Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 18:13

« Toutes les civilisations ne se valent pas », a donc déclaré le ministre Claude Guéant, évoquant des civilisations « supérieures » à d’autres . Un député lui a répondu que c’était « une injure faite à l’homme », sur le fumier de laquelle avaient poussé ces « idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration ». Face à l’ignominie, ce député, Serge Letchimy, a sauvé notre honneur. Parti pris.

 

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Par ERASME - Publié dans : Points de vue publiés dans la presse
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 18:07

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union, hormis ceux du Royaume-Uni et de la République tchèque, ont approuvé lundi 30 janvier à Bruxelles un accord intergouvernemental qui renforce la discipline budgétaire. Ce futur pacte doit être signé à un sommet européen les 1er et 2 mars.

« Ce traité va marquer en France une rupture avec plus de trente ans de budgets en déficit. Je ne sais pas si on en a bien pris toute la mesure. Ce nouveau pacte nous oblige à inscrire la règle d’or budgétaire dans la Constitution, à limiter à 0,5 % du produit intérieur brut notre déficit structurel, c’est-à-dire le déficit hors conjoncture par rapport à la croissance potentielle du pays, sous peine de sanctions dorénavant quasi-automatiques au-delà de 3 % du PIB. 

Ceci va nous conduire à respecter une programmation solide, sans dérapage, de nos finances publiques jusqu’à l’horizon 2016-2017 pour atteindre l’équilibre budgétaire.

Politiquement, il ne faut pas présenter ces contraintes comme une soumission au nom de la seule monnaie ou au nom de l’Europe. Nous devons nous y astreindre pour les générations futures, pour préparer l’avenir, parce que notre endettement est devenu insoutenable. De plus, nous conservons la possibilité de faire des choix budgétaires. 

Il existe en effet plusieurs façons de réduire un déficit, de revoir sa fiscalité, selon telle ou telle préférence collective. Assainir nos finances publiques doit, par exemple, s’accompagner d’une restauration de notre compétitivité, qui, elle aussi, passe par des choix de politique fiscale, de réforme structurelle, par exemple en faveur des PME, de l’investissement des entreprises, de la recherche universitaire. 

Autant de choix nationaux que nous devrons aussi davantage coordonner entre Européens mais qui ne sont pas dictés par le futur pacte européen.

« Relance allemande »

Il faut enfin ne pas sous-estimer la confiance, envers nos pays et entre nous, qu’un tel pacte peut rétablir. C’est la vertu de règles désormais connues, fixes et dissuasives. Une fois cette confiance rétablie, la contrepartie à ce que chacun accepte les mêmes règles du jeu, est que l’Allemagne, elle, joue le jeu de la relance. Sa bonne santé budgétaire lui permet d’inciter davantage les Allemands à la dépense. 

Puisque l’Allemagne réalise 60 % de son commerce au sein de l’Union, une telle relance allemande stimulera nos économies et donc nous redonnera des marges. Vouloir renégocier le traité (NDLR : comme le préconise François Hollande) est en ce sens dangereux car cela met Berlin dans une position attentiste et mine la confiance. 

En revanche, ce futur traité n’est qu’une première étape qui exigera d’en conclure une seconde pour favoriser la croissance et instaurer davantage de solidarité entre pays européens, notamment par la mutualisation de nos dettes. »

Stéphane Cossé, économiste, est maître de conférences à Sciences-Po Paris

Entretien réalisé par Sébastien Maillard

 

Voir également :

 * Le Pacte budgétaire ne résoud pas la totalité des difficultés auxquelles sont confrontés l'euro et l'eurozone ! D'autres mesures sont nécessaires ! - nouvelle édition -

 * Un Traité mal conçu d’un effort nécessaire ? par Carole Ulmer (Interface n°73 - Confrontations Europe)

 * "Ensemble pour une nouvelle croissance" : L'Acte pour le marché unique - Douze leviers pour stimuler la croissance et renforcer la confiance (Communication de la Commission européenne - avril 2011)

 * La Cour des comptes prône un effort sur les dépenses publiques et prédit de nouvelles hausses d'impôts



Par ERASME - Publié dans : UE, enjeux économiques, financiers et monétaires
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 14:26

Lors du diner (très mondain) du CRIF, Nicolas Sarkozy a appelé les israéliens et palestiniens à prendre exemple sur le binome franco-allemand ! 

Une idée déjà ancienne qui n'a guère convaincue ! Hélas !

Au cours de mon intervention lors de l'Université d'été de Passages de 2006, et bien que parfaitement conscient que je ne représente absolument rien à l'égard d'un tel processus, mais parce que l'occasion qui m'était donnée était trop belle pour ne pas être saisie, j'avais pris appui sur mon expérience personnelle d'individu né à la frontière franco-allemande et résolument engagé en faveur d'une consolidation de la relation franco-allemande autant que du processus d'intégration européenne, pour susciter l'intérêt de mes interlocuteurs, de très éminents représentants d'Israël, de l'Autorité palestienne ainsi que du Consistoire, pour une telle référence historique ! (cf. Retour sur images : Sept messages pour redonner de l'espoir et une perspective au Proche Orient )

L'accueil d'une telle audace me valut bien des manifestations de sympathie et même d'amitié !

Et l'on en resta là !!!

Mille et une fois Hélas !

 

Nb : Relevons au passage que François Bayrou n'a pas jugé opportun de prendre part à un tel diner en raison de son caractère "communautaire" !

Probablement n'a-t-il pas voulu laisser à penser aussi qu'il pouvait être sensible aux charmes discrets de la bourgeoisie, surtout après avoir pris conscience des dégâts qu'avait pu causer dans l'opinion publique française cette célèbre soirée du Fouquet's à laquelle de mauvais coucheurs pourraient être tentés de comparer un tel diner au pire moment de la crise économique et sociale !

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Regards-citoyens.com analyse et propose
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 11:03

L'Union européenne doit trouver 2,5 milliards d'euros supplémentaires pour mener à bien le démantèlement de huit réacteurs nucléaires de type soviétique en Bulgarie, en Lituanie et en Slovaquie, a indiqué mercredi la Cour des comptes européenne.
Ces fonds doivent servir à poursuivre le démantèlement des réacteurs obsolètes des centrales nucléaires de Kozloduy, d'Ignalina et de Bohunice. L'UE a déjà dépensé 2,85 milliards d'euros (sur la période 2009-2013) pour le démantèlement de ces centrales.
Selon les constatations de la Cour, la Bulgarie, la Lituanie et la Slovaquie ont fermé les réacteurs conformément à leur engagement et des étapes importantes ont été franchies en matière de déclassement. Cependant, les principales phases du processus restent encore à réaliser et l'achèvement de celui-ci se heurte à un manque important de fonds, a souligné la Cour dans un rapport. La Cour a estimé à 2,5 milliards d'euros les fonds encore nécessaires.
Mais, a souligné la Cour, les estimations de coûts ne sont pas exhaustives du fait que les informations clés sur les déchets radioactifs et/ou les installations et les technologies nécessaires à leur traitement ne sont pas disponibles.
La Cour des comptes a également noté que les grands projets d'infrastructure accusent des retards et des dépassements de coûts.
Un large éventail d'actions visant à atténuer les conséquences de la fermeture anticipée des réacteurs a été financé, mais le degré d'atténuation atteint n'est pas connu, déplore encore la Cour.
Il n'existe ni évaluation complète des besoins, ni définition des priorités, ni fixation d'objectifs spécifiques. Les responsabilités sont diluées, ajoute le rapport.

 

Source : http://www.romandie.com/news/n/_Nucleaire_l_UE_manque_de_fonds_pour_le_demantelement_de_reacteurs_obsoletes_080220121202.asp

 



Par Yann Amar - Publié dans : UE, formation, recherche, technologie & industrie
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 09:55

Pour la première partie de cet article, voir La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (1)
.../...
Que dit Pierre Rosanvallon à propos de la démocratie et de la nécessité de la réinventer ? " La démocratie ? Nous pensons assurément savoir ce qu'elle est et ce qu'elle devrait être. Ses manipulations et ses inaccomplissements nous choquent en effet avec la force de l'évidence. Les multiples dysfonctionnements du système représentatif sautent par exemple aux yeux de tous les citoyens, alimentant une atmosphère de désenchantement. La démocratie est en effet depuis toujours sous tension, écartelée entre des principes constitutifs parfois difficiles à concilier : l'impératif de compétence et la demande de proximité, le nombre et la raison, la fidélité aux engagements du mandat et la réactivité aux changements, le développement de procédures contraignantes pour le pouvoir et l'exercice d'une volonté souveraine. (cf. Réinventer la démocratie, par Pierre Rosanvallon

J'en ajouterai une quatrième empruntée à Helvétius : " L’art du politique est de faire en sorte qu’il soit de l’intérêt de chacun d’être vertueux ".
L'efficacité globale de l'Union politique requiert une coopération loyale non seulement entre les Etats membres, mais également, d'une part, entre les Etats membres et leurs citoyens, et, d'autre part, entre les Etats membres et l'Union européenne.

S'agissant de la coopération loyale entre les Etats et leurs citoyens, qui oserait prétendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles en Europe ? Vous êtes vous rendu(e) à Berlin au cours de ces dernières années ? Y avez-vous découvert l'édifice de la nouvelle Chancellerie fédérale ? Qu'y avait-il d'inscrit sur l'une de ses façades latérales ? " Der Staat ist für die Menschen und nicht die Menschen für den Staat. " L'une de ces nombreuses pensées d'Albert Einstein que nous ferions bien de méditer plus souvent dans nos démocraties européennes ! (pour en savoir plus :  http://www.einsteinjahr.de/fileadmin/documents/PM_Einsteinjahr/Zitate-Aktion_07.04.05.pdf )
Le Traité sur l'Union européenne consacre cette exigence dans son article 4 qui stipule : "  En vertu du principe de coopération loyale, l'Union et les États membres se respectent et s'assistent mutuellement dans l'accomplissement des missions découlant des traités. Les États membres prennent toute mesure générale ou particulière propre à assurer l'exécution des obligations découlant des traités ou résultant des actes des institutions de l'Union. Les États membres facilitent l'accomplissement par l'Union de sa mission et s'abstiennent de toute mesure susceptible de mettre en péril la réalisation des objectifs de l'Union. "
De son côté, le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) stipule dans son article 2 : " Lorsque les traités attribuent à l'Union une compétence exclusive dans un domaine déterminé, seule l'Union peut légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants, les États membres ne pouvant le faire par eux-mêmes que s'ils sont habilités par l'Union, ou pour mettre en oeuvre les actes de l’Union. Lorsque les traités attribuent à l'Union une compétence partagée avec les États membres dans un domaine déterminé, l'Union et les États membres  peuvent légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants dans ce domaine. Les États membres exercent leur compétence dans la mesure où l'Union n'a pas exercé la sienne. Les États membres exercent à nouveau leur compétence dans la mesure où l'Union a décidé de cesser d'exercer la sienne. [...] ".
Mais il faut aller plus loin, beaucoup plus loin. C'est en effet désormais au-delà des procédures électorales représentatives qu'il faut appréhender la démocratie et envisager son développement. La crise économique et sociale qui commence actuellement à ébranler le monde invite à reconsidérer en profondeur la façon dont les nations conçoivent leurs modes d'organisation et de régulation. Elle rend d'abord urgente une nouvelle approche de ce qui constitue le lien social et permet de "faire société" (ce que traduit l'inquiétude rampante sur l'avènement d'une "société de défiance"). Elle appelle aussi à trouver les moyens d'inclure plus fortement le futur dans le présent et à "représenter l'avenir" de façon organisée. Cette crise n'est donc pas seulement de l'ordre d'une panne que l'on subirait en attendant un retour à la normale. Elle oblige à penser plus radicalement dans les termes d'une "grande transformation".

Un nouveau cycle doit de la sorte s'ouvrir dans la vie des démocraties, aussi décisif qu'avaient été ceux de la conquête du suffrage universel au XIXe siècle, puis de la mise en place des Etats-providence au XXe siècle. Il faut maintenant donner à nos démocraties une assise élargie, il s'agit de les comprendre autrement et d'enrichir leur signification. Elles sont à réinventer.

Trois dimensions apparaissent à cet égard essentielles : l'extension des procédures et des institutions au-delà du système électoral majoritaire ; l'appréhension de la démocratie comme une forme sociale ; le développement d'une théorie de la démocratie-monde. "

Par ailleurs, comme déjà indiqué plus avant, la légalité de tout acte de l'Union est subordonnée au respect scrupuleux des dispositions et traditions constitutionnelles en vigueur dans les Etats-membres.
Pour autant, comme le stipule la Déclaration n° 37 annexée au Traité de Lisbonne : " La Conférence souligne que, conformément à la jurisprudence constante de la Cour de justice de l'Union, l'article 352 TFUE qui fait partie intégrante d'un ordre institutionnel basé sur le principe des compétences d'attribution, ne saurait constituer un fondement pour élargir le domaine des compétences de l'Union au-delà du cadre général résultant de l'ensemble des dispositions des traités, et en particulier de celles qui définissent les missions et les actions de l'Union. Cet article ne saurait en tout cas servir de fondement à l'adoption de dispositions qui aboutiraient en substance, dans leurs conséquences, à une modification des traités échappant à la procédure que ceux-ci prévoient à cet effet. "
Dans un tel paysage juridique, on perçoit sans aucune difficulté que la coopération loyale entre les Etats membres et l'Union européenne n'est possible qu'au prix d'une réforme en profondeur des Lois fondamentales et/ou des Constitutions des Pays membres de manière à y opérer les ajustements au fond requis pour garantir aux Etat leur efficacité régalienne, sociale et économique dans la réalisation des buts et objectifs qu'ils ont fixés à l'Union. (cf. notamment à cet égard les articles suivants : But de l'Union européenne ! ainsi que De la finalité première de l'action de l'Union européenne sur la scène internationale !
Car si les institutions démocratiques nationales incarnent l'essence et la singularité d'une conception transcendante de la relation que doit entretenir un Etat et une Nation, elles doivent également incarner l'essence et la singularité de cette conception tout aussi transcendante de la relation que doivent entretenir un Etat et un Peuple avec l'Union d'Etats et de Peuples à laquelle l'un comme l'autre ont décidé d'appartenir. Ne serait-ce que parce qu'elles procèdent et rendent compte d'une vision partagée par la majorité des citoyens du 'vouloir vivre et agir ensemble', tant au sein de l'espace national qu'au sein de l'Union !
Encore faut-il que ces institutions puissent garantir la mise en oeuvre effective des principes de liberté et de différence (cf.  Les deux principes de "liberté" et de "différence" de John Rawls ).
Pour Vaclav Havel : " l'identité de chacun de nous comporte plusieurs couches d'identité partagées au niveau de la famille, de l'entreprise, de la commune, de l'église, du parti politique, de la nation, etc. ". " Cette appartenance partagée engendre une souveraineté partagée à chaque niveau ". " Les souverainetés doivent se compléter ". " En tant que Tchèque, je suis Européen (...). L'Europe est la patrie de nos patries ". (cf. Vaclav Havel plaide pour une Constitution européenne et une souveraineté partagée à chaque niveau ).
" Comment articuler la plus large participation populaire - fondement même de toute démocratie - et la compétence, qui n'a jamais été la chose du monde la mieux partagée, mais se trouve de plus en plus exigée par la complexité du monde ? Voilà un problème dont nous ne sommes pas sortis. Au contraire, tout indique que nous y sommes empêtrés. N'est-ce pas cette insoluble question qui ressurgit dans les divers dilemmes opposant, d'un côté, autogestion, démocratie participative, initiatives citoyennes et, d'autre part, technocratie, modélisations savantes et expertises de toutes sortes ? " écrit Roger-Pol Droit dans le quotidien Le Monde à l'occasion de sa récension d'un ouvrage de John Stuart Mill (cf. "Considérations sur le gouvernement représentatif", de John Stuart Mill : une certaine idée de la démocratie (Critique de Roger-Pol Droit - Le Monde) )
Machiavel a appris aux princes que si le roi de droit divin ne se préoccupe pas de l'assentiment de ses sujets, le peuple, quoique peu clairvoyant, doit consentir, même si l'approbation ne repose que sur les apparences. " Une cité libre se révoltera toujours pour retrouver sa liberté ".
Comme Voltaire, préférons " toujours les choses aux mots, et la pensée à la rime ! " .

La 'chose constitutionnelle' appelle non seulement qu'on la réhabilite mais qu'on la repense en des termes contemporains ! D'abord et avant tout, pour rendre la démocratie à la fois vivante, exhaltante et efficace ! Ensuite pour que les citoyens adhère, en conscience et en responsabilité, au projet démocratique de leur Nation comme à celui de leur Union.
Aussi doit-on redonner aux peuples souverains, et partant, aux citoyennes et aux citoyens de tous les Pays membres, le pouvoir qui est le leur : celui de repenser collectivement, au travers du débat démocratique, ce contrat social, politique et institutionnel qui a pour nom Constitution et qui a pour objet de lier leur Nation à leur Etat, en plein respect de leurs attachements culturels et symboliques autant que de leurs aspirations utopiques communes !
Partout en Europe, il faut réinventer la démocratie et le libéralisme politique, la démocratie sociale et même l'Etat, dans ses ressorts comme dans ses déterminants, au même titre qu'il faut réinventer le libéralisme économique et financier et les mécanismes de régulation internationaux !

Partout en Europe, les partis politiques sont appelés à oeuvrer à l'élaboration de nouvelles Constitutions pour que puissent émerger sur le sol européen des démocraties libérales en phase avec le XXIème siècle !  Des Lois fondamentales qui consacreraient dans leur bloc constitutionnel les mêmes buts, objectifs, principes et valeurs supérieurs que ceux qui animent et/ou fondent l'Union ! Des Constitutions qui garantiraient dans les faits les équilibres institutionnels et la séparation des pouvoirs, tout en consacrant les formes modernes de la régulation et de la gouvernance ( y inclus celles qui relèvent de la démocratie participative) en leur réservant la place qui leur revient dans les institutions d'une société moderne à l'instar de ce que l'Union a su développer en son sein (cf. par exemple La procédure Lamfallussy ou encore La COSAC est devenue un rendez-vous politique, selon Hubert Haenel ) ! Des Constitutions qui interdiraient aux Etats de préempter les patrimoines des générations futures ! Des Constitutions qui appartiendraient à tout un chacun, chaque citoyen étant appelé à se les approprier comme la marque tangible d'une double identité, à la fois nationale et européenne, d'un double destin, national et européen, et de patrimoines nationaux et européens en partage !
C'est indubitablement aussi de cette rupture-là, de nature à la fois politique et institutionnelle, dont l'Union européenne a profondément besoin pour affronter ce XXIème siècle ! 
Alors, et seulement alors, l'Union politique et citoyenne 'sans cesse plus étroite' qui doit sceller dans un marbre multiséculaire les liens d'une communauté si singulière de citoyens, de cultures, de valeurs, de projets et de destins, apportera à ses enfants comme à ceux qui, ailleurs dans le monde, en attendent un souffle salvateur, les fruits tant attendus de la promesse démocratique et de la Déclaration universelle des droits de l’homme !  
La 'P'olitique, n'est-ce pas l'art de rendre possible ce qui est nécessaire ?

 

NB : Cet article a été publié à plusieurs reprises sur ce blog 

 

Voir également sur ce blog :

 * Application des principes de subsidiarité et de proportionnalité dans l'Union européenne

 * Référendum et plébiscite

 * La démocratie parlementaire à l'allemande : une voie politique performante pour l'Europe

 

 












Par Patrice Cardot - Publié dans : Regards-citoyens.com analyse et propose
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et la pensée à la rime !
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