UE, UEO, OSCE, sécurité & défense

Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 14:32

José-Manuel Barroso a rencontré lundi 2 avril 2012 Anders-Fogh (Rasmussen), pour discuter des relations UE-OTAN et de la préparation du prochain Sommet de l’OTAN qui se tiendra à Chicago, a-t-on appris auprès de son porte-parole. Le président de la Commission européenne et le Secrétaire général de l’OTAN ont tous deux convenu « l’UE est un partenaire unique et essentiel pour l’OTAN » et qu’une « Union européenne active et efficace contribue à la sécurité globale de la zone euro-atlantique » ; les deux organisations « peuvent et doivent jouer des rôles complémentaires et se renforcent mutuellement pour soutenir la paix et la sécurité internationales » ont-ils souligné.

La coopération sur les théâtres d’opération, comme au Kosovo ou en Afghanistan, ont été abordées ; la continuité de la présence européenne après 2014 dans ce dernier pays restant un sujet de préoccupation. Barroso a également réitéré l’engagement de l’Union européenne à développer des synergies entre les initiatives de renforcement des capacités militaires des deux organisations : « Smart défense » et « pooling and sharing ».

NB : aux dernières nouvelles, Lady Ashton est toujours en charge des questions de sécurité et défense commune.

Voir cet article sur mon site : http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/defense-ue-droit-doctrine-politique/barroso-plaide-pour-des-liens-renforces-entre-lue-et-lotan.html

Voir également : Les 7 péchés capitaux de la PESC !

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : UE, UEO, OSCE, sécurité & défense
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 19:48

Ce qui se passe au Mali actuellement a tellement un goût de prévisible qu’on ne peut en retenir une certaine amertume. Il était certain qu’en infligeant une défaite aux partisans du Colonel Kadhafi et en laissant en 2011 la frontière de la Libye, poreuse, les transferts d’armes s’y feraient rapidement. C’est ainsi une erreur grossière, à mon sens, des stratèges de l’OTAN comme de l’UE, de ne pas avoir eu assez de volonté politique pour déployer sur cette frontière, une mission d’observation, à même de noter et contrôler les mouvements d’hommes comme de matériels. Il est également certain qu’en laissant traîner une opération PSDC au Sahel, on n’a pas vraiment arrangé le circuit. Certains esprits prudents jaugeront sans doute que « heureusement, l’Union européenne n’a pas été trop vite ». Elle « se trouverait en première ligne aujourd’hui ». Certes… D’autres esprits plus audacieux pourront estimer qu’en ayant une action plus déterminée, et plus rapide, alors que cela fait bientôt deux ans qu’on « étudie » l’opportunité d’une mission européenne dans la région… Un gachis !

Lire également cet article sur le site de Nicolas Gros-Verheyde : http://www.bruxelles2.eu/zones/sahel/au-mali-comme-un-gout-damertume.html

Voir également sur son site les articles suivants :

    Le coup d’Etat au Mali s’invite à l’ordre du jour du Conseil
    L’opération PSDC Niger : 5 menaces pèsent sur le pays. Les objectifs de la mission
    La formation des gendarmes au Niger, enjeu de la future mission « Sahel » de l’UE
    4 ministres du Sahel à Bruxelles. Très discrètement
    La mission PSDC pour le Sahel attendra encore bien un peu…
    Le Sahel, nouveau terrain stratégique pour l’UE ?
    Il faut une stratégie globale pour le Sahel, demandent les eurodéputés
    Adopter une stratégie « sécurité/développement » pour le Sahel : une urgence…
    Au Sahel, pas de mission PeSDC pour l’instant, mais une mission quand même…
    Une mission européenne « sécurité » au Sahel ? On y réfléchit…                                                                                             L’Europe ne doit-elle pas mettre en place une EUMM / EUBAM Libya ?

Par De La Boisserie - Publié dans : UE, UEO, OSCE, sécurité & défense
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 13:03

Les rumeurs d’un « reshuffle » ou d’un remaniement du cabinet de la Haute représentante, Catherine Ashton, n’ont pour l’instant pas été suivies d’effet. En revanche, quelques petits changements sont intervenus au cabinet : un diplomate allemand a pris en charge les dossiers de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et un chercheur bien connu de ce blog arrive comme conseiller de la Haute représentante.

• C’est désormais un diplomate allemand, Oliver Rentschler, qui a désormais la charge des dossiers de la Défense, de la PSDC et du politico-militaire comme de l’OTAN ou de la gestion de crises, en remplacement de la Française Alice Guitton (*). Il a également en charge la dissuasion nucléaire et l’Iran.

Olivier était jusqu’à peu le numéro 2 de la représentation allemande au COPS (le comité politique et de sécurité de l’UE).  Né le 21 mai 1964, diplômé de droit public, ainsi qu’en économie politique l’université de Bayreuth, et ayant suivi la formation politique, économique et de droit international de l’Académie diplomatique de Bonn depuis juillet 2011, Oliver Rentschler officie ensuite dans plusieurs ambassades allemandes au Koweit, en Irak, en Albanie, Burkina Faso, Ethiopie, Slovénie et Irlande.

Affecté à la task force élargissement au ministère fédéral des Affaires étrangères pour la négociation particulièrement avec la Hongrie, la république tchèque et la Slovaquie (1998-2000), il prend un premier « bain européen » auprès de Elmar Brok et Dimitris Tsatsos, les représentants du Parlement européen à la Conférence intergouvernementale préalable au Traité de Nice (2000-2001). Ambassadeur adjoint en Guinée-Conakry (2001-2003), il revient ensuite à Bruxelles à l’unité PESC de la DG Relex (Commission européenne) chargé notamment de la préparation des décisions « sanctions » (2003-2005). Il passe à la représentation allemande auprès de l’UE comme conseiller en charge de l’Elargissement et des questions transatlantiques (2005-2008) – présidant notamment le groupe »Elargissement » lors de la présidence allemande de 2007 – avant de rejoindre Berlin comme conseiller sur les questions européennes (UE et Europe de l’Est) et Afrique au cabinet du ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, de mars 2008 à septembre 2009, puis de Guido Westerwelle jusqu’à juin 2011.

• Daniel Korski arrive également auprès de la Haute représentante comme « conseiller » ; il n’est pas sur la liste publique du cabinet et dépend de la division stratégique de communication.

Né à Copenhague, Daniel était chercheur depuis 2007, à l’ECFR (European Council on Foreign Relations), un think tank spécialisé dans les questions de relations étrangères, basé à Londres. Il dirigeait notamment le programme « Moyen-Orient ». Mais il avait également commis plusieurs études intéressantes sur la défense européenne :  l’Afghanistan (Afghanistan: Europe’s forgotten war,) ou les capacités civiles de l’Europe dans son aide aux Etats faillis (Can the EU rebuild failing states? A review of Europe’s civilian capacities, ). Auparavant, il a travaillé dans l’administration britannique, sur des questions de défense et reconstruction. Il a notamment été chef adjoint de l’unité de reconstruction post-conflit (PCRU) – un département interministériel entre la Défense, le Foreign Office et le DfiD, le Department for International Development. Et il a été conseiller politique du ministre anti-narcotiques en Afghanistan.

Diplômé de Cambridge et de la London School of Economics, en relations internationales et en histoire, Daniel Korski est un pur produit de l’excellence anglaise. Il démarre sa carrière comme stagiaire à l’ONU à Genève et à l’ONG – International Crisis Group. Mais c’est comme conseiller politique à la commission Défense de la chambre des Communes et surtout comme chef des Affaires politico-militaire de Paddy Ashdown, le haut représentant pour la Bosnie-Herzégovine, qu’il éclot. Lord Ashdown, est un homme précieux en ressources, que Lady Ashton a souvent croisé et consulté – selon les informations recueillies par B2. Servant aussi comme conseiller politique du président de la commission de réforme de la Défense en Bosnie.

Il a ensuite été conseiller sécurité et défense au Department for International Development (DfiD), le ministère de la coopération britannique. Puis détaché au ministère américain des Affaires étrangères, comme conseiller du coordinateur pour la Reconstruction et la Stabilisation. Il était notamment au dernier trimestre 2007 à Basra (sud Irak) comme chef de l’Equipe provinciale de reconstruction (PRT) commune US-Britannique.

Il avait écrit un article remarqué – venant au secours de Catherine Ashton – en mai 2011 (Lay off the Lady et Cathy Ashton beats UK ministers to Bengazi). Un article  qui tranchait avec la plume plus « acérée ». Il aura sur le conseil en communication, si c’est cela une partie de sa feuille de route, une tâche plutôt ardue.


(*) En matière de nationalité – un point souvent scruté à la loupe dans les capitales – on peut ainsi remarquer que les Britanniques sont toujours plus nombreux. Et les Français totalement absents. Patrice Bergamini ayant quitté depuis quelques mois le poste de conseiller de Lady Ashton pour s’occuper au SEAE des questions du monde arabe et du Moyen-Orient.

Voir également cet article sur mon site : http://www.bruxelles2.eu/politique-etrangere/haut-representant/la-psdc-change-de-tete-au-cabinet-ashton.html 

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : UE, UEO, OSCE, sécurité & défense
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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 14:16

II. ÉQUIPEMENTS MILITAIRES

 

 

a)

Position commune du Conseil définissant des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d'équipements militaires

 

b)

Actions d'information de l'UE visant à promouvoir auprès des pays tiers le contrôle des exportations d'armements et les principes et critères du code de conduite de l'UE en matière d'exportation d'armements

 

c)

Soutien de l'UE à un traité international juridiquement contraignant sur le commerce des armes

 

d)

Contrôle du courtage en armements

 


a)     POSITION COMMUNE DU CONSEIL 2008/944/PESC définissant des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d'équipements militaires

 Toile de fond et synthèse

Depuis de nombreuses années, l'UE joue un rôle de premier plan dans le contrôle des exportations d'armements, au niveau tant régional qu'international. Le 8 juin 1998, le Conseil a adopté le code de conduite de l'Union européenne en matière d'exportation d'armements, qui fixe huit critères pour l'exportation d'armes conventionnelles, établit un mécanisme d'information et de consultation pour les refus et comporte une procédure de transparence qui se traduit par la publication des rapports annuels de l'UE sur les exportations d'armements. Le code contribue dans une large mesure à l'harmonisation des politiques nationales de contrôle des exportations d'armements, et plusieurs pays tiers adhèrent officiellement à ses principes et critères.

Le Conseil a évalué la mise en œuvre du code sur une base annuelle (voir 0004:FR:PDF" target="_blank">premier, 0006:FR:PDF" target="_blank">deuxième, 0009:FR:PDF" target="_blank">troisième, 0045:FR:PDF" target="_blank">quatrième, 0042:FR:PDF" target="_blank">cinquième, 0215:FR:PDF" target="_blank">sixième, 0288:FR:PDF" target="_blank">septième, 0346:FR:PDF" target="_blank">huitième, 0332:FR:PDF" target="_blank">neuvième et  0374:FR:PDF" target="_blank">dixième rapports annuels).

Pour les rapports ultérieurs, voir ci-dessous.

 

La 0103:FR:PDF" target="_blank">position commune 2008/944/PESC, adoptée le 8 décembre 2008, a marqué l'aboutissement formel des travaux de révision du code et constitue une nouvelle étape importante dans l'amélioration des normes de contrôle des exportations d'armements de l'UE. La position commune, qui remplace le code de conduite, constitue un instrument considérablement actualisé et enrichi. Elle comprend plusieurs éléments nouveaux qui en approfondissent et en élargissent le champ d'application. Parmi ces éléments figurent l'extension des contrôles au courtage, aux transactions de transit et aux transferts intangibles de technologies, ainsi que la mise en œuvre de procédures renforcées visant à harmoniser les politiques des États membres en matière d'exportation. Conscients de la responsabilité particulière des États exportateurs de technologies et d'équipements militaires, les États membres ont une nouvelle fois montré qu'ils étaient déterminés à empêcher les exportations de technologie et d'équipements militaires qui pourraient être utilisés à des fins indésirables telles que la répression interne ou l'agression internationale, ou pour contribuer à l'instabilité régionale.

 

L'article 8, paragraphe 2, de la position commune de l'UE prévoit la publication d'un rapport annuel de l'UE (voir onzième rapport annuel et 0417:FR:PDF" target="_blank">douzième rapport annuel ).

 

Conformément au point 5 du dispositif du Code de conduite de l'UE en matière d'exportation d'armements de 1998, le Conseil a adopté, le 13 juin 2000, une liste commune d'équipements couverts par le code de conduite, ainsi que la 0019:FR:PDF" target="_blank">déclaration 2000/C/191/01. La version la plus récente de la 0051:FR:PDF" target="_blank">liste commune des équipements militaires de l'Union européenne, qui actualise les versions antérieures, a été adoptée par le Conseil le 15 février 2010. L'article 12 de la position commune 2008/944/PESC dispose que la liste commune des équipements militaires de l'UE sert de référence pour les listes nationales de technologie et d'équipements militaires des États membres, mais qu'elle ne les remplace pas directement.

 

La liste commune des équipements militaires de l'UE sert également de base aux États membres pour interpréter tous les embargos sur les armes décrétés par l'UE.

 

 

Le guide d'utilisation, rédigé et régulièrement mis à jour par le groupe "Exportations d'armes conventionnelles", sert de guide aux États membres pour la mise en œuvre de la position commune (cf. article 13 de la position commune). Il s'adresse en premier lieu aux agents chargés de délivrer les autorisations d'exportation.

Le point 4.1.2 du guide d'utilisation prévoit que chaque État membre qui exporte des équipements figurant sur la liste commune des équipements militaires de l'UE publie un rapport national concernant ses exportations de produits liés à la défense. La plupart des États membres publient leurs rapports sur Internet:

 

 

 

 

Autriche:

(Gouvernement http://www.austria.gv.at Ministère des affaires étrangères http://www.bmaa.gv.at)

Belgique:

"Rapport du Gouvernement au Parlement sur la loi relative à l'importation, l'exportation et le transit d'armes"

http://www.diplomatie.be/fr/press/homedetails.asp?TEXTID=8481

(diplobel.fgov.be)

http://docs.vlaanderen.be/buitenland/deelsites/wapenhandel.htm

http://gov.wallonie.be/code/fr/rap_2005.pdf

Bulgarie

http://www.mee.government.bg/ind/lic/arms.html

République tchèque:

"Rapports nationaux annuels: 2001, 2002, 2003, 2004"

http://www.mzv.cz/wwwo/mzv/default.asp?ido=15135&idj=2&amb=1&ikony=True&trid=1&prsl=True&pocc1=8

(www.mzv.cz/kontrolaexportu)

Danemark:

"Utforsel af vaben og produkter med dobbelt anvendelse fra Danmark 2004"

http://www.um.dk/NR/rdonlyres/5D6C5BD3-E876-484B-B974-AA62D12D949B/0/2004Udfoerselafvaabenogdualuseprodukterrev2.pdf

Estonie:

http://www.vm.ee/eng/kat_153

Finlande:

"Annual report according to the eu code of conduct on arms exports 2003"

http://www.defmin.fi/index.phtml/page_id/334/topmenu_id/75/menu_id/334/
this_topmenu/75/lang/3/fs/12

France:

"Rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France en 2002 et 2003"

http://www.defense.gouv.fr/sites/defense/actualites_et_dossiers/
rapport_sur_les_exportations_darmement_en_2002_et_2003

Allemagne:

"2004 Military Equipment Export Report"

http://www.bmwi.bund.de/Navigation/Service/bestellservice,did=72610.html

Hongrie:

http://www.mkeh.hu

Irlande:

http://www.entemp.ie/trade/export/military.htm

Italie:

http://www.senato.it/leg/15/BGT/Schede/docnonleg/12689.htm

Lettonie:

www.mfa.gov.lv

Lituanie:

http://www.urm.lt/index.php?1703452064

Luxembourg:

www.mae.lu

Malte:

http://mcmp.gov.mt/commerce_trade04.asp

Pays-Bas:

"Bijlage: Jaarrapport Wapenexportbeleid 2004"
http://www.exportcontrole.ez.nl

Pologne:

http://dke.mg.gov.pl

Portugal:

http://www.mdn.gov.pt/Defesa/Estrutura/Organigrama/DGAED/relatorios_anuarios.htm

Roumanie:

www.ancex.rowww.export-control.ro

Slovaquie:

www.economy.gov.sk

Slovénie:

www.mors.si

Espagne:

http://www.revistasice.com/Estudios/Documen/bice/2827/BICE28270101.PDF

(www.mcx.es/sgcomex/mddu)

Suède:

http://www.sweden.gov.se

Royaume-Uni:

http://www.fco.gov.uk/servlet/Front?pagename=OpenMarket/Xcelerate/ShowPage&c=Page&cid=1007029390554

 

 

 

 

b) Actions d'information de l'UE visant à promouvoir auprès des pays tiers le contrôle des exportations d'armements et les principes et critères du code de conduite de l'UE en matière d'exportation d'armements

(i)  0085:FR:PDF" target="_blank">Action commune 2008/230/PESC du Conseil du 17 mars 2008 concernant le soutien d'activités de l'UE visant à promouvoir auprès des pays tiers le contrôle des exportations d'armements et les principes et critères du code de conduite de l'UE en matière d'exportation d'armements.

 

Cette action commune affectait un montant de 500 500 euros, provenant du budget général de l'UE, au financement de séminaires, organisés par la présidence (avec l'aide du Secrétariat du Conseil), réunissant des experts des États membres de l'UE et des pays tiers intéressés, en particulier des voisins proches, dans le domaine du contrôle des exportations d'armements. Parmi les bénéficiaires figuraient les pays de l'Europe du Sud-Est, les partenaires méditerranéens et de l'Afrique du Nord et les partenaires de l'Europe de l'Est et du Caucase dans le cadre de la politique européenne de voisinage, ainsi que la Turquie et l'Ukraine. Les séminaires organisés visaient notamment à promouvoir les critères et principes du code de conduite de l'UE en matière d'exportation d'armements et à aider les pays tiers à élaborer et à mettre en œuvre une législation qui permette d'assurer un contrôle effectif des exportations d'armements.
 
Le rapport final sur l'action commune 2008/230/PESC, auquel sont joints des rapports sur chacune des manifestations organisées conformément à l'action commune, figure dans le doc. 17645/09.

 

ii) 0020:FR:PDF" target="_blank">DÉCISION 2009/1012/PESC DU CONSEIL du 22 décembre 2009 concernant le soutien d'activités de l'Union européenne visant à promouvoir auprès des pays tiers le contrôle des exportations d'armements et les principes et critères de la position commune 2008/944/PESC

En vue d'une mise en œuvre réussie de l'action commune 2008/230/PESC dont le Conseil a estimé qu'elle avait contribué à préparer le terrain pour l'instauration, dans les pays concernés, d'une législation et de pratiques en matière de contrôle des exportations de plus en plus responsables et efficaces, le Conseil a adopté le 22 décembre 2009 la décision 2009/1012/PESC qui prévoit d'autres séminaires plus approfondis destinés aux mêmes bénéficiaires (à l'exception de la Turquie) que ceux visés dans l'action commune.

 

 

c) Soutien de l'UE à un traité international juridiquement contraignant sur le commerce des armes

 

Depuis le début de l'initiative lancée en 2005 par le Royaume-Uni en vue de promouvoir l'adoption d'un traité sur le commerce des armes (TCA), l'UE souscrit pleinement à ce projet.

Dans le cadre des Nations unies, l'UE a apporté un soutien sans réserve au processus d'élaboration d'un TCA.

 

Le 19 janvier 2009, l'Union européenne a pris d'autres mesures concrètes pour promouvoir le TCA, notamment en adoptant la 0044:FR:PDF" target="_blank">décision 2009/42/PESC du Conseil concernant la promotion auprès des pays tiers du processus d'élaboration d'un traité sur le commerce des armes. L'objectif de cette décision est de faire en sorte que les acteurs nationaux et régionaux, les États membres des Nations unies, la société civile et l'industrie soient mieux informés des discussions menées actuellement au niveau international sur la question d'un TCA et de favoriser le débat entre les États membres des Nations unies, notamment entre ceux qui ne font pas partie du groupe d'experts internationaux. Afin d'atteindre ces objectifs, six séminaires régionaux, une manifestation en marge de la Première Commission de la soixante-quatrième session de l'Assemblée générale des Nations unies, une manifestation de lancement et un séminaire de clôture seront organisés.

 

 

d) Contrôle du courtage en armements

 

Le Conseil a adopté, le 23 juin 2003, la position commune 2003/468/PESC du Conseil sur le contrôle du courtage en armements visant à réglementer le courtage en armements afin d'éviter que soient contournés les embargos sur les exportations d'armements décrétés par les Nations unies, l'UE ou l'OSCE.

La position commune énonce un ensemble de dispositions - à mettre en œuvre par le biais de la législation nationale - faisant obligation aux États membres de prendre toutes les mesures nécessaires pour contrôler les activités de courtage se déroulant sur leur territoire ou exercées par leurs ressortissants.

Elle exige notamment des États membres qu'ils examinent les demandes de licence pour des opérations de courtage spécifiques au regard des dispositions du code de conduite de l'Union européenne en matière d'exportation d'armements, de mettre en place un système permettant l'échange d'informations sur les activités de courtage et d'établir des sanctions adéquates afin que les contrôles soient effectivement suivis d'effets.

 

Source : http://www.consilium.europa.eu/eeas/foreign-policy/non-proliferation,-disarmament-and-export-control-/security-related-export-controls-ii?lang=fr


Par Patrice Cardot - Publié dans : UE, UEO, OSCE, sécurité & défense
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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 14:05

I.  BIENS À DOUBLE USAGE

 

 

a)

Le règlement (CE) n° 428/2009 du Conseil du 5 mai 2009 instituant un régime communautaire de contrôle des exportations, des transferts, du courtage et du transit de biens à double usage

- Résumé du règlement

- Contexte

 

b)

Meilleures pratiques arrêtées par les États membres dans le domaine des contrôles des exportations de biens à double usage

 

c)

Action commune 2000/401/PESC relative au contrôle de l'assistance technique liée à certaines destinations finales militaires

 

 


 

I.      BIENS À DOUBLE USAGE

 a) 0269:FR:PDF" target="_blank">Règlement (CE) no 428/2009 du Conseil du 5 mai 2009 0023:FR:PDF" target= "_blank">(+COR)

instituant un régime communautaire de contrôle des exportations, des transferts, du courtage et du transit de biens à double usage (refonte) (et corrigendum) qui est entré en vigueur le 27 août 2009.

(à la même date, le règlement (CE) nº 1334/2000 du Conseil du 22 juin 2000 instituant un régime communautaire de contrôles des exportations de biens et technologies à double usage a été abrogé).

(N.B.:La fonction de recherche permettra de consulter rapidement le texte et les listes des biens à double usage faisant l'objet de contrôles.)

 

Synthèse

Les exportations, les transferts, le courtage et le transit de biens à double usage sont contrôlés au niveau communautaire au titre du règlement (CE) n° 428/2009 du Conseil. Le règlement, qui vise à faciliter les échanges licites et à faire en sorte que les moyens soient consacrés en priorité au contrôle des exportations, des transferts, du courtage et du transit de biens à double usage et à la lutte contre la fraude, est composé des principaux éléments suivants:

 

le règlement proprement dit qui, entre autres,

 

-

définit (à l'article 2) les termes "biens à double usage" (qui incluent les logiciels et les technologies), "exportation", "exportateur", "déclaration d'exportation", "courtier" et "service de courtage", "transit", l'"autorisation générale communautaire d'exportation" et d'autres types d'autorisations d'exportation qui peuvent être octroyées au niveau national;

-

décrit le champ d'application du règlement:
- outre les biens à double usage énumérés à l'annexe I du règlement, l'article 4 (la clause "attrape tout") soumet à autorisation l'exportation de tous les biens qui sont ou peuvent être destinés à un usage lié aux armes de destruction massive, ainsi qu'aux armes conventionnelles si celles-ci sont destinées à l'exportation vers des destinations soumises à un embargo sur les armes;

-

établit, pour sept pays tiers partageant les mêmes idées, une autorisation générale communautaire d'exportation (article 9, paragraphe 1, et annexe II) pour tous les biens à double usage, à l'exception des plus sensibles qui sont repris dans une liste;

-

pour toutes les autres exportations soumises à autorisation en vertu du règlement, ce dernier laisse aux autorités nationales la compétence pour accorder ou non une autorisation d'exportation nationale, qui peut être globale ou individuelle (article 9, paragraphe 2), établissant ainsi un équilibre entre le principe de la compétence de la Communauté et les préoccupations légitimes des États membres qui souhaitent conserver le contrôle des questions liées à leur sécurité nationale;

-

fixe des règles pour l'échange d'informations et la consultation entre les États membres dans le cadre des décisions d'octroi d'autorisations d'exportation, etc. (article 13);

-

institue un groupe de coordination (article 23), présidé par la Commission et auquel participe un représentant de chaque État membre, en vue d'examiner les questions concernant l'application du règlement. En vertu de l'article 23, paragraphe 2, le groupe de coordination peut consulter les organisations représentatives des exportateurs concernés par le règlement.

 

les annexes:

 

-

 

Annexe I

La liste commune des biens à double usage soumis à contrôle.

 

 

Cette liste, établie dans le respect des obligations et engagements que les États membres ont acceptés en tant que membres des régimes internationaux pertinents de non-prolifération et de contrôle des exportations (notamment l'Arrangement de Wassenaar), du Régime de contrôle de la technologie relative aux missiles, du Groupe des fournisseurs d'articles nucléaires et du Groupe Australie, ou par ratification des traités internationaux pertinents (tels que la Convention sur les armes chimiques), est mise à jour selon l'évolution de ces régimes, arrangements et traités internationaux.

-

Annexe II

L'autorisation générale d'exportation communautaire au titre de laquelle tous les biens à double usage à l'exception des plus sensibles sont exportés vers l'Australie, le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suisse et les États-Unis.

-

Annexe III a

Un formulaire type à utiliser par tous les États membres pour les autorisations d'exportation nationales, globales et individuelles.

-

Annexe III b

Un formulaire type à utiliser par tous les États membres pour les autorisations de services de courtage.

-

Annexe III c

Éléments communs pour la publication des autorisations générales d'exportation.

-

Annexe IV

Soumet à contrôle les transferts intracommunautaires des biens à double usage les plus sensibles énumérés dans l'annexe I.

 

Les indications relatives aux autorités compétentes nationales des États membres chargées d'octroyer les autorisations d'exportation, ainsi que les adresses internet des sites web des États membres contenant des informations sur la législation et les procédures nationales en vigueur en matière de contrôle des exportations sont disponibles ici.

Contexte

 

En juin 2003, le Conseil européen de Thessalonique a adopté le plan d'action contre la prolifération des armes de destruction massive, dont le point 21 appelait au lancement d'une "évaluation par les pairs des systèmes de contrôle des exportations dans les États membres et dans les États adhérents".Le point 21 prévoit que "afin de mieux coordonner les activités de contrôle des exportations de l'UE et que chacun puisse tirer parti de l'expérience des autres, il conviendrait de procéder à une évaluation par les pairs dans tous les États membres et dans tous les États adhérents."

 

La Stratégie de l'UE contre la prolifération des armes de destruction massive, qui a été adoptée le 12 décembre 2003, mentionne, au nombre des composantes de l'action de l'UE, le renforcement de l'efficacité du contrôle des exportations dans une Europe élargie et rappelle la nécessité de mener à bien l'évaluation par les pairs.

 

La première étape de l'évaluation par les pairs s'est achevée en juillet 2004.Elle a été menée à bien par des groupes de deux à trois pays qui ont examiné les législations nationales et leur mise en œuvre, afin de déterminer les meilleures pratiques de l'Union élargie.Les services de la Commission ont assuré la coordination de l'évaluation par les pairs et ont bénéficié du soutien d'un groupe d'étude qui a fait une analyse et formulé des recommandations fondées sur les rapports des groupes de pays.Le 13 décembre 2004, le Conseil a fait une déclaration qui contient les recommandations résultant de l'évaluation par les pairs et souligne l'importance que l'UE attache à un contrôle efficace des exportations, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières.

La mise en œuvre des recommandations faisant suite à l'évaluation par les pairs a été traitée en priorité par le groupe "Biens à double usage" du Conseil en 2005 et en 2006.

 

S'appuyant sur les travaux concernant la mise en œuvre des conclusions de l'évaluation par les pairs, tant au sein du groupe "Biens à double usage" que du groupe de coordination de l'article 18, et à la lumière des résultats des réunions de consultation avec les exportateurs, la Commission a présenté au Conseil, le 18 décembre 2006, une communication et une proposition de refonte du règlement du Conseil instituant un régime communautaire de contrôles des exportations de biens et technologies à double usage qui tient compte des recommandations issues de l'évaluation par les pairs et des résultats de l'étude d'impact réalisée par la suite, ainsi que des obligations des États au titre de la résolution 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Comme annoncé dans la communication susmentionnée, et sur la base des discussions menées en 2007 au sein du sous-groupe consacré aux nouvelles autorisations générales communautaires d'exportation (AGCE) du groupe "Biens à double usage", la Commission a présenté au Conseil, en décembre 2008, une proposition de nouvelles autorisations générales communautaires pour certains biens à double usage non sensibles destinés à certains pays non sensibles.La proposition porte sur six nouvelles AGCE.

 

b)      Meilleures pratiques arrêtées par les États membres dans le domaine des contrôles des exportations de biens à double usage.

 

        i) une liste de contrôle que les États membres peuvent utiliser pour comparer leurs méthodes actuelles de contacts réciproques avec les entreprises industrielles, afin de sensibiliser davantage les entreprises de l'UE aux contrôles d'exportation et de faire en sorte qu'elles apportent leur plein soutien et leur active coopération à la lutte contre la prolifération d'AMD, figurent dans un rapport du Conseil en date du 12 décembre 2005.

 

ii) 0003:FR:PDF">Recommandations en matière de meilleures pratiques concernant les éléments constitutifs d'un certificat communautaire d'utilisation finale

 

Conformément aux recommandations résultant de l'évaluation par les pairs réalisée en 2004, le Comité des représentants permanents a pris note, lors de sa réunion du 23 décembre 2008, des 0003:FR:PDF" target="_blank">recommandations en matière de meilleures pratiques concernant les éléments constitutifs d'un certificat communautaire d'utilisation finale,(approuvées par le groupe "Biens à double usage"), que les exportateurs qui sollicitent, auprès des autorités de leur pays, une autorisation d'exporter des biens à double usage (voir l'article 9, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 428/2009 du Conseil) devront, le cas échéant, présenter, dûment signé et estampillé.

 

Pour de plus amples informations, voir le site:

http://www.ec.europa.eu/comm/trade/issues/sectoral/industry/dualuse/index_en.htm

 

c) Action commune 2000/401/PESC relative au contrôle de l'assistance technique liée à certaines destinations finales militaires

Soumettant l'assistance technique liée aux armes de destruction massive à des contrôles, ce texte constitue une première étape vers l'harmonisation des contrôles sur les services liés aux biens à double usage.L'article 3 prévoit une deuxième étape en envisageant la possibilité de contrôler l'assistance technique liée à des destinations finales militaires conventionnelles et fournie dans des pays soumis à un embargo sur les armes décidé par l'Union européenne, l'OSCE ou le Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Source : http://www.consilium.europa.eu/eeas/foreign-policy/non-proliferation,-disarmament-and-export-control-/security-related-export-controls-i?lang=fr


 


Par Patrice Cardot - Publié dans : UE, UEO, OSCE, sécurité & défense
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