Cet article a été préalablement publié sur mon blog :
http://americanparano.blog.fr/2011/07/14/il-est-minuit-moins-une-11479079/
© 14 juillet 2011
Ce message s'adresse naturellement à toutes celles et à tous ceux, à droite, au centre, à gauche comme aux extrêmes qui, en France, se gargarisent devant les médias en prétendant vouloir qui réformer la France, qui changer la politique, qui transformer la société, et qui ne disposent ni d'une volonté irréductible ni d'une capacité sans faille pour y parvenir !
Quand la droite, une droite on ne peut plus divisée et illégitime à gouverner pour une majorité des Français tant les clivages qu'elle traverse et les échecs tonitruants qu'elle accumule, s'autorise à fustiger en des termes dignes de cours de récréation d'écoles maternelles, le processus des primaires de la gauche en même temps que le candidat élu au terme d'un processus démocratique inédit en France, on ne peut que s'appitoyer sur l'état de délabrement de la vie politique dans cette belle République qu'est notre République française !
S'agissant du centre, la référence permanente aux valeurs humanistes ou au libéralisme économique ne saurait suffire à rassénérer les Françaises et les Françaises ! Il lui faut encore rassurer sur ses messages européistes et atlantistes quelque peu ambigus jusqu'ici !
Quant à la gauche, SVP !, qu'elle ne refasse pas le coup de la 'troisième voie', SVP ! (cf. Où en est la fameuse 'troisième voie' ? )
Les uns comme les autres, cessez de mentir aux citoyens de votre Pays (cf. "La vérité si j'mens" : un programme qui ne fait recette nulle part !)
A force de subir de plein fouet les effets catastrophiques de votre incompétence (cf. notamment Retour sur images : Dette de l’État : comment la réduire ? (article paru en 2006 - vie-publique.fr) ), de votre rouerie (cf. notamment Peut-on continuer encore longtemps à déposer des projets de loi de finances non 'sincères' dans notre République 'irréprochable' ? ) et de votre impuissance (cf. Quand la France perdra son AAA, par Nicolas Baverez (Le Monde)), les citoyennes et les citoyens ne vous croient plus ! Leur abstention lors des grands scrutins électoraux ne cesse de vous le prouver !
Les militants encartés qui désertent vos partis politiques aussi !
Relisez vos classiques ! Celà vous incitera à devenir non seulement un peu moins cyniques mais surtout, moins ridicules (cf. Des 7 pêchés capitaux !)
Sachez raison retrouver ! Et vite !
Servir la France est à la fois un défi, une exigence, un engagement, un idéal et une chance qui exigent bien autrechose ! (cf. " Servir la France '' ! )
L'élection du président de la République française tout autant ! (cf. Le Président dans la Constitution - Extraits de la Constitution de la Ve République relatifs au Président de la République, son mode d'élection, ses prérogatives )
Et surtout, comme le promet François Hollande, désormais candidat officiel du Parti socialiste, attachez-vous chaque jour à "réenchanter le rêve français" !
Les Français attendent des manifestations tangibles de votre capacité à vous élever au niveau de ces défis !
Et ils vous manifesteront alors leur estime, leur confiance et leur soutien !
Les agences de notation Standard and Poor's, Moody's et Ficht viennent de dégrader la notation de l'Italie, après la Grèce, et en même temps que le Portugal et l'Espagne.Ces mêmes agences s'attaquent maintenant à la notation des banques, notamment des banques françaises. Cette dernière attaque pourrait bien amener à une baisse de notation d'Etats dont les banques sont engagées fortement dans les dettes souveraines grecques et… italiennes. Le démantèlement de la banque Dexia s'est opéré sous le sévère regard des agences de notation.
Dans ce même temps, d'autres "autorités" (les dirigeants des patronats italien, allemand et français ou le Président Barack Obama) affirment que "l'économie réelle" est solide et pourrait être affaiblie par la désorganisation financière actuelle.
Comment sortir de ce piège caractérisé par la dégradation de la parole publique ? Ne nous y trompons pas, c'est de la démocratie en Europe dont il s'agit !
Il faut redonner un sens à l'expertise publique et surveiller l'expertise privée. Sans cela l'actuelle marche vers un véritable gouvernement économique européen n'aurait pas de sens.
Le Mouvement Européen - France demande :
- l'institution, à l'initiative de la Commission européenne, d'une agence de notation européenne, constituée à partir des grands services d'expertises publiques des Etats membres de la zone euro;
- aux acteurs privés (les patronats européens) de monter un centre d'expertise privée européen concurrent des agences de notation existantes ;
- au Parlement européen de décider d'une commission d'enquête pour examiner les éléments sur lesquels se fondent les 3 grandes agences de notations actuelles pour prendre leurs décisions;
-à l'autorité européenne des marchés financiers, en liaison avec les autorités nationales, d'enquêter sur les possibles manipulations dont pourraient faire l'objet les cours des dettes souveraines des Etats membres de la zone euro.
Jean-Luc Sauron
Vice-président délégué du Mouvement Européen-France
L'eurobéatitude, qu'il faut distinguer de l'européisme ou de l'euro-optimisme, me hérisse de plus en plus le poil !
Cette foi intangible et aveugle dans le bien-fondé du processus de construction européenne actuel, sans jamais en expliquer les ressorts profonds, et sans jamais remettre en cause ses dogmes fondateurs ou ses productions quotidiennes quand bien même les faits tangibles en fragilise le caractère apodictique, a quelquechose de pathétique en même temps que de révoltant.
Bien sûr, tout un chacun qui est habité par la promesse démocratique ne peut qu'adhérer au discours humaniste qui l'accompagne, un discours articulé sur les "valeurs" communes issues notamment des Lumières et sur les ressorts d'un libéralisme politique émancipateur ? Mais comment peut-on en assurer le caractère universel avec une telle arrogance ?
Bien sûr, l'Europe est notre horizon naturel, la plus belle utopie mobilisatrice et fédératrice qui soit à l'ouest du continent européen ! Mais après tout, l'Union pour la Méditerranée n'en constitue-t-elle pas une autre toute aussi mobilisatrice à maints égards pour l'ouest comme pour le sud de ce vaste continent ?
Bien sûr, l'Union européenne offre le cadre politique le mieux approprié à la construction démocratique des réponses régionales et globales aux grands défis de ce siècle ! Mais comment ne pas déplorer les incohérences et les faiblesses du système de gouvernance induit par le Traité de Lisbonne, en particulier pour les questions économiques et financières et pour les questions politiques et diplomatiques ? Comment ne pas déplorer avec Jacques Delors cette incapacité désormais chronique de décider ce qui est de toute évidence nécessaire ! Comment pourrions-nous nous satisfaire de son impuissance (cf. en particulier De l'impuissance ! (nouvelle édition) - première partie - ainsi que De l'impuissance ! (nouvelle édition) - seconde partie - ) ?
Bien sûr la méthode communautaire est bien plus constructive et efficace que la méthode intergouvernementale lorsqu'il s'agit d'identifier, de promouvoir et de défendre l'intérêt général européen ! Mais les Etats et les Peuples n'ont-ils pas également droit au chapitre de manière autonome là où ils n'ont pas souhaité déléguer leur souveraineté à l'Union ?
Bien sûr l'Acte unique a permis de libérer les énergies et de se dégager des contraintes nationales dans cet espace européen en partage ? Mais n'a-t-il pas favorisé en même temps des mouvements de capitaux et d'emplois véritablement traumatisants pour une part importante des populations ? Combien l'Union compte-t-elle d'individus vivant au niveau ou, pis encore, sous le seuil de pauvreté ?
Bien sûr les Européens avaient absolument de partager et de défendre une même monnaie non seulement commune mais unique ! Mais qui peut leur reprocher de s'interroger sur la valeur, la solidité et la crédibilité d'une telle monnaie quand les institutions européennes elles-mêmes donnent l'impression de préfèrer s'attacher à ne pas contrarier les marchés et les partenaires stratégiques plutôt que de protéger les Européens contre leurs assauts répétés contre leur modèle si singulier d'économie sociale de marché !
Alors que cessent ces incantations sans souffle, ces fuites en avant yeux fermés telles celles des moutons de Panurge, ces prêches sans contenu pragmatique, ces discours idéologiques creux trop souvent empreints de cette arrogance des imbéciles que l'on trouve par milliers dans les cercles technocratiques, économiques et de sciences politiques !
Il y aujourd'hui dans les débats intellectuels de droite, du centre et de gauche sur l'Europe quelquechose qui m'interpelle tellement ils apparaissent déconnectés de la réalité quotidenne de millions d'Européens.
Alors que "la crise" commence à produire ses effets les plus dévastateurs, les plus anxiogènes les plus traumatisants, surtout - mais pas uniquement - pour les moins favorisés dont le nombre ne cessent de croître en Europe, leur cosmogonie mériterait un sérieux raffraichissement dont ils semblent incapables !
En particulier, leur ambiguïté non nécessairement "constructive " - et chronique - à l'égard d'une certaine primauté du nouvel agenda transatlantique sur l'agenda politique, économique et social européen a de quoi en inquiéter plus d'un ! (cf. notamment à ce sujet Les institutions européennes se seraient-elles mises au service d'une prophétie autoréalisatrice d'Union transatlantique ? ).
Comment peuvent-ils ne pas prêter attention aux avertissements et aux appels d'un Jacques Delors, d'un François Hollande (cf. Pour l'Europe : nouvel acte ou acte final, par François Hollande (Nouvel Obs)), d'une Martine Aubry (cf. Martine Aubry, pour une Europe qui innove et qui protège !), d'un Arnaud Montebourg, d'un Daniel Cohn-Bendit ou d'un Jean-Luc Mélenchon (cf. notamment Alerte ! Les voyous de la finance attaquent la France ! par Jean-Luc Mélenchon) tant leurs propos, leurs engagements politiques, eurs propositions pour la France et pour l'Europe me semblent autant empreints de lucidité que d'espérance, chacun à leur manière naturellement, que de désir de justice sociale et de progrès véritable pour tous !
J'attends des européistes les plus déterminés autre chose que la manifestation ostentatoire d'une foi 'révélée' par un grand architecte omniscient qui déciderait du destin des Hommes dans les alcôves de la masse noire de son univers cosmique ! J'attends qu'ils inventent une nouvelle société européenne capable de mettre en pratique une conception nouvelle d'un codéveloppement européen articulé sur une mise en musique harmonieuse des deux principes de libertés égales et de différence si chers à ce grand libéral que fut John Rawls (cf. http://www.colvir.net/prof/sylvain.stjean/ethique%20virtuel/Appoints%20web/John%20Rawls%20w.htm ainsi que Les deux principes de "liberté" et de "différence" de John Rawls) et Relancer sans délai le projet d’Union politique autonome pour éviter le rétrécissement stratégique de l'Europe.
J'attends de l'action politique qu'elle rende possible ce qui est nécessaire autant à la société des hommes, et aux individus qu'aux nations et aux citoyens ; c'est à dire qu'elle crée les conditions d'une transformation globale - autant que locale - de la société pour lui permettre de transmuter les risques auxquels elle se trouve confronté en opportunités constructives et porteuses d'espoir et de progrès pour les générations actuelles et futures ! (cf. From Risk to Opportunity : Building a Response to the New reality (Outlook on the Global Agenda 2011)).
Pas vous ?
Voir également : Tour d'horizon sur "la crise" et les réponses qui y sont ou n'y sont pas apportées par les décideurs politiques européens
"Prenez-y garde, l'argent n'a pas de cœur mais il a de la mémoire ; il y a autant d'ingratitude que d'imprévoyance à donner seulement, je ne dis pas un grief, mais un prétexte, mais un murmure à votre crédit ", déclarait Lamartine en 1838.
En retirant son triple A, Standard & Poor's vient d'écorner le crédit des Etats-Unis. Depuis quelques jours, c'est le crédit des Etats italien et espagnol qui est largement entamé. Les Etats grec, irlandais et portugais ont déjà perdu tout crédit : ils ne pourraient emprunter sur le marché qu'à des taux prohibitifs et se sont donc tournés vers la solidarité européenne.
Le crédit, c'est la confiance accordée par les épargnants dans le futur respect des engagements et en conséquence, la capacité d'obtenir un prêt à un taux avantageux. Construire son crédit nécessite du temps car c'est une démonstration par les faits alors qu'il peut se perdre par quelques décisions. Toutefois, pour un Etat, un acte fort peut le renforcer brutalement : l'assignation de recettes apportées en garantie à un emprunt.
Contrairement aux autres emprunteurs, un Etat ne peut faire faillite car il est souverain. Il n'existe pas d'autorité supérieure
capable d'organiser la vente de ses actifs afin
de rembourser ses créanciers. Un Etat fait
"seulement" défaut sur sa dette. Dans ce cas, il doit trouver un accord avec ses créanciers, sinon il se prive de toute activité financière internationale car une juridiction étrangère ferait saisir ces sommes. Si un Etat ne peut faire faillite, il peut toutefois renoncer aux revenus des taxes que sa souveraineté l'autorise à prélever sur un territoire au moyen de la contrainte
physique.
Ce procédé est vieux comme la dette publique. Avant que les Etats ne se dotent d'une administration fiscale qui taxe
efficacement, c'était même la condition pour que les investisseurs acceptent de prêter. L'assignation de recettes demeure la solution ultime en cas de crise. Par exemple en 1924, le plan Dawes permet à l'Allemagne en faillite
d'emprunter engageant les taxes sur les
douanes, tabacs, sucre et bière. En France, l'expérience Poincaré offre une brillante illustration.
En juillet 1926, les taux à long terme de l'Etat français culminent à plus de 6,5 % alors que ceux de la dette anglaise, référence de l'époque, sont de 2 % inférieurs. Ils n'étaient pas montés si haut depuis la révolution de 1848. La dette publique paraît insurmontable, le franc s'effondre. C'est le "mur d'argent" constitué des petits cailloux des craintes de chacun pour son épargne. Le public vide ses livrets de caisse d'épargne et se fait rembourser ses bons du Trésor pour échanger ces francs glissants contre des marchandises réelles ou des devises.
Rappelé en catastrophe au cœur de l'été, Poincaré prend une série de mesures radicales. Il procède à de larges coupes budgétaires et une série de taxes sont augmentées à l'exception de l'impôt sur le revenu dont le taux marginal est divisé par deux. Concernant la dette publique, il affirme qu'il "n'y a pas deux morales, l'une pour les particuliers, l'autre pour l'Etat. L'Etat doit se comporter en honnête homme." Il rejette donc toute consolidation forcée (prolongement de la durée ou roll-over) ou l'impôt exceptionnel sur le capital proposé par Blum (qui revient à réduire le montant ou hair-cut). Il souhaite "qu'aucun doute ne pût s'élever ni chez nous, ni à l'étranger, sur les résolutions de la France." Mais Poincaré ne se contente pas de discours, il prend des actes.
Pour garantir cette résolution, Poincaré forge une "règle d'or" draconienne. Le 10 août 1926, le Parlement inscrit dans la Constitution, la complète autonomie de la Caisse d'amortissement de la dette publique créée trois jours plus tôt et l'affectation d'un certain nombre de ressources (droits de succession, bénéfices de la SEITA et une part des droits de mutations). Le gouvernement n'a donc aucune prise sur cette caisse chargée de gérer et d'amortir la dette car elle perçoit directement une partie des revenus de l'Etat. Le geste est fort car, contrairement à aujourd'hui, le texte suprême est considéré comme intangible : la dernière modification de la Constitution remontait à 1884 ! L'effet est immédiat : les taux baissent de 1 % en quelques jours.
Aujourd'hui comme hier, une assignation de recettes permet de financer une dette aux meilleures conditions. En France, avec une dette arrondie à 1 500 milliards d'euros financée à 3 %, les intérêts sont de 45 milliards chaque année. Il faudrait assigner 50 milliards annuels pour assurer la charge des intérêts et un amortissement progressif. Cette somme correspond à la totalité de l'impôt sur le revenu ou bien à la TIPP ajoutée à l'impôt sur les sociétés ! Et pourtant, le déficit continue sans entrave… et nos élus tergiversent sur une bien modeste "règle d'or". Il est urgent que nos gouvernants entendent la mise en garde du poète.
David Le Bris est enseignant-chercheur à BEM
Voir également sur ce blog :
* Règle d'or et irresponsabilité politique, par Pascal Jan (Le Monde)
* La crise de la dette pour les nuls, par Marc Vignaud (LePoint.fr)
* Recréons les bases d'une confiance salvatrice dans nos sociétés
Les civilisations sont mortelles, écrit Paul Valéry : elles sont surtout suicidaires. Après moi le déluge, répétait ce grand dépressif de Louis XV qui, comme nombre de ses contemporains, avait compris que son temps tirait à sa fin. Nos ministres et autres grands argentiers n’ont pas ce pessimisme lucide.
Car ce n’est pas tout d’inventer des Rousseau, de toute manière inexistants et qui ne sauraient bâtir sur un champ de ruines, encore faut-il avoir des Malesherbes disposés à ouvrir l’avenir et envisager un après-eux, même sans eux. Où sont les Lafayette de retour d’Amérique, qui virent se réaliser ce que leurs pères avaient compris en feuilletant l’Encyclopédie ? Où sont les Noailles se dressant une nuit du 4 août pour approuver l’insurrection des indignés, et mettre bas un système millénaire – leur système ? Ce n’est pas qu’ils l’aient fait de gaieté de cœur, mais ils l’ont fait. Les talons rouges d’aujourd’hui sont vissés sur le coffre, agrippés à leurs terriers et leurs prébendes, ne lâchant rien, ne concédant rien.
Nos élites globalisées sont-elles folles ou stupides ? Leur obstination à ne pas vouloir comprendre est admirable, incapables qu’elles sont de se départir de leur utopie progressiste qui les autorise à prétendre tout contrôler, dans ce monde freudien et despotique où le passif verrouille le présent et l’inconscient encage le libre arbitre. Un monde redevenu féodal qui, Tocqueville nous en avait déjà prévenu, vise à « nous ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ». N’avons-nous pas, alors qu’il nous est désormais chichement compté, trouvé le temps de béatifier un pape, marier deux princes, nous perdre dans une nouvelle croisade contre un Sarrazin et faire un procès en sorcellerie à un Juif ? Bienvenue au Moyen-Age !
Et tandis que les crises succèdent aux crises, le paquebot poursuit sans dévier de son cap, au milieu d’icebergs qu’il ignore parce qu’il n’avait pas été prévu au départ de les trouver là. La débâcle est pourtant totale : militaire, nucléaire, financière, alimentaire, écologique et, mère de toutes ces crises, politique. Ere d’incertitude voire de chaos ? Le monde n’est pourtant ni plus ni moins aléatoire qu’auparavant : c’est notre modèle totalisant déterministe, hérité de Condorcet et Laplace, qui n’est plus adapté à sa compréhension et nous conduit, tels Pénélope, à détricoter l’œuvre de plusieurs siècles et à foncer dans le mur.
Voilà revenu le temps des dinosaures ; si nous levions la tête, nous pourrions voir que la comète est déjà sur nous. Quelle importance, ânonnent nos Pangloss, ce n’est qu’une étoile filante de plus, demain matin nous retournerons brouter.
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)