Méditerranée & Proche Orient

Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 08:22

L’Union européenne a réitéré le 11 octobre sa volonté de jouer un rôle politique important dans le processus de paix au Proche Orient en dépit des propos polémiques tenus de manière récurrente par le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

Lors d’un dîner avec ses homologues français et espagnol, Bernard Kouchner et Miguel Angel Moratinos, qui s’est tenu à Jérusalem le 10 octobre dernier, M. Lieberman avait conseillé aux Européens de régler d’abord leurs propres problèmes en Europe, comme celui du Kosovo, du Caucase et de la division de Chypre, «  avant de venir ici vous plaindre (de nos conflits) ». « Peut-être vais-je alors écouter vos suggestions » a dit le ministre à ses deux visiteurs, selon le Jerusalem Post.

M. Lieberman aurait également affirmé que l’Europe est en train de « sacrifier Israël » comme la communauté internationale a abandonné la Tchécoslovaquie à Hitler en 1938. Auparavant, toujours selon le quotidien israélien, M. Kouchner aurait laissé entendre devant M. Liberman que la création d’un Etat palestinien pourrait un jour être décidée par le Conseil de sécurité de l’ONU si les pourparlers de paix israélo-palestiniens échouaient.

La porte-parole du Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Catherine Ashton, a réagi le 11 octobre en réaffirmant le « fort intérêt  et la volonté de l’UE d’être activement engagée dans le processus de paix au Proche-Orient » a –t-elle déclaré à la presse.

M. Moratinos a, quant à lui, relevé un aspect positif dans les propos de M. Lieberman. «  Si nous n’avions pas un rôle, si nous n’avions pas un poids, si nous n’avions pas une influence, peut-être que notre ami Lieberman n’aurait pas réagi comme il l’a fait ».

Source : Agence Europe

 

Voir également à ce sujet :

 * Les atouts de l'Union européenne dans le dossier israélo-palestinien - première partie - (nouvelle édition)

 * Les atouts de l'Union européenne dans le dossier israélo-palestinien - deuxième partie - (nouvelle édition)

 * Les atouts de l'Union européenne dans le dossier israélo-palestinien - troisième partie - (nouvelle édition)

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 20:58

B. Nétanyahou s'est engagé à demander à son gouvernement un nouveau moratoire sur la colonisation en Cisjordanie " si la direction palestinienne reconnaît sans ambiguïté Israël comme l'Etat-nation du peuple juif ". L'Autorité palestinienne a immédiatement rejeté la proposition et a demandé à Israël de définir ses frontières, en réponse à la demande des Etats-Unis de formuler une contre-proposition à l'offre du Premier ministre israélien. " Si cette carte est fondée sur les frontières de 1967 et prévoit la fin de l'occupation israélienne de tous les Territoires palestiniens occupés depuis, nous reconnaîtrons Israël quel que soit le nom qu'il se donne, conformément au droit international ", a déclaré l’un des dirigeants de l'OLP en charge des négociations. Cette contre-proposition a été rejetée par le vice-premier ministre israélien. Le premier ministre turc, en visite en Syrie, et le président syrien ont également condamné le projet israélien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parallèlement, le cabinet israélien a avalisé un texte législatif imposant la tenue d’un référendum avant tout retrait du Golan et de Jérusalem-Est.

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 19:36

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a réitéré lundi le caractère impératif des arrangements de sécurité dans les pourparlers de paix avec les Palestiniens, citant les risques encourus par l'aviation israélienne au-dessus de Gaza. "Oui, nous sommes confrontés à des problèmes de sécurité. Nous avons ainsi du mal à survoler la bande de Gaza car des missiles anti-aériens s'y trouvent", a déclaré M. Nétanyahou devant les membres du groupe parlementaire de son parti, le Likoud.

La bande de Gaza, évacuée unilatéralement en 2005 par Israël qui continue à en contrôler les frontières ainsi que l'espace aérien et maritime, est contrôlée depuis juin 2007 par le mouvement islamiste palestinien Hamas. "Nous avons besoin de conclure des arrangements sécuritaires (...) notamment pour la sécurité de l'aéroport Ben Gourion", près de Tel-Aviv, a ajouté M. Nétanyahou. Situé à une dizaine de kilomètres de la Cisjordanie contrôlée par l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, Ben Gourion est le principal aéroport israélien.
 

"Si les Palestiniens veulent créer des problèmes, nous ne pourrons pas avancer. S'ils veulent régler les problèmes, nous pourrons combler les écarts", a-t-il assuré. Relancées début septembre à Washington sous l'égide des Etats-Unis, les négociations directes entre Palestiniens et Israéliens sont interrompues depuis l'expiration, le 26 septembre, d'un moratoire de dix mois sur la colonisation en Cisjordanie. Pour reprendre les pourparlers, les Palestiniens exigent un gel de la colonisation auquel se refusent jusqu'à présent les Israéliens. Le 9 octobre, la Ligue arabe a accordé un délai d'un mois à Washington pour régler ce différend sur la colonisation.

 

Source : LeMonde.fr avec AFP

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 22:23

Le gouvernement israélien s'est prononcé dimanche en faveur d'un projet de loi qui exige que tout candidat à la citoyenneté israélienne promette loyauté "à l'Etat juif et démocratique d'Israël".

" Quiconque demande à recevoir la citoyenneté israélienne par la naturalisation déclarera qu'il sera un citoyen loyal à l'Etat d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique ", a dit à la presse Benjamin Netanyahu.

" C'est l'essence du sionisme et de l'Etat d'Israël ", a ajouté le Premier ministre avant que son gouvernement n'approuve l'amendement par 22 voix contre huit.

Le serment d'allégeance qu'introduit ce projet de loi, qui doit encore être voté par le Parlement, a été condamné par les représentants de la minorité arabe d'Israël, qui y voient une manifestation de racisme.

Certains commentateurs politiques l'interprètent comme une concession de Netanyahu en direction de la frange la plus radicale de sa coalition, le parti Yisrael Beiteinu du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

Le chef du gouvernement attendrait un retour un soutien du parti d'extrême droite pour la suite du fragile processus de paix avec les Palestiniens.

La future loi, si elle est votée par les députés, ne sera pas rétroactive et n'aura donc pas de répercussions sur les Arabes israéliens, qui représentent un cinquième environ de la population.

Mais le ministre des Minorités, Avishay Braverman, membre du Parti travailliste, a dénoncé une " terrible erreur ".

" Dans le monde, l'opinion publique se dressera pour l'essentiel contre nous, une fois de plus. Sur la scène intérieure, on va provoquer la minorité arabe. Et pourquoi ? Parce que Netanyahu doit calmer Lieberman ", a-t-il ajouté.

En l'état, la loi israélienne précise que les juifs immigrant en Israël obtiennent automatiquement la nationalité israélienne tandis que les non-juifs doivent prêter serment envers " l'Etat d'Israël ".

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 20:55

Le président palestinien Mahmoud Abbas a promis samedi devant l'Assemblée générale de l'Onu de faire tout son possible pour aider à la réussite des négociations de paix avec Israël dans un délai d'un an.

Les discussions directes entre Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas ont été relancées ce mois-ci alors qu'arrive à expiration fin septembre le moratoire de dix mois sur les constructions dans les colonies juives de Cisjordanie.

Ce sujet constitue un important point de discorde qui a longtemps entravé la reprise du dialogue entre les deux parties.

Dans son intervention devant l'Assemblée générale des Nations unies, Mahmoud Abbas n'a fait aucune mention du moratoire qui arrive à expiration le 26 septembre selon les colons, le 30 selon les Palestiniens.

Il a également pris soin de ne formuler aucune menace directe, ni d'évoquer la possibilité d'une rupture du dialogue sur cette question sensible. Il a seulement promis de faire "un effort sincère" pour parvenir à un accord de paix avec les Israéliens dans le délai d'un an.

Le président palestinien a toutefois clairement indiqué que l'Etat hébreu devra mettre fin à ses activités de peuplement pour que les négociations aient chance de succès.

" Israël doit choisir entre la paix et la poursuite des implantations ", a-t-il dit.

A plusieurs reprises, Abbas avait menacé de rompre ces fragiles négociations avec le Premier ministre israélien à ce propos. L'administration Obama, très impliquée dans le processus, a tenté d'inciter ses alliées israéliens à prolonger le moratoire.

Benjamin Netanyahu continue de résister aux pressions américaines, étant contraint de composer avec des représentants ultranationalistes au sein de son gouvernement.

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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