Technologies et entreprises en action et en débat

Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 08:46

Dans un article publié dans l'hebdomadaire L'Express (cf. GE L'Express GE L'Express), le général (en 2ème section) Vincent Desportes considère :

"Nous assistons à une dérive. La performance, recherché par principe, semble s'être subsituée aux raisons qui la justifiaient. L'armement doit être d'abord pensé en fonction de sa capacité à réaliser l'objectif politique poursuivi : cette course à la technologie détourne les budgets de leur efficacité globale. L'idée qu'elle allait compenser la diminution des formats a accéléré le phénomène dans une spirale perverse. On a voulu remplacer les effectifs par la capacité de destruction. Sujette à de multiples contraintes politiques, celle-ci est de plus en plus délicate à utiliser alors que les effectifs ont disparu ... Il est temps de rétablir l'équilibre entre volumes de forces et investissements technologiques. le chef d'état- major des armées rappelait lui-même récemment que les évolutions technologiques devaient adopter des rythmes plus raisonnables. Les armées européennes s'atrophient. Gagner la guerre, c'est contrôler l'espace : qu'il soit aérien, terrestre ou maritime, il faut du nombre. A défaut, les engins les plus perfectionnés deviennent inutiles. La professionnalisation et le Libre blanc ont imposé des réductions drastiques. dans les deux cas, il a fallu diminuer les effectifs pour pouvoir se procurer des matériels aux coûts croissants. Nous sommes arrivés aujourd'hui au stade où les formats des différentes armées deviennent insuffisants. ".

 

Pour en savoir plus, voir également :

 * La recherche et la technologie, enjeux de puissance par David W. Versailles, Valérie Mérindol, Patrice Cardot

 * LA GUERRE TECHNOLOGIQUE EN DÉBAT(S), Sous la direction de Pierre Pascallon (L'Harmattan)

 

 

 

 

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 00:04

Google franchit une nouvelle étape : la recherche instantanée. Les résultats de votre requête s'afficheront au fil de la saisie, avant même que vous n'ayez fini de taper le mot et sans avoir besoin de cliquer sur "rechercher". Le gain de temps serait de deux à cinq secondes.

" C'est quasiment de la voyance ", remarque Marissa Mayer, la directrice du moteur de recherche. Un euphémisme. On nous offre bien plus, en réalité. Aujourd'hui, tous les renseignements, même les plus inutiles, sont à portée de clic. La question n'est plus de trouver, mais de savoir ce que l'on recherche. Un jour prochain, Google pourra dire à chacun de nous, à tout instant, s'il doit s'interroger sur la date des prochaines vacances scolaires, l'existence de Dieu ou la longueur moyenne des plumes d'un Indien Navajo.

"Nous voulons que Google devienne le troisième hémisphère de votre cerveau", déclare Sergey Brin, cofondateur du moteur de recherche. Il ne s'agit évidemment que d'une étape. Bientôt le troisième hémisphère mangera les deux autres : nous aurons un cerveau unifié, en parfait état de fonctionnement. Avec peut-être un gain d'une ou deux secondes supplémentaires, ce qui n'est pas à négliger.

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 15:07

Au 31 décembre 2009, 42,3% de la capitalisation boursière des entreprises françaises du CAC 40 étaient détenus par des investisseurs non résidents, selon une étude parue dans le dernier bulletin trimestriel de la Banque de France. Soit une valeur de 404,5 milliards d'euros sur un total de 955,4 milliards.

Cela représente une progression de 2,1 points par rapport à 2008. Après un pic atteint en 2006, où les investisseurs non résidents détenaient 45,7% du CAC 40, leur part avait diminué, en 2007, puis de nouveau en 2008. L'année 2009 aura donc marqué un retour à la normale.

La part du capital des fleurons français détenue hors du pays est une donnée sensible. L'économie hexagonale souffre en effet d'une faiblesse en matière d'épargne longue investie en actions. Une insuffisance que l'État tente d'ailleurs, à sa façon, de combler, par exemple avec la création fin 2008 du Fonds stratégique d'investissement (FSI). Ses prises de participations tendent à ancrer en France les entreprises qu'il sélectionne.

 

Attractivité de la place 

 

Observés de près, les investissements étrangers à la Bourse de Paris sont aussi le signe d'une attractivité de la place et des grandes entreprises tricolores. Selon la Banque de France - dont l'étude exclut les groupes dont le siège est à l'étranger (Dexia, EADS, ArcelorMittal ou ST Microelectronics) -, 17 d'entre elles seraient détenues à plus de 50 % par les non-résidents. Cette part n'excède cependant jamais les 75 %. Les situations sont en fait très contrastées : EDF, détenu à 84,7% par l'État, est l'un des groupes les moins exposés aux investisseurs étrangers, alors que Lafarge compte moins de 30 % d'actionnaires français. Les entreprises du secteur des technologies de l'information sont détenues à plus de 60% par les non-résidents, contre à peine plus de 20 % pour les services aux collectivités.

En 2009, «les acquisitions nettes des investisseurs non résidents ont été positives à hauteur de 31,5 milliards d'euros», note l'étude. Qui précise : «Les flux enregistrés sont très inégaux selon les titres, puisque 29,7 milliards de ces 31,5 milliards se sont concentrés sur neuf entreprises», souvent concernées en fait par une opération d'augmentation de capital, comme dans le cas des banques BNP Paribas et Société générale.

L'origine géographique des capitaux des non-résidents demeure globalement inchangée en 2009. Les pays de la zone euro restent les principaux détenteurs avec 17% du capital des sociétés du CAC 40, devant les États-Unis (15,6%) et le Royaume-Uni (4,2%). Des investisseurs attirés, d'ailleurs, par le profil de plus en plus international des grandes entreprises qui composent l'indice phare de la Bourse de Paris. Celles-ci réalisent en effet en moyenne près de 40 % de leur chiffre d'affaires en dehors de la France. Lorsque les non- résidents achètent des actions d'une société, ils n'achètent donc pas seulement de la croissance française.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/bourse/2010/08/08/04013-20100808ARTFIG00166-les-etrangers-investissent-le-cac-40.php

 

 

 

 

Par Jean Poche - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 12:18

Contrairement à certaines idées reçues, ou à certaines craintes compréhensibles bien qu'infondées, délocalisations ou relocalisations d'activités ne sont pas incompatibles avec une véritable politique industrielle ! A certaines conditions, naturellement !

Chercher à titer parti de relations politiques, économiques et culturelles privilégiées, vouloir asseoir une position stratégique à la fois sur la stabilité politique d'un régime, sur un système éducatif, professionnel et scientifique de qualité, sur une parité monétaire favorable autant que sur le génie propre à une nation, n' a rien de contradictoire avec le souci de s'inscrire en conformité avec la logique qui gouverne la promotion et la sauvegarde des intérêts nationaux sur les registres industriel et technologique du pays dans lequel son propre siège social est implanté, dès lors que la relocalisation ou la délocalisation d'activités industrielles n'occasionne pas une perte de tout ou partie de la maîtrise des savoirs et savoirs-faire critiques pour l'entreprise mère autant que pour le pays d'origine.

La mondialisation économique et financière s'est accompagnée d'une élévation de la qualité de l'offre internationale de compétences et de savoirs faire en dehors des champs géographique et socio-économique traditionnels de la production industrielle, à savoir les pays situés au nord d'un certain parallèle et à l'ouest d'un certain méridien (que chacun peut déterminer à sa guise).

Les investissements internationalement mobiles, les programmes d'ajustement structurels de la Banque mondiale et du FMI, le développement de la démocratie libérale, les stratégies internationales des sociétés multinationales, les systèmes multimédias de haute technologie ont rendu en effet possibles cette évolution inéluctable du paysage des compétences indispensables à la réalisation, au meilleur rapport coût/efficacité, des différents segments d'activités qui déterminent l'activité industrielle de l'amont à l'aval de la chaîne de la valeur !

Mais pour autant, toutes ces délocalisations et/ou relocalisations que l'on observe aujourd'hui n'ont pas le même intérêt du point de vue d'une politique industrielle, qu'elle soit nationale ou européenne.

Celles qui s'accompagnent d'un asséchement des compétences domestiques, et partant, d'une perte d'activités à terme qui peut rapidement revêtir un caractère durable préjudiciable à l'intérêt national pensé d'un point de vue global (cf. à cet égard l'article intitulé De la définition et de la défense des intérêts nationaux (nouvelle édition) ), y compris en termes d'emplois et de revenus pour l'Etat, sont contestables dès lors qu'on les examine de ce seul point de vue.

N'oublions pas que ce fut le cas jadis, en France, dans le domaine des constructions navales, comme dans celui des machines-outils, et pourraient rapidement le devenir dans le domaine des bureaux d'études industrielles si leurs "déménagements", favorisés par une exportation intense des instruments critiques de CFAO, ne sont pas soigneusement "réfléchis" et "régulés".

Les logiques et stratégies de court terme peuvent coûter très cher à une nation ! Or ce souvent celles qui sont décidées par des directoires et approuvées par des actionnaires d'entreprises mondialisées qui, en outre, n'hésitent pas à délocaliser les bénéfices qu'elles réalisent dans des paradis fiscaux, pénalisant ainsi doublement la nation dont elles sont issues.

Il appartient à ceux qui sont en charge du développement d'une véritable politique industrielle européenne de remédier à cette situation dans les secteurs d'activités les plus menacés de paupérisation, voir même d'extinction !

De nombreuses déclarations d'intention se sont manifesté en ce sens ! Dont acte !

 

Pour en savoir plus à ce sujet, le lecteur peut consulter les articles suivants :

 * " Pour une Europe qui protège ", par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel

 * EUROPE 2020 : Stratégie pour une croissance et des emplois durables - contribution de José. M. Barroso

 * Pour le Conseil, la future stratégie doit aborder à court terme la question la plus importante de la crise économique : l'emploi

 * La stratégie révisée de l'Union européenne pour le développement durable

 * Le développement capacitaire de l’UE : créer le désir … et veiller à préserver l'outil industriel européen

 * Huit défis pour demain, par Nicolas Baverez (Le Monde Economie)

 * Union européenne : pour une approche intégrée en matière de politique industrielle européenne

 * Règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires

 * La PESD : une base technologique et industrielle de défense robuste aidera à déterminer le rôle stratégique de l’Europe dans le monde (AESD)

 * La PESD : une base technologique et industrielle de défense robuste aidera à déterminer le rôle stratégique de l’Europe dans le monde (AESD)

 * EADS : une normalisation européenne, entre intérêts nationaux et mondialisation, par Kai Behrens et Louis-Marie Clouet (IFRI - CERFA)

 * Retour sur images : audition, en date du 3 février 2009, de Louis Gallois, président exécutif de EADS, sur les enjeux civils et militaires de l'évolution de l'industrie aérospatiale européenne

 * Pour éviter le déclassement de l'Europe, par Pierre Lellouche

 * Les Européens ont voté pour que la crise continue, par Michel Rocard

 * L'enjeu des politiques de prix de transfert ... et ceux de leurs contournements

 * Le classement de Shanghaï, étude mal menée, calcul mal fait, par Jean-Charles Billaut, Denis Bouyssou, Philippe Vincke (LeMonde.fr)

 * Un vrai partenariat stratégique UE / Etats-Unis ne devrait être fondé que sur le partage d'intérêts communs, l'égalité et le respect mutuel

 * A la recherche d'une protection efficace des technologies !

 * Les promesses du codéveloppement

 * Du pari des transferts de technologie !

 * Les actions de l'Union en matière coopération économique, financière et technique, avec des pays tiers autres que les pays en développement, selon le traité de Lisbonne

 * A quel moment va-t-on renforcer la sécurité monétaire de l'euro et la sécurité économique et financière de la zone euro ?

 * Intelligence économique : comment protéger l'information stratégique ?

 * BusinessEurope et les associations représentant 11 secteurs clés réclament une nouvelle politique industrielle européenne

 * «Il y a eu des paroles sur la régulation, pas d’actes» (Entretien avec Jean-Pierre Jouyet - Libération)

 * Jusqu'à quel point la France et l'Allemagne sont-elles d'accord pour lancer le volet économique de l'UEM et une politique industrielle européenne ?

 * Quelle politique industrielle européenne ? (Gaël Giraud - Le Figaro)

  * La Commission européenne dévoile ses propositions pour donner corps à la gouvernance économique renforcée - première partie -

 * La Commission européenne dévoile ses propositions pour donner corps à la gouvernance économique renforcée - seconde partie -

 * Le 'Comité Quart monde européen' demande de placer la lutte contre la pauvreté au premier rang des priorités de l'Union européenne - nouvelle édition -

 * La crise fait chuter les flux migratoires dans le monde, de Marie Bellan (Les Echos)

 * La crise de la dette des Etats s'est étendue au secteur financier, de Catherine Chatignoux (Les Echos)

 * 'Les paradis fiscaux : entre évasion fiscale, contournement des règles et inégalités mondiales' (L'Economie politique - n°42 - Avril 2009)

  * La grande misère des politiques économiques en Europe ! Le point de vue de Michel Aglietta

 

- s'agissant plus particulièrement de la France :

 * De la désindustrialisation de la France

 * Le patrimoine de la France stagne, par Cécile Crouzel (Le Figaro)

 * Nicolas Sarkozy présente sa nouvelle politique industrielle (Reuters)

 * Conclusion des Etats généraux de l'industrie

 * Le suicide collectif en guise de politique industrielle (Airy Routier)

 * Quelle compétitivité stratégique pour la France au XXIème siècle (CID-ENA-HEC)

 * Les pôles de compétitivité : bilan et perspectives d'une politique industrielle et d'aménagement du territoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 16:11

Les lasers conventionnels, constitués d'un milieu d'excitation, d'un système de pompage et de deux miroirs dont l'un est semi-réfléchissant, sont d'une taille relativement imposante, de l'ordre de la dizaine de centimètres. Celle des diodes laser est beaucoup plus réduite, celles-ci fonctionnant selon un mode bien distinct de recombinaison de paires électron/trou au sein d'un matériau semi-conducteur. Ce gain de taille est l'une des raisons pour lesquelles les diodes, présentes au sein des lecteurs CD, DVD et Bluray, dominent le marché des lasers (58% des ventes en 2009). Bien que réduite, leur taille reste cependant supérieure à la longueur d'onde émise. Des physiciens de l'Institut d'électronique quantique de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ) ont élaboré une microcavité laser dont la taille est près de sept fois inférieure à la longueur d'onde émise, une première mondiale reportée dans la revue américaine Science [1].
Fabriquée sur un substrat d'arséniure de gallium (GaAs) avec la technique d'épitaxie par jets moléculaires, et constituée de plusieurs couches de GaAs dopées, la structure élaborée par les scientifiques zurichois est constituée de deux condensateurs semi-cylindriques reliés entre eux par un inducteur. Ce circuit électronique résonant inductance/capacitance (LC) confine le champ électrique de façon extrême. Par un amplificateur optique, la lumière captée est induite en oscillations électromagnétiques auto-entretenues. La taille du circuit n'est que de 30 µm environ. La longueur d'onde émise est modulable suivant la longueur de l'inducteur : de 210 micro-m pour une longueur d'inducteur de 11 µm, elle est de 192 µm pour une longueur de 8 µm.
" Cela signifie que la taille du résonateur n'est désormais plus limitée par la longueur d'onde de la lumière et peu en principe être diminuée à volonté " souligne Christoph Walther, premier auteur de l'étude. La conception de ces résonateurs LC peut être étendue à des fréquences supérieures aux térahertz. En microélectronique, ils pourraient être intégrés comme composant électro-optiques au sein de puces, ou encore appliqués à des détecteurs et des modulateurs.

   

[1] C. Walther & al., ''Microcavity laser oscillating in a circuit-based resonator'', Science 327, 1495, 19 mars 2010 - http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/sci;327/5972/1495

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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