Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 07:38

Regards-citoyens a le plaisir de vous annoncer la parution de la Note du Cerfa n°72, rédigée par Helmut Becker, directeur de l'Institut d'Analyse économique et de Communication (Institut für Wirtschaftsanalyse und Kommunikation) de Munich : Crises et défis de l'industrie automobile allemande ( "http://ifri.org/index.php?page=detail-contribution&id=5926&id_provenance=106" )

 

Secteur clé de l'économie allemande, l'industrie automobile paie des erreurs stratégiques d'investissements, des charges sociales élevées et un manque de flexibilité, conséquence de l'automatisation de la production.

La baisse de la demande, l'augmentation des prix de l'énergie et des matières premières, la priorité environnementale et l'évolution du concept de la mobilité représentent autant de défis que l'industrie automobile allemande doit relever.

Les erreurs d'appréciation et d'anticipation du marché semblent néanmoins appartenir au passé. Les constructeurs allemands s'efforcent de retrouver leur compétitivité en adaptant leur gamme de modèles et en investissant massivement dans la recherche et le développement.

 

Vous pouvez également consulter cette note du CERFA sur le site de l'IFRI : http://www.ifri.org/ ( "file:///C:/Users/DORDOGNE/Documents/Sarbacane%203/Campaigns/NdC%2071/Html/Cache/http___www.ifri.org_" ).

Par Patrice Cardot - Publié dans : Les notes du CERFA
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 06:15

Nous y revoilà. Les marchés ont attrapé froid après les signes de fièvre inflationniste en Chine. Et ce n'est pas tout. Approfondissons un peu notre étude...


En Chine, l'inflation des prix à la consommation a atteint en février un niveau record sur ces seize derniers mois -- une augmentation de 2,7% d'année à année. Le Bureau national des statistiques chinois n'a pas tardé à publier une annonce pour rassurer tout le monde sur le fait que " les augmentations de prix seront cette année modérées et contrôlables ", mais ça n'a pas suffit à calmer les investisseurs, qui cherchent toute les excuses possibles pour se sentir nerveux.


Et toute nouvelle qui pourrait, à l'avenir, signaler un resserrement monétaire en Chine... suffirait à leur donner la frousse de leur vie. La nouvelle est également une bonne excuse pour les investisseurs qui souhaitent boucler leurs positions aurifères -- le métal jaune cotait 1 105 $ au moment où nous écrivions ces lignes.


Voilà pour ce qui se passe à court terme en Chine. Mais l'empire du Milieu fait aussi la une pour d'autres raisons, plus réelles, cette semaine. Nous vous en parlerons un peu plus tard, mais d'abord, voici de quoi vous aider à remettre tout ça dans le contexte.


En droite ligne avec les prévisions des analystes, le déficit budgétaire de l'Oncle Sam pour le mois de février était de 220,9 milliards de dollars -- le total mensuel le plus important de l'histoire. Pour les cinq premiers mois de l'exercice fiscal 2010, le total est de 651,6 milliards, 10% supérieur aux 589,9 milliards de dollars de l'année dernière.


Les détails sont encore plus horribles. Revenus totaux : 107 milliards de dollars. Dépenses totales : 328 milliards de dollars. Oui, ça ne fait qu'un dollar de revenu pour trois dollars de dépense.


Nous n'avons qu'une expression qui convienne : république bananière.


Alors que fait la Chine de chiffres comme ceux-là ? Eh bien, le Congrès chinois a tenu sa séance annuelle la semaine dernière. Pendant les festivités, Yi Gang, responsable de l'Administration publique chargée des devises étrangères, a assuré au monde entier que les bons du Trésor US demeureraient une composante majeure des réserves chinoises.


Nous avons remarqué qu'il n'avait pas dit si la Chine allait augmenter ses positions et absorber un peu de la dette supplémentaire du mois dernier.


Yi a également fait fi du rôle de l'or dans la grande stratégie de gestion d'argent de la Chine : " il est en réalité impossible que l'or devienne un canal d'investissement important pour les réserves de change de la Chine ", a-t-il dit. " J'en ai désormais 1 000 tonnes, et même si je doublais cette quantité, avec les prix actuels, cela représenterait environ 30 milliards de dollars "... à peine une goutte d'eau dans le grand bidon qui contient les 2 400 milliards de dollars de réserve de change de la Chine.


Bien évidemment, c'est le visage que la Chine offre à voir au public.


Pourtant, "le volume d'or de la Chine en termes de réserves de change n'est que cinquième au classement mondial, et bien en dessous de la moyenne mondiale", affirme Russell Hsiao de la Fondation Jamestown.


Hsiao a rassemblé quelques faits intéressants glanés dans les médias chinois et qui apportent une lumière nouvelle sur ce sujet...


Le Guangzhou Daily annonçait en 2008 que la Banque centrale chinoise envisageait d'augmenter ses réserves d'or de 4 000 tonnes métriques (elles sont aujourd'hui de 1 054 tonnes).

Ji Xiaonan -- président du Conseil de surveillance des grandes entreprises d'Etat pour la commission du Conseil d'Etat, chargé de gérer les actifs de l'Etat -- a mis la barre encore plus haut l'année dernière : 6 000 tonnes d'ici 2014, et 10 000 tonnes d'ici 2019.

Selon le site internet anglophone ChinaStakes, un dirigeant de la Banque Populaire de Chine a suggéré l'année dernière que la Chine devrait " secrètement augmenter ses détentions en or " dans le cadre d'un plan à long terme -- avec l'achat, par la Banque centrale, d'autant de production domestique que possible.


Quelle que soit l'issue, " les implications à long terme des débats chinois pour augmenter les réserves en or du pays ", conclut Hsiao, " auront des conséquences importantes sur la stabilité des réserves de change de la Chine et la capacité du yuan à devenir la prochaine devise de réserve du monde. La question qui se pose désormais aux dirigeants chinois n'est plus si, mais comment, cela va se faire ".

Source : la-chronique@publications-agora.fr







Par Jean Poche - Publié dans : Points de vue publiés dans la presse
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 00:59
« Etre en capacité de déployer un ensemble de forces à haut niveau de préparation comme une réponse à une crise », c'est l'objectif du concept de base aérienne opérationnelle déployable (ou EU Air DOB comme EU Air Deployable Operating Bases), qui a été adopté au Comité militaire de l'UE le 25 février 2010. 

La capacité d'être autonome. Ce document, de 17 pages, fait partie d'une série de
concepts doctrinaux (cf. http://bruxelles2.over-blog.com/article-21946640.html) que préparent les militaires pour doter l'UE d'une doctrine complète en matière de réponse aux crises.
Il va s'intégrer dans le concept de réaction rapide aérienne (ARRC) qui devrait être bientôt révisé. L'EU Air Dob est un élément-clé des Headline Goal (HLG) 2010 et de la déclaration sur les capacités — faite au sommet de décembre 2008, sous présidence française. On voit tout l'intérêt de ce document propre à convenir à des situations civiles qui requièrent un "pont aérien" comme après le séisme en Haïti.
.../...

Pour la suite de cet article : http://bruxelles2.over-blog.com/article-le-concept-de-base-aerienne-deployable-45837457.html






Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : L'Union européenne face à un monde en mouvement
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 17:27

Benjamin Netanyahu dit regretter la controverse avec les USA Sourd aux appels venus du monde entier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié la construction de logements pour les colons juifs dans les environs de Jérusalem en Cisjordanie.


" Durant ces quarante dernières années, aucun gouvernement israélien n'a limité les constructions dans les environs de Jérusalem ", a-t-il déclaré dans un discours à la Knesset, le parlement israélien, évoquant des secteurs occupés par Israël en juin 1967 et ensuite annexés à la ville sainte.


Pour le chef du gouvernement, il y a un consensus parmi les partis politiques israéliens pour considérer ces zones comme faisant partie intégrante de l'Etat juif.


L'annonce de la mise en chantier prochaine de 1.600 logements dans une colonie juive de Cisjordanie a suscité des tensions sans précédent depuis trente-cinq ans entre Israël et les Etats-Unis, selon l'ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren [NDLR : ambassadeur qui n'a certainement pas oublié non plus les tensions extrêmement fortes entre la jeune administration Obama qui était encore entrain de se mettre en place et les autorités israéliennes à propos de certaines présomptions d'atteinte à la sécurité nationale des Etats unis par les services d'espionnage de l'Etat d'Israël].


Les propos prêtés au diplomate, éminent spécialiste de l'histoire du Proche-Orient, tranchent avec ceux de Benjamin Netanyahu qui a tenté de minimiser la portée du désaccord.


" Les relations entre Israël et les Etats-Unis sont au plus bas depuis 1975 (...) Il s'agit d'une crise d'envergure historique ", a déclaré Michael Oren, écrit lundi le quotidien israélien Yediot Ahronoth, relatant une conversation téléphonique avec d'autres diplomates israéliens ce week-end.


L'ambassadeur, dont les propos sont repris par d'autres organes de la presse israélienne, évoquait les pressions américaines en faveur d'un retrait israélien de la péninsule égyptienne du Sinaï deux ans après la guerre du Kippour.


Le ministère israélien des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire. " Il s'agit d'un incident regrettable ", a pour sa part commenté dimanche Benjamin Netanyahu, qui s'exprimait pour la première fois en public sur le sujet.


" Nous savons comment gérer ces situations: avec sérénité, responsabilité et sérieux ", a-t-il ajouté, sans revenir sur le projet, annoncé par le ministère de l'Intérieur alors que le vice-président américain, Joe Biden, se trouvait en Israël pour relancer les négociations de paix interrompues depuis décembre 2008.


La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a jugé l'attitude israélienne " insultante ".


Le président palestinien Mahmoud Abbas attend, lui, une entrevue avec l'émissaire américain George Mitchell, qui doit revenir au Proche-Orient dans les prochains jours, avant de donner son aval à des pourparlers indirects.

Source :
Reuters

Voir également sur ce blog l'article intitulé Benjamin Netanyahu dit regretter la controverse avec les USA et les articles auxquels ils renvoient (en particulier : Proche Orient : Et si malgré les provocations et les violences quotidiennes, nous étions proches de la solution politique et territoriale tant attendue ! - nouvelle édition -).






Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 11:39

Coopération indispensable. Herman Van Rompuy a confirmé qu'il a une " réunion hebdomadaire " avec José Manuel Barroso. Cette régularité confirme qu'ils sont, l'un et l'autre, conscients de la nécessité d'une relation permanente, compte tenu du rôle que le premier attribue au Conseil européen, et de la volonté du second de sauvegarder les prérogatives de la Commission. Cette relation essentielle n'est pas simple à gérer, car, d'un côté, les chefs de gouvernement tendent à assumer la responsabilité non seulement de définir les orientations de l'activité de l'Union mais aussi de prendre eux-mêmes les décisions de principe qui en résultent et, de l'autre côté, la Commission doit sauvegarder son " droit d'initiative " et son rôle de gardienne de l'intérêt communautaire. Comment éviter que l'UE glisse vers un système intergouvernemental ? M. Van Rompuy avait dit devant le Parlement que lui-même et. Barroso " nous sommes conscients de la nécessité d'éviter les conflits de compétence et les malentendus sur la question de savoir qui est responsable de quoi ", en ajoutant : " Je pense que nous sommes sur la bonne voie ", ce qui signifie en clair que quelques difficultés subsistent.
Un modus vivendi raisonnable peut être mis en place à quatre conditions :
  a) le droit d'initiative de la Commission est respecté (cf. Le droit d'initiative de la Commission européenne) ;
  b) son président n'hésite pas à défendre l'intérêt communautaire face à la tentation des compromis ; 
  c) le Sommet ne cède pas à la tentation des solutions minimales dans le but de réaliser l'unanimité ;
  d) les deux institutions tiennent compte qu'elles ne sont pas seules et n'oublient jamais que le Parlement européen est législateur à égalité de pouvoirs avec le Conseil (sans omettre qu'en matière budgétaire, il constitue l'autorité budgétaire compétente en dernier ressort).

Difficultés et divergences. Les difficiles ne sont pas des hypothèses théoriques, les exemples sont là. Le statut et la composition du futur service diplomatique commun font l'objet de divergences, ainsi que le rôle des délégations de l'UE, dans les pays tiers au sujet de la coordination des positions des ambassades nationales. En outre, les Etats membres estiment que la Commission doit les consulter avant de nommer les chefs des délégations de l'UE dans les pays tiers (cas de la désignation de Joào Vale de Almeida à Washington).
Par ailleurs, le rôle des Conseils sectoriels et celui de la Commission dans la préparation des Sommets soulèvent quelques problèmes. Cas d'actualité : le Conseil européen des 25 et 26 mars discutera surtout de la future réglementation financière et des problèmes liés au climat (suites du Sommet mondial de Copenhague) et les positions de la Commission et des Conseils spécialisés ne coïncident pas tout à fait.
Je crois que les divergences, celles citées comme d'autres inévitables, peuvent être surmontées si l'on tient compte notamment du fait que seule la Commission dispose de l'expertise nécessaire pour évaluer les différences entre les positions nationales et pour préparer les compromis appropriés. Ses fonctionnaires ont la nationalité de tous les Etats mmbre, elle peut tenir compte de tous les intérêts nationaux. Le Conseil " Affaires générales ", qui a repris son rôle de coordinateur des positions des Etats membres en préparation aux Sommets (cf. Du rôle politique du CAG dans la préparation et le suivi des travaux du Conseil européen), a besoin de l'expertise de la Commission (cf. notamment le rôle de Connie Hedegard, Commissaire à l'Action en faver du climat, dans la préparation du débat du prochain Sommet sur l'après-Copenhague ; le cas de la réglementation financière est encore plus éloquent : le Conseil ECOFIN a adopté une position qui s'éloigne sur des aspects significatifs du projet de la Commission, mais M. Barroso a déclaré qu'il défendra ce projet devant le Sommet - et il aura l'appui de la majorité du Parlement européen -).

Trois conclusions générales. Je ne vais pas poursuivre une énumération qui deviendrait fastidieuse ; d'autres cas se présenteront, d'autres difficultés devront être surmontées. Je me limite pour l'instant à réaffirmer les conclusions générales suivantes de tout l'exercice :
  1° Le renforcement du Conseil européen sera positif, car il est absurde que les chefs de gouvernement ne jouent qu'un rôle intermittent et pas clairement défini dans l'activité communautaire.
  2° La réforme envisagée comporte deux dangers : le risque que le caractère européen de la formation des lois communautaires soit affaibli, à l'avantage de la méthode intergouvernementale ; le risque d'une recherche systématique du plus petit dénominateur commun pour obtenir l'accord de tous.
  3° Les deux dangers ne peuvent etre combattus et surmontés qu'en respectant intégralement l'autonomie et les compétences de la Commission européenne (droit d'initiative et définition de l'intérêt commun) et du Parlement européen (colégislateur à égalité de pouvoir avec le Conseil).

A ces conditions, l'orientation d'Herman Van Rompuy sera positive pour l'Europe.

PS : Cet article a été publié comme éditorial du Bulletin Quotidien Europe n° 10088 en date du 2 mars 2010. 



 

Par Ferdinando Riccardi - Publié dans : Comprendre le fonctionnement de l'Union européenne
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