Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 18:50

 

Mardi 7 février, neuf pays européens ont adressé une lettre à la présidence danoise de l'Union européenne, demandant à cette dernière d'accélérer le travail et les négociations sur la mise en place d'une taxe financière européenne.

Ce projet, emmené par la France et l'Allemagne, a rallié également l'Autriche, la Belgique, la Grèce, la Finlande, l'Espagne, le Portugal et l'Italie de Mario Monti.

Il s'agit, par le biais de cette taxe, de créer les conditions d'une "juste contribution du secteur financier aux coûts de la crise financière, et de mieux réguler les marchés financiers européens".

L'Angleterre et quelques pays s'opposent farouchement à cette initiative au titre qu'une telle taxe fera fuir les entreprises. Une fausse menace selon Avinash Persaud, consultant basé à Londres, puisque la Grande-Bretagne pratique déjà ce type de taxe. La taxe serait appliquée au taux de 0,1% d'intérêt sur les transactions financières des entreprises dont le siège social est en Europe.

Les neufs pays auteurs de la lettre ont annoncé que sans soutien des institutions européennes, ils chercheraient à mettre en place la taxe au travers d'une coopération renforcée entre eux.

Parmi les grandes questions qui restent en suspens à l'égard de ce projet de taxation des transactions financières, l'une d'elles porte sur l'affectation des recettes, le budget des Etats membres comme le budget de l'Union européenne étant tous candidats à en être les destinataires ! Une voie de compromis a d'ores et déjà éta esquissée qui consiste à abonder les deux cadres budgétaires, communautaire et national, selon une clé de répartition et des modalités qui restent encore à préciser !

 

Voir également à l'égard des ressources propres de l'Union européenne :

 *  Propositions relatives à la modification du système des ressources propres de l'Union européenne et des textes qui y sont associés

 *  Les propositions de la Commission européenne en matière budgétaire et économique

 * Propositions de la Commission européenne relatives au système des ressources propres de l'Union européenne

 * Alain Lamassoure fait valoir les exigences du Parlement européen en matière de ressources propres pour le budget de l’Union européenne

 * Pour une réelle cohérence de la nature des ressources et dépenses budgétaires et des catégories et domaines de compétences attribuées à l’Union européenne



 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : UE, enjeux économiques, financiers et monétaires
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 18:40

Catherine Ashton, High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy and Vice President of the Commission, issued the following statement today:
"I welcome the adoption of the EU-Pakistan 5-year engagement plan by the Council. This plan aims to build a strong relationship by forging a partnership for peace and development rooted in shared values, principles and commitments and will contribute to fostering peace and stability in the region. The 5-year plan is an expression of the EU's determination to support Pakistan's institutions and civil society. The EU will continue to work closely with Pakistan as it seeks to address its economic and developmental challenges and provide security for its people. The two sides are already meeting at senior official level to discuss implementation. During my upcoming visit to Pakistan, I will inaugurate a strategic dialogue, based on the engagement plan, together with Foreign Minister Hina Rabbani Khar.
I also want to express my sincere appreciation to members of the WTO for agreeing to the European Union's request for a waiver on additional autonomous preferences to Pakistan during a meeting of the Council for Trade in Goods on 1 February. I look forward to the the WTO General Council confirming this decision during its forthcoming meeting on 14 February. The European Council called for these measures in September 2010 following devastating floods which destroyed livelihoods and communities throughout the country. I believe that the decision of the WTO, once confirmed, will help Pakistan and the affected population in their efforts to overcome this disaster.
The EU remains committed to support Pakistan in providing assistance for recovery and reconstruction following the floods."

Par De La Boisserie - Publié dans : UE, diplomatie, partenariats et défis globaux
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 16:37

 

Dominique Reynié lauréat du Prix du Livre Politique et du Prix des députés pour Populismes : la pente fatale

Dominique Reynié est lauréat du Prix du Livre Politique et du Prix des députés 

 

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 16:30

Dès qu’on parle d’une éventuelle opération militaire pour la Syrie, la réponse fuse du coté des officiels européens : « La Syrie n’est pas la Libye». Et quand on approfondit, on peut voir que l’opération de l’OTAN en Libye a laissé des traces indéniables au plan international qui semblent bloquer aujourd’hui toute avancée supplémentaire sur la Syrie.

Le précédent libyen pèse

Un diplomate européen chevronné l’a confirmé aujourd’hui. « Le précédent libyen est encore présent dans tous les esprits. Si pour certains (OTAN, les pays qui en font fait partie), l’opération en Libye a été considérée comme un succès et atteint ses objectifs ; pour beaucoup d’autres pays, ce n’est pas le cas. Quand vous interrogez certains pays arabes, les pays émergents, vous entendez un autre son de cloche. Il y a beaucoup de réserve. » Et les conséquences se font sentir aujourd’hui. Les « déclarations de plusieurs pays (Chine, Russie, Afrique du Sud, Brésil, Inde…) à New York » sur le projet de résolution élaboré sur la Syrie en témoignent. « Ces pays craignent une nouvelle illustration d’une stratégie qui a pour objectif un changement de régime. »

Pas d’option militaire, aucune condition réunie

Aucune « option militaire n’est sur la table ». Même l’idée d’une No Fly Zone, niveau minimum d’une intervention militaire n’est « pas un point en débat actuellement », précise notre interlocuteur. Lors de la discussion sur le projet de résolution Syrie à l’ONU, ce point ne figurait d’ailleurs, « à aucun moment » dans le projet, ni « n’a été envisagé ». D’ailleurs au niveau politique, aucune condition présente dans la situation libyenne ne se trouve remplie. Pour la Libye, « il y avait eu de claires conditions posées au niveau du Conseil européen : une demande des pays de la région, notamment la Ligue arabe ; une résolution de l’ONU qui l’autorise ; une opération limitée aux besoins constatés sur place. » Pour la Syrie, il n’y a rien de tout çà. « La Ligue arabe n’a jamais rien demandé. Le projet de résolution demandant l’arrêt de la violence et un processus politique ne faisait pas mention de la No Fly Zone. Personne n’a demandé une opération militaire ni demandé l’utilisation de moyens militaires. » Bref, fermez le ban…

Le mot OTAN tabou

Et même le mot OTAN devient tabou au plan diplomatique. Si l’UE a ainsi annoncé des « contacts réguliers » avec la Ligue Arabe et des « concertations quotidiennes » avec les Etats-Unis, en revanche, elle refuse tout contact avec l’OTAN. « Nous n’avons eu contact » précise ce diplomate qui veut éviter tout amalgame. « Nous évitons toute mention de l’organisation internationale mentionnée. (Car) c’est une des vraies difficultés que l’on avec les Chinois et Russes. Tout rappel de l’opération libyenne suscite une certaine « réserve », y compris chez nos amis arabes ».

Commentaire : Dans ces propos, il y a de la diplomatie réelle. Mais aussi un constat. L’opération en Libye a été un succès militaire. Mais le prix diplomatique à payer se révèle aujourd’hui plus forte que ses initiateurs l’avaient prévu. La Russie, notamment, la Chine, également, ne veulent plus apparaître comme des Etats croupions suivant l’avis général. L’opposition de la Russie sur la question syrienne est fondamentale. A Moscou, on ne veut à aucun prix d’un scenario à la Libyenne. Et si l’abandon du régime ne semble pas trop poser de problème, en fait, au régime russe, c’est la méthode qui importe. Hors de question de laisser les occidentaux agir seuls. C’est la Russie qui doit apparaître comme le Deus ex machina de la situation syrienne. C’est une question non seulement de prestige mais de puissance.

 

Source : http://www.bruxelles2.eu/zones/moyen-orient/syrie-pas-doption-militaire-ni-no-fly-zone-meme-le-mot-otan-devient-tabou.html

 

Par De La Boisserie - Publié dans : Le Monde en mouvement et en guerre
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 14:59


How Economics Shapes Science
 
 




 

The beauty of science may be pure and eternal, but the practice of science costs money...

 

At a time when science is seen as an engine of economic growth, Paula Stephan brings a keen understanding of the ongoing cost-benefit calculations made by individuals and institutions as they compete for resources and reputation. With funding tight, investigators pursue safe projects rather than less fundable ones with uncertain but potentially path-breaking outcomes. Career prospects in science are increasingly dismal for the young because of ever-lengthening apprenticeships, scarcity of permanent academic positions, and the difficulty of getting funded.


Vivid, thorough, and bold, How Economics Shapes Science highlights the growing gap between the haves and have-nots—especially the vast imbalance between the biomedical sciences and physics/engineering—and offers a persuasive vision of a more productive, more creative research system that would lead and benefit the world.

 

STEPHAN Paula. How Economics Shapes Science.

Harvard University Press, January 2012, 384 p.

 

 

 

Paula STEPHAN is Professor of Economics at Georgia State University and Research Associate at the National Bureau of Economic Research (NBER). She has served on the Board on Higher Education and Workforce at the NRC, the National Institute of General Medical Sciences Council, and the Social, Behavioral, and Economics Advisory Committee at the NSF.

Par ERASME - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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