Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 14:05

Un collaborateur de Benjamin Netanyahu a rejeté mercredi des protestations de Washington contre le projet de construction de nouveaux logements israéliens dans l'agglomération de Jérusalem-Est, faisant valoir qu'il s'agissait de travaux de routine.


Le Premier ministre israélien, apparemment soucieux de contenir cette nouvelle querelle avec les Etats-Unis au sujet des implantations, a recommandé la modération aux membres de son cabinet, la Maison blanche ayant exprimé sa " consternation " face au projet de construction de 900 nouveaux logements à Gilo.


Selon un responsable, cette consigne a fait suite aux propos d'un vice-ministre cité sur un site internet qui accusait les Etats-Unis de " se comporter comme un éléphant dans un magasin de porcelaine " pour avoir déploré ce projet de construction dans un secteur qu'Israël tient pour partie de Jérusalem.


Le collaborateur de Netanyahu a adressé aux journalistes un message où le projet de logements est qualifié de " procédure de routine ". Il note que le Premier ministre ne supervise pas en temps normal les projets de construction municipaux et considère Gilo comme " une partie intégrante de Jérusalem ".


"Des travaux de construction ont lieu régulièrement à Gilo depuis une douzaine d'années et il n'y a rien de nouveau dans les projets de construction actuels", ajoute-t-il.


Une commission gouvernementale d'urbanisme a approuvé mardi les nouveaux logements de Gilo, qu'Israël considère comme un simple quartier de Jérusalem où vivent déjà 40.000 Juifs. Cette décision a suscité de très vives critiques des Palestiniens, auxquels se sont joints Washington, l'Europe et l'Onu.


Nabil Abou Rdaineh, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, a condamné un projet qui " détruit les dernières chances du processus de paix ". Abbas a déclaré que les pourparlers de paix ne pourraient reprendre que si l'Etat hébreu gelait les nouvelles constructions.


De son côté, le négociateur palestinien Saëb Erekat a déclaré mercredi à une radio israélienne que Benjamin Netanyahu avait le choix entre " la colonisation ou la paix ". Il a accusé Israël de vouloir régler le conflit par les constructions de logements plutôt qu'à la table de négociation.


" LA COLONISATION OU LA PAIX "


Cherchant à minimiser l'importance du projet immobilier, le ministre israélien du Logement, Ariel Attias, a dit à la radio militaire qu'un an ou plus pourrait s'écouler avant le début des nouveaux travaux.


Dans un communiqué publié mardi, le porte-parole de la présidence américaine Robert Gibbs note que, " au moment où nous essayons de relancer les négociations, ces initiatives ne font que compliquer notre tâche ". Il critique aussi les expulsions de Palestiniens et les démolitions d'habitations à Jérusalem-Est.


Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a lui aussi déploré la décision israélienne, estimant que " de telles actions minent les efforts pour la paix et jettent un doute sur la viabilité de la solution à deux Etats ", a dit son porte-parole.


Pour le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, qui s'adressait mercredi aux journalistes au consulat général de France à Jérusalem, " c'est évidemment une décision que nous regrettons, mais en même temps ça a toujours été fait ainsi et donc il faut s'attacher aux autres paramètres de la paix ".


" La position de la France est l'arrêt de la colonisation, mais pour le moment il faut repartir dans les discussions humaines, face à face, les yeux dans les yeux ", a-t-il ajouté.


Le ministre français a rencontré ensuite le président Shimon Peres, qui lui a dit qu'Israël connaissait parfaitement les positions de Paris et de Washington sur Jérusalem et que seules des négociations pouvaient permettre de surmonter les divergences.


" Je sais que la position américaine sur Jérusalem n'est pas nouvelle, et que votre position n'est pas nouvelle, mais malgré cela nous négocions et nous progressons, nous ne devons pas renoncer ", a- dit Peres à son interlocuteur français.

Benjamin Netanyahu assure qu'il évitera d'agrandir les implantations existantes mais exclut de cesser de bâtir à Jérusalem. Gilo s'est édifié sur des terres de Cisjordanie conquises par Israël en 1967 puis annexées et rattachées à Jérusalem.


Environ 500.000 Juifs et 2,7 millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, également conquis en 1967.


Selon l'annuaire de la CIA, il y avait 65.000 colons en Cisjordanie et 104.000 autres en 1989 à Jérusalem-Est, donc 169.000 au total. Ils étaient 166.000 en Cisjordanie et 176.000 à Jérusalem-Est (342.000 au total) en 1999.

Source : Reuters

Voir aussi sur ce blog : 
 * Barack Obama et Israël, avis de dissonances ? 
 * Pour dépasser la situation actuelle au Proche Orient, il faut d'abord cesser les hypocrisies et de soutenir les fausses bonnes solutions, et tirer les véritables leçons ! 
 * Javier Solana suggère de fixer une échéance pour la reconnaissance automatique de la Palestine par l'ONU - Réponse israélienne négative



Par De La Boisserie - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 13:03

Les Etats-Unis ont fait part de leur " consternation ", mardi 17 novembre, après que les autorités israéliennes ont indiqué avoir donné leur feu vert à la construction de 900 nouveaux logements dans le quartier de colonisation de Gilo, située à la périphérie sud de Jérusalem. Cette implantation est établie dans la partie Est de la ville revendiquée par les Palestiniens, au-delà de la "Ligne verte", la ligne de démarcation d'avant le conflit de 1967. Quelque 40 000 Israéliens résident actuellement à Gilo.

Cette décision a été prise par la municipalité de Jérusalem, et doit encore être confirmée, mais il ne fait guère de doute qu'elle a reçu l'imprimatur du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Dans une réaction d'une rare sécheresse, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a déclaré que les Etats-Unis sont " consternés par la décision prise ".

 

 

" Au moment où nous nous employons à relancer les négociations (de paix>, de tels agissements rendent nos efforts plus difficiles (...). Les Etats-Unis s'élèvent aussi contre d'autres pratiques israéliennes " à Jérusalem, a ajouté la Maison Blanche, comme " la pratique constante des expulsions et démolitions de maisons palestiniennes ".

La position de Washington est claire, a rappelé le porte-parole de la présidence américaine, " le statut de Jérusalem relève de la question du statut permanent " découlant d'un éventuel accord israélo-palestinien. Ce ton très inhabituel de la Maison Blanche s'explique par la proximité de la dernière rencontre entre Benyamin Nétanyahou et le président
Barack Obama.

Les deux hommes, qui se sont vus le 9 novembre à Washington, avaient insisté sur le caractère " très positif " de cette rencontre. Or il ne fait guère de doute que M. Nétanyahou s'est gardé d'annoncer à cette occasion une extension de la colonisation, dont les Palestiniens exigent un gel total, comme condition préalable à une reprise du processus de paix.

La décision israélienne va donc être ressentie comme un véritable camouflet infligé au président Obama. M. Nétanyahou, qui a souligné que Gilo fait " partie intégrante de Jérusalem ", a longtemps expliqué aux Américains que s'il acceptait un gel de la colonisation, il prendrait le risque de provoquer la chute de son gouvernement, avec la défection probable des partis d'extrême droite et religieux;

Cette explication ne peut guère être retenue dans le cas présent, ces mêmes partis n'ayant jamais exigé une relance aussi massive de la colonisation. L'annonce israélienne a provoqué de nombreuses réactions internationales négatives, notamment celle du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki- Moon, qui a " déploré " cette décision et rappelé que les colonies situées à Jérusalem-Est sont " illégales ". Cette relance de la colonisation ne peut que conforter la détermination des Palestiniens de ne faire aucune concession.

" Ceci montre que cela n'a aucun sens de reprendre les négociations "
avec Israël, a souligné Saëb Erakat, qui est le principal négociateur palestinien. Le mouvement palestinien traverse une véritable crise depuis que Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a annoncé qu'il ne se représenterait pas à l'élection présidentielle. Ce scrutin a ensuite été reporté sine die, mais M. Abbas a pris son bâton de pèlerin pour convaincre la communauté internationale de reconnaître un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967.

Considérée comme "unilatérale", cette option a été largement condamnée, notamment par les Etats-Unis et l'Union européenne. Elle constitue une véritable fuite en avant de la part d'un leadership palestinien profondément frustré par l'absence de tout progrès pour relancer le processus de paix. Elle marque surtout un geste de défiance des Palestiniens envers l'administration Obama, laquelle ne peut que constater l'inanité de ses efforts de médiation.

Cet article a été publié dan l'édition du quotidien Le Monde daté du 19 novembre 2009.


Par Erasme - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 11:59

Le président américain Barack Obama a adressé jeudi 19 novembre une mise en garde à l'Iran quant aux conséquences d'une absence de réponse à l'offre de compromis de l'AIEA et à l'adoption de nouvelles mesures internationales.


Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a toutefois rejeté l'éventualité de nouvelles sanctions contre son pays, jugeant que les Occidentaux avait tiré les leçons des "expériences ratées" du passé.


Mottaki a exclu mercredi que Téhéran transfère 75% de son uranium faiblement enrichi en Russie puis en France pour qu'il y soit converti en combustible nucléaire, comme le prévoit le projet soumis par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).


Après en avoir accepté le principe le 1er octobre à Genève, l'Iran a émis des réserves et demandé des modifications, ainsi que des négociations supplémentaires, sur le projet d'accord. Sa réponse formelle est attendue d'ici la fin de l'année.


" L'Iran prend des semaines et ne montre pas sa volonté de dire 'oui' à cette proposition (...) aussi avons nous entamé des consultations avec nos partenaires internationaux sur l'importance qu'il y ait des conséquences ", a réagi Barack Obama lors d'une visite à Séoul.


ESPOIR


Téhéran ne bénéficiera pas d'un délai illimité pour répondre, a-t-il souligné, excluant de voir ces négociations prendre une tournure identique à celles avec Pyongyang.


" Nous n'allons pas reproduire ce qui ce passe avec la Corée du Nord, avec qui les discussions s'éternisent sans résolution réelle du problème ", a lancé Barack Obama, promoteur depuis son arrivée à la Maison blanche d'une diplomatie du dialogue plutôt de la confrontation.


A cette fermeté affichée, Manouchehr Mottaki a opposé le rejet de la possibilité de nouvelles sanctions.


" Sanction est un mot des années 1960 et 1970 ", a dit le chef de la diplomatie iranienne lors d'une conférence de presse.


" Je pense qu'ils (les Occidentaux) sont suffisamment sages pour ne pas répéter ce qui a échoué. Bien sûr, cela dépend entièrement d'eux ", a-t-il ajouté.


Il a répété que son pays était prêt à dialoguer, mais uniquement si les Occidentaux acceptaient un échange de combustible nucléaire sur son territoire, ajoutant que l'idée émanait non de l'Iran mais de la communauté internationale.


" L'échange n'est pas notre proposition. Ils ont formulé cette proposition et nous avons précisé et discuté de la façon dont elle pourrait être mise en oeuvre ", a-t-il affirmé.


Les Etats-Unis ont déjà opposé une fin de non recevoir aux demandes d'amendements iraniennes et Obama a espéré que Téhéran changerait d'avis. " Je continue de croire qu'ils pourraient décider de franchir le pas. J'espère qu'ils le feront ", a-t-il dit jeudi.


Dans l'attente, Washington et ses alliés vont envisager de nouvelles initiatives.


" Nous nous attendons, dans les prochaines semaines, au développement d'un nouvel ensemble de mesures que nous pourrions prendre, qui montreront à l'Iran que nous sommes sérieux ", a-t-il dit.

Par De La Boisserie - Publié dans : Jeux et enjeux nucléaires
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 10:43

A moins de trois semaines du sommet de Copenhague, le président Dmitri Medvedev s'est engagé à réduire de 25% d'ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre de la Russie, a annoncé mercredi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.


Moscou envisageait jusqu'ici de les réduire de 10 à 15% par rapport à leur niveau de 1990.


" Je me félicite vraiment que le président Medvedev ait proposé aujourd'hui de réduire les émissions de 25%. C'est très encourageant ", a déclaré José Manuel Barroso lors d'un sommet entre la Russie et l'Union européenne à Stockholm.


Des représentants russes ont par la suite indiqué que le chef de l'Etat avait proposé de réduire les émissions russes de 22 à 25%.


Il est très peu probable que le sommet de Copenhague sur la lutte contre le réchauffement climatique, du 7 au 18 décembre, permette de parvenir à un accord contraignant avec des objectifs chiffrés sur les mesures à prendre.


José Manuel Barroso a toutefois fait état mercredi de "progrès très importants dans les discussions avec la Russie sur cette question très importante".


Sur les dossiers économiques, la Russie espère attirer des investissements européens à la suite de la crise économique mondiale mais cette question n'a pas été mentionnée à l'issue des discussions.


DROITS DE L'HOMME, ÉNERGIE ET OMC


Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays assure la présidence de l'UE, a déclaré que le dossier des droits de l'homme en Russie avait également été abordé.


" Nous avons échangé nos points de vue sur la situation des droits de l'homme, sur le respect de la loi et la démocratie en Russie, notamment sur le sort des défenseurs des droits fondamentaux. C'est pour nous, de plus en plus, une source de préoccupation ", a-t-il dit.


Sur les dossiers énergétiques, en revanche, l'harmonie est totale. Européens et Russes ont salué la signature lundi d'un accord destiné à créer un dispositif d'alerte pour faire face à d'éventuelles ruptures dans les livraisons d'hydrocarbures, comme celle provoquée l'an dernier par un conflit entre Moscou et Kiev.


Les deux parties se sont engagées à s'avertir mutuellement en cas de perturbations dans les flux de pétrole, de gaz ou d'électricité, et à coopérer à leur résolution. Cet accord est ouvert aux tierces parties, a précisé la Commission européenne.


A propos de l'adhésion de Moscou à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), que Dmitri Medvedev souhaite la plus rapide possible après des années de discussions, aucune décision n'a encore été prise quant à savoir si la Russie rejoindra seule l'organisation ou en compagnie de la Biélorussie et du Kazakhstan, deux anciennes républiques soviétiques qui ont conclu une union douanière avec les Russes.


" A mon avis, les deux thèses sont envisageables. Pour nous, ce qui importe c'est d'aller vite. Alors nous choisirons la solution la plus rapide ", a dit le président russe.

Source : Reuters

Par Patrice Cardot - Publié dans : Le Monde en mouvement
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 10:03
It’s time the European Union took a much more active part in bringing peace and stability to the Middle East, says Denis Bauchard. He warns that unless determined efforts are made the region’s darkest scenarios may become reality


The Middle East nowadays seems at the epicentre of most international crises, so the question is how should this chaos be dealt with? Divided and paralysed, Europe appears to have given up on any involvement either in stabilising the region or in the peace process itself. Yet it was not ever thus. From 1980 to 2001, Europe played a leading role in the Middle East, particularly in asserting the Palestinians’ right to self-determination and by convincing the PLO to abandon violence and so become a viable party to negotiations. The 1980 Venice Declaration that recognised the Palestinian people’s right to self-determination was a milestone, and Europe also made an important contribution to the peace process when Miguel Moratinos, now the Spanish Foreign Minister, was the European Union’s special envoy in the Middle East. He played an important personal part in putting together the compromise formula proposed at Taba early in 2000, only to be turned down by Israel’s Ariel Sharon.

Since then, of course, successive peace settlement attempts were impeded by the Bush Administration in Washington DC as well as by successive Israeli governments which, in spite of their stated good intentions, have constantly sought to distance Europe from any political negotiations in the region. Europe has instead had to play the passive part of “banker”, financing equipment and infrastructure that subsequently has been deliberately destroyed in Israeli military operations in Gaza and the West Bank.

The new Obama Administration in the U.S. has already marked a clear break with its predecessor. President Obama’s powerful and significant gestures have included his speech at Cairo University in early June when he asserted the United States’ commitment to a two-state solution to the Palestinian question, while also giving priority to Afghanistan and Pakistan and confirming the acceleration of American troop withdrawals from Iraq, all the while expressing his own determination to change the United States’ image and re-establish its credibility. The arrogance that marked the Bush Administration has given way to a new ethic with Obama’s call for resumed talks with Iran and Syria as they must be included in future peace process negotiations. Now that it’s under new management, the White House has also signalled a U.S. willingness to consult with traditional allies, be they European or regional, as part of a much more pragmatic outlook. Having said all that, it is nevertheless clear that there will be no major shifts in American foreign policy. The fundamental principles that have underpinned it ever since early 1945 and the Quincy meeting between President Roosevelt and Ibn Saud will remain; in today’s terms that means a determination to assert U.S. influence in a zone which is strategic to American security, the strengthening of energy security, the fight against terrorist groups (even if the unfortunate expression “war on terror” is no longer used), a determination to contain Iranian influence and a firm commitment to Israel’s security.

Given that the United States is therefore fully committed to engaging with the problems of the Middle East, what are the possible future outcomes? The return to a Pax Americana as outlined by President Georges W. Bush in his January 2004 State of the Union address is clearly not an option. The Greater Middle East project, which was meant to “eradicate tyranny”, promote democracy and make the region prosperous through free trade is no longer viable. But the United States can regain credibility and influence if it engages in crisis resolution. President Obama’s approach therefore marks a very real turning point: He recognises that all the region’s problems are connected, and that there can be no stability in the Middle East without a solution to the Palestinian question. According to a member of his own administration, concrete policy is still in an “exploration phase”. Although Obama intends to implement an ambitious and pragmatic policy – and is committed to entering into talks with Iran – he is also conscious of the need to confront the hostility not only of U.S. opponents like Iran and others but also of friendly states such as the current Israeli government.

The summer’s Iranian election results are thus bad news. President Ahmadinejad’s initial speeches, his insistence on denouncing a conspiracy by external agents, particularly from the United States, make the initiation of new talks difficult. On the Israeli side, the Netanyahu government’s reaction to the Cairo speech, despite its seeming acceptance of the two-state solution, was a way of subtly rejecting President Obama’s demands on such issues as a halt to any new settlements, the status of Jerusalem, and a relaxation of the Gaza blockade.

Could the Middle East yet fall under Islamist rule, meaning one in which Islamist movements could enforce Sharia Law as the sole basis of law? It is undeniably a risk, as it is likely that if truly free and fair elections were organised throughout the region, they would in many cases lead to the establishment of governments with an Islamist majority, or at least with Islamists as the majority party in a coalition. Islamist movements, most notably the Muslim Brotherhood, represent the only organised political opposition in most countries in the region. The latest election results in Iraq and Egypt in 2005 saw the Muslim Brotherhood make substantial gains, and in Palestine in 2006 they saw the victory of Hamas. For all that, a number of other elements make a transition to Islamist rule rather less plausible. Votes in support of Islamists are more a reaction against the current regime than a real show of support for Islamist ideology. And in so many Arab countries the military, in particular the intelligence services remain faithful supporters of the current regime.

But the risk of outright chaos is real enough, with all that that implies for the region as a whole, as well as for its immediate neighbours and global security. There remains a greatly increased risk of terrorism, of large-scale population movements, and, of course, of heightened threats to energy supplies. A dark scenario based on current trends holds out the prospect of a nuclear Iran with increased influence, violent confrontation between an entrenched Israel and radicalised and better-armed Hamas and Hezbollah militias and more parts of the Middle East becoming lawless and falling out of state control. There are real risks if some flickers of hope cannot be kindled, and indeed a few windows of opportunity are appearing that we must not allow to be closed. The political change now being felt in the United States together with an EU whose foreign and security role is growing, whatever the future of the Lisbon treaty, can both play a stabilising role.

But a new Middle East cannot be built without some significant policy changes and these must be based on the following principles:

 - The principle of non-interference and respect for the sovereignty of states must remain the basis for international relations, in the Middle East as elsewhere. The failure of President Bush’s policy to "promote democracy" means the Obama Administration has understood that such an approach is counter-productive. Progress towards democracy and the rule-of-law can only be made through domestic changes, and they are already appearing in some countries in the region, including Iran. The development in the Arab world of what we in the West call civil society is an encouraging element and needs to be supported discreetly in the ways now being used by organisations like the Carnegie Foundation, the Arab Reform Initiative and German political foundations like the Konrad-Adenauer-Stiftung and the Friedrich-Ebert-Stiftung. Their efforts are greatly preferable to any clumsy interventions that put supporters of democracy in these countries at risk of appearing to be "foreign agents".

  •  - Holding talks with all parties who appear to be key players, be states like Iran and Syria or movements such as Hamas or Hezbollah. These talks must include a commitment to refrain from aggressive rhetoric and concentrate on building confidence measures that emphasise a shared commitment peace and reconciliation in the Middle East. 

     - Asserting a strong political determination to resolve the Palestinian problem though the creation of a viable state. With the major question mark over whether there is still time to do so, this requires an immediate halt to the development of Israeli settlements and rules out any ambiguous agreement that would leave the door open to future settlements. The Palestinian question cannot be resolved without having first found a fully representative party to hold talks with, which could be a government which represented all Palestinian movements, including Hamas. 

     - Making an effective contribution to economic and human development in the region. The question is not so much the scale of available funds but how they are used. Aid policies in countries like Lebanon, the Palestinian territories or Afghanistan are open to question, and rightly so. The European Union and its members, by far the largest contributors to the region, have a special responsibility. In particular, solidarity between rich and poor countries in the region must be strengthened. 

     - Building a security system which allows powers outside the region, as well as Middle Eastern countries themselves, especially in the Gulf, to feel safe. The agreement between the European Union and members of the Gulf Security Council, which has been under negotiation for several years, could constitute a first step. But such a system is only conceivable if the problem of nuclear proliferation in the Middle East can be put on the table, as has been requested by most states in the region. 

     - The setting up of a strong cooperation system between the United States, the European countries, Russia and China to find common positions. The United States will be unable to implement a solution by itself, and the Obama Administration is well aware of this. Russia, which is now back in the Middle East, China, whose strategic interests are increasingly being asserted in the area, India, which is directly affected by what goes on in the region, and of course the European Union, must all contribute to the search for solutions to the Middle East’s crises.


There is a place for Europe in the Middle East, provided the EU is willing and able to use the means of influence available to it. If the political will of its member states is there, Europe should be able to play a decisive role in a Middle East stabilisation process that no one doubts will be long and arduous.

Denis Bauchard is a former President of the Institut du Monde Arabe in Paris, and was Frances ambassador to Jordan. He is now Senior Advisor for the Maghreb and the Middle East at the Institut Franais des Relations Internationales (IFRI).

Source :
 http://www.europesworld.org/NewEnglish/Home_old/Article/tabid/191/ArticleType/articleview/ArticleID/21498/Default.aspx

Par Patrice Cardot - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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