Méditerranée & Proche Orient

Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /2010 11:27

Le gouvernement israélien a répété qu'il ne modifierait pas sa politique de constructions de colonies juives à Jérusalem-Est, objet d'un bras de fer avec son puissant allié américain.


Israël a réaffirmé cette position parallèlement à une réunion du cabinet restreint israélien pour étudier des propositions de Washington destinées à relancer le dialogue israélo-palestinien.


" La politique de construction israélienne à Jérusalem est la même depuis 42 ans et ne change pas ", a déclaré Nir Hefez, le porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans un communiqué, laissant entendre que les ministres du cabinet restreint ne bougeraient pas sur ce point.


La réunion ministérielle s'est achevée sans qu'aucune décision ne soit annoncée.


" Le Premier ministre a fixé de nouvelles discussions dans les prochains jours et les contacts vont se poursuivre avec l'administration américaine afin de trouver ensemble une voie pour faire avancer le processus diplomatique ", a dit Hefez.


Benjamin Netanyahu est rentré jeudi d'une visite difficile dans la capitale fédérale américaine où il a déjà refusé d'accéder à la demande des Etats-Unis d'un arrêt des constructions juives dans la partie arabe de Jérusalem.


Au lendemain de son retour, deux soldats israéliens et deux combattants palestiniens ont été tués dans l'accrochage le plus meurtrier survenu à la frontière de la bande de Gaza depuis l'offensive israélienne de décembre 2008 et janvier 2009 dans le territoire côtier.


Après cet affrontement, cinq blindés et deux bulldozers israéliens ont pénétré dans la bande de Gaza en direction de la ville de Khan Younès.


La question de Jérusalem, relancée par l'annonce le 9 mars d'un projet de construction de 1.600 nouveaux logements pour des Juifs dans le quartier de Ramat Shlomo en pleine visite du vice-président américain Joe Biden, a considérablement tendu les relations entre Washington et l'Etat hébreu.


Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, ce que ne reconnaît pas la communauté internationale. Les Palestiniens, quant à eux, veulent faire de Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, la capitale de leur futur Etat.


Les Palestiniens demandent un arrêt complet des activités de colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée comme condition préalable à leur retour à la table des négociations.


Rien de nouveau pour les Palestiniens


Nir Hefez, le porte-parole de Netanyahu, a déclaré que les entretiens du Premier ministre israélien à Washington avaient permis de définir une liste d'accords avec les Etats-Unis, mais que des divergences demeuraient sur les conditions d'une reprise des pourparlers avec les Palestiniens.


Dans un communiqué, les services du Premier ministre ont indiqué que Benjamin Netanyahu présenterait aux sept ministres de son cabinet restreint " les progrès obtenus sur une série de questions lors de contacts diplomatiques qu'il a eus aux Etats-Unis dans le but de faire avancer le processus de paix ".


On ignore si le cabinet rendra une décision avant la fin de la journée et le début du sabbat, jour de repos pour les Juifs, ou s'il se réunira à nouveau avant la semaine de congés de la Pâque juive, qui débute lundi soir. " Il n'y a aucune date fixée ", a déclaré un porte-parole du cabinet à la radio.


Le président Barack Obama a demandé aux Israéliens de présenter des mesures permettant d'établir la confiance avec les Palestiniens afin que ceux-ci acceptent de reprendre des négociations de paix, gelées depuis le lancement de l'offensive israélienne sur la bande de Gaza en décembre 2008.


Les Palestiniens ont déclaré ne pas avoir de précisions sur un quelconque accord conclu lors des discussions entre Obama et Netanyahu visant à une reprise des négociations.


" Il n'y a absolument rien de nouveau, pour le moment, concernant le processus de paix ", a dit Nabil Abou Rdaïnah, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, jeudi.


Mahmoud Abbas informera la Ligue arabe de la situation lors du sommet prévu ce week-end en Libye, a ajouté Rdaïnah.

Source : Reuters


Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /2010 17:46

Réuni à Moscou au plus haut niveau le 19 mars dernier, le "quartet" des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient a condamné le projet de construction de nouveaux logements pour des Juifs au nord de la vieille ville de Jérusalem et a demandé à Israël un gel total de ses activités de colonisation.


Le projet israélien, annoncé la semaine précédente en pleine visite du vice-président américain Joe Biden à Jérusalem, avait été jugé insultant par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et avait provoqué un report d'une nouvelle mission de son émissaire George Mitchell pour favoriser des pourparlers indirects sous son égide entre Israéliens et Palestiniens.


Mais H. Clinton, qui avait exigé de Benjamin Netanyahu des preuves formelles de sa volonté de paix, a informé le "quartet" qu'elle avait eu avec le Premier ministre israélien jeudi une conversation lors de laquelle il avait répondu de façon " utile et productive " à ses préoccupations.


Le chef de la diplomatie américaine n'a fourni aucun détail sur le contenu des engagements pris par B. Netanyahu, mais l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, émissaire du "quartet" composé des Etats-Unis, de l'Union européenne, de la Russie et de l'Onu, s'est montré optimiste ; il attend
" dans les prochains jours une série de mesures israéliennes pour établir la confiance avec les Palestiniens permettant de penser que, malgré les difficultés des derniers jours ", cela vaudrait le coup d'engager des pourparlers indirects.


Selon le quotidien israélien Haaretz, B. Netanyahu aurait évoqué avec H. Clinton la libération de détenus palestiniens, la levée de barrages en Cisjordanie et le transfert à l'Autorité palestinienne du maintien de l'ordre dans certaines localités du territoire occupé.


Un porte-parole de B. Netanyahu a déclaré que celui-ci avait "clarifié" auprès de la secrétaire d'Etat la politique d'Israël concernant les colonies juives. A Moscou, le porte-parole du département d'Etat a déclaré que Washington allait " étudier la réponse du Premier ministre ".


Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui refuse toute négociation directe faute d'un gel total de la colonisation, avait accepté d'engager des discussions dites de "proximité" par le truchement de Mitchell, mais il est revenu sur cet accord à l'annonce du projet de 1.600 nouveaux logements dans le "Grand Jérusalem".


Un conseiller d'Abbas, Nabil Abou Rdaïnah, s'est félicité de "la déclaration très importante" du "quartet" qui est, selon lui, " parfaitement conforme à la position palestinienne et arabe " ajoutant : " Il est d'une importance cruciale qu'Israël s'y conforme pour que le processus de paix puisse reprendre ".


A Moscou, le porte-parole du département d'Etat a annoncé la poursuite des discussions avec les deux parties "pour que les pourparlers de proximité progressent", se référant à la nouvelle navette que George Mitchell entamera finalement dimanche au Proche-Orient.


Benjamin Netanyahu est quant à lui attendu lundi 22 mars à Washington pour s'adresser à l'assemblée annuelle de l'America-Israel Public Affairs Committee, le principal lobby pro-israélien, en marge de laquelle il pourrait rencontrer H. Clinton, à défaut du président Barack Obama lui-même.


Au delà de l'éventuel coup d'envoi des pourparlers de proximité, le "quartet" s'est prononcé à Moscou pour des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens afin d'aboutir dans un délai de deux ans à la fin de l'occupation israélienne et à l'avènement d'un Etat palestinien.


Le "quartet" a promis de " suivre de près la situation à Jérusalem " et se réserve de " prendre des mesures supplémentaires qui pourraient s'avérer nécessaires ", mais il ne dispose pas lui-même de moyens de faire appliquer ses recommandations.


Les médiateurs ont en outre condamné la détérioration de la situation humanitaire et des droits de l'homme dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas et soumise à un strict blocus israélien, soulignant " l'urgence de résoudre la crise " dans ce territoire dévasté par l'offensive de Tsahal à l'hiver 2008-09.


" Nous sommes convaincus que tout ceci sera entendu en Israël et qu'ils auront compris correctement le message ", a conclu l'hôte de la réunion de Moscou, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

Au-delà de ces déclarations, c'est encor une fois un constat d'impuissance du 'quartet' qui ressort de cette nouvelle réunion qui, à la différence de l'appréciation portée par Hilary Clinton aux propos de B. Netanyahu, n'a rien de véritablement " productif et utile ".

Les mois et les années passent et le "quartet" continue de se réunir pour s'autoféliciter après avoir rappelé et déploré son incapacité à se faire entendre et avant "d'examiner" de nouvelles promesses qui, comme d'habitude, seront respectées quelques jours avant d'être à nouveau gelées !

Pendant ce temps là, personne n'aborde les véritables questions comme celle des véritables frontières de ces 2 Etats viables et sécurisés dont chacun se gargarise dans des déclarations qui s'apparentent à ces cantiques dont tout le monde connait la mélodie et le refrain sans jamais chercher à en dégager la sustantifique moelle.

Et de cette situation scandaleuse, tout le monde s'en accommode dans la région !

D'abord les différents gouvernements de l'Etat d'Israël, et ses diasporas établie un peu partout dans le monde, qui poursuivent le déploiement d'une véritable stratégie de sécurité qui vise à consolider la sécurité de l'Etat, une part, et celle de ses populations et de ses activités, biens et entreprises essentielles !

Ensuite,  l'Autorité palestinienne (essentiellement composée de membres du Fatah), qui, trop affaibli pour pouvoir négocier quoi que ce soit de stratégique avec Israël, se contente de ne pas trop perdre au jeu du chat et de la souris auquel les force de prendre part des médiateurs plus proches d'Israël que d'un peuple palestinien bien trop peu influent dans leurs propres structures politiques et diplomatiques pour peser de manière plus équitable sur le cours des négociations !

Il en est de même du Hamas, que la faiblesse du Fatah, les comportements erratiques de Tsahal, l'absence de sanctions internationales à l'encontre d'un Etat d'Israël insensible ax résolutions du Conseil de sécuité de l'ONU, la situation économique et sociale dramatique dans la bande de Gaza n raison d'un blocus israélien dont le monde s'accommode, ont renforcé dans leur posture radicale au point d'en faire les véritables interlocuteurs de médiateurs qui ne semblent sensibles qu'à l'expression récurrente d'une puissance de feu et d'une influence régionale dommageables aux intérêts de sécurité d'Israël  et à leurs propres intérêts dans la région.

Et enfin, il en est également ainsi des pays voisins tels que le Liban, la Syrie, la Jordanie et l'Egypte, comme de la Ligue des Pays arabes, qui savent que la résolution des véritables questions soulevées par le confit israélo-palestinien passera notamment par des modifications de leurs propres frontières, et modifiera sensiblement les équilibres régionaux au point de les placer face à des réformes et revendications domestiques auxquelles les régimes politiques en place ne souhaitent pas avoir à répondre trop rapidement !

Ainsi va le simulacre de médiation auquel se prête notamment l'Union européenne !

Il est temps de passer à autrechose ! Quelquechose de plus sérieux et de plus efficace ! Les gesticulations et les escalades hasardeuses des uns et les autres révèlent en contre point que les choses peuvent évoluer très rapidement si la olonté politique qui fait encore défaut venait à se manifester (cf. Proche Orient : Et si malgré les provocations et les violences quotidiennes, nous étions proches de la solution politique et territoriale tant attendue ! - nouvelle édition -) !

L'Union européenne a des arguments à faire valoir ! Mme Ashton les connait (cf. Les atouts de l'Union européenne dans le dossier israélo-palestinien - nouvelle édition - ) ! Elle ne manquera certainement pas de les faire valoir très vite (cf.Europe politique : c'est le moment de s'engager, par Michel Barnier (Le Monde)).

Elle saura provoquer la rupture diplomatique indispensable pour sortir enfin de ce jeu sordide où chacun s'emploie à revêtir la parure de ces comédiens de seconde zone qui jurent " dur comme fer " qu'ils disent " la vérité s'ils mentent " et qui ne font rire personne !

Source : Reuters


Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /2010 10:39

Le "quartet" des médiateurs internationaux se réunit vendredi à Moscou avec l'objectif de relancer le dialogue au Proche-Orient sur fond de violences à Gaza et de vives tensions entre Israéliens et Palestiniens après l'annonce de projets immobiliers dans les colonies juives de Cisjordanie.


Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, la nouvelle haute représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le représentant du "quartet" Tony Blair sont réunis dans la capitale russe.


" Chacun de nous espère arriver à des conclusions communes qui aideront à promouvoir le début d'un dialogue entre les deux parties ", a déclaré Lavrov à son arrivée.


Rien n'a filtré du dîner à huis clos qui a réuni les protagonistes du "quartet" jeudi soir avant l'ouverture formelle des discussions, dont les observateurs attendent peu d'avancées spectaculaires.


Mme Clinton a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse commune avec Lavrov que l'objectif de la réunion était " de relancer les négociations entre Israéliens et Palestiniens sur une voie qui mènera à une solution à deux Etats ".


Les relations entre Israël et les Etats-Unis ont été mises à mal par l'annonce, la semaine dernière, de la mise en chantier prochaine de 1.600 logements pour des colons de Ramat Shlomo, près de Jérusalem, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden.


Raids israéliens dans la bande de Gaza


La nouvelle, que Clinton a jugée "insultante", a mis en péril la relance du processus de paix au point mort depuis décembre 2008, annoncée au même moment sous la forme de négociations indirectes confiées à l'émissaire américain George Mitchell.


Ces discussions dites "de proximité" sont également menacées par la reprise des violences dans la bande de Gaza, où l'aviation israélienne a mené une série de raids dans la nuit de jeudi à vendredi, après un tir de roquette qui a coûté la vie à un ouvrier thaïlandais dans un kibboutz israélien.


Lors d'un entretien téléphonique jeudi, Hillary Clinton et Benjamin Netanyahu ont toutefois joué la carte de l'apaisement.


Le porte-parole de Netanyahu, Nir Chefetz, a déclaré dans un communiqué que le chef du gouvernement israélien avait proposé à la secrétaire d'Etat " des mesures de rétablissement de la confiance mutuelle entre Israël et l'Autorité palestinienne ", sans préciser la nature de ces mesures.


Le département d'Etat a indiqué qu'il allait " étudier la réponse du Premier ministre " et " poursuivre (ses) discussions avec les deux parties pour que les discussions de proximité progressent ".


George Mitchell, qui aurait déjà dû entamer dans la semaine une nouvelle visite au Proche-Orient, s'y rendra finalement ce week-end pour consulter le Premier ministre israélien et le président palestinien Mahmoud Abbas.


La Russie, en quête de l'influence perdue de l'ex-Union soviétique au Proche-Orient, souhaitait au départ accueillir une conférence de paix internationale après celle de novembre 2007 à Annapolis mais le peu de progrès constatés depuis a forcé Moscou à organiser une simple réunion du "quartet".


Formé en 2002 en Espagne, le "quartet" s'est réuni pour la dernière fois en marge de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre dernier.


Ses résultats ont jusqu'à présent été maigres et certains analystes, comme le russe Evguéni Stanovski, président de l'Institut d'études moyen-orientales de Moscou, y voient avant tout un "club de diplomates très coûteux".

Source : Reuters

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 00:34

Une quarantaine de Palestiniens ont été blessés à Jérusalem-Est mardi, décrété " jour de colère " par le Hamas à la suite de la réouverture la veille dans la vieille ville occupée depuis 1967 d'une synagogue détruite durant le conflit de 1948.


Les affrontements ont opposé en divers points de la partie orientale de Jérusalem des dizaines de lanceurs de pierres aux policiers, qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Quinze policiers ont été blessés, dont l'un touché à la main par une balle, et il y a eu une soixantaine d'interpellations.


Cet accès de tension complique encore les efforts des Etats-Unis pour raviver un processus de paix en panne depuis quinze mois, mis à rude épreuve par la décision israélienne de construire 1.600 nouveaux logements pour les Juifs dans un secteur de Cisjordanie occupée annexé au Grand Jérusalem.


L'émissaire du président Barack Obama au Proche-Orient, George Mitchell, a différé son retour prévu dans la région à la suite de propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a déclaré lundi qu'il n'avait pas l'intention de freiner la colonisation de Jérusalem.


Mitchell verra des responsables israéliens et palestiniens " dès que possible ", mais pas avant la tenue d'une réunion du "quartet" des médiateurs pour le Proche-Orient jeudi et vendredi à Moscou, comme il comptait le faire auparavant, a déclaré P.J. Crowley, porte-parole du département d'Etat.


La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a jugé l'attitude israélienne " insultante ", a sommé l'Etat juif de faire preuve de son sérieux quant à son désir de paix avec les Palestiniens et dit attendre toujours sa réponse.


" Nous attendons la réponse israélienne sous peu ", a dit Crowley à la presse.


Hillary Clinton a tenu néanmoins à réaffirmer le lien " étroit et inébranlable " entre Israël et les Etats-Unis et a redit l'attachement de Washington à la sécurité de l'Etat juif.


"C'est une situation explosive. La politique de Netanyahu revient à jeter de l'huile sur le feu", a estimé pour sa part le négociateur palestinien Saëb Erekat.


Réunion du Quartet vendredi à Moscou


Selon le Hamas, la réouverture après restauration de la synagogue de Hurva, détruite par les forces jordaniennes lors du conflit de 1948, s'inscrit dans le cadre d'un complot pour démolir à terme la mosquée d'Al Aksa, située à 400 mètres.


Israël a démenti cette accusation et le département d'Etat a exprimé sa préoccupation devant ce qu'il considère comme une réaction disproportionnée des Palestiniens à la réouverture d'un lieu de culte datant XVIIIe siècle dans le quartier juif de la vieille ville.


Israël a pris le contrôle de la partie orientale de Jérusalem durant le conflit de 1967 et l'a annexée en décrétant que la ville réunifiée serait à jamais sa capitale indivisible. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur futur Etat indépendant.


A l'annonce de la construction de nouveaux logements dans le Grand Jérusalem, le président palestinien Mahmoud Abbas est revenu la semaine dernière sur son acceptation de pourparlers indirects avec Israël sous l'égide de Mitchell.


Selon la presse israélienne, Hillary Clinton aurait, comme Abbas, demandé à Israël de revenir sur cette initiative, mais Netanyahu s'est gardé de la désavouer, tout en jugeant inapproprié son " timing ", durant une visite du vice-président américain Joe Biden à Jérusalem.


Du coup, les pourparlers indirects qu'espérait lancer cette semaine George Mitchell lors d'une nouvelle tournée dans la région ont pris du plomb dans l'aile et l'ancien sénateur démocrate pourrait se rendre directement à Moscou vendredi pour une réunion du "quartet" des médiateurs pour le Proche-Orient.


Celui-ci regroupe, outre les Etats-Unis, la Russie, l'Onu et l'Union européenne, dont le nouveau chef de la diplomatie, Catherine Ashton, a dénoncé lundi le projet de nouvelles colonies israéliennes comme préjudiciable aux efforts de paix.

Source :
Reuters


Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 17:27

Benjamin Netanyahu dit regretter la controverse avec les USA Sourd aux appels venus du monde entier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié la construction de logements pour les colons juifs dans les environs de Jérusalem en Cisjordanie.


" Durant ces quarante dernières années, aucun gouvernement israélien n'a limité les constructions dans les environs de Jérusalem ", a-t-il déclaré dans un discours à la Knesset, le parlement israélien, évoquant des secteurs occupés par Israël en juin 1967 et ensuite annexés à la ville sainte.


Pour le chef du gouvernement, il y a un consensus parmi les partis politiques israéliens pour considérer ces zones comme faisant partie intégrante de l'Etat juif.


L'annonce de la mise en chantier prochaine de 1.600 logements dans une colonie juive de Cisjordanie a suscité des tensions sans précédent depuis trente-cinq ans entre Israël et les Etats-Unis, selon l'ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren [NDLR : ambassadeur qui n'a certainement pas oublié non plus les tensions extrêmement fortes entre la jeune administration Obama qui était encore entrain de se mettre en place et les autorités israéliennes à propos de certaines présomptions d'atteinte à la sécurité nationale des Etats unis par les services d'espionnage de l'Etat d'Israël].


Les propos prêtés au diplomate, éminent spécialiste de l'histoire du Proche-Orient, tranchent avec ceux de Benjamin Netanyahu qui a tenté de minimiser la portée du désaccord.


" Les relations entre Israël et les Etats-Unis sont au plus bas depuis 1975 (...) Il s'agit d'une crise d'envergure historique ", a déclaré Michael Oren, écrit lundi le quotidien israélien Yediot Ahronoth, relatant une conversation téléphonique avec d'autres diplomates israéliens ce week-end.


L'ambassadeur, dont les propos sont repris par d'autres organes de la presse israélienne, évoquait les pressions américaines en faveur d'un retrait israélien de la péninsule égyptienne du Sinaï deux ans après la guerre du Kippour.


Le ministère israélien des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire. " Il s'agit d'un incident regrettable ", a pour sa part commenté dimanche Benjamin Netanyahu, qui s'exprimait pour la première fois en public sur le sujet.


" Nous savons comment gérer ces situations: avec sérénité, responsabilité et sérieux ", a-t-il ajouté, sans revenir sur le projet, annoncé par le ministère de l'Intérieur alors que le vice-président américain, Joe Biden, se trouvait en Israël pour relancer les négociations de paix interrompues depuis décembre 2008.


La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a jugé l'attitude israélienne " insultante ".


Le président palestinien Mahmoud Abbas attend, lui, une entrevue avec l'émissaire américain George Mitchell, qui doit revenir au Proche-Orient dans les prochains jours, avant de donner son aval à des pourparlers indirects.

Source :
Reuters

Voir également sur ce blog l'article intitulé Benjamin Netanyahu dit regretter la controverse avec les USA et les articles auxquels ils renvoient (en particulier : Proche Orient : Et si malgré les provocations et les violences quotidiennes, nous étions proches de la solution politique et territoriale tant attendue ! - nouvelle édition -).






Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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