A la rencontre de femmes et d'hommes illustres

Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 11:18

Pour mieux connaitre l'homme et l'oeuvre politique de Pierre Mendès France, la Fondation éponyme propose un site que je recommande aux lecteurs intéressés par cette éminente personnalité politique ... qui manque cruellement à la démocratie française !

 

http://www.mendes-france.fr/about/

 

 

Par ERASME - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 12:18

In a remarkable admission by former Nixon era Secretary of State, Henry Kissinger, reveals what is happening at the moment in the world and particularly the Middle East. [ACCURATE SATIRE]

Speaking from his luxurious Manhattan apartment, the elder statesman, who will be 89 in May, is all too forward with his analysis of the current situation in the world forum of Geo-politics and economics.

"The United States is bating China and Russia, and the final nail in the coffin will be Iran, which is, of course, the main target of Israel. We have allowed China to increase their military strength and Russia to recover from Sovietization, to give them a false sense of bravado, this will create an all together faster demise for them. We're like the sharp shooter daring the noob to pick up the gun, and when they try, it's bang bang. The coming war will will be so severe that only one superpower can win, and that's us folks. This is why the EU is in such a hurry to form a complete superstate because they know what is coming, and to survive, Europe will have to be one whole cohesive state. Their urgency tells me that they know full well that the big showdown is upon us. O how I have dreamed of this delightful moment."

"Control oil and you control nations; control food and you control the people."

Mr Kissinger then added: "If you are an ordinary person, then you can prepare yourself for war by moving to the countryside and building a farm, but you must take guns with you, as the hordes of starving will be roaming. Also, even though the elite will have their safe havens and specialist shelters, they must be just as careful during the war as the ordinary civilians, because their shelters can still be compromised."

After pausing for a few minutes to collect his thoughts, Mr Kissinger, carried on:

"We told the military that we would have to take over seven Middle Eastern countries for their resources and they have nearly completed their job. We all know what I think of the military, but I have to say they have obeyed orders superfluously this time. It is just that last stepping stone, i.e. Iran which will really tip the balance. How long can China and Russia stand by and watch America clean up? The great Russian bear and Chinese sickle will be roused from their slumber and this is when Israel will have to fight with all its might and weapons to kill as many Arabs as it can. Hopefully if all goes well, half the Middle East will be Israeli. Our young have been trained well for the last decade or so on combat console games, it was interesting to see the new Call of Duty Modern Warfare 3 game, which mirrors exactly what is to come in the near future with its predictive programming. Our young, in the US and West, are prepared because they have been programmed to be good soldiers, cannon fodder, and when they will be ordered to go out into the streets and fight those crazy Chins and Russkies, they will obey their orders. Out of the ashes we shall build a new society, there will only be one superpower left, and that one will be the global government that wins. Don't forget, the United States, has the best weapons, we have stuff that no other nation has, and we will introduce those weapons to the world when the time is right."

 

End of interview. Our reporter is ushered out of the room by Kissinger's minder.

 

Source : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=28610

Par Paul Auster - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 19:29

"Vous n’avez cessé d’essayer ? Vous n’avez cessé d’échouer ? Aucune importance !
Réessayez, échouez encore, échouez mieux."  

Samuel Beckett

 

"Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel."  

Dalaï Lama


"Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible."

Antoine de Saint-Exupéry

 

Voir d'autres citations "inspirantes sur le site : 

 

http://www.grainesdechangement.com/citations.htm

Par ERASME - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 18:53

Vaclav Havel incarne aux yeux de ses concitoyens comme dans les perceptions internationales le philosophe roi, l'intellectuel dissident confronté à l'épreuve du pouvoir, entre la réinvention de la démocratie et celle d'un nouvel ordre européen. D'où la tendance à lire sa biographie comme l'illustration du dilemme classique dans la quête du bien commun entre la vita activa et la vita contemplativa, entre l'homme politique aux prises avec les contraintes et les apparences du pouvoir et l'intellectuel dont le rôle est précisément d'interpeller le pouvoir.

Une relecture de ses essais politiques permet pourtant de dissiper quelques malentendus et d'établir Vaclav Havel comme un penseur politique majeur du dernier demi-siècle. Le Pouvoir des sans-pouvoir (Calmann-Lévy, 1994) est lu aux quatre coins du monde depuis sa parution en samizdat en 1978, de Pékin, où une charte 08 s'inspire directement de l'héritage havelien, à Téhéran, où le mouvement vert y a fait référence, en passant par Harvard. Havel a renouvelé la réflexion sur le concept de totalitarisme. Il a formulé, à partir de l'expérience de la dissidence, une éthique et la société civile comme fondement du politique et d'un espace public démocratique.

C'est précisément au moment où la science politique occidentale abandonnait le concept de totalitarisme comme produit peu scientifique de la guerre froide que Vaclav Havel et la dissidence centre-européenne se réappropriaient le concept en le redéfinissant à travers la notion de "post-totalitarisme" (c'est-à-dire un "totalitarisme failli", ou "totalitarisme aux dents cassées", selon Adam Michnik). Alors que le totalitarisme des années 1950 reposait sur la terreur de masse, le post-totalitarisme des années 1970 et 1980 visait la soumission et la résignation par une répression sélective et le mensonge institutionnalisé. "Accoutumance", "assimilation", "adaptation" à la menace, - ces termes renvoient à la fois à des stratégies de repli des individus et tiennent lieu de lien social dans la phase post-totalitaire du système communiste.

La peur comme mode de gouvernement, comme instrument de l'atomisation de la société, de "son asservissement spirituel, politique et moral". Contrairement à sa phase initiale où le pouvoir recherche l'adhésion collective à une vision idéologique du changement révolutionnaire, le post-totalitarisme recherche la démoralisation de chacun et la perte de tout espoir de changement.

Ce qui distingue le post-totalitarisme peut se résumer ainsi : l'idéologie reste un mode de légitimation ritualisé, mais il n'est plus question d'adhésion, seulement de comportement conforme. Le communisme des années 1950 se voulait spartiate et faisait de la pénurie nécessaire une vertu. Le post-totalitarisme était pour Vaclav Have, "la rencontre historique de la dictature et de la société de consommation".

Sans doute la plus dérangeante innovation havelienne dans sa définition du post-totalitarisme est que, à la différence des dictatures classiques, la ligne de clivage ne passe plus seulement entre l'Etat-parti et la société, entre dominants et dominés, mais par chaque individu. Lequel devient à sa manière victime et support du système. C'est là l'un des ressorts profonds du régime et qui explique, en partie, les difficultés qu'ont depuis 1989 les sociétés d'Europe centrale à se confronter à leur passé.

L'"anti-politique" de Havel renvoie ainsi à un déficit de légitimité de la politique. La politique doit se légitimer par quelque chose qui la dépasse, des valeurs éthiques et spirituelles. La dissidence n'avait pas l'ambition de conquérir le pouvoir et rejetait la politique comme technologie du pouvoir, mais cherchait à devenir un contre-pouvoir : l'auto-organisation de la société civile comme conquête progressive et non-violente d'un espace public libre.

Ainsi, le primat de l'éthique et la société civile favorisent l'émergence d'une culture civique sans laquelle "l'invention démocratique" d'après-1989 serait vouée à l'échec. Et au-delà : ceux qui réfléchissent aujourd'hui à la crise du politique et de la représentation, ou observent - inquiets - une Europe réunifiée dans la crise de la démocratie et les poussées populistes, liront avec profit les discours du Havel-président ; son rappel des fondamentaux, des valeurs, mais aussi des thèmes et des enjeux qui donnent un sens à l'engagement civique et à une communauté politique.

La troisième contribution majeure de Vaclav Havel concerne l'Europe, la crise de sa civilisation et les déboires de sa Constitution. Car sa réflexion sur le totalitarisme et la démocratie ne se contente pas d'opposer leurs régimes politiques. En disciple du philosophe Jan Patocka (1907-1977), Havel ne voit pas la domination d'un pouvoir hypertrophié, bureaucratique et impersonnel comme une simple aberration du "despotisme oriental", mais un avatar de la modernité industrielle occidentale, "une image grotesquement agrandie de ses propres tendances", à savoir le scientisme, le fanatisme de l'abstraction, la poursuite effrénée de la consommation et de ce qu'il appelle "croissance de la croissance".

"La plus grande faute que l'Europe occidentale pourrait commettre, écrivait Havel dans La Politique et la Conscience en 1984, serait (...) de ne pas comprendre les régimes post-totalitaires tels qu'ils sont en dernière analyse, c'est-à-dire comme un miroir grossissant de la civilisation moderne en son entier." Autrement dit, la fin du communisme ne fait pas disparaître la question.

C'est là aussi que la réflexion sur la crise de notre civilisation rejoint après 1989 la question de l'Europe, du "retour à l'Europe", qui ne se réduit pas à "l'élargissement de l'UE" aux pays d'Europe centrale. Ainsi, Vaclav Havel fut le premier homme d'Etat européen, avant Joschka Fischer et quelques autres, à préconiser dans les années 1990 une Constitution européenne. Il l'a fait, entre autres, dans un discours important, en mars 1999, devant le Sénat français, où il préconisait un texte court, inspiré et intelligible à tous, qui inviterait à une "parlementarisation" et à une "fédéralisation" des institutions européennes.

A l'heure où les princes qui nous gouvernent sont amenés par la crise de l'euro à faire du "fédéralisme par inadvertance", on ne peut s'empêcher de penser que si, au lieu d'un pensum confus et indigeste de quelques milliers de pages que personne n'a lu, les Européens s'étaient mis en quête d'un "père fondateur" capable de rédiger un texte concis, fort et accessible à tous, sur les raisons d'être du projet européen, y compris son "fédéralisme", comme ambition politique plutôt que comme gestion de la dette, ils auraient pu en confier la rédaction à Vaclav Havel lui-même...

On pourrait conclure ce rapide portrait intellectuel de Vaclav Havel en relevant quelques paradoxes concernant l'intellectuel et le pouvoir. L'intellectuel dissident propulsé au pouvoir préside aussi au déclin du rôle de l'intellectuel et du statut de la culture dans la société démocratique. Il incarne un héritage de la dissidence qui sera sans doute commémoré aujourd'hui, mais sans être vraiment adopté par les élites politiques de son pays.

Vaclav Havel n'avait pas prédit la chute du communisme pour l'automne 1989, mais il avait analysé les raisons pour lesquelles les régimes dits du "socialisme réel" étaient condamnés. Un système qui déployait tous ses moyens pour mettre la société sous contrôle ou sous anesthésie - Havel emprunte ici une métaphore à la physique - souffre d'une généralisation de l'entropie, c'est-à-dire une perte constante d'énergie.

Son incapacité à se renouveler l'amène à sombrer dans une crise profonde et le condamne à terme. La peur change de camp et même le marchand de légumes, immortalisé par Vaclav Havel, peut retirer le panneau "prolétaires de tous les pays unissez-vous" et - qui sait ? - se risquer à se joindre place Venceslas à la foule qui applaudit le dissident sur un balcon en scandant : "Havel président !"

Dans Les Soutiens de la société d'Ibsen, écrit en 1877, on trouve une phrase que Havel n'aurait pas désavouée, qui sied à 1989 comme au "printemps arabe" et que feraient bien de méditer tous les pouvoirs trop sûrs de leur fait : "Un moment peut venir, un mot peut être dit, et vous et toute votre splendeur s'effondreront"...

L'itinéraire de Vaclav Havel nous rappelle les surprises et les ironies de l'histoire, mais aussi que la "sortie de Yalta" et de l'Europe divisée ne se réduit pas à un événement, fût-il spectaculaire et retransmis en direct comme la chute du mur de Berlin ou la "révolution de velours" à Prague, mais est un long processus de conquête de la liberté dont l'héritage dans la pensée politique reste pertinent pour l'Europe d'aujourd'hui.


Disparu dimanche 18 décembre, Vaclav Havel sera enterré, vendredi 23 décembre, à la cathédrale Saint-Guy au Château de Prague, en présence de nombreux invités étrangers dont le président Sarkozy. Le gouvernement tchèque a décrété un deuil national pour les 21, 22 et 23 décembre.

 

Jacques Rupnik est directeur de recherches à Sciences Po et ancien conseiller de Vaclav Havel

 

Par ERASME - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 19:50

Jusqu'au dernier moment, Vaclav Havel sera resté, dans l'âme, un dissident. Ces deniers jours, amaigri et affaibli par la maladie, il a trouvé la force de se lever pour rencontrer le dalaï lama, de passage à Prague. Il a encore signé une pétition demandant à l'opposition russe de s'unir contre les manipulations du régime de Vladimir Poutine, après les élections mouvementées du 4 décembre.

Vaclav Havel, qui s'est éteint dimanche 18 décembre à 75 ans, ne se trompait pas d'ennemi. Avec courage et obstination, il n'a jamais cessé de combattre le totalitarisme, de gauche ou de droite, n'a jamais marchandé son soutien à tous ceux qui s'engageaient contre la dictature, l'autoritarisme, ou l'obscurantisme, même loin, très loin de chez lui.

Homme de lettres et de théâtre devenu président, celui qui a conduit son pays vers la démocratie à travers une "révolution de velours" était devenu la figure la plus forte de la génération de dissidents qui a fait tomber le communisme en Europe centrale en 1989. Sa disparition, vingt ans tout juste après l'effondrement de l'Union soviétique, au terme d'une année qui a vu tant de soulèvements populaires dans d'autres parties du monde, et au moment où l'Europe se débat dans une crise existentielle, rappelle à quel point l'audace et la vision de quelques individus peuvent, parfois, bouger des montagnes. Et souligne cruellement à quel point l'absence de ces aventuriers de la démocratie, visionnaires humanistes, ouverts et éclairés, nous pénalise aujourd'hui.

ACTIVISME ET SÉJOURS EN PRISON

La mainmise communiste sur la Tchécoslovaquie puis l'intervention soviétique en 1968, pour écraser le printemps de Prague, avaient révolté Vaclav Havel. Cette révolte, d'abord canalisée dans ses pièces de théâtre, avait mûri jusqu'à 1977, lorsqu'il créa, avec une poignée d'autres dissidents, la Charte 77.

Dans les années qui suivirent, de rencontres clandestines en échanges parfois favorisés par des amis occidentaux, le lien se fit avec d'autres combattants de la liberté du bloc de l'est, les Michnik et Kuron de Solidarnosc en Pologne, les Sakharov d'URSS, les amis hongrois plus fortunés car un peu moins durement réprimés. Internet et Facebook n'existaient pas, la police politique exerçait une surveillance de chaque instant et les contacts étaient risqués - ils payèrent tous leur activisme de séjours en prison.

Havel, dans les années 1980, ne se déplaçait pas sans sa brosse à dents parce que, racontait-il de sa voix rauque, il ne savait jamais s'il dormirait chez lui ou en prison.

Mais c'est ce corps de résistants, solidement ancrés dans l'idée démocratique, qui a permis à l'Europe de l'est, une fois libérée, d'opérer une transition ordonnée et pacifique vers l'économie de marché et la démocratie. Lorsque les régimes communistes et pro-soviétiques se sont effondrés, la relève était prête, les objectifs établis. Dignement.

Aux dizaines de milliers de Tchécoslovaques venus l'acclamer dans le froid glacial de décembre 1989, place Wenceslas à Prague, Vaclav Havel criait " Nous ne sommes pas comme eux ! "

 LES HÉRITIERS DE LA GÉNÉRATION HAVEL SE FONT ATTENDRE

Aux dizaines de milliers de Tchécoslovaques venus l'acclamer dans le froid glacial de décembre 1989, place Wenceslas à Prague, Vaclav Havel criait " Nous ne sommes pas comme eux ! " : sa stratégie à lui, c'était "le pouvoir des sans pouvoirs", la résistance non violente et le refus des règlements de compte. Bien des protagonistes du printemps arabe d'aujourd'hui auraient rêvé de leaders pareils.

Esprit libre, vif et subtil, Vaclav Havel était aussi un grand européen. Pas une crise européenne, du drame yougoslave aux douleurs de croissance de l'Union européenne, ne l'a laissé indifférent : il a été de tous les combats, moraux et politiques. Après avoir joué un rôle essentiel dans la réunification de l'Europe divisée par la guerre froide, il s'est battu pour faire intégrer la République tchèque dans la famille européenne, au moment où celle-ci se serait volontiers contentée de lui offrir un strapontin.

Ses successeurs ne lui en ont guère été reconnaissants : les dirigeants tchèques actuels ne brillent pas par l'ardeur de leur défense de l'idée européenne. Un peu partout en Europe, les héritiers de la génération Havel se font attendre. Ses valeurs, sa vision et son ouverture d'esprit sont pourtant plus nécessaires que jamais.

 

 

Par ERASME - Publié dans : A la rencontre de femmes et d'hommes illustres
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