Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne

Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 17:29

Après trois sommets dominés par la crise grecque et ses suites, les Vingt-Sept se sont retrouvés jeudi à Bruxelles pour un Conseil européen plus serein mais l'oeil fixé sur une Espagne à son tour chahutée.

Au menu de ce sommet exceptionnellement réduit à une seule journée: stratégie économique européenne pour 2020, préparation du sommet du G20 de Toronto fin juin, gouvernance économique, entrée de l'Estonie dans la zone euro, ouverture des négociations d'adhésion de l'Islande, sanctions envers l'Iran.

Crise oblige, un débat sur les "stress tests" destinés à éprouver la solidité des banques européennes prend aussi de l'ampleur.

Dans une interview à Reuters Insider, la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, s'est prononcée jeudi matin en faveur de la publication de ces tests avant fin juillet pour rétablir la confiance des marchés, notamment à l'égard de l'Espagne.

La situation des banques espagnoles, en particulier des caisses d'épargne, qui ont du mal à emprunter, a pris ces derniers jours un tour plus inquiétant.

Officiellement, le cas espagnol n'est pas à l'ordre du jour, d'autant que Madrid n'a pas formulé de demande d'aide à l'Union européenne et au Fonds monétaire international (FMI) et ne veut surtout pas que ce conseil devienne un sommet sur l'Espagne.

Commission européenne et FMI ont d'ailleurs démenti la préparation d'un plan d'aide à Madrid avec le Trésor américain.

Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, qui assume la présidence tournante du Conseil européen, n'en retrouvera pas moins vendredi, à son retour à Madrid, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Il y a donc fort à parier que la situation financière de l'Espagne anime les discussions de couloir entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, rejoints par le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

Apaisement ponctuel

Les investisseurs ont été rassurés jeudi matin par des emprunts d'Etat espagnols et français émis pour un montant total de près de 11,5 milliards d'euros et qui ont suscité une forte demande.

Les marchés d'actions européens, de leur côté, étaient apparemment partis pour une septième séance de hausse consécutive et l'euro regagnait du terrain à près de 1,24 dollar en milieu d'après-midi.

Plusieurs autres éléments contribuent à apaiser l'ambiance de ce sommet.

Le gouvernement espagnol a approuvé mercredi une vaste réforme de son marché du travail, qui doit désormais être votée par le parlement le 22 juin.

La France a quant à elle présenté un projet de réforme des retraites avec l'espoir implicite d'apaiser les investisseurs inquiets de la dérive de ses déficits et de sa dette.

Le compromis conclu le 7 juin sur les modalités du Fonds de stabilisation financière européen, les premiers accords sur les propositions du groupe Van Rompuy en matière de gouvernance et le rapprochement franco-allemand sur un gouvernement économique jouent également.

" Pour la première fois depuis le début de l'année, c'est un conseil européen normal, sans crise particulière à gérer ", veut croire un membre de la délégation française.

Modifier les traités ou pas ?

Les principaux résultats concrets du sommet consisteront à endosser la réforme de la gouvernance économique européenne ébauchée par le groupe Van Rompuy - une des leçons de la crise économique et financière, rendue plus urgente par les soubresauts de l'euro.

Ils entérineront ainsi la refonte du pacte de stabilité et de croissance, avec une présentation des projets de budgets nationaux à la Commission européenne et aux autres Etats membres et un arsenal de sanctions renforcé.

De son côté, l'exécutif communautaire a promis d'accélérer ses travaux sur ces questions et de faire des propositions détaillées d'ici au 30 juin.

Une des questions à régler est de savoir s'il faut passer ou non par une modification des traités, notamment pour les sanctions, qui pourrait prendre la forme d'une suspension de droit de vote au Conseil européen des pays de la zone euro "laxistes", comme le proposent Berlin et Paris.

L'Allemagne envisage plus facilement que d'autres - dont la France - une telle modification des textes européens.

Les dirigeants français estiment que trop de pays sont contre et qu'il vaut mieux s'appuyer sur l'article 136 du traité institutionnel de Lisbonne, qui permet aux pays de la zone euro de s'entendre sur des procédures spécifiques à leur cas.

Les Vingt-Sept soutiendront par ailleurs l'idée d'une taxe sur les banques, qu'ils voudraient voir à l'ordre du jour du sommet du G20 à Toronto.

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 10:55

Dans sa résolution du 16 juin rrelative à la procédure de décharge de la section II 'Conseil' du budget 2008, le Parlement européen hausse le ton à l'égard du Conseil à propos des dépenses consacrées par ce dernier à la PESC, et plus particulièrement à la PESD.

 En particulier, il estime que, compte tenu de l'augmentation des dépenses administratives et en particulier de la présence possible de dépenses de nature opérationnelle, les dépenses du Conseil devraient être vérifiées de la même manière que celles des autres institutions de l'Union dans le cadre de la procédure de décharge prévue par l'article 319 du traité sur le fonctionnement de l'UE.

 Il estime également que l'élaboration du budget et la décharge du budget sont deux procédures distinctes et que le "gentlemen's agreement" entre le Parlement et le Conseil concernant la préparation de leurs sections respectives du budget ne saurait décharger le Conseil de la responsabilité qui lui incombe de rendre des comptes aux citoyens sur les moyens financiers mis à sa disposition.

Il estime par ailleurs que la décharge 2008 arrive à un moment crucial, où un accord formel sur la procédure de décharge du nouveau service européen pour l'action extérieure (ci-après dénommé le "SEAE") doit être clairement établi pour assurer la crédibilité grâce à une parfaite transparence, et invite le Conseil à veiller à lui présenter, d'ici à la fin de la procédure de décharge 2008, des projets concrets, détaillés et complets sur la dotation en personnel, l'organigramme et les structures de contrôle du SEAE, y compris le personnel militaire de l'Union, le centre de situation, la direction "gestion des crises et planification" du secrétariat général du Conseil, la capacité civile de planification et de conduite des opérations, ainsi que l'ensemble du personnel du secrétariat général travaillant sur les dossiers de politique étrangère et de sécurité, qui mettent notamment en évidence tant l'augmentation et la ventilation des effectifs que les implications budgétaires prévues, ainsi qu'à engager sans tarder des négociations avec l'autorité budgétaire sur la base des propositions ainsi présentées.

Pour les autres points de cette résolution, voir Res-DechargePesc-PE100615 Res-DechargePesc-PE100615

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /2010 13:22

L'actualité du printemps 2010 a mis en lumière la nécessité de résoudre de toute urgence le problème budgétaire dans la zone euro et dans l'UE. Les primes de risque souverain ont atteint des niveaux inégalés dans les États membres jugés à hauts risques budgétaires et macro-financiers. Le rapport 2010 sur les finances publiques dans l'UEM présente les dernières évolutions budgétaires ainsi que les progrès observés en matière de surveillance budgétaire et tire les enseignements des différentes stratégies de réduction de la dette.  Il examine également le lien existant entre risques macro-financiers et risques budgétaires.
Le rapport de cette année sur les finances publiques examine comment les politiques budgétaires des États membres ont évolué face aux défis de la crise économique et financière. Il analyse les perspectives des finances publiques et les besoins futurs sur le plan des politiques. La forte détérioration des finances publiques, avec une prévision du déficit budgétaire moyen des administrations publiques au sein de l'UE supérieure à 7 % du PIB en 2010 et un taux d'endettement augmentant dans les mêmes proportions, est due à l'effet combiné des résultats économiques et des mesures de soutien discrétionnaires adoptées par les gouvernements de l'UE. La contraction de la croissance économique réelle, qui a atteint – 4,2 % en 2009, s'est traduite automatiquement par une diminution des recettes et une hausse des dépenses mesurées en pourcentage du PIB.  La forte croissance tirée par les prix du crédit et des actifs qui a précédé la crise dans de nombreux États membres a renforcé l'impact de la récession sur les finances publiques du fait de l'assèchement des recettes substantielles qui en découlaient précédemment. Les mesures de soutien discrétionnaires introduites pour soutenir tant la demande en général que le secteur financier en particulier ont également alourdi la charge qui pèse sur les finances publiques. Dès l'automne 2009, l'UE a convenu d'une stratégie de sortie coordonnée et différenciée dans le domaine budgétaire, dans le cadre d'une mise en œuvre cohérente du Pacte de stabilité et de croissance, en tenant compte des risques budgétaires et des déséquilibres macro-financiers.
La deuxième partie du rapport examine les évolutions en cours dans le domaine de la surveillance budgétaire en se concentrant sur i) la mise en œuvre du Pacte de stabilité et de croissance durant la crise, ii) les moyens d'améliorer la mesure du solde budgétaire corrigé des variations cycliques, et iii) le rôle que les cadres budgétaires des États membres peuvent jouer dans la promotion de politiques budgétaires et d'assainissement saines.
La troisième partie du rapport analyse l'évolution de la dette et les perspectives en la matière. Une part importante de la détérioration budgétaire liée à la récession ne sera pas résorbée automatiquement par la reprise en cours. Les taux élevés de la dette publique ont une incidence sur les taux d'intérêt et augmentent les charges du service de la dette.  La hausse des impôts rendue nécessaire par le plus haut niveau d'endettement se répercute négativement sur la croissance. Un engagement crédible en faveur de finances publiques viables est une condition indispensable à une croissance durable de la production et de l'emploi. La charge budgétaire accrue due au vieillissement de la population oblige à s'attaquer de front aux problèmes budgétaires. Dans ce contexte, le rapport 2010 sur les finances publiques dans l’UEM tire les enseignements des assainissements budgétaires, fructueux et infructueux, en se fondant sur des expériences historiques et des simulations. Bien qu'il n'existe pas de solution toute faite et que les conditions de départ jouent un rôle important dans la définition de la bonne stratégie, des assainissements progressifs, fondés sur les dépenses, sont généralement préférables à des traitements de choc ou à des stratégies basées sur les recettes. Il n'en demeure pas moins que les politiques d'assainissement fondées sur les recettes peuvent également se révéler efficaces, notamment celles centrées sur la TVA et les taxes foncières, tout particulièrement dans les pays aux ratios de prélèvement faibles. Des politiques d'assainissement brutales peuvent également constituer la seule solution viable dans les pays fortement endettés.
Enfin, dans sa quatrième partie, le rapport analyse le lien entre les déséquilibres macroéconomiques et les risques budgétaires. La crise a montré que les modèles de croissance divergents au sein de l'UEM et les déséquilibres macroéconomiques croissants entraînent des risques budgétaires accrus.  En particulier, les pays ayant connu la plus forte détérioration de leurs finances publiques durant la crise se distinguaient généralement par une faible compétitivité, des déséquilibres externes en hausse et une explosion du crédit et de la demande intérieure dans les années précédant la crise, alors que les pays ayant connu la détérioration la plus limitée présentaient, en règle générale, des risques macro-financiers stables ou à la baisse. Les évolutions observées sur les marchés du crédit et des actifs ont joué un rôle clé dans ce contexte en soutenant de manière persistante un niveau de recettes fiscales élevé, favorable par voie de conséquence à une croissance excessive des dépenses publiques pendant les périodes d'expansion économique, qui a été suivi par des pertes de recettes fiscales brutales.

Le rapport final peut être consulté à l'adresse suivante:
 
http://ec.europa.eu/economy_finance/articles/eu_economic_situation/2010-06-15-convergence_report_2010_en.htm

Les communiqués de presse de la Commission européenne sont disponibles quotidiennement en temps réel sur Rapid au lien suivant : 

 <http://europa.eu/rapid/searchAction.do;jsessionid=D2QjLTFKS8f12qGTq5j80f9CBgQ2fp7Kq9nPqkDT5WM1yvl2kn31!-1454438477

Source : Service de presse de la Commission européenne

 

Voir également à cet égard les articles suivants :

 * L'Eurogroupe prône l'assainissement budgétaire

 * Vers une plus grande synergie entre budgets européen et nationaux (Résumé)

 * Gouvernance économique : il faut donner un cadre conceptuel et doctrinal clair à la revitalisation de l'UEM ! (1)

 * Gouvernance économique : il faut donner un cadre conceptuel et doctrinal clair à la revitalisation de l'UEM ! (2)

 * Gouvernance économique : il faut donner un cadre conceptuel et doctrinal clair à la revitalisation de l'UEM ! (3)

 * Pour un nouveau traité d'union économique - Maastricht II ... en 2014 ? (suite)

ainsi que les articles auxquels ils renvoient

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /2010 10:35

Prévu par le Traité de Lisbonne, le Service européen d'action extérieure est l'occasion d'un bras de fer entre les Etats membres de l'UE et le Parlement. Les premiers voient ce nouveau corps diplomatique comme un instrument de coordination de leurs politiques étrangères tandis que le second insiste sur la dimension communautaire de ses compétences. L'Allemand Elmar Brok (Parti populaire européen) explique où en sont les négociations et à quoi doit servir ce nouvel organe.

Le Service européen d'action extérieure (SEAE) soutiendra la Haute représentante pour la politique extérieure de l'Union européenne, ainsi que le Conseil, représentant les Etats membres. Elmar Brok est co-rapporteur sur le sujet avec le Belge Guy Verhofstadt (Alliance des démocrates et des libéraux). L'état des négociations a été abordé lors de diverses réunions au Parlement européen la semaine dernière.


Madame Ashton a rencontré de nombreuses difficultés depuis son entrée en fonction. En quoi le Service européen d'action extérieure pourra-t-il l'aider dans son travail ?

Elmar Brok : Le Service d'action extérieure devra soutenir la Haute représentante / vice-présidente de la Commission européenne. Madame Ashton doit assumer trois rôles : commissaire européenne en charge de l'action extérieure, présidente du Conseil des ministres des affaires étrangères (représentants leurs Etats, ndlr) et Haute représentante, le rôle de Javier Solana auparavant. C'est pour cela qu'elle a besoin de soutien, notamment pour coordonner ces différents domaines.


A quoi ce nouveau service diplomatique devra-t-il ressembler ? Quel en est l'enjeu et pourquoi les négociations avec les Etats et la Commission sont-elles si difficiles ?

EB : C'est dû à la combinaison de deux bases légales différentes. La politique étrangère et de sécurité commune est gérée de façon intergouvernementale. Les autres secteurs (politique de voisinage, aide aux pays tiers, programmes de stabilité…) relèvent des politiques communautaires, qui sont décidées par la Commission européenne.

Malgré les différences, tout cela doit être géré par un service unique. Ce qui est difficile, c'est d'organiser tout cela sans changer l'équilibre actuel au sein de l'Union européenne.


Le Parlement européen souhaite des adjoints politiques pour assister Mme Ashton. Pourquoi cela ?

EB : Madame Ashton a beaucoup à faire et ne peut pas toujours rendre compte de ses actions au Parlement, comme celui-ci le demande. Ses adjoints devront être responsables politiquement, ils ne peuvent être de simples fonctionnaires.

Elle ne peut également aller à toutes les conférences et les négociations. Elle a besoin de représentants qui puissent y aller et qui puissent être contrôlés par le Parlement. Selon nous, ce devraient être les commissaires européens pour les domaines communautaires ou mixtes. Pour ce qui relève du Conseil de l'UE, ce devraient être des gens du Conseil, nommés par les Etats.


Quel rôle le Parlement souhaite-t-il jouer dans la mise en place du Service d'action extérieure ?

EB : Le Parlement a le dernier mot sur le budget. Il n'y aura pas de personnel si le Parlement ne donne pas son accord. Nous souhaitons que la moitié de ce personnel provienne de la Commission, le Service d'action extérieure gérant aussi des compétences communautaires.


Quand est-ce que le Service pourra commencer son travail ?

EB : Cela dépend clairement de quand le Conseil et Mme Ashton seront prêts à des compromis. Le Parlement a posé des conditions. Nous ne trahirons pas la méthode communautaire et nous n'accepterons pas que le contrôle budgétaire et politique du Parlement ne soit pas respecté.

 

Source : http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/030-75594-158-06-24-903-20100607STO75581-2010-07-06-2010/default_fr.htm

 

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /2010 17:08

Les parlements nationaux ont apporté leur soutien à la création d’un service d’action extérieure ambitieux tel que le proposent les députés européens. Plusieurs représentants des Parlements nationaux, dont le Bundestag allemand, ont néanmoins exprimé leurs craintes de se voir dépossédés de leurs prérogatives en matière de contrôle de la politique étrangère, lors d’une réunion entre la commission des affaires étrangères du PE et ses homologues des parlements nationaux.

 Les représentants des commissions des affaires étrangères des Parlements nationaux des 27 venus débattre à Bruxelles avec leurs homologues du PE ont dans leur grande majorité soutenu la vision des rapporteurs du Parlement européen, Elmar Brok (PPE, DE) et Guy Verhofstadt (ADLE, BE). Ces derniers prônent un périmètre de compétence large - qui inclurait la politique de développement et l'aide humanitaire, l'élargissement et la politique de voisinage - et le rattachement du service à la Commission européenne en terme budgétaire.

Pour Gabriele Albertini (PPE, IT), président de la commission des affaires étrangères, " cette réunion arrive à point nommé ", au moment où les différentes institutions adoptent leurs positions de négociations. Il est selon lui " essentiel que l'UE se dote d’une politique étrangère commune, soumise à un contrôle parlementaire ".
Une politique étrangère sous contrôle parlementaire

Les modalités du contrôle parlementaire et le niveau d'implication des parlements nationaux ont été au centre des discussions de ce mercredi. Certains parlementaires nationaux ont exprimé leurs craintes de voir ce contrôle leur échapper. L'ancien député européen Jose Ribeiro e Castro, aujourd'hui député au Parlement portugais, s'est dit " préoccupé par l’évolution du contrôle parlementaire qui donne un rôle central au PE mais néglige les parlements nationaux ".

Sevim Dagdelen du Bundestag allemand a pour sa part estimé que " la politique étrangère doit pouvoir continuer à se développer sous le contrôle des parlementaires, comme nous le faisons actuellement au Bundestag. L'affaiblissement des pouvoirs actuels du Parlement allemand, revient à compromettre le contrôle que nous pouvons avoir sur cette politique ".
Charles Tannock (ECR, UK) a également prôné une association des parlements nationaux au contrôle de la politique étrangère, notamment, suite à la disparition programmée de l’Assemblée parlementaire de l’Union de l’Europe occidentale.
Un recrutement géographiquement équilibré
Des députés nationaux polonais, letton, slovaque et tchèque mais également des députés européens dont Jacek Saryusz-Wolski (PPE, PL) ont insisté sur la nécessité d'atteindre un certain équilibre géographique dans la composition du futur SEAE. Ces députés soulignent que parmi les 1800 personnes qui doivent rejoindre le SEAE - 1100 de la DG RELEX et 700 en provenance du Conseil -, les ressortissants des "nouveaux" Etats membres sont sous-représentés.
Vers un accord global avant les vacances d'été ?
Le conseiller spécial de Catherine Ashton, M. Christoffersson a indiqué, à titre personnel, " avoir l’impression que nous avançons et que nous nous approchons de la ligne d’arrivée et d’un cadre politique global pour le service d'action extérieure". "Nous aimerions que des décisions soient prises avant les vacances d'été ", a-t-il indiqué aux députés. Selon lui, " le moment est venu de mettre en pratique cette ambition d'une politique étrangère commune, les divisions liées à la guerre en Irak étant surmontées ".
Irène Souka, directrice générale à la Commission en charge des ressources humaines, a indiqué aux députés que le Collège devrait adopter le 9 juin prochain la proposition sur la révision du statut des fonctionnaires. Cette proposition devrait notamment prévoir une catégorie spéciale d’agent temporaire pour les personnels détachés des services diplomatiques nationaux, avec des contrats d'une durée initiale de 4 ans mais renouvelables.

L'adoption de la proposition budgétaire est prévue pour le 15 juin prochain.

Présidence : Gabriele Albertini (PPE, IT)

Source : http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/030-75323-151-05-23-903-20100531IPR75301-31-05-2010-2010-false/default_fr.htm

Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

Recommander

Recherche

Catégories

Conseils de lecture

Connaissez-vous ERASME ?

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés