Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 19:18

Avez-vous vu ce très beau film allemand inspiré d'un fait divers américain qui est intitulé Die Welle (la vague) ?

Quel est le thème de ce film ?

Pendant une semaine, un professeur de lycée, au profil plutôt libéral, propose à ses élèves une expérience pédagogique ayant pour but de leur faire comprendre comment fonctionne un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôles aux conséquences tragiques .... 

Voir la bande originale : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18857292&cfilm=134390.html

Que cherche à nous révéler ce film ?

Que l'on soit libre ou de tout engagement ou de toute allégeance, que l'on soit habité ou non par une idéologie, soumis ou non à des principes ou à des dogmes exigeants, tout un chacun s'attache à construire son discours autour des valeurs de solidarité, d'honneur, de justice, de travail, de dignité, de fierté nationale  .....

Mais en partant de ce même socle de valeurs et de principes, il est aisé de se laisser entrainer dans une voie que l'on n'a pas spontanément choisie, la bascule dans une voie ou dans une voie contraire s'effectuant sous l'empire de peu de choses avec une rapidité déconcertante !

En des périodes - comme celle que nous traversons aujourd'hui - aussi riches en sources de tensions, de chocs, de crises, de vulnérabilités, de risques et de menaces en tous genres, que pauvres en utopie politique, en solidarités économiques et sociales et en source d'élévation spirituelle et philosophique,  la tentation du repli identitaire, sur fond idéologique, est parfois présente dans l'esprit des êtres les plus faibles, les plus fragiles et/ou les plus en proie au doute ; comme la tentation autoritaire, sécuritaire ou totalitaire tend à être parfois présente dans celui des individus qui oeuvrent dans les espaces de pouvoir et d'influence, fussent-ils légitiment élus, lorsque leur autorité de compétence est ouvertement mise en défaut par la pregnance des facteurs précédents.

Est alors convoquée l'exigence d'une tolérance 0 justifiée comme la condition sine qua non du risque 0 en en faisant les arguments d'un retour à un ordre autoritaire et sécuritaire qui opère sur la base d'une lecture et d'une pratique de la loi et de la morale qui travestissent autant l'esprit que la lettre des principes et des valeurs des démocraties libérales jusqu'à les rendre inopérants ! Un ordre incompatible avec le mobile libéral qui lui sert de prétexte : "la sécurité est la première des libertés", "la liberté s'arrête là où commence celle des autres", etc.

La norme de droit s'efface derrière l'autorité du pouvoir suprême que confère la capacité à maintenir l'ordre établi par la norme de devoir ! Le parquet prend alors le pas sur le siège !

Toute transgression, ou même toute tentation de transgression (délit d'intention), est alors mise en accusation de mettre en péril l'ordre établi !

On s'autorise à restreindre et à surveiller les libertés ! Toutes les libertés, mêmes les plus fondamentales !

La présomption d'innocence se trouve alors baffouée par un système médiatique autant que par un système judiciaire asservis à l'obligation de performance du jeu des forces morales et politiques qui les dominent ... et les contrôlent !

Les coupables sont là, qui rodent parmi nous !

Pis encore, tout un chacun est un coupable en puissance .... 

La présomption de culpabilité efface d'un trait la présomption d'innocence !

La nuance n'est plus de mise ! L' "ordre" - ou plus précisément, l'idée que l'on se fait de l'ordre - se justifie pour lui-même, par lui-même !

Ceux qui ont le pouvoir d'expliquer, d'instruire à charge et à décharge et/ou de juger se croient alors contraints d' (ou autorisés à, selon les convictions qui leur sont propres) effacer les arguments de la raison devant ceux de la passion et de l'idéologie ! Société de consommation de dogmes, d'ordres, d'images et d'émotions oblige !

L'opinion publique se rigidifie progressivement, puis se radicalise ! L'acceptation du pire devient possible !

D'autant que l'entropie (c'est à dire le "désordre") ne peut que croître (en vertu du second principe de Carnot) ! Illustration métaphorique de la primauté du mouvement de la liberté sur celui qui vise à établir un ordre inerte (stable) ! 

La dérive sécuritaire, d'abord, puis autoritaire, voire totalitaire, est alors au bout du chemin ! Inéluctablement !

Science - mais aussi législation, éducation, information et communication - sans conscience n'est que ruine de l'âme !

Ce que démontre le film avec un brio particulier !

Une leçon de philosophie politique à méditer !

Surtout le jour de commémoration de la Shoah  http://www.fondationshoah.org/FMS/spip.php?rubrique10 !

 

Ou encore, le jour où les Chrétiens célèbrent la naissance de leur Christ !

 

 

 



Par ERASME - Publié dans : Sociétés et Cultures
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 18:39

Tous les deux, nous sommes nés de la diversité à la française, celle qui permet à des générations d'enfants d'immigrants de devenir des enfants accomplis de la République française. Je suis musulman, il est juif, et nous désirons partager nos appréhensions, notre réflexion, nos espoirs.

A l'heure où des millions d'Arabes ont le regard tourné vers notre pays, il faut que la France continue à soutenir ces populations dans leur courageuse et probablement longue marche vers la liberté, la dignité et la démocratie. Eux comme les millions d'Israéliens descendus dans la rue veulent un partage plus équitable des richesses, tous ont décidé de prendre leur destin en main.

 Les uns et les autres avaient entendu avec espoir et enthousiasme le discours de Nicolas Sarkozy à Jérusalem en juin 2008 : "La France ne transigera jamais avec la sécurité d'Israël. Mais on doit la vérité à ses amis. La vérité, c'est que la sécurité d'Israël ne sera véritablement assurée que lorsqu'à ses côtés on verra enfin un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable." Ces propos ont sonné comme une promesse aux oreilles de tous. Le moment est venu de traduire les promesses et les espoirs en actions concrètes. La jeunesse arabe tout particulièrement attend de la communauté internationale des actes et des messages qui seront autant de soutiens pour la poursuite sereine de cette période difficile de transition.

Car la "cause palestinienne" est dans le coeur de chaque Arabe, chaque musulman, mais aussi dans celui de tous ceux qui croient en la paix au Proche-Orient, ceux qui ne veulent plus que le conflit israélo-palestinien entrave leur route vers la liberté. Le temps est donc venu de reconnaître un Etat palestinien, qui vivra en paix et en sécurité avec Israël, et de faire reconnaître Israël comme foyer national du peuple juif.

Le vote de la France pour l'adhésion de la Palestine à l'Unesco a démontré sa position courageuse. Le président de l'Autorité palestinienne a assisté à la cérémonie de levée du 195e drapeau de l'Unesco, celui de l'Etat palestinien. Malheureusement, moi, Ofer Bronchtein, j'étais le seul Israélien dans la salle. Je regrette que ceux qui ont été invités ne soient pas venus, j'aurais tant aimé que l'ambassadeur israélien soit présent. Je regrette également que les personnalités juives n'aient pas été invitées, notamment celles qui avaient rencontré le président Abbas l'année dernière à Paris.

UN MOMENT HISTORIQUE ?

C'est dommage, car cette journée gagnerait à être considérée comme un moment historique : celui où l'Unesco reviendrait à sa mission d'origine, promouvoir la culture, l'éducation et la science, cessant de servir d'arène aux affrontements politiques. Une ambition servie par un travail commun : professeurs rédigeant des manuels scolaires destinés à tous, artistes se produisant sur la même scène pour un public mixte, écrivains se lisant, intellectuels réfléchissant ensemble.

Nous nous réjouissons des dernières paroles du discours du président Abbas : "Je désire la paix avec Israël". Nous espérons que la prochaine étape sera la reconnaissance de la Palestine aux Nations unies et que, cette fois-ci, de nombreux Israéliens seront présents. Celui qui lèvera le premier la main pour dire oui à la Palestine devra être le représentant d'Israël.

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Le 13 décembre, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a assisté, à Paris, à la cérémonie de levée du 195e drapeau de l'Unesco, celui de l'Etat palestinien.

 

 Yazid Sabeg est commissaire à la diversité et à l'égalité des chances ; Ofer Bronchtein est président du Forum international pour la paix

 

Par ERASME - Publié dans : Lettres ouvertes
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 14:24

La Commission européenne a proposé, 14 décembre 2012, d'améliorer l'assistance aux citoyens de l'Union confrontés à des situations de crise, comme celles survenues cette année au Japon, en Libye et en Egypte, ou à des cas d'urgence individuels lors de leurs voyages à l'étranger. Elle a pour objectif de faciliter la coopération entre les autorités consulaires et de renforcer le droit à la protection consulaire reconnu aux citoyens européens. Lorsqu'ils se trouvent dans un pays tiers, les citoyens de l'Union ont en effet le droit de demander l'assistance du consulat ou de l'ambassade d'un autre État membre de l'UE si celui dont ils sont ressortissants n'a pas de représentation dans ce pays. Les États membres doivent également aider à l'évacuation de ces citoyens, comme s'il s'agissait de leurs propres ressortissants. La proposition présentée aujourd'hui renforcera ces droits en précisant les circonstances dans lesquelles un citoyen est considéré comme non représenté et les formes d'assistance généralement dispensées par les États membres en cas, par exemple, d'arrestation, d'accident grave ou de perte de documents. La Commission a en outre créé un site internet consacré à la protection consulaire, sous une forme interactive, qui mentionne les coordonnées de tous les consulats et ambassades des États membres de l'UE situés dans les pays tiers. La recherche peut se faire par nationalité européenne ou par pays.

«Les 27 États membres ont le devoir d'apporter toute leur aide aux citoyens de l'Union qui sont en difficulté dans un pays n'appartenant pas à l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité» a déclaré Viviane Reding, commissaire chargée de la justice. «Le droit de bénéficier de la même protection consulaire que les ressortissants nationaux peut constituer un bel exemple de solidarité européenne partout dans le monde. Dans des crises telles que celles qui se sont produites cette année au Japon, en Libye et en Egypte, ou dans des cas d'urgence individuels tels que la perte d'un passeport ou d'effets personnels, les règles européennes de coordination définiront clairement ce que les citoyens sont en droit d'attendre et elles faciliteront le travail des agents consulaires

Les crises majeures survenues récemment ont mis en lumière l'importance que revêt la protection consulaire en dehors du territoire de l'Union européenne. Elles ont en effet touché près de 150 000 citoyens de l'Union en Libye et en Egypte, après les soulèvements démocratiques du printemps 2011, et au Japon, à la suite du séisme et du tsunami qui ont frappé le pays en mars 2011.

Nombre de ces citoyens ont reçu l'assistance de consulats ou d'ambassades d'autres États membres de l'Union lorsque leur propre pays n'était pas (ou plus) représenté. Le droit à la protection consulaire s'applique en outre aux situations quotidiennes, par exemple lorsqu'un vacancier tombe gravement malade ou est victime d'un crime ou d'un délit.

La proposition législative de la Commission vise à créer un cadre stable de coopération et de coordination entre les États membres. Elle précise que les citoyens de l'Union sont considérés comme non représentés lorsque l'ambassade ou un consulat de leur État membre d'origine n'est pas «accessible», c'est‑à‑dire lorsqu'ils ne peuvent s'y rendre et retourner à leur point de départ au cours d'une même journée. La proposition spécifie aussi dans quelle mesure les membres de la famille d'un citoyen de l'Union qui sont originaires d'un pays tiers peuvent bénéficier de l'assistance. Elle décrit comment coordonner cette dernière avec l'État membre d'origine du citoyen. Dans les situations de crise, les nouvelles dispositions mettent en avant le rôle de l'État membre «pilote» chargé de coordonner et de diriger les opérations d’assistance aux citoyens de l'Union non représentés.

Contexte

En 2009, les consuls des États membres ont assuré une protection consulaire dans 300 000 cas. Quelque 5 120 000 citoyens de l'Union se rendent chaque année dans des pays tiers dans lesquels leur État membre d'origine n'a pas de représentation et 1 740 000 citoyens de l'Union vivent dans ces pays. Les citoyens européens sont en outre de plus en plus souvent exposés à des situations de crise, d'origine naturelle ou humaine.

Les traités de l’UE garantissent à tous les citoyens de l’Union le droit à l’égalité de traitement en ce qui concerne la protection que peuvent leur offrir les autorités diplomatiques et consulaires de n’importe quel État membre lorsqu’ils voyagent ou résident en dehors de l’UE et que leur propre pays n’est pas représenté (voir l’article 20, paragraphe 2, point c), et l’article 23 du 0200:fr:PDF" href= "http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2010:0830200:fr:PDF">traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, ainsi que l'article 46 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne). Dans pratiquement tous les pays du monde, au moins un État membre de l'UE n'a pas de représentation. Les trois seuls pays dans lesquels les 27 États membres sont représentés sont les États-Unis d'Amérique, la Chine et la Russie.

Dans son rapport sur la citoyenneté d’octobre 2010 (voir IP/10/1390 et MEMO/10/525), la Commission s’est engagée à renforcer l’application effective du droit des citoyens de l’Union de bénéficier dans les pays tiers, y compris en temps de crise, de l’assistance des autorités diplomatiques et consulaires de tous les États membres, en proposant des mesures législatives et en informant mieux les citoyens par le biais d'un site web et d'actions de communication ciblées (action 8).

Dans sa communication de mars 2011 (voir IP/11/355 et MEMO/11/185), la Commission a également annoncé qu'elle présenterait, dans un délai de douze mois, une législation instaurant les mesures de coordination et de coopération nécessaires pour faciliter la protection consulaire des citoyens de l’Union non représentés.

Pour en savoir plus

Site internet de la Commission européenne consacré à la protection consulaire:

http://ec.europa.eu/consularprotection  

Page d’accueil de Mme Viviane Reding, vice-présidente de la Commission et commissaire chargée de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/reding/index_fr.htm  

Communication de la Commission sur la protection consulaire des citoyens de l'Union:

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2011:0149:FIN:fr:PDF  

 

 

Par ERASME - Publié dans : L'UE face à un monde en mouvement
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 13:56

Le Conseil se réunira mercredi à 15 heures afin d'élaborer la position de l'UE à la réunion ministérielle de l'OMC qui se tiendra à Genève du 15 au 17 décembre, afin de fournir des orientations politiques concernant les travaux de l'organisation en 2012-2013 et d'arrêter des décisions concernant principalement les pays les moins avancés.

Le Conseil doit également donner son feu vert à la Commission pour qu'elle ouvre des négociations bilatérales avec l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie en vue de créer des zones de libre échange approfondi et complet.

Le Conseil devrait approuver, au nom de l'UE, l'accession de la Russie et du Samoa à l'OMC.

Dans le cadre d'un paquet plus large, quatre accords commerciaux bilatéraux avec la Russie seront signés en marge de la session.

Parmi les autres décisions à prendre par le Conseil figurent l'approbation d'un accord commercial de lutte contre la contrefaçon et l'appui de l'UE en faveur de l'octroi d'une dérogation permettant aux membres de l'OMC d'accorder un traitement préférentiel aux services et prestataires de services des pays les moins avancés.

*

* *

CONFÉRENCE MINISTÉRIELLE DE L'OMC

Le Conseil procèdera à un échange de vues dans la perspective de la 8ème conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce, qui se tiendra au siège de l'OMC à Genève du 15 au 17 décembre.

Les ministres de l'OMC devraient fournir des orientations politiques destinées à guider les travaux de l'organisation en 2012-2013 et arrêter des décisions concernant essentiellement les besoins des pays les moins avancés.

Le président de la conférence, le ministre nigérian du commerce, conclura par une déclaration qui comportera deux parties : une partie faisant l'objet d'un consensus, conformément à ce qui a été convenu par les membres du Conseil général de l'OMC le 30 novembre, axée sur trois éléments :

- l'importance du système commercial multilatéral et de l'OMC ;

- le commerce et le développement ;

- le Programme de Doha pour le développement (PDD).

La deuxième partie, élaborée sous la responsabilité du président, présentera les domaines dans lesquels les interventions des ministres auront fait apparaître une convergence des priorités pour les travaux de l'OMC.

Le Conseil de l'UE devrait insister sur les points suivants :

- l'impasse dans laquelle se trouve le PDD est largement due au fait que l'accent est mis exagérément sur l'accès au marché;

- l'efficacité du système commercial multilatéral est menacée, entre autres, par le fait que l'on ne parvienne pas à mettre à jour les réglementations ni à poursuivre la libéralisation du commerce en dehors du cadre multilatéral ;

- il faut entamer des discussions sur l'interaction entre le système commercial multilatéral et le régionalisme;

- il conviendrait de réaliser à court terme des progrès concernant le PDD en s'efforçant de dégager des accords sur les questions relatives aux pays les moins avancés, sur la facilitation des échanges et sur les barrières non tarifaires ;

- pour pouvoir conclure le PDD, un compromis sera nécessaire sur l'accès au marché entre les pays développés et les pays en développement les plus avancés ;

- il faut faire face aux risques d'une montée du protectionnisme en renforçant la transparence ;

- il y a lieu d'examiner les difficultés qui se dessinent au niveau mondial pour pouvoir faire en sorte que les réglementations qui existent au niveau multilatéral soient pertinentes.

Le Programme de Doha pour le développement, lancé à Doha en 2001, vise à réformer en profondeur le système commercial international par la réduction des obstacles au commerce et l'introduction de nouvelles règles commerciales, portant sur une vingtaine de domaines parmi lesquels les services, l'agriculture, la propriété intellectuelle et l'accès aux marchés pour les produits non agricoles. L'un des principaux objectifs des négociations est en outre d'améliorer les perspectives commerciales des pays en développement. Toutefois, les discussions sont à l'arrêt depuis 2008 faute d'un accord sur les "modalités", qui viseraient à transposer en chiffres les engagements politiques pris par les membres de l'OMC.

AUTRES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR

Le Conseil devrait approuver les points ci-après sans débat.

Accord de libre-échange avec les pays du sud de la Méditerranée - Mandat de négociation Le Conseil devrait autoriser la Commission à ouvrir des négociations bilatérales avec l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie en vue de créer des zones de libre-échange approfondi et complet, dans le cadre des accords d'association euro-méditerranéens conclus avec ces pays. Les discussions débuteront dans l'attente des résultats du rapport de la Commission évaluant la capacité des pays partenaires à négocier et à mettre en oeuvre des engagements dans le cadre d'un accord de libre-échange.

Les négociations ont pour objectif de renforcer les accords d'association euro-méditerranéens avec quatre pays en vue de faciliter sensiblement l'accès au marché, d'améliorer le climat d'investissement et de soutenir les réformes économiques dans les pays partenaires.

En réponse aux événements qui se sont déroulés dans le cadre du "printemps arabe", le Conseil européen a invité la Commission, en mars, à présenter des propositions relatives aux moyens de continuer à développer à court, moyen et long terme les échanges et l'investissement étranger direct dans la région. En juin, le Conseil a invité la Commission à soumettre des recommandations en vue de la négociation de zones de libre-échange approfondi et complet (2). Il a décidé que l'UE devrait s'attacher à améliorer les possibilités d'accès au marché, notamment, s'il y a lieu, par l'extension des concessions commerciales, en tenant compte de la situation propre à chaque pays partenaire.

Adhésion de la Russie à l'OMC

Le Conseil devrait adopter une décision approuvant, au nom de l'UE, l'adhésion de la Russie à l'OMC.

Dans le cadre d'un ensemble plus large, la Commission, au nom de l'UE, a négocié avec la Russie une série d'engagements en matière d'ouverture des marchés et de réglementation, décrits dans le protocole d'adhésion à l'OMC.

Les engagements suivants figurent dans le protocole :

- gestion des contingents tarifaires applicables aux exportations de bois de la Russie vers l'UE ;

- un mécanisme de compensation visant à faire en sorte que les exportations de pièces et composants de véhicules automobiles de l'UE vers la Russie ne diminuent pas à la suite de l'application du régime d'investissement dans le secteur automobile ;

- maintien des engagements relatifs au commerce de services contenus dans l'actuel accord de partenariat et de coopération UE-Russie ;

- introduction ou augmentation par la Russie des droits à l'exportation applicables aux matières premières.

Des accords bilatéraux confirmant ces engagements seront approuvés par le Conseil et signé en marge de la session (3).

Adhésion du Samoa à l'OMC

Le Conseil devrait adopter une décision approuvant, au nom de l'UE, l'adhésion du Samoa à l'OMC.

Traitement préférentiel pour les services des pays les moins avancés

Le Conseil devrait adopter une décision approuvant, au nom de l'UE, l'octroi, par la Conférence ministérielle de l'OMC, d'une dérogation permettant aux membres de l'OMC d'accorder un traitement préférentiel aux services et prestataires de services des pays les moins avancés.

En appuyant cette demande de dérogation, l'UE entend faciliter la conclusion d'une partie des négociations sur les services du programme de Doha pour le développement.

Accord commercial anti-contrefaçon

Le Conseil devrait adopter une décision autorisant la signature d'un accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) entre l'UE et l'Australie, le Canada, le Japon, la République de Corée, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse et les États-Unis d'Amérique.

L'ACAC vise à établir un cadre international pour renforcer l'application de la législation relative aux droits de propriété intellectuelle et créer des normes internationales améliorées pour les actions contre les violations à grande échelle de la propriété intellectuelle. Les négociations ont été clôturées en novembre 2010.

_________________

1 La présente note a été élaborée sous la responsabilité du service de presse.

2 Conclusions adoptées par le Conseil le 20 juin.

3 À l'ambassade de Russie à Genève.


Par ERASME - Publié dans : UE, diplomatie, partenariats et défis globaux
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 13:03

Alors que de fortes incertitudes pèsent sur l'avenir politique des pays traversés par les "printemps arabes", alors que la situation se détériore au Proche Orient, alors que le Sahel et l'Afrique subsahélienne ont plus que jamais besoin d'un Maroc solidement ancré dans le camp des modérés, et alors même que ce pays dont la diplomatie n'a cessé d'oeuvrer à la création de conditions favorables à un renouveau des relations internationales (n'oub!ions pas le rôle majeur joué par Hassan II et sa diplomatie dans les phases les plus constructives du processus de paix au Proche Orient, ou encore que c'est à Marrakech en 1993 que fut décidée la création de l'OMC) vient d'être élue pour deux ans à compter du 1er janvier 2012 membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, le Maroc ne peut pas être abandonné sur le bord du chemin. Et encore moins trahi !

Le Maroc constitue au sud de la Méditerranée le pays le plus stable et le partenaire le plus fiable de l'Union européenne sur les registres politique et économique, quand bien même il traverse lui aussi une crise politique, économique et sociale majeure.

Lorsque l'Union européenne a souhaité réhausser le statut du Maroc au travers d'un partenariat privilégié comme elle l'a également fait à l'égard de l'Etat d'Israël, c'était naturellement après avoir pris toute la mesure de l'intérêt d'un tel réhaussement pour l'ensemble des parties à ces accords stratégiques.

Ne l'oublions pas !

Or que constate-t-on dans la réalité ?

Peu à peu se développe au sein des institutions européennes, et plus précisément, du Parlement européen, une posture idéologique qui participe à fragiliser la relation privilégiée entre l'Union européenne et le Royaume du Maroc.

Inspirée, alimentée et entretenue par des parlementaires et des fonctionnaires européens qui semblent guidés par une volonté de nuir à cette relation, cette crise politique larvée se manifeste en particulier par des tentatives de blocage de la mise en oeuvre des accords UE-Maroc conclus dans les domaines de la l'agriculture et de la pêche (cf. à cet égard Les accords de libre échange agricoles Maroc-Europe vus du sud, par Ahmed Azirar (Fenêtre sur l'Europe) ), ainsi que par des allégations aventureuses à l'égard des responsabilités marocaines dans les drames qui ont affectés au cours des derniers mois le Sahara occidental.

Aussi est-il indispensable que cessent ces manoeuvres qui visent à discréditer le Maroc au sein du Parlement européen et à rendre inapplicables les accords agricole et de pêche conclus avec ce pays par l'Union (voir à cet égard  http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=chroniques&id=850 )!

Ce n'est ni de déclarations de principes ni de discours lénifiants dont cette relation privilégiée à besoin ! Mais bien, comme le propose la France (cf. «La France souhaite accompagner les grandes réformes structurelles engagées par le Royaume du Maroc»), d'un partenariat réellement stratégique qui apporte au Maroc des réponses structurelles à la multitude de défis endogènes et exogènes auxquels il est et sera confronté.

Antonio Vitorino, le Président de Notre Europe, souligne la nécessité de développer une nouvelle vision politique, tirant les leçons du passé, mais aussi de mettre en place des politiques complémentaires pour soutenir les économies et les sociétés civiles (cf.  The EU and the Arab Spring: a vision for our neighbours (Tribune by António Vitorino published on the occasion of his intervention at the Conference organised by ECFR in Warsaw on 9 November 2011) - en anglais seulement).

Pourquoi l'Union européenne n'offrirait-elle pas dès 2014 un cadre stratégique commun propice à des initiatives appropriées à la nature profonde des réformes qui restent à mener dans ce pays, sur le modèle de celui proposé pour l'Union par 4 Commissaires européens (cf. Quatre commissaires européens recommandent la création d'un cadre stratégique commun post-2013 s'appliquant à une série de fonds européens - nouvelle édition - ) ?

C'est d'abord celà qu'attend une population marocaine qui se sent abandonnée par cette Europe à laquelle ses enfants rêvent encore !

Et c'est de celà que l'Union pour la Méditerranée comme l'Union du Maghreb Arabe ont le plus grand besoin ! 

S'employer à mettre à mal par des comportements erratiques une relation privilégiée que tout concourt à inciter à renforcer procède de l'irresponsabilité politique la plus insalubre à l'égard d'un Etat souveraine qui a choisi en toute liberté d'être le plus fidèle ami, partenaire et allié des Etats occidentaux comme l'atteste son engagement à leurs côtés dans les Balkans et à l'égard du dossier lybien !

 

Voir également :

 * "Après les printemps arabes, priorité Maghreb" (Note n°15 du groupe Orion / Fondation Jean Jaurès)

 * Les promesses du codéveloppement

 * Exposition "Le Maroc et l'Europe : six siècles dans le regard de l'autre" (Hotel de ville de Paris)

Par ERASME - Publié dans : Regards-citoyens.com analyse et propose
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