Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 19:39

Présentation et compétences

Cette commission est compétente pour les questions ayant trait :
1.    aux aspects institutionnels du processus d'intégration européenne, notamment dans le cadre de la préparation et du déroulement des conventions et conférences intergouvernementales ;
2.    à la mise en œuvre du traité UE et à l'évaluation de son fonctionnement ;
3.    aux conséquences institutionnelles des négociations d'élargissement de l'Union européenne ;
4.    aux relations interinstitutionnelles, y compris l'examen des accords interinstitutionnels visés à l'article 127, paragraphe 2, du règlement, en vue de leur approbation par le Parlement ;
5.    à la procédure électorale uniforme ;
6.    aux partis politiques au niveau européen, sans préjudice des compétences du Bureau ;
7.    à la constatation de l'existence d'une violation grave et persistante par un État membre des principes communs aux États membres ;
8.    à l'interprétation et à l'application du règlement du Parlement, ainsi qu'aux propositions de modification du règlement.
Liste de ses membres : http://www.europarl.europa.eu/activities/committees/membersCom.do?language=FR&body=AFCO
Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 19:05
En France, en l'état actuel des dispositions de la Constitution de la Vème République française, l'élection qui prime sur toute aute est celle du Président de la République au suffrage universel direct.

Il lui revient ensuite de dissoudre l'Assemblée nationale afin de procéder à son renouvellement et au lancement d'une nouvelle législature.

Puis, tenant compte des résultats de cette élection législative, il s'emploie à rechercher et à nommer un Premier ministre. 

Lorsqu'un nouveau Premier ministre est désigné par le Président de la République, il se voit lui-même immédiatement placé devant trois exigences incontournables :
  - composer un gouvernement et le soumettre au Président de la République qui l'approuve,
  - arrêter, en concertation avec ce gouvernement et le cabinet présidentiel, un programme gouvernemental sur la base des grandes orientations que lui a fixées le Président de la République,
  - rédiger le texte du discours de politique générale qu'il devra prononcer devant le Parlement.

Ces exigences sont naturellement les mêmes dans les autres Etats démocratiques, notamment en Europe.

Eu égard à l'analogie du rôle et des pouvoirs qui devraient assignés au futur Président de la Commission européenne, dans le contexte politique, institutionnel et fonctionnel nouveau qui résultera de la mise en oeuvre (de plus en plus probable) du traité de Lisbonne, et de ceux d'un Premier ministre, quand bien même le futur Président stable du Conseil européen ne sera pas issu d'un scrutin démocratique direct ni investi des pouvoirs d'un Président d'un Etat comme la France, il pourrait apparaître curieux qu'on exige de sa nomination / désignation qu'elle ne procède pas de la même méthode autant que des mêmes exigences.

Dans une telle perspective, quelques interrogations semblent légitimes : 

Pourquoi cette désignation / nomination du Président de la Commission européenne ne vient-elle pas à la suite de la désignation par les Chefs d'Etat et de Gouvernement du futur Président stable du Conseil européen ?

Parmi les éléments de réponse qui peuvent être apportés à une telle interrogation, il en est un particulièrement simple à comprendre : le Président de la Commission européenne étant membre de droit du Conseil européen, il doit être nécessairement connu et en place pour que le Conseil européen puisse procéder à la désignation de son Président stable ! 

Pourquoi le Président de la Commission européenne désigné par le Conseil européen est-il tenu de se présenter devant le Parlement européen pour obtenir l'approbation de celui-ci avant même d'avoir composé son Collège et établi de manière collégiale avec lui et le Conseil européen, à défaut de son seul Président stable, le programme politique qu'il aura obligation institutionnelle de soumettre au vote du Parlement alors même que ce programme n'engagera pas seulement la Commission qu'il aura l'honneur et la responsabilité de présider mais toutes les institutions de l'Union qui seront tenues de s'y plier pendant la durée de leur mandat ?

Cette question est plus délicate. Pour autant, elle n'en est pas moins légitime et pertinente.

Elle figure dans le tableau très argumenté que dresse Jean-Guy Giraud dans son article intitulé 
Vers une nomination groupée de tous les nouveaux responsables de l'UE sous l'égide du Traité de Lisbonne ?

J
e vous laisse le soin d'y réfléchir et d'y apporter vous-même vos propres éléments de réponse.
Par Patrice Cardot - Publié dans : Regards-citoyens.com analyse et propose
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 18:18
Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 07:44

La Commission européenne a adopté le 15 juillet son rapport annuel, pour 2008, sur la protection des intérêts financiers des Communautés et la lutte contre la fraude, qui montre que le nombre d'irrégularités a augmenté dans plusieurs domaines (Fonds structurels, Fonds de cohésion, Fonds de préadhésion, dépenses directes) et  diminué en ce qui concerne l'agriculture et les ressources propres. Le nombre total d'irrégularités relatives aux dépenses est passé de 6047 en 2007 à 6595 en 2008. En revanche, l'impact financier estimé des irrégularités a diminué, passant de 1, 024 milliard d'euros en 2007 à 783,2 millions d'euros en 2008. Il a diminué dans tous les secteurs, excepté pour les dépenses directes et les Fonds de préadhésion. En ce qui concerne les Fonds de préadhésion, la Commission relève que le nombre de nouveaux cas et les montants concernés n'ont jamais été aussi élevés.

Ressources propres traditionnelles. Le nombre de cas d'irrégularités communiqués en 2008 a diminué de 12,5 % par rapport à 2007 (5344 cas en 2008 contre 6097 en 2007), pour un montant estimé inférieur de 12,5 % (351 millions d'euros en 2008 contre 401 millions en 2007). Les soupçons de fraude ont représenté environ 20 % des cas d'irrégularités communiqués, pour un impact financier estimé à 75 millions d'euros, soit environ 0,46 % du total des ressources propres en 2008 (contre 130,78 millions d'euros, soit environ 0,81 % des ressources propres en 2007). Il s'agit ici de communications de soupçons de fraude, et non de cas confirmés par les tribunaux. L'impact financie réel ne peut être mesuré qu'au terme de la procédure judiciaire.
Les marchandises les plus touchées ont été, comme les années précédents, les téléviseurs et écrns d'ordinateurs, ainsi que le tabac. Les provenances les plus fréquentes sont la Chine, le Japon et les Etats-Unis.

Dépenses agricoles. Le nombre de cas d'irrégularités communiqués en 2008 dans le domaine agricole (Fonds européen agricole de garantie et Fonds européen agricole pour le développement rural) a baissé de 27 % (1 133 cas contre 1 548 en 2007). Le montant concerné (102, 3 millions d'euros, soit 21 % environ du total des dépenses, sans les avances, pour le secteur agricole) a chuté de 34 %. Les soupçons de fraude ont représenté environ 7 % des cas d'irrégularités communiqués, pour un impact financier estimé à 4 millions d'euros, soit 0,01 % du total des crédits en 2008 (contre 44,8 millions d'euros, soit environ 0,1 % du total des crédits en 2007). Les montants les plus élevés ont concerné les fuits et les légumes, le développement rural (période de programmation 2000 - 2006) et le secteur vitivinicole. L'Espagne (245 cas, pour 14,9 millions d'euros), l'Italie (211 cas, pour 53,9 millions), la France (129 cas, pour 11,7 millions) sont les pays qui ont communiqué le plus d'irrégularités.

Actions structurelles. Le nombre de cas d'irrégularités communiqués en 2008 concernant les fonds structurels et le Fonds de cohésion a augmenté de 6,7 % (4 007 cas en 2008 contre 3756 cas en 2007). Leur impact financier estimé (588, 2 millions d'euros, soit environ 1,25 % des crédits d'engagement) a diminué de 27 %. Les soupçons de fraude ont représenté environ 7,4 % des cas d'irrégularités communiqués, ont un impact financier estimé à 57 millions d'euros, soit 0,11 % du tital des crédits d'engagement (contre 141 millions d'euros, soit 0,31 %, en 2007). Comme les années précédentes, le plus grand nombre d'irrégularités communiquées concernait le FEDER (Fonds européen de développement régional) et le FSE (Fonds social européen), pour environ 88 % des irrégularités.

Fonds de préadhésion. Le nombre de cas d'irrégularités communiqués en 2008 au sujet des fonds PHARE, SAPARD et ISPA et, à partir de 2008, au sujet de CARS, d ela facilité transitoire et de l'aide de préadhésion en faveur de la Turquie, a augmenté de 58 % (523 cas en 2008 contre 332 en 2007). L'impat financier présumé est passé de 32 millions d'euros en 2007 à 61 millions d'euros en 2008 (soit environ 5,4 % du montant total engagé). Les soupçons de fraude ont représenté environ 21,7 % des montants iréguliers communiqués en 2008, pour un impact financier estimé à 13 millions d'euros, soit environ 0,94 % du budget total annuel.

La Roumanie (246 cas) et la Bulgarie (140 cas) sont les pays qui ont le plus connu de cas irréguliers. La Turquie en a notifié 18. Pour rappel, l'an dernier, à la suite de soupçons de fraude en Bulgarie, la Commission  décidé de suspendre temporairement les Fonds de préadhésion et de geler les paiements au titre de plusieurs autres instruments financiers. En juillet 2008, la Commission a décidé de suspendre en Roumanie les remboursements des dépenses SAPARD en raison d'importantes lacunes dans les systèmes de contrôle et de gestion.

Source : BQE n° 9943 en date du 16 juillet 2009.

Par ERASME - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 13:49

 The Amazighs in Morocco have become vocal in demanding recognition of their rights and resort to diverse strategies to voice them. While the monarchy has taken progressive initiatives in support of their rights as a minority, and has come to be seen as a pioneer among regional states with an Amazigh community, public authorities continue to perceive cultural and ethnic differences as a security concern and pursue practices of deliberate discrimination and persecution.  These contradictory attitudes contribute to a growing sense of cultural and linguistic alienation and exacerbate feelings of exclusion among Amazigh, thereby complicating national integration. The Amazigh groups themselves have been tempted lately by a more radical line, some have sought to internationalize their cause and a few have forged alliances with outside parties, including with Kurds and with some Israeli organizations, thus attracting harsh  accusations from political and civil society actors.


A sound approach to the challenges posed by the Amazigh question lies in introducing political measures consistent with those that frame Moroccan cultural and linguistic pluralism, and are in harmony with democratic values.  The royal initiative is an encouraging one provided the king shows stronger political will to enforce it in face of a hostile administration and an outdated vision of national unity that still prevails among influential Moroccan elites.


Full English version :
 http://arab-reform.net/spip.php?article2245
Arabic version:
http://arab-reform.net/spip.php?page=article_ar&lang=ar&id_article=2253

Visit ARI’s website for other Arab Reform Briefs, News on Reform, Analyses, Events: www.arab-reform.net

To receive ARI updates or contact ARI: contact@arab-reform.net

……………………………………………...

 

The Arab Reform Initiative is a consortium of fifteen key policy research centers from the Arab world with partners from Europe and the United States , working to mobilize the Arab research capacity to advance knowledge and promote a home grown program for democratic reform. 

 

Par ERASME & AVERROES - Publié dans : Regards croisés sur le Maroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

Conseils de lecture

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés