Quantcast

A propos du budget de l'Union européenne

Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 20:33

 


Comité d'études des relations franco-allemandes


Note du Cerfa n°89

  

 

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de la Note du Cerfa n°89, rédigée par Robert Kaiser, docteur en sciences politiques et actuellement maître de conférences à l'université de Siegen.  

   
  
  

Survenue dans le contexte de la crise économique et financière, la proposition de cadre financier pluriannuel 2014-2020 présentée par la Commission européenne en juin 2011 a provoqué des réactions diverses parmi les principaux acteurs allemands.

D'un côté la majorité gouvernementale, le Bundesrat, et certains groupes d'intérêts considèrent les actuelles dépenses globales de l'Union européenne comme suffisantes, tandis que d'autres acteurs politiques et groupes d'intérêts laissent apparaître des positions plus contrastées. Les divergences entre les acteurs politiques allemands s'avèrent encore plus grandes pour ce qui concerne la question des sources autonomes de financement pour l'Union Européenne. En outre, la Commission européenne n'ayant pas réussi à imposer les réallocations budgétaires prévues, il est probable que sa proposition ne rencontre qu'un soutien limité de la part des principaux acteurs politiques allemands.

De manière générale, l'objectif initial pour la proposition de la Commission n'a pu être atteint, car le processus de réexamen du budget n'a pas été mené à son terme prévu et parce que la crise a entraîné une révision des préférences des Etats membres. Ceci pourrait expliquer l'adoption par la majorité des gouvernements de leurs positions de négociation traditionnelles. Cependant, pour chacun des points de désaccord constatés, des possibilités de compromis qui satisferaient les différents acteurs politiques allemands sont discernables.

    
 
Vous pouvez également consulter cette note sur notre site : http://ifri.org
 
Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 11:13

Les 7 et 8 juillet 2011 Notre Europe et la Compagnia Di San Paolo ont organisé dans la ville de Turin un séminaire sur la question du budget européen post-2013.

De nombreuses personnalités européennes ont contribué à cette session de travail dont  Mercedes Bresso,présidente de l'UEF (Union des féderalistes européens) et présidente du Comité des Régions de l'Union européenne. Gianni Pittella, député européen et  Vasco Cal, conseiller à la Commission Européenne responsable du programme des finances.

 

Retrouvez les documents clés de ce séminaire (en anglais uniquement) : 

 

L'introduction d'Antonio Vitorino, Président de Notre Europe.

 

Les working papers:

 

- THE EU BUDGET IN AN ERA OF AUSTERITY:SETTING THE EXAMPLE OR COMPENSATING FOR NATIONAL SPENDING CUTS? d'Elisa Molino et Fabian Zuleeg, anamystes et chercheurs à l'EPC, Bruxelles.

 

-DEFENCE SPENDING IN EUROPE:CAN WE DO BETTER WITHOUT SPENDING MORE? de Fabio Liberti, Directeur de recherches à l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Strategiques) à Paris

 

-FINANCING LONG-TERM STRATEGIC INVESTMENT IN EUROPE: WHICH OPTIONS? de Maria Teresa Salvemini, conseillère à la CNEL (Consiglio Nazionale Economica e Lavoro) à Rome

 

-IN SEARCH OF THE ‘BEST VALUE FOR MONEY’: ANALYZING CURRENT IDEAS AND PROPOSALS TO ENHANCE THE PERFORMANCE OF CAP AND COHESION SPENDING d'Eulalia Rubio et Nadege Chambon, chercheurs à Notre Europe, Paris.

 

La synthèse d'Yves Bertoncini, Secrétaire Général de Notre Europe.

 

Source : http://www.notre-europe.eu/fr/axes/competition-cooperation-solidarite/travaux/publication/seminaire-a-turin-autour-du-budget-europeen/

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 21:50

Le lecteur trouvera ci-après le texte du projet d'accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière présenté par la Commission européenne le 29 juin 2011, ainsi que quelques éléments pour en comprendre l'objet et la portée :

1. Cet accord devra être adopté en conformité avec l'article 295 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (ci-après dénommé «TFUE») a pour objet d'améliorer le déroulement de la procédure budgétaire annuelle et la coopération interinstitutionnelle en matière budgétaire.

2. Il engagera toutes les institutions pour toute sa durée d'application.

3. Cet accord n'affectera pas les compétences budgétaires respectives des institutions, telles qu'elles sont définies dans les traités, dans le règlement (UE) n° …/201x du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-20xx1 (ci-après dénommé le «règlement CFP») et dans le règlement (UE) n° …/201x du Parlement européen et du Conseil portant règlement financier applicable au budget annuel de l'Union (ci-après dénommé le «règlement financier»).

4. Toute modification des dispositions de cet accord nécessitera le consentement de toutes les institutions.

5. Cet accord se compose de trois parties :

– la partie I contient des dispositions complémentaires se rapportant au cadre financier pluriannuel et des dispositions relatives aux instruments spéciaux ne figurant pas dans le cadre financier ;

– la partie II concerne la collaboration interinstitutionnelle au cours de la procédure budgétaire ;

– la partie III contient des dispositions relatives à la bonne gestion financière des fonds de l'UE.

6. Cet accord entrera en vigueur à la même date que le règlement CFP et remplacera l'accord interinstitutionnel du 17 mai 2006 entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la discipline budgétaire et la bonne gestion financière (cf. Accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la discipline budgétaire et la bonne gestion financière et cadre financier (2007 - 2013) ).

  

 draft IIA 2014 COM-403 fr draft IIA 2014 COM-403 fr

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 15:49

« Un exercice d’équilibre délicat combinant des mesures d'austérité et des mesures visant à dynamiser la croissance au profit de 500 millions d'Européens »: c'est ainsi que M. Janusz Lewandowski, commissaire chargé du budget et de la programmation financière, décrit le projet de budget 2012 de l'UE adopté par la Commission ce 20 avril 2011. Le projet de budget pour 2012 s'élève à 132,7 milliards d’euros en paiements, ce qui représente une hausse de 4,9 % par rapport à 2011. Les engagements se montent à 147,4 milliards d’euros (+ 3,7%). L'objectif clef du projet de budget 2012 est de soutenir sans réserve l'économie européenne et les citoyens de l'UE.

Un budget pour l'austérité

Le projet de budget 2012 s'efforce d'être en phase avec le climat d'austérité qui prévaut actuellement au niveau national. La Commission a fourni un effort particulier, optant pour un gel de ses dépenses administratives pour 2012, c'est-à-dire 0 % d'augmentation par rapport au budget 2011. Elle a pu y parvenir en réduisant fortement les dépenses liées aux immeubles, aux technologies de l'information et de la communication, ainsi qu'aux études, publications, missions, conférences et réunions. En outre, pour la troisième année consécutive, la Commission ne demande pas de nouveaux postes.

En élaborant le projet de budget de l'année prochaine, la Commission a par ailleurs cherché à identifier les programmes ou les initiatives qui manquent d'efficacité. L'enveloppe de l'instrument de coopération au développement a été réduite de 70,7 millions d'euros à la suite de l'évaluation de ses performances. L'instrument pour les pays industrialisés enregistre quant à lui une baisse de 14,5 millions d’euros à cause du niveau élevé de dégagements en 2007, de mauvais résultats et du retard dans l'adoption de la nouvelle base légale. Le financement de Galileo a été réduit de 24,9 millions d’euros (N.B.: chiffres en crédits d'engagement). « Nous le devons au contribuable européen », a indiqué M. Lewandowski, ajoutant que: « pour réaliser des économies, nous devons notamment examiner sérieusement ce que nous faisons et nous demander si toutes nos actions profitent véritablement à l'ensemble de l'Europe ! ».

« Les factures doivent être payées ! »

La Commission doit cependant honorer ses engagements juridiques. Les programmes financés par l'UE qui ont été lancés en 2007 fonctionnent désormais à plein régime, ce qui signifie qu'en 2012, nous aurons davantage de factures à payer pour rembourser les autorités régionales ou les PME qui ont investi dans ces programmes.

En particulier, des paiements accrus destinés aux programmes de recherche (+ 13,3 %, ce qui porte le total à 7,6 milliards d’euros), ainsi qu'aux Fonds structurels et au Fonds de cohésion (+ 8,4 %, portant le montant à 45,1 milliards d’euros) visent à optimiser la contribution du budget de l'UE en faveur de la croissance économique et de la cohésion.

L'augmentation proposée pour le budget de l'an prochain constitue le strict minimum requis pour honorer les engagements juridiques de la Commission. Passer sous cette barre signifierait que les États membres et le Parlement européen devraient rompre les engagements juridiques qui ont été pris sur la base de contrats existants.

« Certains demandent pourquoi nous augmentons le budget de l'UE alors que les États membres prennent des mesures d'austérité draconiennes chez eux», poursuit Janusz Lewandowski. «C'est une question bien légitime. La principale raison de cette augmentation est que nous devons payer les factures découlant de projets mis en œuvre dans toute l'Europe. Ces projets, dont bénéficient les collectivités locales et les entreprises, n'auraient sans doute jamais été lancés en 2007 sans la promesse d'un financement de l'UE; arrêter leur financement est impensable. En effet, nous pourrions être poursuivis en justice pour non-respect des clauses contractuelles et, de plus, cela nuirait encore plus aux budgets des États membres, qui attendent de nous le remboursement de la part de l'UE dans le financement qu'ils ont déjà versé aux bénéficiaires; enfin, l'arrêt de ces projets à mi-chemin serait préjudiciable à des collectivités entières. Nous ne pouvons pas punir nos citoyens, nos entreprises et nos collectivités locales et régionales qui sont en droit d'obtenir le paiement de leurs factures. Songez, par exemple, à l'interconnexion électrique entre le Royaume-Uni et l'Irlande. La contribution globale de l'UE à ce projet dépasse les 100 millions d’euros! Il vise à offrir aux citoyens irlandais et britanniques une plus grande sécurité d'approvisionnement en électricité. En 2012, les factures que l'UE devra payer pour ce projet s'élèveront à environ 24 millions d’euros, soit plus du double qu'en 2011. »

Un budget pour une croissance économique durable

Le chemin vers la croissance économique et la cohésion dans une Union de 27 États membres passe par des investissements et des efforts concertés. Le projet de budget prévoit en 2012 quelque 57,7 milliards d’euros en faveur de la croissance durable afin d'aider les États membres à accroître leurs investissements dans ces secteurs, tandis que 62,6 milliards d'euros environ sont consacrés aux priorités de la stratégie Europe 2020, ce qui représente une hausse de 5,1 % par rapport à l'année précédente.

Les citoyens sont au centre de la politique européenne et leur sécurité est considérée comme hautement prioritaire pour l'UE. Le projet du budget 2012 prévoit une augmentation de 6,8 % dans le domaine de la liberté, de la sécurité et de la justice, avec des mesures axées sur les intérêts et les besoins des citoyens. En outre, dans le cadre des initiatives d'Europe 2020, les actions pour la jeunesse atteignent un montant de 1,9 milliard d'euros, soit 15,0 % de plus qu'en 2011. De même, les activités se rapportant au changement climatique occupent une place importante. Une hausse de 6,1 % est prévue en 2012, portant le total à 8,1 milliards d'euros.

Un budget pour 500 millions d'Européens

Seuls 6 % du budget de l'UE sont consacrés au fonctionnement des institutions de l'UE, de sorte que 94 % du budget annuel retourne aux régions et aux villes de l'Europe, ainsi qu'aux entreprises, aux scientifiques et aux citoyens, la moitié de ce budget étant destinée à la croissance et à l'emploi.

« Le projet de budget adopté aujourd'hui est axé sur l'UE et ses citoyens. Tout d'abord, nous proposons des réductions dans de nombreux secteurs de l'administration, comme la formation du personnel, les publications, les voyages et les dépenses de bureau, afin de maintenir au plus bas la part des coûts internes ; ensuite, nous avons fourni des efforts considérables pour identifier les secteurs du budget qui n'étaient pas aussi performants que prévu en vue de réorienter les fonds vers les programmes ou les initiatives qui apportent des résultats concrets sur le terrain. Enfin, nous avons décidé d'investir dans les secteurs qui contribuent à la croissance économique et au développement : le budget de l'UE est un paquet anticrise ! », a déclaré Janusz Lewandowski.

Le projet de budget 2012 en un clin d'oeil : IP-11-499 Budget 2012 IP-11-499 Budget 2012

 

Source : Service de presse de la Commission européenne

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Voir les 2 commentaires
Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 14:39

La Commission européenne a proposé mercredi la création potentiellement controversée d'une taxe sur les transactions financières et d'une TVA européenne pour alimenter le futur budget de l'UE, qu'elle entend voire augmenter malgré le climat d'austérité généralisé.

La Grande-Bretagne de David Cameron a immédiatement condamné une initiative "totalement irréaliste" face à la rigueur qui s'impose partout et rejeté "de nouveaux impôts européens".

Ce n'est pas l'avis du président de la Commission, José Manuel Barroso. " Nous proposons un budget ambitieux et en même temps responsable ", a-t-il estimé.

Ses services ont mis une offre sur la table pour fixer le cadre des prochaines "perspectives financières", le nom donné au budget pluriannuel des 27 courant sur sept ans, pour la période 2014-20.

Cela marque le coup d'envoi d'une rude bataille pour 1.000 milliards d'euros appelée à durer jusqu'à fin 2012 entre capitales, et avec le Parlement européen qui aura aussi son mot à dire.

Premier enjeu: l'enveloppe globale. Avec une bataille de chiffres qui s'annonce.

Par rapport au budget en cours, 2007-2013, Bruxelles propose une hausse de 5%, à 1.025 milliards d'euros, soit 1,05% du Produit intérieur brut européen contre 1,07% actuellement. Il s'agit d'un plafond de dépenses. La Commission estime que la hausse est bien moindre si l'on se base par rapport à la dernière année de l'exercice en cours, 2013.

M. Barroso a toutefois renvoyé les capitales à leurs responsabilités. " Tous les gouvernements demandent à l'Europe de faire plus ", a-t-il lancé.

Problème: les trois principaux contributeurs du budget européen, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont réclamé un gel du prochain budget.

Pour ce qui est du contenu, Bruxelles suggère de stabiliser les fonds réservés à l'agriculture. La France, qui est le principal bénéficiaire de la Politique agricole commune (PAC), a exigé un maintien inchangé du budget agricole "à l'euro près".

C'est surtout du côté des moyens de financer le budget que les propositions les plus sensibles se situent.

Bruxelles proposer une mini-révolution en créant de nouvelles ressources propres, à commencer par une taxe sur les transactions financières. Elle pourrait rapporter 30 milliards d'euros par an.

Le projet, qui requiert l'unanimité des 27, sera difficile à faire passer. Faute d'une mesure qui s'applique au monde entier, le Royaume-Uni redoute d'assister à un exode des banques de la City de Londres vers l'Asie et les Etats-Unis.

Il est aussi question de mettre sur pied une forme de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) européenne. Une portion uniforme de cet impôt prélevé dans les différents pays, un point, serait transférée directement dans le budget de l'UE.

Ce mécanisme remplacerait un dispositif voisin déjà existant mais jugé trop compliqué et pas assez efficace.

En contrepartie, les contributions versées par les Etats, qui représentent 76% du budget, seraient réduites d'autant. A l'horizon 2020, les nouvelles ressources propres pourraient représenter "plus de 40%" du budget.

Du point de vue de Bruxelles, cela permettrait d'alimenter le budget sans passer sous les fourches caudines des Etats.

Pour des raisons inverses, " cela pose un problème (aux gouvernements) car cela implique pour eux une perte de contrôle sur les ressources du budget ", souligne un diplomate.

Dernier volet délicat: Bruxelles veut remettre à plat le système de remboursements sur leurs contributions dont bénéficient plusieurs pays, la Grande-Bretagne avec son "chèque" négocié en 1984 par Margaret Thatcher, mais aussi dans une moindre mesure les Pays-Bas, la Suède ou l'Autriche.

Ces Etats auraient toujours droit à un traitement de faveur, mais sous une forme différente.

" Nous allons continuer à protéger le rabais ", a prévenu le gouvernement britannique.

 

Source : AFP

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés