Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 10:56

Un référendum sera organisé le 1er juillet au Maroc sur un projet de réforme de la Constitution visant à renforcer les prérogatives du gouvernement et du parlement, a annoncé vendredi le roi Mohammed VI.

Le souverain a précisé qu'il voterait en faveur de ce texte, censé répondre aux aspirations exprimées depuis le début de l'année par des manifestants, notamment ceux du mouvement du 20-Février, inspirés par les révoltes démocratiques dans le monde arabe.

" (Je voterai oui) en raison de la ferme conviction que ce projet de constitution prend bien en compte les principes démocratiques, les institutions orientées vers le développement et les mécanismes requis de bonne gouvernance et parce qu'il préserve les droits et la dignité de tous les Marocains, en restant fidèle aux principes de l'équité et de l'Etat de droit ", a dit Mohammed VI, qui conservera toutefois la haute main sur les affaires militaires et religieuses et sur les questions de sécurité.

Représentant à 47 ans la plus ancienne dynastie du monde arabe, Mohammed VI a annoncé la rédaction de ce projet lors d'un discours le 9 mars promettant notamment l'indépendance de la justice. Cette mission a été confiée à une commission consultative qui a recueilli les avis de partis politiques, de syndicats et de représentants de la société civile.

La version finale de ce projet, consultée par Reuters avant le discours du roi, accorde explicitement des pouvoirs exécutifs au gouvernement, tandis que le berbère est reconnu comme une langue officielle du royaume.

Les ministres, les ambassadeurs et les gouverneurs de province, qui sont les représentants de l'Etat dans les régions, seront désormais proposés par le Premier ministre et approuvés par le roi.

Le roi nomme seul les responsables militaires

" La Constitution donne au chef du gouvernement le pouvoir de proposer et de démettre les membres du gouvernement, de conduire et de coordonner l'action gouvernementale et de superviser le service public ", a souligné Mohammed VI, tout en rappelant qu'il était " l'arbitre suprême ".

Les nominations au sein des Forces armées royales relèvent en revanche exclusivement du roi.

Le Premier ministre sera issu de la formation arrivée en tête aux élections législatives.

Le chef du gouvernement pourra aussi dissoudre la chambre basse du parlement après avoir consulté le roi, le président de la chambre et le président du Conseil constitutionnel.

Le Roi pourra pour sa part dissoudre le parlement, mais seulement après avoir consulté le président d'un organe constitutionnel nouvellement créé et dont la moitié des membres seront nommés par le souverain.

La réforme prévoit aussi la création d'un Conseil suprême de sécurité au sein duquel seront examinées les questions intérieures mais aussi de sécurité extérieure.

Ce conseil sera notamment composé du Premier ministre, des présidents des deux chambres du parlement et de responsables de l'armée.

Pour Nadjib Chaouki, du mouvement du 20-Février, ce projet " ne répond pas à l'essentiel de nos revendications, c'est-à-dire l'instauration d'une monarchie parlementaire ".

" Nous passons d'une monarchie absolue de facto à une monarchie constitutionnelle ", a-t-il ajouté.

Qu'ils viennent de l'extrême-gauche ou de mouvements islamistes, les Marocains qui manifestent occasionnellement depuis le début de l'année réclament aussi une lutte plus déterminée contre la corruption et protestent contre le poids politique et économique d'une élite entourant le souverain.

Ils ne réclament pas la fin de la monarchie mais n'ont pas réussi à mobiliser autant que dans d'autres pays arabes, qui ont vu la chute d'un régime, tels en Tunisie et en Egypte.

Le mouvement du 20-Février a prévu de nouvelles manifestations dimanche 19 juin.

 

Source : Reuters

 

Par ERASME - Publié dans : Regards croisés sur le Maroc
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 10:30

L'initiative citoyenne européenne (ICE) est un des apports du traité de Lisbonne. Cette pétition européenne devra être signée par un million d'Européens. Toute l'Europe a interrogé l'eurodéputée hongroise Zita Gurmai (S&D) co-rapporteur de la résolution législative portant sur l'initiative citoyenne.

 

Voir l'interview : http://www.touteleurope.eu/fr/actions/citoyennete-justice/les-droits-du-citoyen-europeen/analyses-et-opinions/analyses-vue-detaillee/afficher/fiche/5352/t/43857/from/2261/breve/zita-gurmai.html?cHash=562a19b786

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : UE, gouvernance, démocratie et citoyenneté
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 08:49

Commémorer !

Qu'emporte comme exigences éthiques, politiques et morales une commémoration ? Surtout lorsque celle-ci porte sur un évènement historique comparable à cet appel "du 18 juin 1940" par lequel les Françaises et les Français furent convoqués devant l'histoire par un homme "providentiel" pour "résister"  par tous les moyens à l'opresseur.

Commémorer le souvenir d'un tel appel nous invite, nous oblige, d'abord à nous souvenir de ce que veut dire Servir la France ! (cf. " Servir la France '' ! 

Commémorer le souvenir d'un tel appel nous invite, nous oblige, à nous souvenir de ce que fut l'horreur et la souffrance d'alors, ainsi que ce que furent en même temps l'ignominie, la lâcheté et le déshonneur qui les accompagnèrent alors comme seules réponses de l'Etat français ! (cf. Message des Déportés pour la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation)

Célébrer cet appel nous invite, nous oblige, aussi à envisager en responsabilité et en conscience l'avenir de la France et de son indépendance au sein d'un monde qui s'est profondément transformé (cf. De l'indépendance !)

Enfin, célébrer cet appel nous interdit de laisser la France, la Démocratie et la République, s'enfoncer dans les ornières d'un 'berlusconisme' rampant auquel se livrent aujourd'hui ceux-là même qui prétendent incarner la vision du Général de Gaulle (cf. Quelle signification emporte l'usage des termes "gaulliste" et "gaullien" en 2010 ? - nouvelle édition - ), et pis encore, d'un obscurantisme auquel se soumettent sans vergogne des représentants de ces mouvements intellectuels, communautaies et/ou philantropiques qui furent pourtant poursuivis jadis avec tant de haine et de hargne par ceux-là mêmes dont ils reproduisent peu ou prou les errements et les fautes devant l'histoire ! (cf. De la 'berlusconisation' de la société et de l'Etat ! - nouvelle édition - ; De la démocratie française, aujourd'hui ! (2) )

L'ennemi de la France, de la République, de la Démocratie, et donc des Françaises et des Français, ne se situe plus seulement hors des frontières ! C'est d'abord ce qui est profondément étranger à leur essence, à leurs valeurs et à leurs principes, au sein de l'Etat et de la Nation, à l'intérieur des frontières !  

" ... Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! ... "

" ... Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. "

(cf. Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940)  

Osons porter un autre regard sur l'oeuvre politique !

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Regards-citoyens.com analyse et propose
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 07:18

Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n'a pas été enregistré.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

Source : http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/l-appel-du-18-juin/documents/le-texte-de-l-appel-du-18-juin-1940.php

Par Patrice Cardot - Publié dans : Les grands enseignements de l'Histoire
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 00:04

Moody's a annoncé vendredi examiner la note souveraine italienne Aa2, pour éventuellement l'abaisser ensuite, jugeant l'économie transalpine mal préparée à un relèvement de taux d'intérêt par la Banque centrale européenne.

Fragile, l'économie italienne aurait du mal à affronter une hausse du loyer de l'argent dans un contexte marqué par la difficulté de plus en plus forte de se financer pour les Etats européens fortement endettés, explique l'agence de notation.

" L'examen par Moody's de la note souveraine italienne portera en premier lieu sur les perspective de croissance de l'économie italienne pour les années à venir, notamment sur la question du retrait d'importants freins structurels qui pourraient empêcher l'économie de se reprendre avec plus de vigueur à moyen terme ", écrit Moody's dans le communiqué.

Des taux d'intérêt plus élevés, conjugués à une croissance économique faible, pourraient en outre compliquer la génération des excédents nécessaires à la réduction des ratios dette/Produit intérieur brut, écrit-elle encore.

La décision de Moody's, qui a précisé qu'une décision sur la note italienne serait prise d'ici 90 jours, illustre les difficultés de certains pays européens dans un contexte marqué par la question grecque.

" L'annonce de Moody's accrédite les inquiétudes de la Banque centrale européenne sur la perspective d'une contagion. Et cette contagion ne doit pas se produire ", a commenté Greg Salvaggio de Tempus Consulting à Washington.

" Par conséquent, je pense qu'il y aura un plan mis en place ce week-end et il donnera du temps à la Grèce. "

Le communiqué publié par Moody's évoque les fragilités structurelles de l'Italie, comme sa faible productivité ou "les rigidités de sa législation sur le travail et les marchés" qui ont plombé la croissance au cours des dix dernières années.

" L'Italie n'a pour l'instant repris qu'une fraction des sept points de pourcentage de PIB perdus durant la crise mondiale, en dépit de la faiblesse des taux d'intérêt qui devraient être augmentés à moyen terme. "

 

Source : Reuters

 

Voir également sur ce blog :

 * Pour un Pacte international permettant de limiter les risques systémiques associés à l'inflation et à la prolifération des dettes souveraines

 * La Chine se dit "investisseur à long terme" dans la dette européenne

 

 

 

Par Jean Poche - Publié dans : UE, enjeux économiques, financiers et monétaires
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