Lettres ouvertes

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 10:51

Nombre de signaux accréditent cette hypothèse que d'aucuns jugeront nécessairement "farfelue" :

 * inconsistance des annonces communes (notamment à l'égard de l'épineuse question de la recapitalisation des banques, ou encore La très étrange absence de la question technologique dans les agendas multilatéraux consacrés à la régulation financière internationale)

 * retards pris dans les décisions les plus importantes et leur mise en oeuvre effective (cf. à cet égard la surprenante mise en retrait délibérée du président permanent du Conseil européen lors des travaux du G20 une semaine à peine après l'avoir mandaté pour présider à titre permanent le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro),

 * insécurité juridique ou caractère aléatoire de certaines d'entre elles (voir notamment à cet égard l'accord du 21 juillet - Quelle crédibilité accorder à l'accord conclu par les Chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro le 21 juillet à Bruxelles ? -)  

 * mise à l'écart systématique des principales institutions communautaires et de leur président respectif dans les processus d'élaboration de ces décisions (y compris lorsqu'il s'est agi de réunir à Cannes, à la veille du somemet du G20, les chefs d'Etat et de gouvernment de la zone euro à peine une semaine après avoir désigné le président permanent du Conseil européen comme président permanent du Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement de cette zone)

 * adoption de positions communes contestées par les responsables des institutions communautaires (cf. Barroso critique la proposition franco-allemande de gouvernement de la zone euro )

 * positions minimalistes adoptées par les deux leaders à l'égard du prochain cadre financier pluriannuel de l'Union pour la période 2014 - 2020

 * la rotation ultra-rapide des ministres en charge des dossiers européens en France (cf. notamment à cet égard De la France et son usage des symboles ! Le cas Léonetti !)

 * mise à l'écart de propositions institutionnelles simples compatibles avec les dynamiques communautaires en cours (cf. à cet égard Une réponse politique et institutionnelle à l'instabilité et à l'insécurité créée par l'incapacité de répondre efficacement aux chocs financiers systémiques ou encore Le nouveau traité ne résoudra pas la totalité des difficultés auxquelles sont confrontés l'euro et l'eurozone ! D'autres mesures de même ampleur sont nécessaires ! ) 

 ...

Sans oublier que ni Angela Merkel ni Nicolas Sarkozy n'ont jamais véritablement fait la preuve de leur engagement politique en faveur d'une Union politique plus intégrée au cours de leur carrière et dans leur l'exercice de leurs reponsabilités gouvernementales antérieures ! Et que l'omniprésent et ominpotent président français n'a jamais véritablement eu le souci au cours des 5 années de son mandat présidentiel de faire établir par ses gouvernements successifs des lois de finances respectueuses des obligations édictées par le Pacte de stabilité et de croissance (s'agissant du respect des critères dits de Maastricht, notamment).

Alors, lorsque le frère banquier du président Sarkozy envisage la fin de la zone euro devant les media, il est permis de s'interroger sur la manoeuvre !

Mais naturellement, d'autres hypothèses existent, notamment celle consistant à croire qu'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se seraient progressivement convaincus que seule la voie de l'intégration économique et politique parviendra à sortir l'Europe de la spirale infernale dans laquelle l'ont plongé l'irresponsabilité politique et le dévoiement continu - et délibéré - des engagements souscrits (Pacte de stabilité et de croissance, notamment) !

Mais alors, si tel était effectivment le cas, pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il nommé Jean Léonetti au poste de ministre en charge des questions européennes ? Comme symbole de sa volonté de relancer le projet européen, il pouvait indubitablement choisir mieux (cf. De la France et de son usage des symboles ! Le cas Léonetti ! ). 

 

Voir également :

 * Les responsables politiques européens ne peuvent pas se cacher derrière leur ombre pour dire que ces crises les ont surpris !

 * Une Europe européenne contre celle des margoulins (Mediapart)

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 5 décembre 2011.

 

 

 

 

  

 

 

 

Par Paul Auster - Publié dans : Lettres ouvertes
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 09:27

Au moment où se jouent non seulement en France, mais en Europe et ailleurs dans le monde, des choix politiques, stratégiques, écologiques, économiques et sociaux déterminants pour l'avenir des peuples, la citoyenneté est à nouveau convoquée par l'histoire.

Cantonnée presque partout dans le monde à sa seule dimension nationale si l'on s'en tient à la définition juridique du concept, cette citoyenneté se dédouble au sein d'une Union européenne qui confère une citoyenneté européenne à tout citoyen d'un Etat membre ; une citoyenneté européenne porteuse de droits, de devoirs, de valeurs et de principes, et surtout de perspectives démocratiques et sociales.

Or, en se vivant comme le laboratoire d'un modèle de gouvernance politique, démocratique, économique et sociale d'un monde plus que jamais globalisé, l'Union européenne offre à ses citoyens la chance de pouvoir se projeter au-delà des frontières de cette double citoyenneté nationale et européenne déjà porteuse de progrès humains considérables, en leur offrant la chance de penser, de débattre et d'agir démocratiquement, individuellement et collectivement, en véritable citoyen du monde conscient de ses propres responsabilités, de ses propres limites et de ses propres atouts face à des défis planétaires de toute nature qui envahissent en même temps qu'ils déterminent les ressorts de son quotidien autant que de ses espoirs.

Prendre pleinement conscience des atouts que confère à chacun cette 'trinité civique' participe à redonner force et sens à un engagement moderne dans la vie !

 

Par ERASME - Publié dans : Lettres ouvertes
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 11:10

On peut naturellement être en désaccord avec tel ou tel autre proposition ou décision politique de la majorité gouvernementale, on peut briguer l'investiture suprême de l'Etat, on peut vouloir transformer la société pour la rendre plus juste, plus sereine, plus solidaire, plus moderne, sans pour autant recourir à la critique systématique !

S'opposer à la hausse de la TVA (cf. à cet égard Le gouvernement veut aller vite sur la TVA sociale ) ou à des efforts fiscaux supplémentaires au prétexte que celà produirait un ralentissement de la croissance, voire même de la décroissance, s'opposer à un accord certes imparfait quand il est le résultat d'une négociation européenne des plus âpres, ne constituent en rien des signes tangibles d'un sens aigu de la responsabilité politique !

Reprocher à la majorité une hausse partielle des prélèvements obligatoires, en même temps que lui reprocher d'opérer des coupes dans les dépenses publiques alors que l'endettement public national place la France dans une dépendance financière qui menace sa souveraineté et sa compétitivité n'a rien de cohérent, ni de responsable ! 

C'est de la politique politicienne à la petite semaine qui n'a que de petites visées électoralistes dont les citoyens sont las !

La France doit sortir de ces querelles de charbonniers qui ne mènent nulle part ailleurs que dans le mur !

L'unité nationale autour des décideurs politiques les plus graves est on ne peut plus nécessaire ! S'opposer peut se faire en bonne intelligence, surtout quand il y va de l'intérêt national !

A quelques mois des échéances électorales, il est temps de redresser la barre sauf à courir le risque d'un nouvel échec ! Au grand dam des sympatisants de gauche qui ne le pardonneraient pas à un Parti socialiste retombé dans les travers de ses années les plus noires !

L'heure est grave : Des économistes prédisent 2 ans de récession en France, par Guillaume Guichard (Le Figaro)

La France a plus que jamais besoin d'Hommes d'Etat ! Pas de caciques politiques à l'esprit par trop partisan !

François Hollande semble être de ces Hommes d'Etat là ! Il le montre parfois, comme lorsqu'il déclare : " Le pouvoir en place veut mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières. Si ce texte que nous avions porté il y a quelques années venait en discussion à l'Assemblée, je le voterais. Je souhaite voir cette taxe mise en application le plus vite possible, mais il aurait fallu l'engager depuis plusieurs mois. Si le Président sortant était un champion des promesses tenues, je lui accorderais bien volontiers ma confiance sur cette affaire. Mais comme il a été le champion des promesses non tenues, celle-là me semble aussi se ranger dans cette catégorie. "
Mais de grâce, que ceux qui souhaitent sa victoire au soir du 6 mai 2012 et celle de la Gauche réunie au soir du second tour des élections législatives de juin prochain, ne lui savonnent pas la planche en lui proposant d'adopter des positions démogagiques qui désservent l'intérêt des Françaises et des Français.

 

Voir également sur ce blog :

 * Si prendre des décisions courageuses, c'est mentir pour cacher son impuissance ou son incompétence, alors, non, F. Hollande n'est pas homme à prendre de telles décisions  

 * Regardez la réalité en face ! Ce qui menace le AAA de la France, ce n'est pas le programme de ceux qui ne la gouvernent pas !

 * Quelques pistes pour protéger une France en danger en raison de la frilosité de ses dirigeants !

 * Les Français demandent que l'Europe les protège ! Mais que veulent-ils vraiment qu'elle protège ? - nouvelle édition - 

 * Vous pouvez désormais vous exprimer sur les études d’impact accompagnant les projets de loi 

 * Pour des contre-pouvoirs, par William Bourdon (Le Monde)

    

 

 

 

 

 

Par Jean Rage - Publié dans : Lettres ouvertes
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 11:02

Impliqué depuis 30 ans au coeur de tous les réseaux et cercles d'influence libéraux et 'occidentalistes' dont les choix et les comportements erratiques ont peu à peu fait sombrer l'économie occidentale et mis à mal les conditions d'existence de dizaines de millions d'individus, Alain Minc, faiseur de roi et courtisan des princes, n'a plus aucun argument à opposer à des Emmanuel Todd, Edgar Morin, Michel Onfray ou Cynthia Fleury dans un débat entre intellectuels habités par des convictions contradictoires !

Placé devant ses responsabilités dans l'avènement d'un modèle de capitalisme spéculatif dévasteur, pour cet ami de tous, à gauche, au centre, à droite (mais pas à l'extrême droite pour des motifs que l'on peut comprendre sans avoir à les expliciter ici) l'heure n'est plus à l''équité' en lieu et place de l''égalité républicaine' quand Edouard Balladur était en vogue (Edouard Balladur, auteur d'un ouvrage intitulé 'Pour une Union occidentale entre l'Europe et les Etats-Unis '), ni à la critique des élites lorsque le candidat Sarkozy s'en prenait ouvertement aux hauts fonctionnaires et, plus globalement, aux élites !

Elle est désormais à l'autoprotection rapprochée d'un intellectuel longtemps en vogue mais dont l'aura bat de plus en plus de l'aile !

Seul leitmotiv de ce turiféraire à tout crin du libéralisme financier et d'un occident dominateur : défendre le système transatlantique en pointant du doigt la menace chinoise et russe (il a oublié d'évoquer la menace iranienne et la menace islamiste pourtant très en vogue aujourd'hui ! çà ne marche pas à tous les coups !).

Pauvre Alain Minc ! Il va finir par nous faire pitié avec son air débonnaire du parfait manipulateur que les princes et les rois de ses amis pourraient bien abandonner très vite !

B. Madoff, DSK, José Asnar et bien d'autres ont vu leur destin basculer dramatiquement en quelques semaines ! Alain Minc ne peux l'ignorer !

Jacques Attali (un Alain Minc moins exubérant mais tout aussi impliqué dans la promotion et la préservation des mécanismes qui ont abouti à ce désordre économique et financier mondial quand bien même il a fini prudemment par adopter une position radicalement opposée en dénonçant désormais le comportement des Etats qui se comportent comme le système Madoff)  a mieux anticiper la menace qui pesait également sur lui ! Et que dire de Georges Soros, celui qui utilisait au milieu des années 90 ses fonds d'investissement pour attaquer les monnaies européennes (notamment le Franc) et qui aujourd'hui dénonce les excès du capitalisme spéculatif, d'une mondialisation sauvae et leurss dégâts sociaux, tout en évitant les Européens à sauver leur zone économique et monétaire (cf. Soros prône une solution européenne) !

De grâce, Alain Minc ! Resaissez-vous ! Surveillez-vous car vous pourriez rapidement basculer dans le sordide !

Et vos amis pourraient rapidement vous abandonner en vous désignant sans scrupule, et en grande partie à tort, comme le vrai fauteur de troubles !

Et personne n'en serait véritablement heureux !

 

 

 

 

 

Par Yann Amar - Publié dans : Lettres ouvertes
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 00:21

Présidentielle 2012 : "une campagne de petits projets contre de petits projets, de petites idées contre de petites idées et de petits intérêts contre de petits intérêts" !

Dominique de Villepin, en prononçant ces mots extrêmement forts, dit tout haut ce que nombre de Françaises et de Françaises pensent tout bas, en attendant le moment propice pour le faire savoir de manière tonitruante, soit à coup d'abstentionnisme électoral, soit à coup de vote extrême, soit à coup de manifestation publique de leur indignation !

La France va mal ! La République va mal ! La Démocratie est menacée de paralysie !

Et pis encore, pendant que prospère une telle situation des plus alarmiste, les coups bas pleuvent tous les jours, les affaires scabreuses ressortent au grand jour sous l'effet de manipulations tout aussi scabreuses, les rumeurs vont bon train, les calomnies aussi  .....

Quel détestable spectacle nous offrent ces personnages politiques et leurs courtisans d'opérette sans grande envergure qui se sont invités, bon gré mal gré, dans le débat préélectoral en prenant appui sur leurs réseaux multiples pour exister dans le champ médiatique, faisant courir le risque de déstabiliser non seulement leur héros politique, celui qu'ils prétendent vouloir servir, mais bien plus grave encore, le jeu démocratique !

Quel tout aussi détestable spectacle nous offrent également la plupart des ces faiseurs d'opinions qui monopolisent les temps d'antenne et usent de leur privilège incongru pour donner du relief à telle ou telle petite phrase assassine ou à telle ou telle rumeur plus ou moins scabreuse ! En cherchant à ne pas déplaire ni au Prince élu ni à celui qui pourrait lui succéder à l'issue du scrutin du 6 mai 2012 !

Le grand déballage public des affaires, la multiplication des manoeuvres et des règlements de compte n'honorent ni ceux qui en sont l'auteur, ni, naturellement, ceux qui en sont l'objet, et parfois la victime ! Comme ils n'honorent ni la France dont ils salissent la réputation bien au-delà des frontières hexagonales, ni la République dont chacun sait ou sent que, loin d'être irréprochable, elle est devenue le lieu d'exercices quotidiens de comportements aussi erratiques que misérables et irresponsables, qui ne servent - et desservent - que les intérêts de clans, de clubs ou de réseaux trop souvent impliqués dans les dérives économiques, politiques, sociales et morales de la société française !

Des clans, des clubs et des réseaux pour qui servir la France, les Françaises et les Français n'a aucune résonance ! (cf. " Servir la France '' ! ainsi que Que sont devenus ces valeurs "universelles" et ces principes démocratiques que les "occidentaux" se sont si souvent honorés d'avoir fait émerger ? - nouvelle édition - )

Or rien ni personne ne les arrête ! Pas même les leaders des "écuries électorales de leur champion " ! 

Pour le plus grand malheur des Françaises et des Français ! Et de leur réputation !

Regards-citoyens.com a pour éthique et pour déontologie de ne pas prendre part à la (sur)médiatisation de ces atteintes quotidiennes à la démocratie comme aux individus présumés innocents des faits qui leur sont imputés !

Erasme, son animateur-fondateur, comme la quasi totalité des auteurs qui ont choisi d'y recourir pour publier leurs articles veulent dénoncer ici ces dérives nauséabondes qu'entretiennent, à des fins multiples les principaux leaders d'opinion au sein d'une médiacratie qui mêle sans discernement le bon grain et l'ivraie !

Bien qu'ils savent ce que signifie "prêcher dans le désert ", ils appellent à un sursaut républicain ! Au retour à la décence et à la dignité républicaines !

L'époque de Noël comme celle des voeux annuels leur offrent une occasion unique qu'ils veulent saisir pour formuler le souhait que l'année 2012 soit véritablement une année olympique à tous égards !

 

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Lettres ouvertes
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