Mardi 5 juillet 2011
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Plusieurs milliers de colons juifs ont manifesté lundi 4 juillet à Jérusalem pour dénoncer l'interpellation, la semaine
dernière, de deux influents rabbins dans le cadre d'une affaire que certains présentent comme un bras de fer entre droit et religion.
Yaacov Yosef et Dov Lior, qui ont depuis été remis en liberté, ont été interrogés pour avoir cautionné un ouvrage qui
justifierait le meurtre d'Arabes.
Selon leurs fidèles, pour qui la police ne devrait pas se mêler des préceptes religieux, ils sont victimes d'une " chasse
aux sorcières " menés parmi les colons d'extrême droite.
" Les lois de la Torah ont préséance sur celle de l'Etat. Arrêtez-moi ! ", pouvait-on lire sur l'autocollant qu'un
manifestant portait sur la bouche.
" On doit enseigner la Torah, même si cela suppose quelques risques ! ", a lancé Dov Lior, rabbin de la colonie de
Kiryat Arba, s'adressant aux 2.000 personnes rassemblées devant le siège de la Cour suprême. Plusieurs dizaines de colons y ont fait irruption la semaine dernière après son arrestation.
Source : Reuters
Mardi 5 juillet 2011
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Les traités de Westphalie, signés à Münster et Osnabrück, mettent fin, dans l'espace germanique, à la complexe guerre de Trente
Ans qui a embrasé l'Empire puis l'Europe entière.
Ils marquent un tournant historique majeur, en entérinant les échecs définitifs du projet des Habsbourg de domination
universelle et du rêve de chrétienté réunifiée promu par les empereurs catholiques et les papes.
Les puissances catholiques, hors la France qui récupère les droits des Habsbourg d'Autriche en Alsace, sortent affaiblies :
l'Espagne admet l'indépendance des Provinces-Unies tandis que la Suède luthérienne, protectrice des protestants allemands, conforte son hégémonie en Baltique en annexant la Poméranie occidentale
et les évêchés de Brême et Verden.
Le principe de souveraineté religieuse des princes allemands, posé par la paix d'Augsbourg de 1555, est confirmé et étendu aux
calvinistes.
L'empereur, s'inclinant devant les « libertés germaniques » des princes territoriaux de l'Empire, renonce ainsi à
exercer sur celui-ci une souveraineté pleine et entière.
Cette logique, respectée jusqu'à la fin de l'Empire en 1806, pousse les Habsbourg d'Autriche à renforcer leur puissance sur
leurs propres États héréditaires et, à terme, à mener une expansion territoriale vers l'est.
Par ERASME
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Publié dans : Etat du Droit international
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Lundi 4 juillet 2011
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22:07
La Commission européenne apportera une aide alimentaire d'urgence destinée à plus d'un demi-million de personnes en Corée du
Nord risquant de mourir de malnutrition grave alors que les craintes d'une aggravation de la crise alimentaire sont croissantes.
Les modalités de fourniture de l'assistance alimentaire sont inédites, avec notamment des procédures strictes de
surveillance.
L'objectif du dispositif d'aide d'une valeur de 10 millions d'euros est de soustraire environ 650 000 personnes de la faim,
principalement dans les provinces du Nord et de l'Est du pays, pendant la période la plus difficile de la pire année de ces derniers temps en termes de production alimentaire. La prochaine
récolte céréalière est prévue pour le mois d'octobre.
L'aide alimentaire sera distribuée aux enfants âgés de moins de 5 ans qui ont déjà été hospitalisés pour cause de malnutrition
aigüe. Les enfants en soins résidentiels seront également nourris, de même que les femmes enceintes, les femmes qui allaitent, les patients hospitalisés et les personnes âgées.
Un accord concernant un mécanisme rigoureux de surveillance a été conclu avec le gouvernement nord-coréen après la visite le
mois dernier d'experts humanitaires de la Commission européenne dans des hôpitaux, des cliniques, des crèches, des marchés, des fermes coopératives et des centres d'Etat de distribution de
nourriture afin de recueillir des preuves de la détérioration de la situation.
" Le but de cette aide est de sauver les vies d'au moins 650 000 personnes qui pourraient mourir d'un manque de nourriture.
Nos experts ont vu des enfants gravement malnutris dans des hôpitaux et des crèches où aucun traitement n'était disponible ", a déclaré Kristalina Georgieva, Commissaire européenne pour la
Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Gestion des crises.
" Le problème chronique de nutrition de la Corée du Nord devient clairement une crise aigüe dans certaines régions du pays.
En raison de préoccupations fondées, j'ai insisté pour qu'une opération de surveillance stricte soit menée du point d'arrivée de l'aide alimentaire dans les ports jusqu'aux destinataires qui sont
le plus dans le besoin.
Cela s'est avéré être un point clé des négociations avec les autorités nord-coréennes. Cela consistera en une aide ciblée et
fournie directement aux plus vulnérables : les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent, les infirmes et les personnes âgées.
Si nous découvrons à un stade quelconque que l'aide est détournée de ses destinataires, la Commission n'hésitera pas à
mettre fin à son intervention humanitaire " a déclaré la Commissaire Georgieva. " Nous ne pouvons tout simplement pas permettre que les gens meurent de fin et nous sommes pour cette
raison déterminés à surveiller chaque étape de l'acheminement ".
La mission de l'UE a constaté que les rations de nourriture distribuées par l'Etat, desquelles dépendent deux tiers de la
population nord-coréenne, ont été gravement réduites ces derniers mois, de 400g de céréales par personne et par jour au début du mois d'avril à 150 g au mois de juin : moins de 400kCal – un
cinquième des besoins nutritionnels quotidiens, l'équivalent d'un petit bol de riz.
Des mesures de plus en plus extrêmes et désespérées sont prises par les Nord-Coréens durement touchés, comme la pratique
répandue de la consommation d'herbe. Une partie importante de la population manque d'apports alimentaires suffisants.
Comme l'aide alimentaire devra être acheminée via un système de distribution hautement centralisé et géré par les autorités, des
contrôles et des garanties strictes ont été mis au point en accord avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) dans le but d'atténuer les risques de détournement de la nourriture.
Le PAM gèrera et supervisera la fourniture de l'aide alimentaire par des contrôles rigoureux à chaque stade. Il effectuera 400
visites par mois dans les entrepôts, les institutions pour enfants, les foyers, les hôpitaux, les marchés ainsi que sur les sites de distribution de nourriture. Les experts en aide humanitaire de
la Commission européenne et les superviseurs du PAM ont reçu la promesse d'un accès sans restriction aucune à ces lieux pour des contrôles aléatoires afin de vérifier que l'aide arrive à ses
destinataires.
Contexte
La Commission européenne a envoyé une équipe d'évaluation humanitaire en Corée du Nord au mois de juin. Les experts ont confirmé
que la situation nutritionnelle est pire qu'il y a plusieurs années et qu'une aide d'urgence est nécessaire.
Pour faciliter la lutte contre l'insécurité alimentaire structurelle de la Corée du Nord, la Commission européenne a investi 35
millions d'euros dans des projets de nutrition à long terme dans le pays entre 2007 et 2010. Ceux-ci sont financés par le biais du Programme thématique de sécurité alimentaire (FSTP) et sont
menés par des ONG européennes. Une seconde phase du programme sera mise en œuvre entre 2011 et 2013.
De 1995 à 2008, la Commission a fourni environ 124 millions d'euros d'aide humanitaire à la Corée du Nord pour l'approvisionner
en nourriture d'urgence, améliorer les services de santé et procurer un accès à l'eau potable et à des installations sanitaires.
En marge de ses problèmes alimentaires chroniques, la Corée du Nord est hautement vulnérable aux catastrophes naturelles telles
que les inondations et la sécheresse.
Pour de plus amples informations :
Site web de la Commissaire Kristalina Georgieva:
http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/georgieva/index_en.htm
L'aide humanitaire de la Commission européenne:
http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm
Lundi 4 juillet 2011
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21:43
Il faut dissocier les notions de souveraineté et de monnaie. Les souverainetés ne sont que
nationales et s’expriment bien entre autres par des monnaies nationales. Mais les souverainetés ont besoin d’échanger entre elles. Cela n’impose nullement une souveraineté mondiale d’un
gouvernement unique mais bien une monnaie commune qui n’appartienne à aucune souveraineté nationale particulière. Pour que les souverainetés coexistent en relation d’échange équitable, il leur
faut une unité de compte dont la valeur soit garantie par la communauté mondiale définie par un marché commun ; un marché régulé par n’importe quelle loi nationale sous l’arbitrage impératif d’un
juge national. Les parties à n’importe quelle négociation internationale s’imposent par la monnaie de droit obligatoire de désigner avant de négocier leur État de droit national commun
explicitement choisi. La monnaie mondiale est un outil de désignation impérative du droit national qui règle le prix juste entre n’importe quelle nationalité.
Cet article a été préalablement publié sur mon blog (cf. http://rse.lemonde-apres.com/pierresartondujonchay/)
Par Pierre Sarton du Jonchay
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Publié dans : L'économie mondiale en mouvement et en débat
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Lundi 4 juillet 2011
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10:40
Les appels à la démondialisation et au protectionnisme se multiplient dans la classe politique française, de Jean-Luc Mélenchon
à Marine Le Pen. Pascal Lamy, directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les désapprouve.
Etes-vous étonné du retour de ce débat ?
Pascal Lamy : Je le vois monter depuis deux ans. La mondialisation est une transformation gigantesque des
économies et des sociétés, dont on avait sous-estimé l'ampleur et qui frappe des pays en tête du classement de la richesse mondiale. Mais la démondialisation est un concept réactionnaire.
Pourquoi ?
Parce que le phénomène est parti pour durer. Les moteurs de la mondialisation sont le porte-conteneurs et Internet et la
technologie ne reviendra pas en arrière ! Aujourd'hui, les frontières entre commerce international et commerce domestique s'effacent. Freiner vos importations revient à pénaliser vos
exportations. Beaucoup en France font comme si l'économie nationale était asservie aux pays émergents, et surtout à la Chine, en raison de leur dumping environnemental et social. Dumping
environnemental ? Les produits industriels qu'exporte l'Europe sont plus riches en carbone que ses importations en provenance du monde en développement. Compétitivité salariale indue ? Pas
évident, même si la Chine emploie pour le même prix huit salariés quand l'Europe en rémunère un seul. Mais les salaires chinois progressent de 15 % à 20 % par an, ce qui change considérablement
la donne.
Reste l'angoisse des bouleversements…
Il faut entendre cette anxiété, mais elle est minoritaire dans le monde. En Asie, en Afrique et en Amérique latine, on y voit
surtout des perspectives positives. Des réponses aux perturbations douloureuses que vivent les populations occidentales sont nécessaires, mais en utilisant d'autres formes de protection que le
protectionnisme qui ne protège pas. Il faut une régulation qui maîtrise les forces en présence. Ce n'est pas la mondialisation qui fait problème, mais l'insuffisance de garde-fous.
Pascal Lamy est directeur général de l'Organisation mondiale du commerce
(OMC)
Lire l'intégralité
de cet entretien dans l'édition Abonnés du site et dans Le Monde daté du 1er juillet.
Par ERASME
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Publié dans : Jeux, enjeux et défis globaux
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