Méditerranée & Proche Orient

Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 16:16

Le président russe Dmitri Medvedev a réaffirmé mardi 18 janvier que la Russie avait reconnu un Etat palestinien indépendant en 1988 et que Moscou n'avait pas changé de position en dépit de l'éclatement de l'Union soviétique.

Mais Medvedev, qui effectuait sa première visite en Cisjordanie occupée en tant que chef d'Etat, n'a pas explicitement annoncé que la Fédération de Russie reconnaissait l'indépendance palestinienne.

" Nous nous souvenons que la Russie a été l'un des premiers Etats au monde à reconnaître l'Etat de Palestine en 1988 ", a dit son hôte, Mahmoud Abbas, lors d'une conférence de presse à Jéricho.

" La Russie a choisi il y a longtemps maintenant (...) Nous soutenions et nous soutiendrons le droit inaliénable du peuple palestinien à un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale ", lui a répondu Medvedev.

L'Union soviétique a reconnu un Etat palestinien en 1988, peu de temps après la déclaration d'indépendance de Yasser Arafat, accueillie très favorablement par le bloc communiste et les pays du Tiers-Monde mais qui n'a eu que peu d'impact sur les réalités politiques et diplomatiques.

Mais ces deux derniers mois, plusieurs pays latino-américains, dont le Brésil et l'Argentine, ont officiellement reconnu l'indépendance de l'Etat palestinien.

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 11:42

 

Un nouveau projet de construction massive dans un quartier de colonisation de Jérusalem-Est annexée, portant sur 1 400 logements, est en cours d'autorisation, a rapporté dimanche la radio militaire israélienne.

Le plan prévoit la construction des logements dans le quartier de Gilo, dans la partie sud-est de la Ville sainte. Il pourrait recevoir l'aval de la commission de planification régionale dès la semaine prochaine, selon cette source.

Des conseillers municipaux ont confirmé le projet à la radio, ceux de gauche pour le dénoncer, ceux de droite pour s'en féliciter. "Il ne fait aucun doute qu'un feu vert à ces constructions portera un coup de grâce au processus de paix avec les Palestiniens", déjà gelé suite au refus d'Israël de prolonger un moratoire sur la construction de colonies en Cisjordanie, a déclaré le conseiller municipal Méir Margalit du parti de gauche Meretz.

"Il ne peut y avoir aucun débat"

"Gilo est partie intégrante de Jérusalem. Il ne peut y avoir aucun débat en Israël sur la construction dans ce quartier", a répliqué le conseiller municipal, Elisha Peleg du parti Likoud du premier ministre Benjamin Netanyahu.

Les travaux confiés à des entrepreneurs privés pourraient prendre près de quatre ans, vu les difficultés de construction sur un terrain fortement en pente, aux abords de Bethléem, en Cisjordanie occupée.

L'annonce en mars par le ministère israélien de l'intérieur d'un plan de construction de 1 600 logements à Ramat Shlomo, un quartier juif orthodoxe érigé dans le secteur de Jérusalem-Est, avait fortement indisposé les Etats-Unis, d'autant qu'elle avait été faite en pleine visite du vice-président américain Joe Biden en Israël.

Israël a annexé Jérusalem-Est après sa conquête en juin 1967 et considère Jérusalem comme sa capitale "éternelle et indivisible", une annexion qui n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, les Palestiniens voulant établir dans le secteur oriental la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Depuis 1976, Israël a construit une dizaine de quartiers de colonisation dans la partie orientale, dont Gilo a été l'un des premiers, où vivent plus de 200 000 israéliens.


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Commentaires : quand bien même nous pouvons imaginer leur teneur ... , nous attendons les positions officielles de l'ONU, des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France et de l'Union européenne sur ce dossier !
 
 
 
 
Par Paul Auster - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 12:14

La dernière victime est yéménite. Le Parlement a en effet adopté, le 1er janvier, le principe d'une révision constitutionnelle qui pourrait, si elle est votée définitivement en mars, ouvrir la voie à une réélection à vie du président Ali Abdallah Saleh. Elu pour la première fois au suffrage universel en 1999, l'homme fort de Sanaa, arrivé au pouvoir dans l'ancien Yémen du Nord, en 1978, et parvenu à la tête du Yémen unifié, en 1990, souhaite faire sauter le verrou que constitue la limite de deux mandats consécutifs pour se maintenir au pouvoir après l'échéance de 2013. A 68 ans, le président Saleh nourrit, par ailleurs, de grands desseins pour son fils, Ahmed Ali, qui occupe déjà des positions importantes dans l'appareil militaire du pays après une incursion comparativement moins fructueuse au Parlement.

Le Moyen-Orient n'est certes pas la seule région au monde livrée au phénomène dynastique. Les démocraties, qu'elles soient occidentales ou asiatiques, y sont également sujettes, comme le souligne l'attention suscitée par la disparition de la lignée Kennedy dans le nouveau Congrès américain. Au Moyen-Orient cependant - à l'exception d'Israël et, d'une certaine manière, des territoires palestiniens -, ce phénomène alimente et accentue les maux politiques qui l'affectent : verrouillage des institutions, dévoiement des consultations électorales, laminage de toute forme de société civile.

Le Yémen, foyer rare dans la région d'une forme de pluralisme politique, est donc en passe de rejoindre un modèle institutionnel de monarchie héréditaire, qu'elle soit classique comme en Jordanie ou recouverte d'un vernis républicain comme en Syrie. Dans ce pays, la même famille, celle des Assad, occupe le pouvoir depuis plus de quatre décennies, après avoir notamment surmonté la rivalité d'une de ses branches conduite par le frère de l'ancien président Hafez Al-Assad, Rifaat. Ce dernier fut contraint à l'exil après une tentative de putsch, en 1983. Jouant de ses relations et de son entregent, il retenta, en vain, sa chance lors de l'arrivée au pouvoir de l'actuel président, Bachar Al-Assad, en 2000.

En Arabie saoudite, l'hospitalisation, en décembre 2010, du roi Abdallah aux Etats-Unis, pour soigner un problème de dos, a précipité les interrogations sur la pérennité de la famille royale. Interrogations superflues, compte tenu de la capacité de la première génération des descendants d'Abdel Aziz à arbitrer ses conflits internes pour préserver le bien commun : le pouvoir. Interrogations légitimes compte tenu du vieillissement inéluctable de cette génération appelée à se transmettre horizontalement le trône selon le mode de succession adelphique (de frère à frère) : le roi, le prince héritier Sultan et son successeur probable, l'actuel ministre de l'intérieur, Nayef, ont tous plus de 75 ans.

Cette incertitude pèse naturellement sur la capacité du régime à s'engager, à moyen et long terme, à l'intérieur de ses frontières comme dans son environnement régional. Plus de soixante ans après le décès du fondateur du royaume, une étape importante pour l'avenir de la maison Saoud, le passage à la troisième génération, reste donc à accomplir.

L'anticipation des successions à venir par les familles au pouvoir dans certaines principautés du Golfe, du Bahreïn au Qatar, ou le dosage subtil entre fratries dans le cas d'Abou Dhabi, le riche pilier de la Fédération des émirats arabes unis, ne réduit pas toujours l'incertitude, comme au Koweït, où deux branches alternent théoriquement au pouvoir, ou surtout à Oman. Cet Etat, placé sous la férule du sultan Qabous depuis quatre décennies, se singularise par l'absence de tout héritier direct déjà identifié.

Si le Liban échappe à ce formatage monarchique du fait de sa composition communautaire, le phénomène dynastique n'en est pas moins prégnant : le chef féodal Walid Joumblatt, dont l'outil politique, le Parti socialiste progressiste, demeure par une ruse de l'histoire membre de l'Internationale socialiste, pousse son fils Timour afin d'assurer sa succession. Le même cas de figure prévaut pour nombre de lignées chrétiennes maronites, alors que le passage de témoin entre l'ancien premier ministre assassiné, Rafic Hariri, et son fils, Saad, consacre une nouvelle maison.

L'Egypte succombera-t-elle à son tour ? Faute d'oppositions représentées au Parlement, la voie a été dégagée pour un nouveau mandat d'Hosni Moubarak lors des élections législatives de novembre 2010 pour la présidentielle de 2011. Après s'être bruyamment gaussés de la succession syrienne, les Egyptiens, une décennie plus tard, se sont résignés à cette perspective, quelle que soit la réalité du pouvoir que conserve, par ailleurs, l'institution militaire.

Dans tous les cas, le monopole dynastique étendu à l'échelle du Moyen-Orient contribue au malheur démocratique des peuples. Il n'est cependant pas définitivement acquis que ce verrouillage puisse résister, sans être contraint à des compromis, à la poussée des classes nombreuses venues au monde avant les transitions démographiques expérimentées par la région depuis une génération.

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 22:58

 

Il s'agit probablement de la plus importante découverte en matière d'énergie depuis la création de l'Etat d'Israël. Le groupe américain Noble Energy, principal opérateur d'un gisement offshore de gaz naturel au large d'Israël, baptisé Léviathan, a indiqué mercredi 29 décembre que ses réserves étaient estimées à 450 milliards de m3, ce qui permettra à l'Etat hébreu de devenir exportateur. Une bonne nouvelle pour Israël, qui pâtit d'une dépendance énergétique envers des pays avec lesquels Tel-Aviv n'entretient pas forcément de bonnes relations.

Cette nouvelle estimation confirme le passage escompté de Léviathan du deuxième au premier rang des champs gaziers exploités par Israël en Méditerranée. " Léviathan est la dernière grande découverte de Noble Energy et la plus vaste découverte en exploration de notre histoire ", s'est félicité dans un communiqué Charles Davidson, le patron de Noble Energy, basé à Houston, Texas (sud des Etats-Unis).

Pas d'exploitation avant 2017

Des tests supplémentaires sont encore nécessaires pour connaître précisément la capacité de Léviathan, qui se situe au large de la ville israélienne de Haïfa (nord). Il s'agit, avec Tamar, de l'un des deux gisements offshore très prometteurs découverts ces dernières années au large d'Israël. " Israël pourrait devenir un exportateur de gaz vers l'Europe. Nous sommes d'ailleurs prêts à collaborer à un tel projet avec des investisseurs étrangers, mais aussi avec la Grèce et Chypre ", a récemment déclaré le ministre israélien des infrastructures nationales Uzi Landau.

Ces ambitions se heurtent néanmoins à la contestation de pays voisins. Les frontières maritimes avec le Liban ne sont pas délimitées alors que les deux pays sont techniquement en état de guerre. La Turquie, ancien allié d'Israël, estime également avoir son mot à dire. Elle a protesté contre un accord de délimitation des zones économiques exclusives conclu le 17 décembre entre Israël et Chypre, destiné à permettre aux deux pays la poursuite des recherches sous-marines d'hydrocarbures sans crainte de conflits d'exploitation.


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Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 00:35

Le ministre des Affaires étrangères turc a déclaré dimanche que son pays était prêt à se réconcilier avec Israël si l'Etat juif présentait des excuses pour le raid mené contre une flottille d'aide humanitaire à destination de Gaza le 31 mai dernier.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a aussitôt réagi en qualifiant cette demande d'"impudente", lors d'une conférence de presse organisée devant des médias internationaux.

"S'il y a bien quelqu'un qui devrait s'excuser, cela devrait être le gouvernement turc pour sa coopération avec des éléments terroristes, pour son soutien au terrorisme, à la mission de l'organisation IHH (celle de la flottille, ndlr), au Hamas et au Hezbollah", a dit le chef de la diplomatie israélienne.

Neuf militants turcs propalestiniens ont perdu la vie au printemps dernier lors de l'opération des commandos de la marine israélienne, qui étaient intervenus de nuit dans les eaux internationales.

"La Turquie a la volonté de faire la paix avec Israël", a dit à des journalistes le ministre turc, Ahmet Davutoglu, réitérant ainsi les conditions d'un retour à la normale entre les deux pays sur le plan diplomatique.

"La Turquie a la volonté de faire la paix avec tout le monde (...) Pourquoi Israël devrait-il rester à part ? Il s'agit d'un pays avec lequel nous avions de très bonnes relations jusqu'en 2008", a poursuivi le responsable turc, cité par l'agence de presse Anatolie.

Depuis les années 1990, Israël a toujours entretenu des relations militaires et commerciales étroites avec la Turquie, pays musulman mais laïque. Des tensions sont toutefois nées à la fin de l'année 2008, lorsque Israël a mené une vaste offensive militaire dans la bande de Gaza, baptisée "Plomb durci".

Mise au point de Benjamin Netanyahu

L'incident de la flottille humanitaire, qui tentait de briser le blocus imposé par Israël au territoire côtier palestinien contrôlé par le Hamas, a exacerbé ces tensions l'été dernier. Après un abordage sanglant mené par la marine israélienne, la Turquie a notamment décidé de rappeler son ambassadeur à Tel Aviv et annulé des manoeuvres militaires.

Des émissaires des deux pays se sont rencontrés au début du mois à Genève pour tenter de procéder à une réconciliation en bonne et due forme. A ce sujet, des responsables israéliens ont fait savoir que l'Etat juif souhaitait trouver un compromis qui conviendrait aux deux pays.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, exige au préalable des excuses de la part d'Israël et une indemnisation en rapport avec les dégâts causés par cet assaut sanglant. Mais l'opposition catégorique du ministre des Affaires étrangères israélien à une telle démarche freine les discussions.

Lieberman est issu d'un parti israélien ultranationaliste qui joue souvent le rôle de partenaire frondeur dans le gouvernement de coalition dominé par le Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu. De sources politiques, on note que ce dernier écarte parfois Lieberman de certaines décisions politiques "sensibles".

Si Netanyahu a rejeté jusqu'ici l'exigence d'Ankara, il a désavoué dimanche la teneur du discours de Lieberman.

"Les propos du ministre des Affaires étrangères traduisent ses dispositions et positions propres", dit un communiqué des services de Netanyahu. "La position du gouvernement israélien est exclusivement celle que formule le Premier ministre Benjamin Netanyahu et que manifestent les résolutions du cabinet."

Selon des médias de son pays, le chef de la diplomatie turque a laissé planer un doute sur la volonté politique et la crédibilité du gouvernement israélien.

"Le fait que nous ayons cette volonté de faire la paix ne signifie pas que les autres l'aient aussi. Cela crée alors des difficultés. Il est très difficile de nouer une volonté politique avec Israël", a estimé Davutoglu.

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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