Le Monde en mouvement et en guerre

Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 14:31

Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev ont discuté samedi 12 novembre de l'Afghanistan, de l'Iran et de la Syrie lors d'une réunion bilatérale en marge du sommet Asie-Pacifique à Honolulu, a annoncé le président américain.

" (Nous avons) réaffirmé notre intention de travailler et de définir une réponse commune afin de pousser l'Iran à se conformer à ses obligations internationales concernant son programme nucléaire ", a déclaré Obama.

Le gouvernement russe n'est guère enthousiasmé par l'idée d'un nouveau train de sanction contre la République islamique, sur laquelle les pressions se sont accrues depuis la publication, mardi, d'un rapport de l'AIEA affirmant que des travaux de nature militaire ont été menés.

Le locataire de la Maison blanche n'a pas donné de détails sur les échanges concernant la Syrie. A propos de l'Afghanistan, il a indiqué avoir parlé de l'importance pour les puissances régionales d'accorder leur soutien au gouvernement de Kaboul.

Medvedev a de son côté souligné que d'importants clivages demeuraient entre Washington et Moscou au sujet des éléments du système antimissiles américain installés en Europe.

" Nous sommes convenus de continuer à chercher toutes les solutions possibles, en ayant à l'esprit le fait que nos positions restent éloignées ", a déclaré le président russe.

Obama a par ailleurs félicité la Russie pour son entrée au sein de l'Organisation mondiale du commerce, qui devrait être effective le mois prochain. Medvedev s'est montré chaleureux en remerciant Obama pour son soutien "actif et engagé" à la candidature russe.

" Nous n'avions pas reçu autant de soutien de la part des précédentes administrations américaines, et peut-être est-ce pour cela qu'il nous a fallu tout ce temps depuis 1993 pour rejoindre l'organisation. "

 

Source : Reuters

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 17:37

La nouvelle Libye ne sera pas un pays musulman extrémiste, a promis samedi 12 novembre le président du Conseil national de transition (CNT) Mustafa Abdul-Jalil à la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton, en visite à Tripoli.

Au cours d'une conférence de presse conjointe, il a ajouté que la formation du nouveau gouvernement intérimaire, composé de techniciens, serait achevée dans la semaine à venir.

Mustafa Abdul-Jalil avait affolé l'Occident le mois dernier en déclarant que la charia, la loi islamique, serait la source principale du droit dans la Libye nouvelle. Il s'est donc voulu rassurant devant la Haute-représentante de l'UE pour la politique étrangère, déclarant : " nous ne serons pas un pays musulman extrémiste. Notre Islam est modéré ".

D'autres membres du CNT ont depuis ces déclarations précisé que le président Abdul-Jalil exprimait sa vision personnelle, et que la Constitution, qui abordera la place de la religion dans le pays, ne sera pas rédigée avant l'année prochaine.

Etape suivante du processus de transition, un nouveau gouvernement intérimaire va diriger le pays jusqu'à l'élection d'une assemblée nationale, d'ici juin. Le Premier ministre nouvellement désigné, Abdurrahim el-Keib, doit présenter dans la semaine qui s'ouvre sa liste de ministres, qui seront choisis en fonction de leur expertise, et non pas de considérations tribales, a précisé Mustafa Abdul-Jalil.

Le président du CNT est en revanche resté évasif sur la question, de plus en plus préoccupante, de la libre circulation des armes dans le pays, et des affrontements qui se succèdent entre milices anti-Kadhafi rivales, depuis la fin des combats contre les forces de l'ancien régime.

Le Premier ministre a déjà dit qu'il ne pouvait pas désarmer les combattants sans leur offrir d'alternative, et Abdul-Jalil a semblé confirmer cette option d'un désarmement lent, notant que 75% des détenteurs de ces armes sont sans travail. " Nous allons fournir de véritables occasions d'emploi. Nous allons les aider ", a-t-il dit.

Catherine Ashton a pour sa part précisé qu'elle ferait en sorte que les avoirs libyens à l'étranger, gelés dans le cadre des sanctions contre le régime de Kadhafi, soient débloqués au plus vite. Cette question devrait être abordée lors de la réunion des chefs de la diplomatie des Vingt-Sept lundi 14 novembre.

 

 Source : Associated Press

 

Voir également : Retour sur images : Olivier Roy : « L’islamisme se dissout dans la démocratie » (Cafebabel.com)

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 13:25

Regards-citoyens.com a le plaisir de vous annoncer l'existence d'un nouveau site créé à mon initiative, consacré à la sécurité intérieure, avec un accent européen.


Vous pouvez le consulter à l'adresse suivante : http://www.securiteinterieure.fr

Vous pouvez également consulter la page facebook associée (securiteinterieure.fr)

 

securiteinterieure.fr se veut apolitique.

 

Ci-joint la charte de securiteinterieure.fr pour davantage de précisions :
 http://www.securiteinterieure.eu/2011/10/charte-editoriale-du-site.html 

Si vous trouvez que securiteinterieure.fr est un site de qualité et qu’il mérite d’être diffuser, n'hésitez pas à le faire connaître et d’en faire part autour de vous !

 

 

 

Par Pierre Berthelet - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 14:53

Une nouvelle inflexion dans la stratégie américaine ? Les Etats-Unis envisagent de concentrer leurs efforts en Afghanistan sur l'entraînement de l'armée afghane, amenée à prendre plus de responsabilités dans la lutte contre les talibans, et ainsi se ménager la possibilité d'un retrait anticipé d'une partie du contingent américain. Plusieurs réunions de haut niveau se sont tenues récemment entre responsables de l'administration Obama et du Pentagone à propos d'une modification de la mission des troupes américaines vers un rôle davantage axé sur le conseil et la formation des forces afghanes, indique le Wall Street Journal.

Cette révision de la stratégie permettrait de limiter les missions de combat et d'aboutir à un désengagement plus rapide du pays, croit savoir le quotidien. Or Barack Obama, qui a envoyé plusieurs dizaines de milliers de soldats supplémentaires au début de son mandat, affronte une difficile campagne pour sa réélection en novembre 2012. Le Pentagone n'a pas formellement démenti les informations du Wall Street Journal, mais martèle que " la politique de l'administration n'a pas changé ".

Un retrait d'ici la fin de l'été 2012

Lors du sommet de Lisbonne fin 2010, les dirigeants des pays de l'OTAN, dont le président Obama, ont entériné la décision de transférer l'intégralité de la responsabilité de la sécurité dans le pays aux forces afghanes à la fin 2014. M. Obama s'est depuis contenté d'annoncer le retrait d'ici à la fin de l'été 2012 des troupes envoyées en renfort fin 2009, soit environ 30 000 hommes. " Aucune proposition formelle à propos d'un changement de mission n'a été présentée à l'OTAN ou par le Pentagone à la Maison Blanche ", a déclaré à la presse un porte-parole du Pentagone, George Little. En Irak, les Etats-Unis avaient lancé l'opération Aube nouvelle axée sur la formation de l'armée irakienne à l'été 2010, trois ans après les renforts envoyés en Irak pour reprendre la main face à l'insurrection.

 Les 97 000 soldats américains et 45 000 hommes de la coalition internationale mènent à la fois des missions de combat pour réduire l'insurrection talibane et des missions de formation et d'assistance de l'armée et de la police afghane. Expert au Centre pour une nouvelle sécurité américaine (CNAS), Andrew Exum dit ne pas être surpris par la préparation de cette nouvelle stratégie. " Il vaut mieux le faire quand on a 80 000 hommes sur le terrain que lorsqu'on en a 40 000 ", cela fait plus d'effectifs pour entraîner l'armée afghane, a-t-il expliqué. Cela ne signifie pas forcément un retrait accéléré des troupes américaines, estime-t-il, mais pose un problème potentiel : " Est-ce que le changement de mission sera perçu comme une fuite des Etats-Unis vers la sortie ou une transition logique ? "

L'intérêt de cette stratégie serait selon lui de préparer les mentalités au sein de l'armée afghane à prendre en main la responsabilité du combat. L'OTAN prévoit d'avoir formé 195 000 soldats et 157 000 policiers afghans d'ici à octobre 2012. Leur niveau reste la principale inconnue. Actuellement un seul bataillon afghan sur 173 est noté comme étant " indépendant " de la coalition sur le plan opérationnel.



 

Par De La Boisserie - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 16:17

Le parlement iranien envisage à nouveau de convoquer le président Mahmoud Ahmadinejad pour l'interroger, de nombreux élus ayant signé à cette fin une motion qui pourrait aboutir à la destitution du chef de l'Etat, rapportent des médias lundi 31 octobre.

Moins d'une semaine après l'abandon d'un projet de convocation qui pesait depuis quatre mois sur Ahmadinejad, un nombre suffisant de parlementaires ont signé le document pour obliger le président à se présenter devant l'assemblée.

" Le projet d'interrogatoire d'Ahmadinejad revient avec de nouvelles signatures ", titre le quotidien Siasat-e Rouz qui, comme la plupart des journaux, accorde la place principale à ce développement montrant que les luttes politiques internes sont loin d'être réglées.

Le parlement à majorité conservatrice avait soulevé la possibilité d'une convocation exceptionnelle du président en juin, lorsque 100 de ses 290 membres avaient signé la motion en critiquant la politique d'Ahmadinejad, son attitude autoritaire et son irrespect envers le corps législatif.

Mais l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution, avait lancé un appel à l'unité des différentes institutions nationales et le Conseil des gardiens du Majlis (parlement) avait suspendu le projet de convocation jusqu'à ce qu'un nombre suffisant d'élus aient retiré leur signature pour l'invalider.

Pour qu'elle prenne effet cette fois, il demeure nécessaire que le Conseil des gardiens transmette la motion au président.

Le conservateur Ali Motahari, adversaire de longue date d'Ahmadinejad, avait présenté sa démission au parlement pour dénoncer le refus de l'assemblée de délivrer la convocation.

Cette initiative semble avoir enhardi ses collègues et la motion a maintenant recueilli 74 signatures, selon le quotidien Sharq, soit une de plus que le nombre requis pour qu'elle soit valable.

" La suspension de la procédure par le Conseil des gardiens (...) avait irrité les élus ", a déclaré le parlementaire Sharif Hosseini, cité par l'agence de presse Fars.

Le parlement s'est souvent montré hostile à Ahmadinejad, mais il avait accentué la pression en avril lorsque le président a tenté de révoquer le ministre du Renseignement qui joue un rôle clé dans la supervision des élections - initiative qu'avait bloquée l'ayatollah Khamenei.

La frange dure du régime iranien accuse Ahmadinejad de se laisser influencer par des conseillers "déviants" censés chercher à limiter le rôle politique du clergé chiite. Elle accuse aussi certains de ses collaborateurs d'être impliqués dans une fraude bancaire portant sur 2,6 milliards de dollars et faisant toujours l'objet d'une enquête.

L'ayatollah Khamenei a indiqué ce mois-ci que l'Iran pourrait renoncer à l'élection du président au suffrage universel et le faire désigner par le parlement.

Mahmoud Ahmadinejad avait bénéficié du soutien de Khamenei lors de sa réélection controversée de juin 2009, mais les relations des deux hommes se sont dégradées en avril lorsque le guide suprême a refusé la démission du ministre du Renseignement que venait d'accepter le président.

 

Source : Reuters

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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