Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 15:42

Vous avez un projet, et vous cherchez des financements ? Si certains partenaires se sont déjà engagés à vos côtés, l'Europe peut être celui qui vous manque ! L'Union européenne finance en effet de nombreux projets, dans des domaines très divers.

Suivez le guide pour trouver le cofinancement européen adapté à votre projet !

 

L’Europe près de chez vous : comment ça marche ?

L’Europe est près de chez vous … oui mais comment bénéficier des aides européennes en région ? Pour faire financer son projet par l’Europe, il convient de savoir ce que les fonds européens financent, à qui s’adressent ces fonds, et enfin quels sont vos interlocuteurs.

 

Les fonds européens : pour qui ? pour quoi ?

FSE, FEDER, FEADER, FEP .. derrière ces acronymes se cachent de multiples possibilités de faire financer son projet par l'Europe. Mais ces subventions sont attribuées en fonction de critères bien précis, géographiques notamment. pour savoir si vous répondez à ces critères, consultez notre fiche récapitulative, et découvrez des exemples de projets cofinancés par les Fonds européens.

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Fonds européens : à qui s'adresser ?

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un fonds et un programme européen ? Qui gère les Fonds européens en France ? Sur quels critères sont-ils attribués ? Où déposer sa demande de subvention ? Obtenir de l'aide ? Comment recevoir le paiement de l'aide ? Qu'est-ce que l'obligation de publicité ? Nous répondons à toutes les questions que vous vous posez, ou presque.
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Source : http://www.touteleurope.eu/fr/actions/emfinancez-vos-projets-grace-a-l-europe-em.html

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 15:10

La plainte de la Géorgie contre la Russie concernant le bref conflit qui a opposé les deux pays en août 2008 en Ossétie du Sud a été déclarée recevable lundi 19 décembre par la Cour européenne des droits de l'homme.

La Russie, qui affirme n'être intervenue militairement que pour protéger l'Ossétie, une région séparatiste géorgienne, d'une attaque des forces de Tbilissi, affirmait qu'elle ne pouvait être poursuivie pour des faits commis sur un territoire échappant à sa juridiction.

Elle estimait par ailleurs que son action relevait du droit humanitaire international et non des dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme.

La Cour a joint au fond ces deux exceptions d'irrecevabilité.

Elle rappelle que " la responsabilité d'un Etat peut se trouver engagée lorsqu'il exerce, légalement ou non, un contrôle effectif sur une zone située en dehors de son territoire national ".

Elle souligne que les obligations découlant du "droit à la vie", particulièrement celle de mener des enquêtes sur les violations de ce droit, s'appliquent "y compris dans un contexte de conflit armé".

Le franchissement de cette première étape, après l'audience publique qui s'est tenue à Strasbourg le 22 septembre dernier, ne préjuge pas de la décision finale des juges qui sera rendue dans quelques mois.

La Géorgie accuse Moscou de crimes de guerre et notamment de violations du droit à la vie, de l'interdiction de la torture, du droit de ne pas être détenu arbitrairement, du droit de propriété, du droit au respect de la vie privée et familiale et du droit à un " recours effectif ".

Le conflit avait duré cinq jours et s'était soldé par la défaite de la Géorgie, contrainte d'abandonner l'Ossétie du Sud, qui a décrété unilatéralement son indépendance.

Il a fait plus de 640 morts dont 390 civils et contraint plus de 100.000 personnes à quitter leurs foyers, selon un rapport d'enquête international.

 

Source : Reuters



Par ERASME - Publié dans : Etat du Droit international
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 14:35

Cinq dirigeants européens, dont le français Nicolas Sarkozy, l'allemande Angela Merkel et le britannique David Cameron, ont adressé samedi 18 décembre un courrier à la Commission européenne pour réclamer un gel du budget de l'UE au nom de l'austérité, a annoncé l'Elysée.
Les Premiers ministres Mark Rutte (Pays-Bas) et Mario Kiviniemi (Finlande) signent également cette lettre, adressée au président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso.
Voici le texte de cette lettre :

Lettre adressée à M. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne Lettre adressée à M. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne

Le 18 décembre 2010

Monsieur José Manuel BARROSO

Président de la Commission européenne

Monsieur le Président,

Le prochain cadre financier pluriannuel s'inscrira dans un contexte d'efforts exceptionnels d'assainissement des finances publiques de la part des États membres. Ces efforts visent à ramener le déficit et la dette publique à un niveau soutenable, dans le respect d'un cadre de surveillance budgétaire et macro-économique renforcée.

La dépense publique européenne ne peut s'exonérer des efforts considérables des Etats membres visant à maîtriser leurs dépenses publiques. Aussi les efforts entrepris en 2011 pour maîtriser la croissance de la dépense européenne doivent-ils être renforcés progressivement s'agissant des dernières années de l'actuel cadre pluriannuel et les crédits de paiement ne devraient pas augmenter davantage que l'inflation au cours de la période couverte par le prochain cadre financier pluriannuel.

Une règle budgétaire devra être définie en ce qui concerne le niveau global des dépenses engagées par l'Union européenne sur la période couverte par le prochain cadre financier pluriannuel, de telle manière que le niveau des crédits d'engagement soit fixé à un niveau compatible avec la stabilisation nécessaire des contributions budgétaires des Etats membres. Dans cette logique, les crédits d'engagement ne devraient pas excéder leur niveau de 2013 corrigé d'un taux de croissance inférieur à celui de l'inflation pendant la durée du prochain cadre financier pluriannuel.

La mise en œuvre de politiques européennes ambitieuses au service des citoyens est possible avec un volume de dépenses stable. Elle exige une meilleure utilisation des fonds disponibles. L'enjeu des prochaines années ne sera pas pour l'Union européenne de dépenser plus mais de mieux dépenser. Une meilleure efficacité de la dépense européenne, un suivi précis des dépenses engagées, la recherche d'un effet de levier économique et la simplification du cadre financier permettront de répondre à cette exigence.

Dans ce contexte, nous attendons le paquet de propositions de la Commission

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.

Nicolas SARKOZY

Président de la République française

Angela MERKEL

Chancelière de la République fédérale d'Allemagne

David CAMERON

Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du nord

Mark RUTTE

Premier Ministre des Pays-Bas

Mari KIVINIEMI

Premier Ministre de Finlande ".

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 14:24

Le 9 novembre 2011, la Commission européenne a présenté ses propositions relatives à la modification du système des ressources propres de l'Union européenne et des textes qui y sont associés.

Voir COM 2011 0739 FR COM 2011 0739 FR

En voici l'exposé des motifs.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

1. INTRODUCTION

Le 29 juin 2011, la Commission a proposé de remplacer le système actuel de financement du budget de l’UE par un nouveau système exploitant pleinement les possibilités offertes par le traité de Lisbonne (1).

Les propositions comprenaient trois éléments principaux qui se complètent mutuellement : la simplification des contributions des États membres, l'introduction de nouvelles ressources propres et la réforme des mécanismes de correction.

Elles annonçaient aussi que, d'ici la fin de 2011, la Commission présenterait à ce sujet une réglementation détaillée ou proposerait les modifications à apporter aux actes juridiques existants ainsi que les dispositions connexes, en application de l'article 322, paragraphe 2, du TFUE.

La présente proposition modifiée de décision du Conseil relative au système des ressources propres de l'Union européenne affine et complète la proposition du 29 juin (2).

Elle assure la cohérence avec la proposition de directive du Conseil établissant un système commun de taxe sur les transactions financières (ci-après dénommée la «directive TTF») (3), adoptée le 28 septembre 2011, avec les propositions de règlements du Conseil concernant la mise à la disposition du budget de l'UE de la ressource propre fondée sur la TTF (4) et le calcul et la mise à disposition de la ressource propre fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (5), ainsi qu'avec la proposition modifiée de règlement du Conseil portant application de la décision relative aux ressources propres (6), adoptée conjointement à la présente proposition.

2. CONTENU DE LA PROPOSITION MODIFIEE

Les sections suivantes présentent les principales modifications et principaux ajouts proposés quant à l'organisation du système des ressources propres. Les propositions portent uniquement sur les aspects liés aux deux nouvelles ressources propres tirées, respectivement, de la taxe sur les transactions financières et de la taxe sur la valeur ajoutée. Les autres questions, telles que les corrections, ne sont pas concernées par les présentes propositions.

2.1. Les instruments juridiques

La forme juridique de la taxe sur les transactions financières est définie dans la directive TTF.

Cette proposition de directive contient toutes les modalités pratiques nécessaires à la création et à la mise en oeuvre de la TTF. En toute logique, le recours à la TTF en tant que ressource propre ne peut s'envisager que parallèlement à la réussite de la mise en oeuvre de la TTF.

Afin de veiller à ce que les recettes générées par la TTF soient utilisées efficacement pour financer une partie du budget de l'UE, il convient de définir à cet égard des règles dans la législation sur les ressources propres. Concrètement, trois actes juridiques sont concernés : (i) la décision relative aux ressources propres (décision RP) qui contient les principales dispositions en la matière, comme la liste des ressources propres et le calendrier de leur mise en oeuvre; (ii) le règlement d'exécution de la décision précitée, qui comporte notamment des règles régissant le contrôle et la surveillance de la perception des ressources propres; (iii) un règlement mettant à la disposition du budget de l'UE la ressource propre fondée sur la TTF. Si les deux premiers actes juridiques ont déjà été proposés par la Commission et ne nécessitent que quelques ajustements pour que soit totalement assurée leur cohérence avec la directive TTF, la proposition de règlement du Conseil relatif à la mise à la disposition du budget de l'UE de la ressource propre fondée sur la taxe sur les transactions financières constitue en revanche un nouveau texte législatif.

La Commission propose aussi un nouvel acte législatif sur le calcul et la mise à disposition de la nouvelle ressource propre fondée sur la TVA. Il complète les dispositions déjà incluses dans la décision RP et dans le règlement d'exécution de celle-ci, qui sont légèrement adaptées pour assurer la cohérence avec les propositions concernant la ressource propre fondée sur la TTF.

2.2. Modifications proposées dans la décision RP

La proposition du 29 juin 2011 comprend la liste des nouvelles ressources propres et mentionne la date de leur introduction ainsi que les limites à leur application. Elle indiquenotamment une limite maximale pour les taux applicables aux nouvelles ressources propres, tandis que le règlement d'exécution proposé en vertu de l'article 311, quatrième alinéa, indique les taux réels à appliquer.

La présente proposition modifiée simplifie considérablement la manière dont la ressource propre fondée sur la TTF est fixée en renvoyant aux taux définis dans la directive TTF pour la détermination de cette nouvelle ressource propre. Les éventuelles adaptations des taux ne seraient effectuées que dans la directive TTF. Cela garantit une cohérence totale entre la directive TTF et les règles prévues pour le système des ressources propres.

Conformément à la directive TTF, il est à présent proposé de recourir à la TTF en tant que ressource propre à compter du 1er janvier 2014. Cela signifie que dès le début de sa mise en oeuvre, la TTF sera partiellement utilisée comme ressource propre.

Des modifications mineures sont aussi apportées aux dispositions relatives à la nouvelle ressource propre TVA, afin de garantir une cohérence totale avec les dispositions figurant dans la proposition modifiée de règlement d'exécution de la décision RP et dans la nouvelle proposition concernant la mise à disposition de cette ressource. Pour des raisons de cohérence, le calendrier fixé pour l'introduction de la nouvelle ressource TVA est aligné sur celui de la TTF.

Enfin, des changements sont apportés aux dispositions relatives à la gestion et à la perception des ressources propres afin d'assurer la cohérence avec les autres volets de la législation.

2.3. Modifications proposées dans le règlement d'exécution de la décision RP

Le règlement adopté en vertu de l'article 311, quatrième alinéa, du TFUE contient toutes les modalités pratiques pour les ressources de l’Union qui devraient être régies par une procédure rationalisée, de manière à rendre le système suffisamment souple, dans le cadre et les limites fixés par la décision relative aux ressources propres, à l’exception des aspects du système qui ont trait à la mise à disposition de ces ressources et à la satisfaction des besoins de trésorerie.

Ce règlement contient également des dispositions de nature générale, applicables à tous les types de ressources propres et à l'égard desquelles un contrôle parlementaire adéquat est particulièrement important. Sont notamment concernés le contrôle et la surveillance des recettes.

Trois changements principaux sont inclus dans la proposition modifiée.

La référence explicite aux différents types de transactions financières auxquels les taux seraient appliqués fait double emploi avec certaines dispositions de la directive TTF et de la proposition modifiée relative à la décision RP. Il est proposé à présent de préciser la part des taux minimaux définis dans la directive TTF qu’il conviendrait d’utiliser pour les besoins de la ressource propre fondée sur la TTF. Cette part des recettes résultant de l'application des taux minimaux définis dans la directive TTF sera par conséquent versée au budget de l'UE, tandis que le solde reviendra aux États membres.

La proposition initiale envisageait la possibilité que la TTF soit perçue par les opérateurs économiques plutôt que par les États membres. Conformément à la directive TTF, ce sont finalement les administrations des États membres qui seront responsables de la perception de la TTF. La référence aux opérateurs économiques n’est donc plus nécessaire.

Enfin, s'agissant de la nouvelle ressource propre TVA, le texte renvoie désormais explicitement à la méthode de calcul (définie dans la proposition relative à la mise à disposition de la nouvelle ressource TVA) destinée à déterminer la base sur laquelle il convient d'appliquer le taux d'appel de la ressource.

2.4. Mise à la disposition du budget de l'UE des ressources propres fondées sur la TTF et sur la TVA

En complément à la décision relative aux ressources propres et au règlement adopté en vertu de l'article 311, quatrième alinéa, du TFUE, une nouvelle proposition de règlement du Conseil pris en exécution de l'article 322, paragraphe 2, du TFUE comprend les éléments concernant les méthodes et procédures permettant de mettre à la disposition du budget de l'UE la ressource propre fondée sur la TTF.

Une nouvelle proposition de règlement du Conseil prévoit en outre les modalités de calcul et de mise à la disposition du budget de l’UE de la ressource propre tirée de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Ces propositions incluent les règles relatives à la création des deux ressources propres, des dispositions relatives au trésor et à la comptabilité, à la prise en compte et aux corrections, au compte rendu et à la conservation des pièces justificatives. S'agissant en particulier de la nouvelle ressource TVA, des dispositions détaillées sur la méthode de calcul figurent aussi dans les textes.

Les deux propositions s'appuient largement sur l'expérience acquise dans le traitement des ressources propres traditionnelles (droits de douane) et de l'actuelle ressource propre fondée sur la TVA. Elles visent à établir des règles simples et transparentes, assorties pour les États membres d'une prévisibilité maximale.

 

NB : La Commission européenne avait préalablement publié, le 28 septembre dernier, une proposition de directive établissant un système commun de taxe sur les transactions financières et modifiant la directive 2008/7/CE. Le texte vise à assurer une contribution plus équitable du secteur financier compte tenu du coût de la gestion de la crise actuelle. Il s’agit aussi d’éviter une fragmentation du marché intérieur des services financiers du fait de systèmes de taxation nationaux non coordonnés et de mettre en place des mesures visant à décourager les transactions qui n’améliorent pas l’efficience des marchés financiers. La taxe pourrait, par ailleurs, devenir une des nouvelles ressources propres de l’Union européenne. Elle consisterait à taxer toute transaction financière dès lors qu’au moins une des parties à la transaction est établie dans un Etat membre et qu’un établissement établi sur le territoire d’un Etat membre est partie à la transaction. La taxe deviendrait exigible, pour chaque transaction, au moment où elle est effectuée. La proposition de directive précise les montants imposables selon les types de transactions, ainsi que des taux minimaux en pourcentage du montant imposable que doivent appliquer les Etats membres. La taxe possède un champ matériel assez large. Néanmoins, seraient exemptées ou exclues, les opérations effectuées sur les marchés primaires, celles relatives aux prêts et aux emprunts des ménages, entreprises et établissements financiers et enfin certaines opérations entre les banques centrales.



 



Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 13:25

Mercredi 23 novembre 2011, la Commission européenne a publié plusieurs propositions qui ont pour but d'améliorer la gestion économique et budgétaire au niveau européen, dans la perspective d'une solution à la crise actuelle.

Sur le plan budgétaire, la Commission propose une surveillance accrue des projets de budgets nationaux par la Commission et l'eurogroupe. Ces derniers auraient en effet le pouvoir de faire des recommandations sur le budget, voir d'imposer des missions semblables à celles qui existent en Grèce ou au Portugal en cas de non-respect des règles. (voir ci-dessous ainsi que l'accord des 8 et 9 décembre - Statement by the euro area heads of State or Gouvernment (Brussels - 9 Décembre 2011) - et Le "semestre européen", nouvel outil de coordination des politiques économiques et budgétaires (Europaforum.lu) )

Les Parlements nationaux protestent néanmoins contre la proposition puisque ce contrôle de la Commission se ferait en amont des Parlements. Cette surveillance, bien que plus intégrée, serait exercée par un organe non-élu, ce qui constituerait un défaut majeur de démocratie.

L'autre versant des propositions consiste à mutualiser les obligations d'Etat en créant des eurobonds. Les pays en crise de l'eurozone qui paient de très forts intérêts sur leur dette pourraient profiter de la solvabilité de pays plus forts. Cependant, l'Allemagne, en tant qu'économie majeure européenne, refuse de payer des taux plus lourds que ceux dont elle bénéficie. De plus, elle craint que ce filet de sécurité n'offre une certaine impunité aux pays qui ne souhaiteraient pas respecter les règles budgétaires. (cf.Retour sur les propositions de la Commission européenne relatives aux Euro-obligations (ou obligations de stabilité) )

La Commission européenne avait préalablement publié le 12 septembre dernier, le rapport 2011 sur les finances publiques (disponible uniquement en anglais). Le rapport présente les nouvelles méthodes d‘évaluation de viabilité de la dette et les changements concernant la surveillance budgétaire dans l’Union européenne, notamment les initiatives législatives de l’Union proposées dans le cadre de la refonte du pacte de stabilité et de croissance de l’UE. Le rapport incite également les Etats membres à continuer leurs efforts en vue de la réalisation de leurs objectifs fiscaux et à prendre des mesures supplémentaires si nécessaire (cf. http://ec.europa.eu/economy_finance/publications/european_economy/2011/pdf/ee-2011-3_en.pdf)

La Commission européenne a publié le 28 septembre dernier, une proposition de directive établissant un système commun de taxe sur les transactions financières et modifiant la directive 2008/7/CE. Le texte vise à assurer une contribution plus équitable du secteur financier compte tenu du coût de la gestion de la crise actuelle. Il s’agit aussi d’éviter une fragmentation du marché intérieur des services financiers du fait de systèmes de taxation nationaux non coordonnés et de mettre en place des mesures visant à décourager les transactions qui n’améliorent pas l’efficience des marchés financiers. La taxe pourrait, par ailleurs, devenir une des nouvelles ressources propres de l’Union européenne. Elle consisterait à taxer toute transaction financière dès lors qu’au moins une des parties à la transaction est établie dans un Etat membre et qu’un établissement établi sur le territoire d’un Etat membre est partie à la transaction. La taxe deviendrait exigible, pour chaque transaction, au moment où elle est effectuée. La proposition de directive précise les montants imposables selon les types de transactions, ainsi que des taux minimaux en pourcentage du montant imposable que doivent appliquer les Etats membres. La taxe possède un champ matériel assez large. Néanmoins, seraient exemptées ou exclues, les opérations effectuées sur les marchés primaires, celles relatives aux prêts et aux emprunts des ménages, entreprises et établissements financiers et enfin certaines opérations entre les banques centrales.

Le 9 novembre, la Commission européenne avait publié ses propositions relatives aux modifications du système des "ressources propres" de l'Union européenne ainsi que des textes qui y sont associés. (cf. Propositions relatives à la modification du système des ressources propres de l'Union européenne et des textes qui y sont associés)


 

 





 

Par Jean Poche - Publié dans : UE, enjeux économiques, financiers et monétaires
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