Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat

Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 15:12

Dans les années 1995-2005, qui n'a pas été séduit par cette 'troisième voie' expérimentée par les gouvernements travaillistes de Tony Blair et de Gordon Brown ?

Cette troisième voie avait pour ambition de moderniser le socialisme européen en réconciliant libéralisme économique et justice sociale. Elle s'est attachée à distinguer 'services d'intérêt général' (SIG) et 'services d'intérêt économique général' (SIEG), de manière à les envisager selon des modalités économiques et réglementaires différenciées.

Or, indubitablement, la 'troisième voie' des travaillistes britanniques a failli !

Pour preuves d'abord l'état des finances publiques du Royaume-Uni, ensuite celui des services publics d'antan dans les secteurs hospitalier ou des transport, enfin, le taux de la population qui se trouve dans une situation extrêmement précaire, ... et la parité de la Livre-sterling par rapport aux grandes monnaies internationales !

Cette troisième voie est-elle condamnée elle aussi alors même que le socialisme d'antan comme le capitalisme spéculatif se meurent à petit feu ?

Si cette 'troisième voie' recèle encore des ressorts suffisants pour offrir aux Européens les moyens d'un sursaut, ce ne saurait être en prenant appui sur l'expérimentation britannique !

Or il existe une autre conception de cette troisième voie qui a d'ores et déjà fait l'objet d'expérimentations convaincantes : celle que proposent les Pays scandinaves !

Des expérimentations qui produisent des résultats positifs, que ce soit sur le plan économique ou sur le plan social !

Au point même que nombreux sont les autres pays de l'UE qui envisagent de reproduire tout ou partie de ce modèle au moment même où leurs économies sont particulièrement fragilisées ; et ce, indifféremment des couleurs politiques affichées !

L'Union européenne est elle-même interpelée !

Et l'eurozone plus encore, elle dont le taux de croissance et le taux de chômage sont moins bons que dans les pays scandinaves qui se maintiennent en dehors de son champ !

Un test s'offre à l'UE pour évaluer sa volonté et sa capacité à repenser cette troisième voie sur des bases appropriées à la conjoncture économique et sociale : celui des services d'intérêt général.

Or, en la matière, le scepticisme est actuellement de mise quant à la volonté ou à la capacité de l'UE de garantir la pérennité, la qualité et l'accessibilité de ces services alors même qu'ils agissent comme des stabilisateurs automatiques particulièrement utiles en situation de crise économique, financière et sociale.

S'agissant plus particulièrement des 'services sociaux d'intérêt général' (SSIG), la situation semble des plus critique !

En tout cas, c'est ce que considèrent, et à l'unisson, la Confédération européenne des syndicats (CES), le Comité des Régions (CdR) et le Comité économique et social européen (CESE).

Pourtant, la Commission européenne considère que l'UE ne fragilise pas les services sociaux mais vise simplement à permettre leur mise en oeuvre au meilleur coût pour la collectivité. Il en va parfois du maintien même de ces services. L'ambition de la Commission est :

 (1) de simplifier la vie des collectivités et de leurs contractants ;

 (2) de mettre l'accent sur la qualité des services publics et sur leur accessibilité à tous ;

 (3) d'élargir la problématique en s'intéressant à de nouvelles démarches visant au soutien de l'inclusion, l'idée étant de faire du marché unique lui-même un instrument de plus grande cohésion sociale.

Elle estime qu'il faut développer une économie sociale de marché qui fonctionne au plus près des citoyens. Une économie qui n'oppose pas le marché et le social mais qui les fait aller de pair ; une troisième voie européenne en quelquesorte !

C'est dans cet esprit qu'elle prépare son pacte pour le marché unique.

Elle appelle les Européens à se saisir du sujet, à se l'approprier.

Dont acte !

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 22:19

Les "indignés de Wall Street" se sont trouvé un parrain de choix. Le richissime investisseur américain George Soros a dit, lundi 3 octobre, qu'il éprouvait de la sympathie pour les manifestations anti-Wall Street qui, selon lui, ont été causées par les "super bonus" versés par les banques.

"J'ai de la sympathie pour leurs opinions", a dit M. Soros à l'ONU à propos des manifestants qui ont tenté de bloquer le pont de Brooklyn au cours du week-end. Plus de sept cents d'entre eux ont été interpellés, selon la police de New York, ce qui a provoqué un fort soutien sur Internet et une publicité sans précédent pour le mouvement. Ils ont appelé à de nouvelles manifestations, mercredi, dans le quartier financier de New York.

"Je comprends leur réaction"

Le milliardaire, devenu l'un des hommes les plus riches du monde après avoir fait fortune par la spéculation, a estimé que beaucoup de la colère exprimée par les manifestants anticapitalistes et les ultraconservateurs du Tea party visait les actions des banques. "Je comprends leur réaction, franchement", a dit M. Soros, qui a souligné le sort des propriétaires des petites entreprises qui ont vu les taux d'intérêt de leurs cartes de crédit grimper de 8 % à 28 % après la crise de 2008. "Et puisqu'ils dépendaient de ce crédit pour gérer leurs entreprises, beaucoup d'entre eux ont en réalité dû cesser leurs activités", a-t-il dit.

"Et en même temps, la décision de ne pas injecter de capitaux dans les banques mais en réalité de les soulager de leurs mauvais avoirs et de leur permettre de s'extraire du trou laisse les banques avec des super profits et leur permet de verser des super bonus", a-t-il dit. "Le contraste entre les deux est, je pense, une raison principale" des manifestations anticapitalistes et du Tea party, a encore estimé M. Soros.

S'inspirant à la fois des "indignés" espagnols et des révoltes du "printemps arabe", le mouvement Occupons Wall Street a été lancé à la mi-septembre. Depuis, plusieurs centaines de personnes se rassemblent chaque jour devant la Bourse de New York.

 

 

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 10:11
Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 14:37

 

 

-----------

Invitation aux prochains débats de la Maison de l’Europe de Paris

Coopération euro-méditerranéenne et jeunesse : une nouvelle donne ?

Mardi 13 septembre, 17h00 – 19h00
Le processus de Barcelone ouvert en 1995 a mis à l’agenda politique la question de la coopération dans le champ des politiques jeunesse entre l’ensemble des pays de l’Union européenne et ceux de la rive sud de la Méditerranée. Les événements récents, le « Printemps des peuples arabes », révèlent le caractère décisif des enjeux liés à la place des jeunes, et à leurs participations actives à la démocratisation de la société. Ce contexte invite l’ensemble des acteurs de la société civile ainsi que les décideurs politiques en Europe à réinterroger leurs politiques et leurs dispositifs de coopération euro-méditerranéenne en tenant compte de cette nouvelle donne.
Avec la participation de : Vincenzo CICCHELLI, sociologue et auteur de l’ouvrage Adolescences méditerranéennes, l’espace public à petits pas, maître de conférences Paris V / CERLIS CNRS, Myriam TEUMA, professeur à l’Université de Malte, directrice de l’Institut de la jeunesse de Malte, Djamel BENIA, directeur de l’Association pour le développement des initiatives citoyennes et européennes (ADICE - Roubaix) et Nisrine ZAIBI, vice-présidente du Conseil régional de Bourgogne en charge de la jeunesse, administratrice de l’INJEP.
Ouverture : Catherine LALUMIÈRE, présidente de la Maison de l’Europe de Paris.
Propos introductifs : Jeannette BOUGRAB, secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de la vie associative (sous réserve).
En partenariat avec l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP)
Inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles, auprès de conferences@injep.fr

Lire la suite

Le Pakistan, point chaud du Monde

Jeudi 15 septembre, 18h30 - 20h00
Conférence par Bernard DORIN, ambassadeur de France.
En présence de Catherine LALUMIÈRE, présidente de la Maison de l’Europe de Paris
Inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles, en cliquant ici.

Lire la suite

Journées européennes du Patrimoine

Samedi 17 et dimanche 18 septembre, 14h00 – 18h00
Instaurées en 1991 par le Conseil de l’Europe avec le soutien de l’Union européenne, les Journées Européennes du Patrimoine sont organisées sur le modèle des « Journées Portes ouvertes des monuments historiques » créées en 1984 par le ministère de la Culture français. Ayant aujourd’hui lieu dans plus d’une quarantaine de pays, elles permettent au public de découvrir le patrimoine européen en ouvrant l’accès à différents édifices.
A cette occasion, le Mouvement Européen-France et la Maison de l’Europe de Paris s’associent cette année et vous accueillent à l’hôtel de Coulanges. Au programme, expositions culturelles et animations, informations générales sur l’Union européenne, le Conseil de l’Europe, activités proposées par Acuto, association culturelle toscane, et l’Institut polonais.
Entrée libre

Lire la suite

Adhérez à la MEP

La Maison de l’Europe de Paris développe ses activités. Votre soutien est nécessaire.

Lire la suite

Centre d’Information Europe Direct

Les Centres d’information Europe Direct s’adressent à tous les citoyens et font office d’intermédiaires entre eux et l’Union européenne au niveau local.

Lire la suite

Un problème pour s’inscrire ?

Si vous rencontrez un problème pour vous inscrire, vous pouvez nous joindre en envoyant un mail à europe@paris-europe.eu

Lire la suite

La Maison de l'Europe
35-37, rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris
Tél.:33(0)1 44 61 85 85 - Fax:33(0)1 44 61 85 95

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 16:42

© UNESCO

 

Le 8 septembre, le monde entier célèbre la Journée internationale de l’alphabétisation. L’édition de cette année porte plus particulièrement sur la relation entre l’alphabétisation et la paix. L’UNESCO remettra à New Delhi (Inde) les prix internationaux d’alphabétisation Confucius et Roi Sejong, qui récompensent des projets du Burundi, des Etats-Unis d’Amérique, du Mexique et de la République démocratique du Congo. Dans la capitale indienne, se tiendra en outre (8 au 10 septembre) une conférence internationale intitulée organisée par le gouvernement indien dans le cadre de l’Initiative E-9 de l’UNESCO.

Chaque année, lors de la Journée internationale de l’alphabétisation, l’UNESCO dresse devant la communauté internationale le bilan de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes dans le monde.

Malgré des efforts multiples et variés, l’alphabétisation reste un objectif difficile à atteindre : quelque 793 millions d’adultes ne possèdent pas les compétences de base en lecture et en écriture, ce qui signifie en d’autres termes qu’un adulte sur cinq est analphabète ; 67.4 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et ils sont plus nombreux encore à fréquenter l’école de manière irrégulière ou à abandonner leurs études.

 

Pour en savoir plus, voir : http://www.unesco.org/new/fr/education/themes/education-building-blocks/literacy/advocacy/international-literacy-day/


 

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

Conseils de lecture

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés