Méditerranée & Proche Orient

Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 17:53

Les principaux groupes palestiniens étaient réunis samedi après-midi à Gaza sous l'égide du mouvement islamiste Hamas pour discuter de l'éventuel rétablissement d'une trêve tacite avec Israël, ont déclaré à l'AFP des participants.

 

Source : AFP

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 22:32

 

La Revue Défense Nationale  

 

FLASH-INFOS
14 mars 2011

 

Pistes pour un nouveau Maghreb

    À nos portes méditerranéennes, le monde arabe continue d’aspirer aux libertés publiques et à la réforme politique et économique. Il poursuit son soulèvement, son Intifada, dans des conditions parfois dramatiques comme en Libye actuellement. Mais déjà de nouvelles réalités stratégiques s’esquissent sur lesquelles il importe de réfléchir.
La RDN vous invite à lire demain sur son site ce qu’en pense depuis Tunis Mehdi Taje, expert en prospective stratégique : la vague de révolutions qui secoue le théâtre maghrébin bouleverse les repères traditionnels et plonge la scène maghrébine dans une forte période d& rsquo;incertitude qui débouchera sur une nouvelle identité géopolitique et de nouvelles orientations stratégiques. Le Maghreb d’hier est fini, celui de demain se dessine progressivement sous nos yeux. « La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles mais d'échapper aux idées anciennes ». Comment va se restructurer l’espace maghrébin à l’aune des bouleversements qui le secoue ? En se basant sur différentes hypothèses plausibles, on peut ébaucher des scénarios d’évolution du Maghreb et jeter les bases d’une vision d’avenir de cet espace au destin conjugué à celui de la France et de ses voisines latines.

 

 

(Suite à un problème de serveur de messagerie, certains destinataires ont peut-être reçu ce courriel plusieurs fois. Merci de ne pas nous en tenir rigueur)


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Par Patrice Cardot - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 10:45

Environné par les soulèvements du monde arabe; Israêl est dans l'oeil du cyclone. Cette position précaire lui a permis d'être épargné par la contagion des révoltes populaires, mais ce calme pourrait ne pas durer. Un peu parce qu'il mesure que l'absence de toute perspective de paix pourrait nourrir une nouvelle intifada palestinienne et que le statu quo est contre-productif pour les intérêts à long-terme de la population israélienne ; beaucoup parce que les Etats-Unis manifestent leur impatience, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyanou, semble résolu à prendre une " initiative diplomatique ".

Il s'agit officiellement de relancer le processus des négociations israélo-palestiniennes, mais peut-être davantage de tenter de rompre l'isolement croissant d'Israêl au sein de la communauté internationale. Bien que celle-ci ait les yeux tournés vers la Lybie et l'Egypte, Israël a pris conscience que le veto opposé par les Etats-Unis, le 18 février, à une résolution de l'ONU condamnant la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés (cf. Veto américain à une résolution de l'ONU sur les colonies israéliennes) a été une fausse victoire, sanctionnée par le vote des 14 autres pays du Conseil de sécurité en faveur de ce texte.

Ce coup de semonce, le scepticisme qui a accueilli les tentatives de M. Nétanyanou pour convaincre Américains et Européens que les révoltes arabes sont indirectement dirigées contre l'Etat juif, qu'elles nourrissent le terrorisme islamiste et favorisent les desseins de l'Iran incitent le premier ministre à faire des gestes.

Les détails de cette initiative diplomatique sont encore flous, mais l'essentiel est connu : le premier ministre israélien envisage de proposer aux Palestiniens un " accord intérimaire " prévoyant l'établissement d'un Etat indépendant aux frontières temporaires.

Ce plan reprend une suggestion d'Avigdor Lieberman, l'ultranationaliste ministre des affaires étrangères et chef du parti Israël Beitenou (" Israël, notre maison "), qui propose depuis longtemps la création d'un tel Etat sur 50 % de la Cisjordanie, renvoyant un accord sur des frontières permanentes, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens à plus tard.

Avant même que cette proposition - qui ne semble pas convaincre l'administration Obama - ait été formellement formulée, la réponse de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, ne s'est pas fait attendre.

" Ce projet nous a déjà été soumis et s'il est à nouveau présenté, nous le refuserons à nouveau ", a-t-il souligné, ajoutant que la solution est la reconnaissance par les Nations Unies, en septembre 2011, d'un Etat palestinien sur la base des frontières préalables à la guerre de 1967 (cf. Proche Orient : De quoi parle-t-on lorsque l'on évoque 'les frontières d'avant 1967' ? ).

L'Autorité palestinienne poursuit une offensive diplomatique qui l'éloigne des positions de Washington : elle essaie d'atteindre une masse critique de quelque 150 pays (une centaine aujourd'hui) acceptant de reconnaître un Etat palestinien.

Cette stratégie marque des points : après l'Espagne, la France, le Portugal, les Etats-Unis et l'Irlande, la Grande-Bretagne a annoncé, lundi 7 mars, son intention d'élever le statut de la délégation palestinienne à Londres au rang de " mission " diplomatique.

Les Palestiniens sont, d'autre part, à la manoeuvre pour renforcer l'isolement d'Israël. Tel est l'enjeu de la " semaine de l'apartheid ", qui se déroule, du 7 au 20 mars, dans plusieurs dizaines de villes d'Europe, des Etats-Unis et du Canada, et de la campagne internationale BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions).

La plupart des analystes israéliens s'accordent à ne pas prédire un grand sucès à l'initiative de M. Nétanyanou, et à y voir le recours à une vieille recette politique : prendre prétexte du refus palestinien pour accréditer l'idée qu'Israël n'a pas de " partenaire " pour faire la paix.

Le premier ministre israélien est cependant conscient de la nécessité de relâcher la pression internationale à propos de la colonisation. C'est le sens de l'annonce du gouvernement d'évacuer les " avant-postes " (des colonies sauvages) en Cisjordanie.

Très critiquée par la droite israélienne, cette initiative pourrait être politiquement risquée. Mais depuis 1999, les gouvernements israéliens successifs ont réitéré cet engagement sans qu'il soit suivi d'effets.

 

Voir également, notamment :

 * Les colonies israéliennes reflèteraient un choix économique

 *  Shimon Peres juge la question des colonies marginale (Reuters)

 * Observer la Cisjordanie offre l’occasion de découvrir un extraordinaire laboratoire géographique 

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 20:33

Dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 mars, des affrontements ont éclaté entre les membres de deux communautés dans le quartier déshérité à forte population copte de Moqattam, au Caire, faisant officiellement dix morts et 110 blessés. Ces affrontements ont fait suite aux manifestations organisées au cours des derniers jours par la communauté copte pour protester contre l'incendie samedi de l'église Al-Chahidaine dans le gouvernorat de Helwan au sud du Caire. Déjà, lors de la nuit du Nouvel An, un attentat contre une église copte avait fait 23 morts.

Youssef Sidhom, rédacteur en chef de l'hebdomadaire de la communauté copte égyptienne Watani, revient sur les circonstances de ces violences et expose les attentes de cette communauté forte de 8 millions d'individus – soit 10 % de la population égyptienne – dans l'ère post-Moubarak.

Comment expliquez-vous cette nouvelle flambée de violence entre chrétiens coptes et musulmans égyptiens ?

L'origine de l'attaque contre cette église du sud du Caire et de la flambée de violence qu'elle a suscitée est sociale et non religieuse. Ce n'est pas le premier incident de ce type, il y a eu auparavant de nombreux incidents en Haute-Egypte.

Tout est parti d'une relation amoureuse entre un homme copte et une femme musulmane. Une relation amoureuse entre un homme et une femme de religions différentes est, en Egypte, perçue de façon très négative par les deux communautés. Quand cette relation a été connue publiquement, cela a suscité un profond malaise social. De jeunes musulmans ont alors décidé de se venger.

Ce qui a déplacé cette affaire du terrain social au terrain religieux est que les musulmans considèrent ce genre d'affaire comme une atteinte à l'islam. Des musulmans ont donc attaqué les chrétiens du quartier, indifféremment de leur lien ou non avec le jeune homme mis en cause. Ils ont attaqué l'église, l'ont brûlée et détruite. Mais ils ont également expulsé les chrétiens de leurs maisons et les empêchent encore aujourd'hui de revenir, en proférant à leur encontre des menaces de mort.

Les chrétiens ont donc décidé de manifester dans le centre-ville du Caire, avec des musulmans modérés, pour demander que l'église soit reconstruite au même endroit, que l'armée garantisse que tous les chrétiens puissent retourner chez eux, qu'ils soient protégés et que les auteurs de ces actes soient arrêtés.

Ces violences sont-elles l'expression de tensions exacerbées entre les deux communautés après la chute du régime Moubarak et d'une instabilité accrue pour la communauté copte dans la situation actuelle ?

Non, ce n'est pas le premier incident de ce type et de manière générale, sous Moubarak, la communauté copte vivait dans un état d'instabilité permanent, elle était victime d'inégalités, de discriminations, et les coptes ne bénéficiaient pas de leurs pleins droits de citoyen. Avec la révolution égyptienne, à laquelle la communauté a participé aux côtés des musulmans, il y a eu un sentiment de soulagement et des attentes quant à une mise à bas des inégalités dont elle est victime.

Mais la communauté est consciente que ses attentes ne constituent actuellement pas la priorité de la révolution égyptienne. Elle attend que l'armée organise des élections pour élire le nouveau président et le Parlement. A ce moment seulement viendra le temps de l'expression des besoins spécifiques.

Notre souci actuel est de faire en sorte que la communauté copte soit assez sage pour ne pas faire de cet incident isolé un prétexte pour entrer dans un conflit ouvert avec les musulmans. Nous, musulmans et coptes, devons rester solidaires et se battre ensemble pour le succès de notre révolution.

Quelles sont les revendications spécifiques de la communauté copte envers l'Etat égyptien ? Souhaiteriez-vous notamment l'abrogation de l'article 2 de la Constitution égyptienne qui stipule que "l'islam est la religion de l'Etat dont la langue officielle est l'arabe ; les principes de la loi islamique constituent la source principale de législation" ?

L'abrogation de l'article 2 de la Constitution égyptienne n'est pas une revendication de la communauté copte, mais de beaucoup d'Egyptiens chrétiens et musulmans. Les revendications spécifiques de la communauté copte sont en premier lieu la promulgation d'une loi unifiée pour toutes les communautés concernant la construction et l'entretien des lieux de culte. Une distinction est actuellement faite dans la loi pour l'obtention d'un permis de construire d'une église par exemple.

Par ailleurs, les coptes ont été victimes pendant des années de discrimination dans l'accès aux postes à responsabilité dans toutes les administrations publiques ainsi que dans l'accès aux organes représentatifs comme le Parlement ou les autorités locales.

Finalement, la chose la plus dangereuse et la plus importante pour nous est l'infiltration du système éducatif par un islam fanatique, qui s'exprime notamment dans les représentations qui sont faites de l'islam et des autres religions dans les livres scolaires. L'islam y est présenté comme la seule et unique religion digne de ce nom et la seule source de morale.

De quelle manière les coptes envisagent-ils de faire entendre leurs revendications au niveau politique ? Souhaitez-vous notamment que la communauté copte soit représentée dans le comité qui doit préparer les réformes constitutionnelles ?

Je n'aime pas que les coptes se plaignent de quelque chose qui n'a aucune incidence réelle sur leur sort spécifique comme c'est le cas pour ce comité. Ce comité a été chargé d'amender certaines dispositions purement politiques de la Constitution qui n'ont à voir qu'avec l'élection du président, la définition de son mandat et l'élection du Parlement. Ce qui est réellement important pour la communauté copte aujourd'hui est qu'elle puisse gagner en représentativité au niveau politique.

Il faut pour cela ouvrir la porte à davantage de liberté dans la formation de nouveaux partis politiques. Auparavant, les nouveaux partis étaient soumis à l'approbation du parti de Moubarak. Aucun vrai parti libéral n'a pu être formé. Cela ne signifie par pour autant que je sois favorable à la création d'un parti chrétien ou copte mais davantage à ce que des musulmans et des chrétiens puissent former ensemble un parti laïque libéral.

La deuxième nécessité est de changer la loi électorale, en passant d'un scrutin uninominal à un système combiné de liste. C'est seulement par cette voie que nous pourrons envoyer au Parlement plus de femmes, de coptes et de jeunes.

 

Youssef Sidhom est rédacteur en chef de l'hebdomadaire "Watani"

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 23:26

Selon la presse israélienne, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, envisagerait de défendre un "accord intérimaire" avec les Palestiniens plutôt que de tenter de relancer les négociations de paix, une option déjà écartée par les Palestiniens.

Israël a choisi de ne pas envoyer de délégation à Bruxelles, où les négociateurs palestiniens rencontraient mercredi 2 mars des représentants du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, UE et Russie) en vue de relancer le processus de paix, actuellement au point mort. " Les Palestiniens ne veulent pas entamer de négociations sérieuses, et c'est pourquoi nous devons examiner l'idée d'un arrangement provisoire à long terme ", a déclaré une source proche du premier ministre au quotidien Israel Hayom, considéré comme proche de Nétanyahou.

Israël craint la contagion des révoltes arabes

 " Compte tenu de l'instabilité dans la région, la seule possibilité est de trouver un arrangement provisoire, à condition que ce soit à long terme, et c'est ce que nous examinons actuellement ", a ajouté cette source, en référence aux mouvements de révolte populaire qui secouent le monde arabe. Ce plan israélien prévoirait l'instauration d'un Etat palestinien dans des frontières provisoires, ainsi que la poursuite des discussions sur les principaux points d'un accord final, précise le quotidien Haaretz.

Les Palestiniens ont déjà fait savoir, à maintes reprises, qu'ils ne se contenteraient pas d'un accord intérimaire avec Israël et qu'ils n'accepteraient pas de discuter d'un Etat dans des frontières provisoires.

La reprise des négociations jugée "impérative"

Les négociations de paix sont au point mort depuis septembre, car les Palestiniens exigent au préalable un moratoire sur la colonisation, que M. Nétanyahou refuse. Le premier ministre a renoncé à envoyer son négociateur en chef, Yitzhak Molcho, à la réunion à Bruxelles, officiellement parce qu'il n'était pas prévu de discussions directes avec la délégation palestinienne.

En réalité, selon les observateurs, M. Nétanyahou, chef d'une coalition très marquée à droite, craignait de se voir imposer la reconnaissance d'un Etat palestinien sur les lignes de 1967 (intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza) afin de faciliter la reprise des pourparlers avec les Palestiniens.

Le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Michael Mann, a confirmé mercredi qu'une réunion a eu lieu à Bruxelles à huis clos entre des représentants du Quartette et des négociateurs palestiniens, et qu'il était prévu de " rencontrer les négociateurs israéliens la semaine prochaine ". Le Quartette juge "impérative" une reprise des négociations de paix, d'autant plus nécessaire à ses yeux que le Proche et le Moyen-Orient sont ébranlés par une vague de contestation sans précédent.

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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