Méditerranée & Proche Orient

Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 23:15

Les ministres arabes des Affaires étrangères, réunis le 15 décembre au Caire pour un examen de la situation au Proche-Orient, portent une appréciation positive sur la déclaration du Conseil de l'UE à l'égard du Moyen Orient (cf. Conclusions du Conseil relatives au Moyen Orient (13 décembre 2010) ).

En particulier, ils saluent le fait que que l'UE affirme explicitement que la politique de colonisation israélienne, " y compris à Jérusalem-Est " est " illégale et contre-productive ".

Mais les membres de la " Commission ministérielle de suivi " arabe demandent à l'UE de mettre en application les principes qu'elle affirme. Ils demandent en fait au Quartette de réagir plus nettement contre toute atteinte aux principes et droits internationaux et souhaitent qu'une réunion conjointe (Quartette, comité de suivi arabe) ait lieu pour un examen circonstancié de la situation et d'en présenter les conclusions au Conseil de sécurité de l'ONU. Celui-ci aurait à tracer une ligne de conduite qui s'imposerait à Israël.

Les Etats-Unis sont appelés à dire aussi clairement que l'UE les limitesdu futur Etat palestinien pour lequel les pays arabes lancent un appel à la reconnaissance internationale. Aux Etats-Unis, il est demandé, sur base de cette procédure, de s'engager à ne pas entraver les efforts diplomatiques et à ne pas user de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU.

En l'état, " vu l'échec des tentatives américaines, le Conseil ministériel arabe affirme que la poursuite des négociations avec Israël n'est plus opportune ".

 

Source : Agence Europe

 

 

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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 00:51

A l’occasion du deuxième anniversaire du début de l’opération antiterroriste « Plomb Durci » dans la bande de Gaza, près de 500 jeunes de Sdérot, de Sdot Néguev, du conseil de Bné Shimon et des Kibboutzim de Shaar Hanéguev, se sont réunis pour exprimer leur appréciation aux soldats de Tsahal et pour les remercier. L’événement a commencé mercredi après-midi [1er décembre], dans le cadre des activités organisées par un nouveau projet, intitulé « Beayin yehoudit », « une optique juive ». Les participants ont préparé des centaines de colis pour les militaires en poste actuellement près de Gaza. 

Après la distribution des paquets, ils se sont tous rendus au Kibboutz Dorot pour une cérémonie au cours de laquelle une médaille a été décernée à la mère du premier soldat tué au début de l’opération, Dvir Emanuelof z’l. Les deux camarades de la victime, Liel Cohen et Shahaf Segalm qui ont été grièvement blessés dans les affrontements, ont également été décorés.

 

Source : http://www.israel7.com/2010/12/deuxieme-anniversaire-de-l%E2%80%99operation-%C2%AB-plomb-durci-%C2%BB/

 

Voir également à l'égard de cette opération :

 * http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/operation-plomb-durci-pourquoi-israel-a-choisi-ce-nom-de-code_728968.html

 * Regard sans complaisance sur le nouvel épisode du conflit israélo-palestinien

 * Poursuite des combats par Tsahal : 5 hypothèses passées au crible de l'analyse (1)

 * Poursuite des combats par Tsahal au Proche Orient : 5 hypothèses soumises au crible de l'analyse (2)

 * L'appel à la raison d'Erasme !

 

 

 

 

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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 22:04

Les dirigeants palestiniens ont imputé mercredi à " l'obstination israélienne " le renoncement de Washington à ses efforts pour obtenir un nouveau gel de la colonisation juive en territoire occupé.

Ils se demandent dès lors si les Etats-Unis, qui envisagent désormais un retour à des discussions de paix indirectes, seront jamais en mesure de les aider à obtenir l'indépendance.

Les Palestiniens voulaient un arrêt des nouveaux chantiers dans les colonies juives de Cisjordanie et à Jérusalem-Est avant d'accepter la reprise de discussions directes sur la création d'un Etat palestinien coexistant en paix avec Israël.

George Mitchell, émissaire de la Maison blanche, va effectuer une nouvelle visite au Proche-Orient la semaine prochaine, a annoncé le porte-parole du département d'Etat, P.J. Crowley. " Le sénateur Mitchell va retourner dans la région la semaine prochaine pour des consultations ", a dit Crowley.

Des responsables à Washington ont indiqué que les Etats-Unis envisageaient des discussions séparées avec les deux camps, soit un retour aux négociations indirectes qui ont rythmé la majeure partie de l'année dernière.

A l'instigation de Washington, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas ont eu trois séries d'entretiens directs en septembre. Mais Abbas les a interrompus à l'expiration, fin septembre, d'un moratoire israélien de dix mois sur de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée.

Israël a dénoncé cet exigence d'un gel de la colonisation juive comme une condition préalable qui n'avait jamais été avancée au cours des vingt dernières années de processus de paix.

Netanyahu a en outre reproché à Abbas d'avoir tardé à s'asseoir à la table de négociation après l'annonce de ce moratoire, en novembre 2009. Le président palestinien exigeait qu'il porte aussi sur Jérusalem-Est, ce qu'a refusé son interlocuteur israélien.

Revers pour Obama

L'annonce par Washington d'un retour à des discussions indirectes constitue un gros revers pour le président Barack Obama, qui avait jugé " vital pour la sécurité nationale " qu'un accord de paix soit signé dans un délai d'un an, juge Yasser Abed Rabbo.

Ce proche collaborateur d'Abbas a imputé ce changement de pied américain à l' " obstination israélienne ". Pour sa part, le Hamas en a conclu à l'échec du processus de paix et a invité Abbas à mettre fin définitivement aux négociations.

Pour Catherine Ashton, Haute Représentante de la diplomatie européenne, l'actuelle coalition israélienne dominée par la droite n'était pas en mesure de proroger le moratoire sur la colonisation, dont elle a rappelé qu'elle était illégale et nuisible aux efforts de paix.

L'échec des Etats-Unis aura " un coût pour eux dans la région ", prédit Samih Chahib, politologue à l'université de Bir Zeït, près de Ramallah. " Leur crédibilité est devenue très faible auprès des Palestiniens et des Arabes. "

Mark Regev, porte-parole du gouvernement israélien, a assuré qu'Israël restait déterminé " à poursuivre l'effort en cours pour parvenir à un accord de paix historique avec les Palestiniens ".

Zvi Hauser, collaborateur de Netanyahu, a déclaré à la radio israélienne qu'il ignorait en quoi consisterait la prochaine étape. Mais, a-t-il ajouté, " apparemment les choses seront menées à ce stade via un canal indirect ".

Des responsables américains ont énuméré mardi trois raisons pour ne plus tenter d'obtenir un nouveau moratoire: le refus d'Israël d'arrêter les chantiers à Jérusalem-Est, l'absence probable de progrès en cas de prorogation pour seulement quelques mois et l'ampleur des contreparties américaines à Israël: la livraison de 20 chasseurs F-35, d'une valeur de trois milliards de dollars.

Quant à l'Union européenne, ce ne sont pas les quelques millions d'euros qu'elle consent à l'Autorité palestinienne chaque année qui équilibre, aux yeux de palestiniens qui se sentent abandonnés dans leurs revendications politiques et territoriales les plus légitimes par des Européens qu'ils jugent quelquepeu "alignés", les bénéfices substantiels qu'Israêl sait tirer du statut réhaussé dont elle jouit en Europe sans avoir à satisfaire en contrepartie quelques conditionnalités politiques que ce soit.

 

Source : Reuters

 

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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 08:54

Le parlement israélien a adopté lundi un texte prévoyant l'organisation éventuelle d'un référendum sur tout accord de paix avec des voisins arabes impliquant des concessions territoriales de la part d'Israël.

Aux termes de cette loi, soutenue par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, les Israéliens seraient invités à se prononcer sur tout traité impliquant un abandon de terres annexées par leur pays si le traité en question n'a pas été approuvé à la majorité des deux-tiers du parlement. Le référendum devrait être organisé dans un délai de 90 jours après le vote du parlement.

Ce texte, adopté par 65 voix contre 33 au terme de sept heures de débat, concerne tout accord au sujet de territoires déjà annexés tels que Jérusalem-Est ou le plateau du Golan.

La mesure ne s'applique pas à la Cisjordanie mais des alliés de Benjamin Netanyahu ont exprimé l'intention de l'étendre tout de même aux éventuels accords relatifs à ce territoire palestinien.

Pour ses détracteurs, ce texte risque de compliquer un peu plus les négociations de paix directes avec les Palestiniens, déjà plongées dans l'impasse en raison du refus israélien de prolonger un moratoire sur les constructions dans les colonies de Cisjordanie.

Certains observateurs jugent en revanche qu'il peut offrir à Benjamin Netanyahu un cadre législatif solide pour obtenir l'adoption d'éventuels accords de paix. Le Premier ministre israélien dirige une coalition au sein de laquelle dominent les partisans de la colonisation.

Saëb Erekat, le principal négociateur palestinien, a dénoncé cette initiative et invité la communauté internationale à reconnaître en réaction un Etat palestinien sur l'ensemble de la Cisjordanie occupée par Israël en 1967.

Les dirigeants palestiniens, qui souhaitent aussi soumettre tout accord de paix avec Israël à référendum, revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale d'un futur Etat en Cisjordanie.

Marge de manoeuvre

Israël considère la ville comme sa capitale indivisible et il pourrait s'avérer difficile de convaincre une majorité d'Israéliens de renoncer à ne serait-ce qu'une partie de Jérusalem.

Dans un communiqué, Benjamin Netanyahu a salué l'adoption de ce texte. Selon lui, l'organisation d'un référendum vise à " limiter les polémiques et les tensions ".

Il a en outre prédit que les Israéliens " soutiendr(aient) tout accord de paix répondant aux intérêts nationaux et aux impératifs de sécurité pour Israël ".

Pour Saëb Erekat, Israël doit se retirer de toutes les terres occupées quel que soit le vote de sa population. Il a qualifié l'adoption de ce texte de " tentative israélienne de travestir son oppression du peuple palestinien en exercice de la démocratie israélienne ".

Certains observateurs israéliens jugent cependant qu'un référendum offrirait à Benjamin Netanyahu une plus grande marge de manoeuvre face aux mouvements d'extrême-droite. Ceux-ci s'opposent à toute renonciation à des territoires de Cisjordanie sur lesquels ils revendiquent un droit biblique.

Ces experts rappellent ainsi que l'opinion publique israélienne a massivement soutenu les accords de paix avec l'Egypte en 1979 et avec la Jordanie en 1994, malgré les concessions territoriales qu'ils impliquaient.

" Les avantages d'un référendum pourraient l'emporter sur les inconvénients. Netanyahu pourrait s'en servir pour obtenir un plus large soutien à un accord de paix ", a commenté Orit Galili-Zucker, politologue à l'université Bar-Ilan près de Tel Aviv.

Tamir Sheafer, politologue à l'Université hébraïque de Jérusalem, juge en revanche que cette initiative ne fait que renforcer l'impasse diplomatique.

Selon lui, les responsables politiques d'extrême-droite ont orchestré " une manoeuvre tactique destinée à rendre encore plus difficile tout progrès des négociations ".

 

Source : Reuters

 

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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 15:59

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté dimanche à son gouvernement un plan américain en cinq points destiné à relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes.

De retour de New York où il a eu vendredi de longues discussions avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, Netanyahu a convoqué ses ministres afin qu'ils prennent connaissance du plan.

Celui-ci préconise notamment un gel de 90 jours des constructions dans les colonies de peuplement juives et comporte l'engagement de ne pas chercher à prolonger cette phase de gel.

Le plan stipule en outre que Washington prévoit pour Israël plusieurs garanties en matière de sécurité pour le cas où un accord de paix serait signé, et la fourniture d'avions de guerre.

Les Etats-Unis s'engageraient enfin à opposer leur veto au Conseil de sécurité de l'Onu à toute tentative ayant pour visée d'"imposer un règlement politique à Israël".

" J'insisterai sur le fait que dans toute proposition, les besoins de sécurité d'Israël seront pris en compte, à la fois dans le très court terme et concernant les menaces qui nous attendent dans les dix ans à venir ", a déclaré Netanyahu avant le conseil des ministres.

Selon les confidences d'un membre de l'entourage du Premier ministre, le plan américain comporterait " des éléments positifs ". Et il existerait une majorité étroite au sein du cabinet de sécurité de Netanyahu, ont indiqué des sources politiques israéliennes, pour approuver l'offre de Washington.

Les négociations de paix directes israélo-palestiniennes, relancées le 2 septembre, ont échoué quelques semaines plus tard, Israël refusant de proroger un moratoire sur les constructions de nouveaux logements, qui avait expiré fin septembre.

Avantage militaire qualitatif

Le plan américain, présenté par Clinton à Netanyahu précise-t-on de source diplomatique, pourrait permettre au Premier ministre israélien de convaincre son gouvernement majoritairement favorable aux colons juifs d'accepter un nouveau moratoire, considéré comme une condition incontournable à une reprise des négociations.

Nabil Abdou Rdaïnah, porte-parole du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a constaté qu'il n'y avait eu aucune annonce officielle concernant un nouveau gel des colonies.

" Il n'y aura d'engagement officiel palestinien que lorsque le président Abbas aura été informé officiellement par l'administration américaine de ce qui se passe entre elle et les Israéliens ", a-t-il déclaré à Reuters.

Aux termes du plan américain, Israël " proclamerait une suspension additionnelle des constructions " en Cisjordanie " pour 90 jours ". Tous les projets lancés depuis la fin du précédent moratoire seraient gelés. Mais ce nouveau moratoire ne concerne Jérusalem-Est, annexé par Israël et dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur éventuel futur Etat.

" Les Etats-Unis s'engageront à ne pas demander ensuite une nouvelle extension de la suspension des constructions ", a précisé la source diplomatique, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

L'administration Obama demanderait par ailleurs au Congrès d'approuver la mise à disposition de l'armée israélienne d'avions de guerre sophistiqués d'une valeur de trois milliards de dollars permettant à l'Etat juif " de conserver son avantage (militaire) qualitatif " dans la région, ajoute-t-on.

Les Etats-Unis s'engageraient enfin à opposer leur véto à toute résolution de l'Onu jugées anti-israélienne.

 

Source : Reuters

 

 

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