Lettres ouvertes

Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 15:06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quarante personnalités demandent au Président du Parlement européen et aux députés d’intervenir de toute urgence auprès des autorités autrichiennes et de l’OSCE.

Alors qu’il ne figurait ni sur les listes du TPIY, ni sur les listes d’INTERPOL, la police autrichienne a interpellé Jovan Divjak à partir d’une "liste noire", élaborée après la guerre de Bosnie-Herzégovine par la Serbie de Milosevic, où il figurait avec 17 autres personnes qui, comme lui, se sont opposées à la guerre d’épuration ethnique.

Assigné à résidence à Vienne depuis le 3 mars, accusé de "crime de guerre", il est en attente d’une décision de la justice pour son éventuelle extradition à Sarajevo ou à Belgrade.

 

 

 

 

Cela fait 120 jours que Jovan Divjak, symbole de la défense de Sarajevo, attend de pouvoir prouver son innocence  : une attente insupportable pour ce combattant de la paix et d’une Bosnie-Herzégovine multiethnique.

La justice autrichienne, dans l’attente d’un accord entre les parquets en charge des crimes de guerre en Bosnie-Herzégovine et en Serbie, n’avait pas voulu statuer sur le sort de Jovan Divjak. Aujourd’hui, on apprend que cet accord n’aura pas lieu : Jovan aura donc attendu quatre mois pour rien. La justice autrichienne devra donc statuer sur le fond, et

il est urgent d’agir auprès des autorités autrichiennes et de l’OSCE pour exiger une libération totale et immédiate.

 

 

Soldat de l’armée yougoslave depuis 1984, il est affecté en Bosnie-Herzégovine, et c’est à Sarajevo qu’il assiste en 1992 à l’agression du peuple bosnien, alors sans défense.

C’est tout à son honneur qu’il décide de rester pour libérer Sarajevo. Depuis la fin de la guerre, il milite pour la reconstruction de la Bosnie-Herzégovine par l’éducation avec son association OGBH.

Jovan Divjak est un ardent européen, convaincu que le salut des peuples des Balkans occidentaux est dans l’Union européenne. Encore faut-il que celle-ci ouvre les bras et agisse avec courage pour aider à la clarification des responsabilités de guerre, qui mènerait, nous en sommes persuadés, à la vérité, à la justice, et à la réconciliation. Or ce travail n’a pas véritablement démarré.

Dayton avait entériné la partition ethnique de la Bosnie-Herzégovine, et depuis l’arrestation de Mladic, les tensions s’exacerbent. Le gouvernement de la Republika Srpska a demandé un référendum sur les institutions judiciaires de la Bosnie-Herzégovine, s’inscrivant en fait dans la perspective de la "dissolution pacifique" de celle-ci, bravant ainsi tous les accords et les conditions de l’adhésion à l’Union européenne. Il menace Jovan Divjak de le livrer à la justice serbe s’il "met les pieds en Republika Srpska" et aujourd’hui, il porte Mladic en héros, finance sa défense. L’attitude complaisante des dirigeants de Serbie crée une situation dangereuse et explosive dans la région, et plus particulièrement en Bosnie-Herzégovine.

La Commission européenne est intervenue, et Mme Ashton s’est déplacée à Banja Luka, empêchant le référendum. Mais du même coup, en rencontrant Dodik, elle l’a accrédité d’une autorité politique en Bosnie-Herzégovine, alors que le pays n’arrive pas à construire son gouvernement, et ce, neuf mois après les élections. De son côté, le Haut Représentant Valentin Inzko, diplomate autrichien, reconnaît son impuissance à supprimer les fonds pour la défense des criminels contre l’humanité…

Alors que ce pays traverse la crise la plus grave depuis la guerre, on ne saurait 

tolérer en effet le moindre amalgame entre Jovan Divjak et Ratko Mladic

, dont ses défenseurs nient le génocide et la disparition de plus de 15 000 Bosniens pendant la guerre, s’ajoutant aux 96 895 morts actuellement recensés.

Au moment où nous allons commémorer Srebrenica et ses 8 372 morts assassinés par l’armée de Milosevic sous le commandement de Mladic, le Parlement européen – qui a

reconnu le 11 juillet comme journée du génocide de Srebrenica dans l’ensemble de l’Union européenne – s’honorerait à intervenir et rencontrer le gouvernement autrichien pour qu’il lève l’assignation à résidence, exiger la libération totale et immédiate de Jovan Divjak, lui permettant ainsi de revenir la tête haute à Sarajevo, et à la Bosnie-Herzégovine de se reconstruire.

Pour consulter l’intégralité de la Lettre, ainsi que des documents liés à ce dossier, consultez le site Internet www.confrontations.org





 

 

Par Confrontations-Europe - Publié dans : Lettres ouvertes
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 16:40

Les positions tranchées de certains gouvernements ou membres de gouvernement (ce qui n'eest pas la même chose) à l'égard des communications que la Commission vient de publier en amont du processus de négocition qui portera, auc cours des 30 prochains mois, sur le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union et sur les ressources propres qui y seront attachées, sont parfois à la limite de la courtoisie élémentaire due à la fois à une institution communautaire à qui ces mêmes Etats ont conférées par voie de traité un pouvoir d'initiative et de proposition confirmé récemment par les ratifications nationales du Traité de Lisbonne, et aux autres partenaires nationaux parties à ces négociations.

Pour autant, la sagesse que confère l'expérience invite à ne pas nous inquiéter outre mesure de la portée réelle de ces annonces publiques !

Si elles ne manquent pas de sel, elles n'ont cependant d'autre véritable vocation que de marquer d'un point de vue principalement (mais non exclusivement) national le terrain de jeu de ces futures négociations de lignes rouges (infranchissables), bleues (franchissables mais à certaines conditions) et blanches (transparentes) !

Aux excès des postures des uns sont opposés les excès des postures des autres.

Il faut y voir là davantage des postures de principe que des positions définitives et fermes ! Des lignes Maginot ou Siegfried, ou encore des effets de ... Manche ! Rien de plus !

Car en fait, toutes ces annonces aux allures parfois martiales ne préjugent en rien de ce que sera l'issue effective des négociations au terme de trente mois d'intenses tractations en antichambres sous les regards attentifs d'un Parlement européen et d'une Commission européenne qui ont déjà bien à l'esprit le cadre stratégique probable du round final de ces négociations où se prendront les décisions ultimes ; cet ultime round décisif se tiendra comme ce fut toujours le cas jadis, dans la dernière nuit d'un Conseil européen décisif peu de temps avant la mise en oeuvre effective des dispositions formellement arrêtées pour les ressources propres que pour le prochain cadre financier pluriannuel lui-même, avec une innovation majeure, le Parlement européen disposant désormais de pouvoirs politiques accrus ne manquera pas de les faire valoir pour faire connaître et faire prendre en compte in fine par les membres du Conseil européen du moment (qui ne seront pour certains d'entre eux pas ceux qui y participent aujourd'hui) ce qu'il considérera comme les lignes rouges, bleues et blanches "communautaires" ultimes.

Sachons raison garder ! Rien de bien grave n'est en jeu !

Dans certaines formules soigneusement mesurées qui apparaissent dans ces postures du moment, il est possible d'entrevoir des ouvertures considérables à des compromis surpenants y compris dans des domaines politiques où peu d'observateurs, même les plus avertis, les attendent aujourd'hui !

Restons confiants !

L'Union européenne bouge ! Elle avance beaucoup plus qu'on ne l'imagine ! Et dans une direction qui s'avérera très vite comme pertinente du point de vue de ses propres objectifs stratégiques et politiques dans un monde en pleine mutation.

Le fait qu'elle parvienne à mobiliser l'ensemble des protagonistes concernées (ses Etats membres comme ses propres institutions) pour mener à bien un certain nombre de réformes stratégiques pour son propre avenir, celui de sa monnaie et celui de l'économie européenne en atteste tous les jours !

Les Européens ne sortiront pas affaiblis de ces réformes contrairement à ce que certains augures funestes leur prédisent aujourd'hui ! Bien au contraire !

Car ces réformes sont porteuses en elles-mêmes d'une dynamique salutaire qui permettra à l'Union de réussir enfin d'articuler, dans un souci de pleine efficacité les trois objectifs de compétitivité, de coopération et de solidarité au service d'un projet politique européen qui redeviendra aux yeux des citoyens européens véritablement porteur de progrès, de perspectives et d'espoirs pour tous ! Ce que le grand européen visionnaire contemporain qu'est Jacques Delors a tenté de mener à bien sans y parvenir totalement il y a près de vingt ans !  

Des progrès, des perspectives et des espoirs qui ne se mesureront plus seulement en termes de points de PIB ! (cf. à cet égard Résolution du Parlement européen sur " Le PIB et au-delà – Mesurer le progrès dans un monde en mutation et au-delà " (8 juin 2011) ) ! " Dieu soit loué ! ".

A suivre avec intérêt en dépassionnant les débats !

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Lettres ouvertes
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 10:53

Depuis quelques temps, l'Europe est en proie à des querelles incessantes.

Chacun reporte sur l'autre la responsabilité de la crise de l'euro, jette l'anathème sur un peuple ou une partie de l'Europe, créant les conditions des divisions, des rancœurs, et finalement du repli sur soi.

Ces virevoltes inquiètent les marchés, et risquent de mener à une crise de confiance et d'action. Pour y faire face, les chefs d'Etat et de gouvernement doivent faire preuve de courage politique et de vision : ils doivent clairement afficher leurs convictions européennes.

Au-delà de nos divergences politiques, nous, les présidents des groupes PPE (Parti populaire européen) et S&D (socialistes et démocrates) et ALDE (Alliance des démocrates libéraux pour l'Europe) nous voulons tirer la sonnette d'alarme sur la crise de confiance que traversent nos pays.

Nous voulons réaffirmer haut et fort que les 500 millions d'Européens ne sortiront gagnants de la crise qu'en renforçant leur cohésion, et non en jouant chacun pour soi.

Si les Européens veulent sauver, puis renforcer, ce qu'ils ont fait de mieux depuis longtemps, à savoir travailler et vivre toujours plus et mieux ensemble, ils doivent accepter quelques vérités.

Première vérité : pas d'euro sans intégration économique.

Les Européens sont confrontés à un choix clair : s'ils souhaitent conserver l'euro, ils doivent se décider à faire converger leurs politiques économiques, c'est-à-dire leurs politiques budgétaires, fiscales et sociales.

Il s'agit de nous doter d'une gouvernance capable de neutraliser les déséquilibres macroéconomiques au sein d'un espace économique encore hétérogène. Pour éviter que cette gouvernance soit perçue comme un "diktat de Bruxelles",  comme c'est le cas actuellement dans les rues de Grèce ou d'Espagne, il faut en renforcer la dimension parlementaire, à la fois européenne et nationale.

Deuxième vérité : il faut jouer cartes au tables, et non pas au poker-menteur.

Alors que sévit la crise la plus profonde que l'Europe ait connu depuis sa création, la tentation est grande de se contenter de solutions au jour le jour, voire de renvoyer à demain ce qui serait résolu aujourd'hui à moindre coût. Or, nous ne pouvons plus nous payer le luxe d'ignorer les problèmes.

Pendant des années, et même des décennies, les gouvernements de nos pays, de droite comme de gauche, ont laissé filer les déficits, et promis davantage qu'ils ne pouvaient tenir. Dans certains cas, ils ont même occulté la réalité des comptes publics. Il est temps de revenir à des solutions durables.

Dans cette optique, il faut dire haut et fort que le prix à payer pour une faillite de l'union monétaire et économique serait très élevé, en particulier pour l'Allemagne.

Troisième vérité: l'Union fait la force.

L'Union européenne est la meilleure arme possible pour que l'Europe politique devienne réalité et influence la mondialisation. Pour réguler les marchés financiers, combattre le changement climatique et préserver notre niveau de vie, un continent qui unit sa souveraineté et ses ressources dispose d'atouts bien supérieurs à ceux de n'importe quel Etat national.

Dire cela, cela n'est pas très populaire. De nos jours, il faut du courage pour se dire pro-européen.

Ceux qui jouent la carte nationale, avec l'aide d'une presse souvent euro-sceptique, quand elle n'est pas carrément anti-européenne, remportent la mise dans les urnes. En entretenant l'illusion qu'un retour à l'Etat nation, perçu comme idyllique, serait faisable et souhaitable, certains politiciens nationaux mettent en danger l'avenir même des Européens.

Oui, le moment est venu de parler de nouveau en bien de l'Europe. Les raisons ne manquent pas.

Nous avons réussi à réaliser un projet politique unique en son genre, que le monde nous envie et dont nous devrions être fiers. En nous fondant sur les valeurs de solidarité, de justice sociale, d'égalité des chances et de développement durable, nous avons créé l'espace économique le plus puissant du monde.

Les Européens partagent, tous les jours un peu plus, les mêmes valeurs et les mêmes espoirs. En Europe, la réussite économique et la cohésion sociale sont considérées comme les deux faces d'une même médaille, car la liberté va toujours de pair avec la responsabilité.

L'Union européenne est une réalité, certes imparfaite, mais qui mérite d'être défendue. Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer.

Pour la renforcer, pour garantir l'avenir de l'euro, les Européens et leurs dirigeants ont besoin du courage visionnaire que les pères de l'Europe [ont manifesté].


Joseph Daul, président du groupe du Parti populaire européen au Parlement européen (PPE) ;

Martin Schulz, président du groupe socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) ;

Guy Verhofstadt, président du groupe de l'Alliance des démocrates libéraux pour l'Europe au Parlement européen (ALDE).

 

Source  : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/23/defendons-l-union-europeenne_1539423_3232.html#xtor=AL-32280397

 

 

Par ERASME - Publié dans : Lettres ouvertes
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 08:35

Même si les conditions de cette hypersurveillance ont été proposées et accpetées par la défense, une telle question ne peut pas ne pas être posée !

Jean-Pierre Chevènement a raison !

Tout çà ressemble étrangement au début du procès du capitaine Dreyfus qui n'a alors grandit ni la justice ni la France ! (cf. Scandale DSK - Pour Chevènement, "c'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus" (Le Point) )

 

Par ERASME - Publié dans : Lettres ouvertes
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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 12:36

A l'examen de l'ordre du jour de ces travaux (cf. 3088ème session du Conseil de l'Union européenne - Affaires économiques et financières - / Ordre du jour (17 mai 2011) ), on peut mesurer à quel point la vision et la compétence au fond de DSK à l'égard de tels enjeux auraient été utiles, ... et à quel point elles manqueront !

Nul n'ignorait ces rendez-vous essentiels de DSK !

 

Par Paul Auster - Publié dans : Lettres ouvertes
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