Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne

Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 21:35

La montée en puissance du couple franco-allemand et le mille-feuille institutionnel en limitent l'action.

Poids lourd de la Nouvelle Europe, la Pologne passe ce dimanche le relais au Danemark, qui inaugure un cycle de présidences tournantes assurées jusqu'en décembre 2013 par de «petits pays» de l'Union européenne. Petits en termes de superficie, de population ou de PIB. Au Danemark succéderont en effet Chypre, l'Irlande et la Lituanie. Alors que l'Europe traverse une crise économique dont on voit encore mal l'issue, quel peut être le rôle de ces États dont certains n'appartiennent pas à la zone euro et qui devront de surcroît composer avec une pléthore d'institutions concurrentes ?

À de rares exceptions, comme celle de la France en 2008 ou de l'Allemagne en 2007, la présidence tournante n'a jamais été un élément moteur de la politique européenne. Le traité de Lisbonne, entré en vigueur en décembre 2009, a limité encore ses prérogatives et réduit sa visibilité avec la création d'un président du Conseil européen et d'un Haut Représentant pour les Affaires étrangères.

La voie fédérale

Labyrinthe institutionnel aussi kafkaïen qu'onéreux, l'UE compte aujourd'hui quatre présidences: le président du Conseil européen (Herman Van Rompuy), le président de la Commission européenne (José Manuel Barroso), le président du Parlement européen (Jerzy Buzek) et la présidence tournante de l'UE assurée pendant six mois par un État membre. Soit une superposition de sphères d'influence sans pouvoir décisionnaire réel, mais relativement lucratives lorsqu'on sait que MM. Van Rompuy et Barroso perçoivent des salaires s'élevant à plus de 350.000 euros par an.

« Du point de vue du simple citoyen, c'est négatif. On n'y comprend rien », estime Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman à Paris. Un avis partagé par Guillaume Sarrat de Tramezaigues, économiste à Sciences Po : « En réalité, la présidence tournante ne détient qu'un seul pouvoir: celui de déterminer l'ordre du jour des sommets européens. Sauf que tout le monde veut mettre son grain de sel: le président du Conseil, la Commission, la BCE et bien évidemment le couple franco-allemand qui pèse de tout son poids, soit 43 % de la production de l'UE. On peut parier que la rationalisation de ce système institutionnel devenu trop complexe sera la prochaine étape après celle de la mise en place d'une réelle gouvernance économique dans l'UE. Sur ces deux dossiers, seule la voie fédérale semble en mesure d'améliorer de manière significative le fonctionnement de l'UE. L'ennui est que les États membres ont du mal à s'y résigner. »

Reste, selon Jean-Dominique Giuliani, que ces présidences tournantes présentent un intérêt pédagogique : « Elles obligent les États membres à chausser des lunettes européennes, c'est-à-dire à adhérer au projet européen. Elles leur permettent aussi de projeter à l'extérieur une certaine image de leur pays en donnant une impulsion à des dossiers qui leur sont chers. »

Des positions eurosceptiques

Un objectif atteint avec plus ou moins de succès comme en témoignent les présidences slovène (2008), tchèque (2009), hongroise (2011) ou polonaise. Pour le président de la Fondation Robert Schuman, « la présidence slovène s'est révélée techniquement réussie parce qu'elle a eu l'intelligence de coopérer étroitement avec la France et l'Allemagne pour la signature du traité de Lisbonne. En revanche, les présidences tchèques et hongroises se sont révélées contre-productives en raison des positions ouvertement eurosceptiques de leurs dirigeants » (le président tchèque Vaclav Klaus et le premier ministre hongrois Viktor Orban). Force est de constater également que la Pologne, qui comptait faire du sommet du Partenariat oriental un moment fort de sa présidence, n'a pu signer l'accord d'association avec l'Ukraine ni élargir la zone Schengen à la Roumanie et à la Bulgarie.

Elle est restée également en retrait sur la crise de la zone euro, qu'elle n'a pas encore intégrée. « Peut-être parce qu'elle ne se sentait pas vraiment concernée, remarque Guillaume Sarrat de Tramezaigues. La Pologne a réussi sa dévaluation compétitive qui a stimulé son activité économique au détriment de ses partenaires européens. Du même coup, elle pourrait être tentée de conserver sa souveraineté monétaire. »

Monnaie liée à l'euro

À en croire cet économiste, ce ne sera pas le cas du Danemark, dont la monnaie est liée à l'euro dans le cadre du Mécanisme de change 2 (MC 2), et des pays qui lui succéderont à la présidence tournante de l'UE. « Une union monétaire fonctionne lorsque ses membres présentent des situations et des objectifs macroéconomiques similaires. Les petits pays étant les plus sensibles aux variations de leur monnaie, ils ont besoin davantage que les autres d'une monnaie stable pour favoriser leur croissance. Ce sont par conséquent les plus motivés pour adhérer à la zone euro et nous pouvons parier que leur priorité sera de régler la question de sa gouvernance

 

Voir également : Le Danemark prend la tête de la présidence de l'Union européenne (Touteleurope.eu)

 

 

Par ERASME - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 08:02

Le 1er janvier 2002, l'euro devenait la monnaie unique pour 12 pays de l'Union européenne.

Pour fêter ses dix ans, aucune grande cérémonie n'a été prévue, mais des pièces de deux euros commémoratives de la décennie de l'euro seront mises en circulation.

Plusieurs sources parlent d'une commémoration discrète dans le moment de crise actuelle. Cependant, l'actuel ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble a rappelé que la crise actuelle était une crise de la dette et non de l'euro.

Selon Olivier Bailly, porte-parole de la Commission européenne, l'euro a tenu ses promesses en gardant l'inflation sous la barre des 2%. Il a ajouté que l'intégration par la monnaie unique permettait d'économiser 20 à 25 milliards d'euros par an dans les échanges intra-eurozone.

Ces dix ans de l'euro constituent également une occasion de questionner le rapport des citoyens à leur monnaie : plusieurs sources dénoncent, en comparaison avec les Américains et leur attachement au symbole du dollar, un manque d'identité de l'euro qui empêche un attachement semblable de la part des citoyens européens.

 

Par ERASME - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 14:34

La Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu un avis positif sur la conformité de la taxe carbone appliquée à partir du 1er janvier 2012 aux vols à destination, en provenance ou au sein de l'Union européenne (UE).

Tout avis ou décision de la CJUE sur la compatibilité des traités avec une loi est contraignant.

Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 16:07

Denmark’s Minister for European Affairs, Nicolai Wammen, presented the priorities of the upcoming Danish EU Presidency at a press conference in Brussels.

At a joint press conference with the Polish Minister for European Affairs, The Danish Minister presented the priorities of the upcoming Danish EU Presidency, which begins on 1 January 2012.

The four priorities set out by the Danish Government for the EU Presidency are :

  •  * A responsible Europe
  •  * A dynamic Europe
  •  * A green Europe
  •  * A safe Europe

In connection with the presentation the Minister for European Affairs said:

“Parts of Europe have demonstrated economic irresponsibility, which has damaged our joint project. We need more responsibility in Europe. At the moment Europe is dealing with low growth rates and is dropping behind in global competitiveness. We must promote initiatives that can generate a more dynamic Europe. We are experiencing competition from other parts of the World for Europe’s lead position in promoting the environmental area and we must therefore advance the green agenda in Europe. Finally, globalization, the increasing pressure on EU borders from migration and international crime calls for an improved effort in order to keep Europe safe. The Danish Presidency will work hard to deliver concrete results in these areas and thereby contributing in bringing the European Union out of the economic crisis and into a future growth-track.”

During the meeting of the General Affairs Council, the Ministers discussed the Cohesion policy as the only item on the agenda.

In this connection the Minister for European Affairs said: ”The European Cohesion policy is a major and important subject for the Danish Presidency. The Cohesion policy must be modified, so that it can better contribute to creating jobs and growth in the whole of Europe. During our Presidency we want to promote this agenda as much as possible.”

The Presidency Programme for the Danish EU Presidency will be presented by the Prime Minister, Helle Thorning-Schmidt, in connection with the beginning of the Presidency in January.

 

More information : http://eu2012.dk/fr/NewsList/November-December/EUM-praesenterer-de-danske-prioriteter-i-BXL


Par ERASME - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 15:42

Vous avez un projet, et vous cherchez des financements ? Si certains partenaires se sont déjà engagés à vos côtés, l'Europe peut être celui qui vous manque ! L'Union européenne finance en effet de nombreux projets, dans des domaines très divers.

Suivez le guide pour trouver le cofinancement européen adapté à votre projet !

 

L’Europe près de chez vous : comment ça marche ?

L’Europe est près de chez vous … oui mais comment bénéficier des aides européennes en région ? Pour faire financer son projet par l’Europe, il convient de savoir ce que les fonds européens financent, à qui s’adressent ces fonds, et enfin quels sont vos interlocuteurs.

 

Les fonds européens : pour qui ? pour quoi ?

FSE, FEDER, FEADER, FEP .. derrière ces acronymes se cachent de multiples possibilités de faire financer son projet par l'Europe. Mais ces subventions sont attribuées en fonction de critères bien précis, géographiques notamment. pour savoir si vous répondez à ces critères, consultez notre fiche récapitulative, et découvrez des exemples de projets cofinancés par les Fonds européens.

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Source : http://www.touteleurope.eu/fr/actions/emfinancez-vos-projets-grace-a-l-europe-em.html

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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