Sociétés et Cultures

Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 09:59

La fécondité a augmenté ces dernières années dans l'Union européenne, l'Irlande et la France enregistrant les taux les plus élevés en 2009, et l'espérance de vie s'est accrue, selon un rapport publié vendredi par l'institut européen des statistiques, Eurostat.

Le taux de fécondité a recommencé à augmenter dans l'UE en 2003, après avoir fortement baissé entre 1980 et le début des années 2000. Il est passé de 1,47 enfant par femme en 2003 à 1,60 en 2008, souligne ce "Rapport 2010 sur la démographie".

Sur la période 2003-2009, le taux de fécondité a augmenté dans tous les pays de l'UE, à l'exception du Luxembourg, de Malte et du Portugal.

Les plus fortes hausses ont été observées en Bulgarie (de 1,23 enfant par femme en 2003 à 1,57 en 2009) et en Slovénie (de 1,20 à 1,53).

En 2009, c'est l'Irlande (2,07 enfant par femme), la France (2,00), le Royaume-Uni (1,96 en 2008) et la Belgique (1,84) qui ont enregistrés les taux les plus élevés.

Les plus faibles ont été observés en Lettonie (1,31 enfant), en Hongrie et au Portugal (1,32 chacun) ainsi qu'en Allemagne (1,36).

Autre grande tendance: au cours des cinquante dernières années, l'espérance de vie à la naissance a augmenté dans l'UE d'environ 10 ans, tant pour les femmes que pour les hommes. Elle a atteint 82,4 ans pour les femmes et 76,4 ans pour les hommes en 2008.

En 2009, elle était la plus élevée pour les femmes en France (85,1 ans, contre 81,7 ans en 1993), en Espagne (84,9 ans) et en Italie (84,5 ans en 2008).

Pour les hommes, elle était la plus élevée en Suède (79,4 ans), en Italie (79,1 ans en 2008) ainsi qu'en Espagne et aux Pays-Bas (78,7 ans chacun).

Par ailleurs, l'immigration a été ces dernières années le principal moteur de croissance de la population dans la plupart des pays, selon ce troisième rapport sur la démographie en Europe.

Entre 2004 et 2008, de 3 à 4 millions d'immigrants se sont installés dans l'UE chaque année.

En 2010, 32,4 millions d'étrangers vivaient dans un Etat de l'Union européenne (soit 6,5% de la population totale), dont 12,3 millions étaient des citoyens d'un pays de l'UE vivant dans un autre Etat membre.

En 2010, les plus grands nombres de citoyens étrangers étaient recensés en Allemagne (7,1 millions de personnes), en Espagne (5,7 millions), au Royaume-Uni (4,4 millions), en Italie (4,2 millions) et en France (3,8 millions).

 

Source : Le Point.fr

 

NDLR Regards-citoyens :

 Si la fécondité et l'espérance de vie augmentent en Europe, c'est également le cas, hélas, de la précarité, de l'exclusion, de la pauvreté, du chômage des jeunes et des moins jeunes, des maladies invalidantes, ainsi que de la défiance à l'égard des élites politiques, de l'économie, du projet européen, de la mondialisation et du progrès technologique !

Bonne chance aux (futurs) nouveaux-nés !

 

 

 

Par Louis Le Funeste - Publié dans : Sociétés et Cultures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 16:36

Le livre d'Esther est un livre de la Bible hébraïque, ou Tanakh, repris parmi les Livres historiques de l'Ancien Testament. Dans la tradition juive, il se présente sous la forme d'un rouleau de parchemin (Meguilat Esther).

 Contexte historique

En 587 av. J.-C., les Babyloniens détruisent le royaume de Juda. Nabuchodonosor II fait alors déporter à Babylone l'élite judéenne et détruit le temple de Jérusalem. Un demi siècle plus tard, en 539, Babylone est prise par le roi Perse Cyrus. L'autorisation est alors donnée aux exilés de retourner en Judée pour s'y réinstaller et reconstruire le temple. Ce mouvement de retour en «terre sainte» qui débuta sous Cyrus le Grand et se poursuivit sous celui de ses successeurs notamment Darius le Grand, ne fut cependant pas général et de nombreux Juifs continuèrent à vivre en diaspora dans l'empire perse bénéficiant ainsi de la politique tolérante des souverains achéménides inaugurée par Cyrus le Grand et poursuivie jusqu'à la défaite de Darius III devant Alexandre le Grand (en 330). Le récit d'Esther est placé à la cour du roi de Perse.

Auteur du livre

La rédaction du Livre d'Esther est traditionnellement attribuée à Esdras, auteur présumé des textes de loi qui donnèrent à la communauté juive de Jérusalem sa cohésion religieuse et nationale. Flavius Josèphe et Clément d'Alexandrie soutiennent cette attribution, le personnage ayant vécu en Perse. Cependant, l'œuvre reste anonyme et la date de sa rédaction est discutée.

 Résumé succinct

Les chapitres 1 et 2 racontent comment Esther, cousine et fille adoptive d'un Judéen appelé Mardochée, fut choisie comme reine de Perse à cause de sa beauté. Le chapitre 3 expose comment Haman, fonctionnaire principal à la cour du roi, offensé par le comportement de Mardochée, obtint un décret pour mettre à mort la diaspora judéenne de l'empire. Les chapitres 4 à 10 racontent comment Esther révéla son appartenance ethnique au roi et, avec son cousin, obtint les pleins pouvoirs contre leurs ennemis et leur extermination.

Commémorations juives

Le Livre d'Esther institue une commémoration mémorielle éternelle : "ces jours ne devaient pas être effacés du milieu des Juifs, ni leur souvenir disparaître de leur postérité". Les Juifs accomplissent ce devoir de mémoire en fêtant chaque année les Pourim, le 14 du mois d'Adar. La célébration consiste notamment en deux lectures publiques de l'intégralité du texte de la Meguilat Esther (le rouleau de parchemin) le soir et le lendemain matin de la fête.

Historicité du récit

La valeur historique du récit est depuis longtemps objet de polémique. Depuis le XVIIIe siècle, des universitaires ont affirmé qu'aucun détail vérifiable mentionné dans le Livre d'Esther ne pouvait être corrélé avec ce que les sources classiques nous apprennent de l'histoire perse. Ils ont également souligné que nombre d'évènements décrits étaient invraisemblables ou improbables et en ont tiré la conclusion que cet ouvrage est une fiction. Les auteurs traditionalistes, essentiellement des exégètes religieux, ont maintenu leur soutien à la valeur historique du récit.



 Pour en savoir plus sur le récit lui-même : http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d%27Esther



Source : Wikipedia

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Sociétés et Cultures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 17:04

L'enquête d'opinion réalisée par l'IFOP pour le quotidien Le Monde en décembre 2010 qui a pour intitulé " regard croisé franco-allemand sur l'Islam " (cf. Regard croisé France/Allemagne sur l’Islam : une enquête d'opinion de l'IFOP pour Le Monde ) suscite un certain nombre de commentaires.

Tout en reconnaissant le professionnalisme de ceux qui l'ont réalisée comme l'intérêt de la photographie qu'offre une telle enquête de l'état, à un instant donné, peu après le Ramadan, peu avant Noël, du regard des sociétés française et allemande sur des populations musulmanes d'Europe que personne ne connait suffisamment pour s'autoriser une opinion définitive à leur endroit, j'ai été non seulement surpris, et même, passablement déçu, de la manière dont une société comme la société française pouvait avoir évolué sur une question de société qui est devenue un sujet de polémiques, en raison notamment, ne nous voilons pas la face, d'un matraquage particulièrement soigné de la part des 'faiseurs d'opinion' depuis le début des années 2000 apr-s qu'il l'ai été tout autant au début des années 80 ! Ce qu'illustre, et de quelle triste manière, l'enquête évoquée ici !

Or, l'IFOP tente ici de décrypter une réalité "sociétale" à partir d'une analyse de mots et de concepts dont le sens fait toujours pleinement débat, par maqnue d'éducation et de culture, pour ne pas dire plus ..., ce qui participe, par le flou des données en jeu, à introduire une incertitude et une imprécision sur les informations produites qui requièrent alors un traitement d'une complexité trop forte pour qu'on puisse en dégager des enseignements dignes de confiance et de publication dans des médias "sérieux" (pour les techniques et méthodes appropriées voire les travaux publiés par la communauté internationale, notamment dans le cadre de l'IPMU : http://ipmu.lip6.fr/)

J'ai beau cherché dans le chapitre introductif exposant la méthodologie retenue, je ne trouve aucune définition d'un terme pourtant clé dans cette étude, celui d' " intégration " !

Un autre terme joue un rôle tout aussi clé dans cette enquête, celui de " menace ", un terme évocateur de présupposés et d'intentionnalités non ambigues, et là encore, aucune définition n'est proposée au sondé comme à celui qui prend connaissance des résultats obtenus auprès d'échantillons représentatifs.

Des SDF, des drogués, des repris de justice, des responsables de conflits d'intérêt à répétition, des chômeurs, etc. seraient-ils "intégrés" ou "menaçants" aux yeux des sondés ?

Qui osera demander aux musulmans de France ce qu'ils pensent de cette enquête qui tend à accréditer cette image d'une France islamophobe ?

Qu'aurait donné une enquête identique sur le 'judaïsme' après l'arrivée en France des "pieds noirs" séfarades en provenance d'Afrique du Nord au début des années 60, dont nombre d'entre eux occupent aujourd'hui des fonctions importantes, y compris dans cet univers si singulier des faiseurs d'opinion ?

A qui peut bien profiter ce type d'enquête ?

Doit-on moraliser l'utilisation des études d'opinion comme le proposent les sénateurs UMP et PS réunis ?

La dignité des Français et des Françaises est de plus en plus souvent écornée par des enquêtes d'opinion et des investigations journalistiques dont on ne perçoit pas bien les véritables motivations.

Que des journalistes intrigués enquêtent sur la manière dont Google associe les requêtes émanant d'internautes français à l'égard de personnalités politiques, du monde du spectacle, des médias, ou de l'univers économique (cf. à cet égard l'article d'Emmanuelle Anizon - cf. ”Et François Hollande, il est juif ?”, par Emmanuelle Anizon (Télérama n° 3171) - ou encore l'article remarquable de Stéphane Foucart intitulé 'Juif, Une requête très française', publié dans la version papier du quotidien Le Monde mais qui, prudemment, n'a pas été mis en ligne sur le site LeMonde.fr) n' évidemment rien de critiquable en soi !

Mais quand on y réfléchit un peu plus profondément, on est porté à se demander si, au final, ce type d'enquêtes à répétition qui, de facto,  suggèrent une certaine stigmatisation  d'une nation bigarrée, plurielle, multiculturelle, ne participent à nourrir le mal qu'elle dénonce !

Informer à tout prix, quand bien même l'information diffusée est de nature à stimuler, peu ou prou, une rupture profonde de la Nation, est-ce bien là la marque d'une "république irréprochable", qu'elle soit allemande ou française ?

Est-ce politiquement "responsable", moralement "neutre", et philosophiquement "humaniste" que de souligner à force statistique les travers d'une population en proie à des manoeuvres politiques autant qu'à des difficultés économiques et sociales porteuses de troubles identitaires ?

Si ces enquêtes nous renseignent quelquepart sur l'état de la société française, c'est d'abord sur l'état de cette "France d'en haut" qu'elle nous livre les informations - et les confirmations - les plus inquiétantes ! Cette "france d'en haut" qui navigue non seulement à vue, et même à courte vue, mais surtout avec une vue de plus en plus basse et de plus en plus vile ! Cette "france"-là devrait s'interroger sur ce que signifie le service de la France (cf. " Servir la France '' !).

Prions et, surtout, agissons pour que le ciel ne finisse pas par nous tomber sur la tête !

Les poitrines qui se bombent aujourd'hui en jouant avec le feu s'en trouveraient terriblement meurtries !

Alors que les sociétés arabo-musulmanes manifestent avec cette dignité et ce courage qui nous font tant défaut dans nos sociétés où tout est consommable sans modération aucune, pour donner force et droit à leurs aspirations démocratiques, coupler la liberté d'informer et la responsabilité d'informer "juste" est devenu une impérieuse nécessité de ce côté-ci de la Méditerrannée !

 

Voir également :

 * Le vocable d'islamisme recouvre une variété de courants

 * La peur de l’islam - Bat Ye’or et le spectre de l’ « Eurabie » (Ivan Jablonka)

 * Mohammed Arkoun et le défi critique de la raison islamique, par Mohammed Chaouki ZINE (nouvelle édition)

 * Mohammed Arkoun, l'islam éclairé (Le Monde des religions)

 * Xénophobie, Racisme, Antisémitisme, Islamophobie : Prenons garde ! - nouvelle édition -

 * De la place de la laïcité dans l'Union européenne !

 * Du décalogue !

 * A quoi rêve la jeunesse mondiale ?, par Benoît Vitkine (Le Monde)

 * Edgar Morin : "Les nuits sont enceintes et nul ne connaît le jour qui naîtra" (Le Monde)

 * De Tunis au Caire et jusqu'à Paris, s'indigner, résister et créer : la vidéo (Mediapart)

 * Comment réagir aux propos xénophobes, racistes, homophobes, antisémites ...

 * "Dix stratégies de manipulation", de Noam Chomsky

 

  

 

Par ERASME - Publié dans : Sociétés et Cultures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 07:53

L'IFOP a réalisé pour le quotidien Le Monde, en décembre 2010, une enquête d'opinion intitulée " Regard croisé France/Allemagne sur l’Islam ".

Cette enquête, dont nous mettons les résultats à la disposition du lecteur avec l'aimable autorisation de l'IFOP, respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage.

Les enseignements qu’elle indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

Les résultats de l'enquête : FDJF 1-28921 FDJF 1-28921

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Sociétés et Cultures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 18:18

Les analystes et responsables politiques qui s'inquiètent des perspectives d'arrivée au pouvoir des islamistes en Egypte ou en Tunisie devraient surtout s'interroger sur le sens du mot islamisme, qui recouvre divers courants dont les leaders professent des intentions différentes.

L'islamisme peut être défini comme une idéologie qui invoque l'islam à des fins politiques. Mais le sens du mot islamiste est si large que le terme s'applique aussi bien à la théocratie chiite anti-occidentale d'Iran qu'au gouvernement sunnite démocratiquement élu en Turquie qui frappe à la porte de l'Union européenne.

Politiquement chargé de sens, le mot islamisme peut aussi évoquer l'action délibérément ultra-violente de la mouvance d'Al Qaïda d'Oussama ben Laden, que de nombreux islamistes affichés disent rejeter, en prônant une action conforme aux préceptes de la religion du Prophète dans un strict cadre légal.

" Il faut distinguer entre des doses diverses de politique et d'islam ", analyse le commentateur Mustafa Akyol du quotidien istanbuliote Hurriyet Daily News. " Un parti peut s'inspirer des valeurs de l'islam tout en acceptant un Etat laïque ", fait-il valoir.

L'Iran à un extrême du spectre

Pour Noah Feldman, expert de la charia - la loi islamique - à l'université de Harvard, la participation de partis islamistes au jeu démocratique peut modifier leur nature, comme c'est le cas de l'AKP turc, qui plonge ses racines dans l'islamisme militant prônant un Etat islamique mais était parvenu au pouvoir en 2002 en omettant de prôner un tel Etat.

" Une fois au pouvoir, vous ne pouvez plus vous reposer sur des slogans ou une idéologie pour recueillir les suffrages, il faut produire des résultats ", dit Feldman, en notant que le parti du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a " accompli de ce point de vue un travail extraordinaire ".

Les Frères musulmans égyptiens et les islamistes tunisiens du mouvement Ennahda (La Renaissance) n'ont pas pour le moment été confrontés aux contraintes du pouvoir. La sincérité de leur engagement envers la démocratie n'a donc pas encore été mis à l'épreuve.

Leurs programmes respectifs dénotent toutefois une approche du pouvoir plus modérée que celles du Hamas à Gaza, du Hezbollah au Liban et du parrain de celui-ci, l'Iran des ayatollahs, qui, à l'extrémité la plus intégriste du spectre de l'islamisme a promu la hiérarchie religieuse en pouvoir politique ultime.

Dans la République islamique iranienne, qui a supplanté le régime impérial du chah en 1979, le guide suprême détient plus de pouvoirs que le chef de l'Etat, pourtant élu: c'est Ali Khamenei qui nomme les chefs de l'armée, les responsables du système judiciaire et le Conseil des tout-puissants gardiens de la Révolution.

Les "Frères" au centre du spectre

Le Hamas et le Hezbollah sont inscrits sur la liste noire américaine des groupes terroristes, non pas parce qu'ils sont islamistes, mais parce qu'ils prônent la lutte armée, surtout contre Israël.

Au centre du spectre de l'islamisme se situent toute une variété de partis qui sont aussi actifs politiquement que les régimes politiques dans lesquels ils évoluent le permettent. Mais ils ont en commun leur activisme dans les domaines sociaux et caritatifs, en conformité avec les préceptes islamiques, ce qui leur assure un niveau important de popularité.

L'organisation des Frères musulmans égyptiens, fondée en 1928, est le plus ancien d'entre eux. Après avoir d'abord milité pour l'établissement d'un Etat islamique, la confrérie a édulcoré son idéologie ces dernières décennies. Le régime d'Hosni Moubarak l'a interdit en tant que parti mais a toléré ses activités.

En tant que mouvement d'opposition le mieux structuré, la confrérie devrait jouer un rôle incontournable dans l'Egypte d'après-Moubarak mais, échaudée par les répressions impitoyables dont elle a été victime dans le passé, elle s'efforce de ne pas se mettre en avant et a renoncé par avance à présenter un candidat au prochain scrutin présidentiel.

Akbar Ahmed, professeur de civilisations islamiques à l'American University de Washington, dit douter que les "Frères" cherchent à détourner la révolution égyptienne pour mettre sur pied une théocratie. Pour cet enseignant d'origine pakistanaise, " une révolution à l'iranienne n'est pas possible dans un pays sunnite ", car le clergé y joue un moindre rôle qu'en terre chiite.

L'AKP le plus modéré du spectre

En Tunisie, où il vient de revenir après 20 ans d'exil à Londres, le chef historique d'Ennahda, Rachid Ghannouchi, prône de longue date une politique encore plus libérale que celle de ses "frères" égyptiens. Contrairement à eux, par exemple, il n'exclut pas qu'une femme où un non-musulman devienne chef de l'Etat.

L'extrémité la plus modérée du spectre islamiste est dominée par l'AKP (Parti pour la justice et le développement) turc, qui est devenu le modèle pour les partis confessionnels d'autres pays souhaitant concilier foi et démocratie.

Elu depuis 2002, Tayyip Erdogan s'est concentré davantage jusqu'à présent sur la libéralisation de l'économie turque que sur l'islamisation de la société, que souhaite la frange la plus conservatrice de son électorat et que lui reprochent ses adversaires politiques et militaires du camp laïque.

Les opposants de l'AKP l'accusent de nourrir un agenda islamiste caché. Le parti prévoit d'amender la Constitution turque s'il obtient un troisième mandat à la faveur des élections législatives en juin, mais face à ces critiques dément envisager de toucher aux principes laïques de l'Etat.

Les précurseurs de l'AKP étaient plus radicalement islamistes, mais Erdogan a transformé le mouvement islamiste turc, dont l'armée à brisé les reins, en un parti islamo-conservateur présentable qu'il compare souvent à l'équivalent musulman des partis démocrates-chrétiens européens.

" L'islam ne peut être séparé de la politique, mais il doit être séparé de l'Etat. Un parti peut s'inspirer de l'islam tout en évoluant dans un système démocratique ", estime le chroniqueur turc Mustafa Akyol.

 

Source : Reuters

 

Par ERASME - Publié dans : Sociétés et Cultures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

Conseils de lecture

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés