationaliser " la recherche d'une solution au conflit au Proche-Orient.

Mais un autre responsable palestinien, Nabil Abou Rdainah, a précisé que cette initiative unilatérale devant l'Assemblée générale des Nations unies pourrait être suspendue si Israël accepte de revenir à son moratoire sur les implantations juives en Cisjordanie.

C'est cette question du gel des colonies qui a conduit à l'arrêt prématuré des négociations que Barack Obama avait relancées en septembre dernier, Israël refusant de prolonger le moratoire.

Il semble peu probable qu'Israël saisisse la perche tendue par Nabil Abou Rdainah. En visite à Washington, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rejeté l'appel de Barack Obama à un retour aux frontières de 1967.

Interrogé par Reuters, Nabil Chaas a confirmé que les Palestiniens saisiraient les Nations unies. " Surtout depuis que Netanyahu a recouru au vieux prétexte des nécessaires 'frontières défendables' pour continuer de voler notre terre, contrôler la vallée du Jourdain et modifier la démographie ", a-t-il poursuivi.

De sources diplomatiques, on estime qu'une majorité devrait soutenir la requête palestinienne à l'Assemblée générale de l'Onu. Mais la déclaration de reconnaissance d'un Etat palestinien devrait ensuite être approuvée par le Conseil de sécurité, où les Etats-Unis disposent d'un droit de veto.

" Nous appelons le président Obama à reconnaître l'Etat palestinien dans les frontières de 1967 ", a insisté Chaas.

 

Source : Reuters

 

 

 

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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 22:15

Le président des Etats-Unis Baracl Obama a affirmé mardi que le dialogue entre Israéliens et Palestiniens était " plus important que jamais " malgré les troubles au Moyen-Orient, en recevant à la Maison Blanche le roi Abdallah II de Jordanie.

" Nous pensons tous deux que malgré les nombreux changements, ou peut-être à cause des changements qui se produisent dans la région, il est plus important que jamais que les Israéliens et les Palestiniens trouvent le moyen de recommencer à négocier ", a déclaré M. Obama dans le Bureau ovale, au côté de son hôte.

Ces négociations devraient aboutir à "un processus de création de deux Etats qui vivraient côte à côte en paix et dans la sécurité", a ajouté le président, deux jours avant un discours qu'il doit consacrer à la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, régions en proie à des révoltes populaires depuis le début de l'année.

M. Obama doit en outre recevoir vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et s'adresser dimanche au congrès de l'AIPAC, le principal lobby pro-Israël aux Etats-Unis.

Les négociations israélo-palestiniennes sur un règlement de paix avaient été relancées en grande pompe en septembre 2010 lors d'un sommet à la Maison Blanche, mais avaient rapidement buté sur le refus d'Israël de prolonger un moratoire de 10 mois sur la colonisation israélienne dans les territoires occupés.

Barack Obama avait déclaré dans la foulée à l'Assemblée générale de l'ONU que Palestiniens et Israéliens pouvaient parvenir à un accord en un an, soit d'ici à septembre 2011, afin de permettre l'émergence d'"un Etat palestinien indépendant, souverain et vivant en paix avec Israël", mais peu d'initiatives ont suivi ces déclarations.

Et l'accord de réconciliation interpalestinien, entre Hamas et Fatah fin avril, a été analysé comme un revers pour l'administration américaine. Cet accord prévoit la formation d'un gouvernement composé de personnalités indépendantes, n'appartenant ni au Fatah ni au Hamas, jusqu'à l'organisation d'élections d'ici un an.

Les principes posés par le Quartette (Etats-Unis, UE, Russie et ONU) ont jusqu'ici été refusés par le Hamas: cessation des violences, reconnaissance des accords signés précédemment par Israël et l'OLP et reconnaissance du droit à exister d'Israël.

 

Source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/monde/afp_00344974-le-dialogue-israelo-palestinien-plus-important-que-jamais-affirme-obama-164709.php

 

 

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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 10:00

Un gouvernement palestinien dans lequel siègeraient des membres du Hamas ne peut pas être l'interlocuteur de l'Etat d'Israël dans le cadre du processus de paix, a répété lundi Benjamin Netanyahu, tout en laissant entrevoir la perspective de compromis territoriaux.

" Un gouvernement composé pour moitié de ceux qui proclament chaque jour leur intention de détruire l'Etat d'Israël n'est pas un partenaire pour la paix ", a déclaré le Premier ministre à la tribune de la Knesset, quelques jours avant un déplacement à Washington.

Le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, ont entamé lundi au Caire des discussions en vue de la formation d'un gouvernement d'union.

Les deux mouvements ont formalisé début mai un accord de réconciliation annoncé le 27 avril au Caire et censé mettre fin à quatre ans de rivalité parfois violente. Cet accord, dénoncé par Israël, prévoit la formation d'un gouvernement de techniciens sans étiquette et la tenue d'élections dans le courant de l'année en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, tenue par le Hamas.

La conduite des négociations avec Israël, gelées depuis l'automne, restera du ressort de Mahmoud Abbas. Renouées le 2 septembre, elles ont été suspendues quelques jours plus tard à l'initiative des Palestiniens, lorsque Benjamin Netanyahu a refusé de prolonger le moratoire sur les mises en chantier dans les colonies juives de Cisjordanie.

Le négociateur palestinien Saëb Erekat a regretté lundi que le chef du gouvernement israélien ait choisit le " diktat et non la négociation " et l'a jugé " seul responsable du déraillement du processus de paix ".

Les observateurs israéliens ont en revanche vu dans le discours du Premier ministre un assouplissement de sa position au sujet des colonies.

Israël, a-t-il déclaré, doit conserver " les blocs de colonies ". Benjamin Netanyahu n'avait jamais tenu de tels propos, disent les commentateurs, selon lesquels il pourrait être prêt à évacuer certaines implantations plus modestes.

" Ces compromis sont douloureux parce qu'il signifient, quoi qu'il en soit, de négocier notre terre. Ce n'est pas une terre étrangère, c'est celle de nos pères et nous avons des droits historiques, pas seulement des intérêts sécuritaires ", a-t-il souligné.

Benjamin Netanyahu sera reçu vendredi 20 mai à la Maison blanche et prendra la parole le 24 mai devant les deux chambres du Congrès américain.

 

Source : Reuters

 

 

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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 09:40

Des violences ont marqué dimanche aux frontières entre Israël, le Liban, la Syrie et la bande de Gaza le jour de la "Nakba", la "catastrophe" que représente pour les Palestiniens la création de l'Etat hébreu en 1948.

Ces affrontements ont fait au moins douze morts et des dizaines de blessés.

Les forces israéliennes ont ouvert le feu sur des réfugiés palestiniens venus de Syrie qui voulaient franchir la clôture frontalière érigée sur les hauteurs du Golan, faisant deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence de presse syrienne Sana qui fait état de 116 blessés des deux côtés. Un précédent bilan donné par les médias israéliens était de quatre morts.

La fusillade a éclaté dans le village de Madjdal Chams. Le maire, Dolan Abou Salah, a précisé qu'entre 40 et 50 manifestants brandissant des drapeaux palestiniens avaient tenté de franchir en force la clôture frontalière.

Israël a conquis sur la Syrie le plateau stratégique du Golan, qui domine le lac de Tibériade, durant la guerre des Six-Jours de juin 1967 et l'a annexé fin 1981. Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale.

La Syrie, où le régime du président Bachar el Assad est confronté depuis deux mois à une contestation populaire sans précédent, abrite 470.000 réfugiés palestiniens.

A Damas, un communiqué du ministère des Affaires étrangères a dénoncé les "actes criminels" d'Israël sur le Golan.

Pour un responsable du gouvernement israélien, "les autorités syriennes cherchent délibérément à provoquer une crise à la frontière afin de détourner l'attention de l'opinion publique des problèmes internes qu'elles rencontrent".

"Provocation"

A la frontière entre le Liban et Israël, dix Palestiniens ont été tués et une centaine blessés par les tirs de soldats israéliens qui voulaient empêcher des manifestants de pénétrer en Israël, ont rapporté les forces de sécurité libanaises. Des soldats de l'armée libanaise avaient auparavant tiré en l'air pour tenter de contenir la foule.

" C'est de la pure provocation, inspirée par les Iraniens, à nos frontières avec la Syrie et le Liban, à l'occasion de la 'Nakba '", a estimé le porte-parole de Tsahal, le lieutenant-colonel Yoav Mordechaï.

Au sud-ouest d'Israël, à la frontière avec la bande de Gaza contrôlée depuis 2007 par les islamistes du Hamas, les tirs israéliens sur une foule qui s'approchait de la clôture de sécurité ont fait une soixantaine de blessés, a-t-on appris de source médicale.

A Tel Aviv, une personne a été tuée et 17 autres ont été blessées par un camion qui a percuté plusieurs véhicules et renversé des piétons.

Le conducteur, qui a été arrêté, est âgé de 22 ans et habite Kafr Kassem, village arabe du centre d'Israël, a précisé Micky Rosenfeld, porte-parole de la police. Les enquêteurs s'efforcent d'établir s'il s'agit d'un acte délibéré ou d'un accident.

Selon des témoins, les collisions se sont produites sur un kilomètre. " On a entendu un bruit terrible derrière la voiture - un boum, puis un autre et encore un - jusqu'à ce qu'il nous atteigne et on a été tout bonnement projetés en l'air. Il a heurté un autobus. Il est sorti du camion et, comme fou, il s'est mis à lancer des choses aux gens. Il y avait cette pauvre fillette innocente qu'il a frappée à la tête. Elle est tombée et maintenant des gens la soignent. Quoi vous dire ? (C'est un) attentat terroriste ! ", a déclaré l'un de ces témoins au micro de la radio militaire.

Des jeunes rassemblés près d'un barrage israélien aux abords de Ramallah, en Cisjordanie, ont lancé des pierres en direction des militaires, qui ont riposté en tirant des balles en caoutchouc et de grenades lacrymogènes.

Samedi, un Palestinien de 17 ans blessé par balle la veille lors d'une manifestation à Jérusalem avait succombé à ses blessures. Il avait été blessé dans le quartier de Silouane, haut lieu de tensions, alors que des Palestiniens lançaient des pierres en direction de policiers et de colons israéliens.

 

Source : Reuters

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 23:16

La réconciliation Fatah-Hamas bouleverse incontestablement la donne au Moyen-Orient, notamment pour les missions européennes déployées sur le terrain, Eupol Copps, pour la formation de la police palestinienne, et EUbam Rafah, pour les frontières.

Henriq Malmquist, le chef de la mission EUPOL Copps était aujourd’hui à Bruxelles pour faire le point sur sa mission, accompagnée de deux hauts responsables du maintien de l’ordre palestinien, le général Y. Ozreil et le procureur en chef S. Jarrar. Naturellement les questions des journalistes ont davantage porté sur l’actualité politique que sur le travail, au jour le jour, de la mission.

Le chef de la mission européenne, Henriq Malmquist s’est voulu prudent : « l’Union européenne supporte l’idée d’une réconciliation palestinienne. Mais concrètement, pour moi, nous devons savoir comment va se passer cette réconciliation sur le terrain avant de discuter quelles conséquences cela aura dans les faits et pour notre mission. »

Une seule police, une seule justice, un seul Etat

Les responsables palestiniens qui l’entouraient ne se sont pas embarrassés de telles considérations plaidant en faveur de davantage d’implication européenne dans le processus en cours en Palestine. Pour le général Youssef Ozreil, « Notre objectif, c’est la réconciliation de Gaza et de la Cisjordanie. Quand nous parlons de police, c’est de toute la police. Et nous avons besoin de plus de soutien, du soutien européen, pour que cette réconciliation se passe bien ».  Concrètement depuis 2006, et la prise de pouvoir par le Hamas à Gaza, tout le monde est bien conscient que les deux parties palestiniennes se sont un peu détachées. Et sur le terrain tout reste à fixer encore, notamment fixer comment va se passer la réintégration des policiers restés à Gaza, et selon quels critères. « Nous allons discuter des détails maintenant » a confié Ozreil. « Nous voulons une police démocratique, très professionnelle, expérimentée qui puisse assurer la sécurité de la population d’un État indépendant palestinien qui aura comme capitale Jerusalem. » Et d’ajouter, « le défi principal que nous avons, c’est l’occupation israélienne. Comment se coordonner, comment mener des enquêtes, c’est très difficile dans tous les districts. »

Propos approuvé par son collègue procureur en chef, Salem Jarrar : « Nous devons faire face à des difficultés auxquels n’a à faire face n’importe aucun système juridictionnel dans le monde. Si des Israéliens commettent un crime sur le territoire de Ramalah, on ne peut pas intervenir. C’est très difficile. » Mais lui aussi plaide pour une réorganisation de la justice palestinienne dans un seul corps : « Tous les crimes commis, dans les deux entités, seront jugés par les juges palestiniens. Les (personnels) de Gaza vont être incorporés. Ils sont prêts à jouer tout leur rôle. »

 

Cet article a été préalablement publié sur mon blog : http://www.bruxelles2.eu/orient-asie/israel-liban-palestine/le-futur-de-la-police-palestinienne-a-lheure-de-la-reconciliation-hamas-fatah.html

 

 

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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