Méditerranée & Proche Orient

Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 09:06

Les dirigeants des pays musulmans ont apporté lundi leur soutien à la Turquie qui a demandé la levée immédiate du blocus de Gaza et a appelé à sanctionner Israël après l'abordage par la marine israélienne d'un bateau turc il y a une semaine.

Des dirigeants russes, iraniens et arabes sont rassemblés depuis lundi à Istanbul dans le cadre d'une conférence asiatique centrée sur la sécurité régionale.

La réunion des représentants de la Cica (Conférence sur l'interaction et les mesures d'élaboration de la confiance en Asie) sera suivie mardi du sommet proprement dit.

" Le temps est venu de lever l'embargo imposé à Gaza ", a dit le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse avec le président syrien Bachar al Assad. " Nous ne voulons plus voir dans le monde de prison à ciel ouvert. "

" Israël doit payer le prix pour le sang versé par des martyrs ", a poursuivi Erdogan qui a dénoncé les affirmations des Israéliens selon lesquelles certains humanitaires présents sur la flottille turque avaient des liens avec des mouvements activistes.

" Ils (les Israéliens) sont comme une machine à mensonges. Ils fabriquent des mensonges. Ils sont connus pour ça ", a-t-il dit.

Assad, dont le pays n'est pas membre de la Cica mais qui a été invité au sommet, a déclaré que l'attaque israélienne du 31 mai et la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens démontraient "la véritable nature d'Israël".

" Israël a commis ce crime en toute connaissance de cause et les autopsies (des victimes) ont montré qu'on avait affaire à de véritables meurtres ", a-t-il affirmé.

Les deux dirigeants ont demandé une enquête internationale sur ce raid, une idée que les Israéliens, qui mèneront leur propre investigation, ont déjà repoussée.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a rencontré son homologue turc Abdullah Gül, et le Palestinien Mahmoud Abbas participent à ce sommet. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine est également présent.

La Turquie a reçu des messages de soutien de l'Afghanistan, de l'Azerbaïdjan, de l'Iran, du Pakistan, du Qatar et de Mahmoud Abbas.

Le chef de la diplomatie pakistanaise, Shah Mehmood Qureshi, a également condamné " l'agression injustifiée contre la flottille de la liberté ". " Nous sommes à vos côtés ", a-t-il dit à son homologue turc.

Israël, qui est l'un des vingt membres de ce forum, a décidé d'y envoyer un diplomate de son consulat d'Istanbul, plutôt que d'exposer une personnalité de plus haut rang à l'indignation provoquée par la mort des militants tués dans l'opération israélienne.

Politique "intolérable"

La Turquie compte bien faire monter la pression sur Israël pour que cet Etat lève le blocus auquel il soumet la bande de Gaza depuis plusieurs années.

Cette dynamique diplomatique se poursuivra mercredi par une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe à Istanbul, dans le cadre du "forum de coopération turco-arabe".

" Israël a commis un crime contre le droit et les règlements internationaux ", a dit le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, lors d'une conférence de presse avec ses homologues afghan et pakistanais avant l'ouverture de la séance.

Dimanche, sur CNN, Davutoglu a qualifié d'"intolérable" la politique d'Israël envers les Palestiniens. " La Turquie a été l'un des premiers pays à reconnaître Israël. Mais maintenant nous ne pouvons tolérer la politique de la tension, le blocus de Gaza, les sanctions collectives, l'attaque de civils dans les eaux internationales. Tout cela, nous ne pouvons le tolérer ", a-t-il dit.

" Si la CICA est l'OCDE de l'Asie, alors la déclaration finale du sommet devra parler de l'attaque israélienne ", a dit pour sa part un autre responsable turc. " Si un tel raid avait été mené en Hongrie, par exemple, tous les pays de l'OCDE auraient eu leur mot à dire ", a-t-il ajouté, faisant référence à l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.

La Turquie, seul pays musulman membre de l'Otan, aspire à devenir une puissance régionale de premier plan et à entrer dans l'Union européenne. Ses détracteurs estiment que le gouvernement d'Ankara, issu de la mouvance islamiste modérée, risque d'aller trop loin en cherchant à nouer des relations plus étroites avec des pays du Proche-Orient dans lesquels l'Occident n'a pas confiance.

La Cica a été mise sur pied au début des années 1990 par le président kazakh Noursultan Nazarbaïev, dont le pays a accueilli deux de ses sommets par le passé.

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 20:30

Israël a repoussé dimanche une proposition de l'Onu visant à créer une commission d'enquête internationale sur son raid contre un bateau turc en route pour Gaza, en affirmant son droit de mener sa propre investigation.

" Nous rejetons une commission internationale. Nous sommes en discussion avec l'administration Obama pour faire en sorte que notre enquête ait lieu ", a déclaré Michael Oren, ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, sur la chaîne Fox News.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, avait proposé de créer une commission présidée par l'ex-Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer et comprenant des représentants d'Israël, des Etats-Unis et de la Turquie, indiquait plus tôt un responsable israélien à Jérusalem.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est entretenu de cette proposition samedi par téléphone avec Ban, mais il a déclaré dimanche à des ministres de son parti, le Likoud, que l'Etat hébreu étudiait d'autres possibilités, indique-t-on de sources politiques.

Ces derniers jours, des dirigeants du pays ont avancé publiquement l'idée d'une enquête israélienne à laquelle participeraient des observateurs étrangers.

Ankara veut une enquête indépendante

Neuf Turcs ont été tués le 31 mai sur le "Mavi-Marmara", principal bateau d'une "flottille de la liberté" composée de six navires, dont l'abordage dans les eaux internationales par des commandos israéliens a soulevé un tollé international. Israël a fait valoir que ses soldats avaient fait feu en état de légitime défense après avoir été attaqués par des activistes pro-palestiniens armés de bâtons et d'armes blanches.

La flottille tentait de forcer le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, enclave contrôlée par les islamistes du Hamas qui s'opposent aux efforts de paix israélo-palestiniens.

" Israël est un Etat démocratique. Israël a la capacité et le droit d'enquêter par lui-même, de n'être un objet d'enquête pour aucune commission internationale ", a dit l'ambassadeur Oren.

Ban a aussi consulté le Premier ministre turc Tayyip Erdogan sur des " options pour avancer dans l'enquête réclamée par le Conseil de sécurité ", selon le site internet de l'Onu.

Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a déclaré sur CNN qu'Ankara insisterait pour la mise en place d'une commission indépendante, en laissant entendre que le rejet israélien d'une enquête internationale montrait que l'Etat juif voulait dissimuler les faits précis du raid.

" Nous voulons connaître les faits. Si Israël refuse, (...) c'est une preuve supplémentaire de sa culpabilité. Ils ne sont pas assez sûrs d'eux pour affronter les faits ", a-t-il dit.

Samedi, un autre navire, le Rachel-Corrie, a aussi tenté de forcer le blocus de Gaza. L'armée israélienne est intervenue à bord sans incident, et le bateau a été dérouté vers le port israélien d'Ashdod. Ses 19 passagers et membres d'équipage ont accepté d'être expulsés d'Israël ce dimanche.

Photos du MAVI MARMARA

" Je souhaite rendre hommage à l'équipage du 'Rachel-Corrie', qui a démontré sans ambiguïté ses intentions pacifiques ", a dit le ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheal Martin, à la radio publique RTE.

Un responsable israélien a dit que son pays tenait à déterminer si la Turquie avait effectivement parrainé le "Mavi- Marmara", sur lequel les militaires israéliens semblent avoir été surpris par la résistance qu'ils rencontraient. Sept militaires israéliens ont été blessés sur le bateau turc.

Au début du conseil des ministres hebdomadaire, Netanyahu a dit qu'un groupe d'"extrémistes violents" était monté séparément à bord de ce bateau avec l'intention d'en découdre.

Sur des photos prises sur le "Mavi-Marmara" et que Reuters s'est procurées dimanche, on voit des soldats israéliens qui saignent et se recroquevillent, entourés d'activistes. Elles ont été prises par un membre de la fondation turque IHH, qui avait organisé le convoi, a dit son porte-parole Salih Bilici.

Les autorités israéliennes ont confisqué les appareils photo des activistes et effacé les cartes mémoire, mais l'IHH a pu récupérer des photos sur un appareil à l'aide d'un logiciel spécial, a précisé Bilici. Il n'y a pas de photos de scènes de violence directes, mais on voit sur beaucoup d'entre elles des flaques ou des traces de sang sur le pont et sur les murs.

John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, a déclaré dimanche sur la chaîne ABC qu'il était dans l'intérêt d'Israël de " traiter de façon plus efficace la situation à Gaza ".

Israël est en droit de veiller à ce que l'on n'achemine pas d'armes à Gaza, mais trop de confusion entoure les produits qui sont autorisés à y entrer, a-t-il dit. " Dans les prochains jours, il faut établir une liste de ce qui ne peut pas entrer. "

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 12:46

La Maison blanche a estimé que le blocus israélien de la bande de Gaza n'était pas tenable et qu'il devait être changé.

La présidence américaine a dans le même temps demandé à l'équipage du "Rachel-Corrie", un ancien navire marchand chargé d'aide, de se détourner du territoire palestinien et de faire route vers le port israélien d'Ashdod pour éviter toute nouvelle confrontation avec les forces israéliennes.

" Nous travaillons dans l'urgence avec Israël, l'Autorité palestinienne et d'autres partenaires internationaux pour concevoir de nouveaux modes d'acheminement de marchandises et d'assistance à Gaza ", a dit Mike Hammer, porte-parole du conseil de sécurité nationale de la Maison blanche.

" Les dispositions actuelles sont intenables et doivent être changées. Pour l'heure, nous appelons toutes les parties à se joindre à nous pour encourager des décisions responsables de toutes parts afin d'éviter toute confrontation inutile ", ajoute-t-il dans un communiqué.

Alors que l'indignation et la colère suscitées par l'assaut meurtrier lancé lundi par des commandos de la marine israélienne contre une flottille de bateaux restent entières, un nouveau navire, le cargo "Rachel-Corrie", s'approche des côtes de Gaza.

Les autorités israéliennes ont réaffirmé qu'elles n'autoriseraient aucun navire à briser le blocus établi autour du territoire palestinien tenu par les islamistes du Hamas.

" Fournir une assistance à la population de Gaza demeure une priorité américaine ", poursuit Mike Hammer.

" Dans l'intérêt de la sécurité de toutes les parties concernées, et de l'acheminement sûr d'une assistance à la population de Gaza, nous encourageons fortement les équipages du 'Rachel-Corrie' et d'autres bateaux à faire route vers Ashdod pour décharger leurs cargaisons à destination de Gaza ", ajoute-t-il.

 

Source : Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 08:22

Comme l'Union européenne et la quasi totalité de ses Etats-membres, l'Etat d'Israël est membre de la DCAF ! (cf. L'adhésion de l'UE à la fondation internationale dédiée au contrôle démocratique des forces armées (DCAF) consoliderait le lien que doit entretenir la PESC avec ses principes fondateurs )

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 19:46

Une fois encore, les responsables politiques et militaires d'Israël peuvent considérer qu'ils sont à l'abri de quelques risques de sanctions que ce soit de la part de la communauté internationale !

La chose nous est désormais coutumière ! Les actions les plus en contradiction avec le droit international, qu'il s'agisse du droit de la guerre, du droit humanitaire ou du droit maritime commises par cet Etat "démocratique" du Proche Orient ont toujours été précédées d'un acte politique majeur réhaussant son statut international, sans conditions !

Du passage du rapport Golstone par pertes et profits

Souvenez-vous ! En décembre 2008, un message encourageant venait de lui être adressé par l'Union européenne quelques jours avant que Tsahal lance son opération Plomb durci dans la bande de Gaza : le principe de l'attribution d'un statut privilégié quasi synonyme d'adhésion sans frais dans le concert de cette Union tout aussi démocratique !

Bien sûr, la communauté internationale (si tant est qu'elle existât !), au premier rald de laquelle naturellement, l'Union européenne et la France, s'offusqua, s'éleva pour protester, pour condamner même parfois !

Un rapport fut commandité par les Nations Unies : ce fameux rapport Goldstone auquel Israël répondit par le mépris ! Que fit alors la Communauité internationale en regard des accusations et des preuves irréfutables étblies par ce rapport ! Rien de plus que ce qu'elle n'avait déjà pas fait pour briser le blocus imposé aux Ghazaouis ! Mieux encore, ou si vous préférez, pis encore, Israël vient d'être admis à l'OCDE, toujours sans conditions !

Et maintenant, quelles leçons allons nous tirer de ce scandaleux déni de justice ?

L'Etat d'Israël vient d'enfreindre les règles du droit maritime en arraisonnant dans les eaux internationales des bateaux civils se dirigeant vers la bande de Gaza pour répondre à une urgence humanitaire unanimement constatée et déplorée en dehors d'Israël ! Ses militaires ont ouvert le feu sur des personnes civiles dont les moyens d'autodéfense étaient incontestablement rudimentaire, faisant des victimes de manière manifestement délibérée : en droit international , ce là porte un nom : c'est un acte de piraterie ! Outre le fait qu'Israël, en agissant ainsi offre une nouvelle fois au Hamas un moyen inespéré (quoi que ..., à force de réitérations d'opérations aussi scandaleuses, on peut se demander si il n'y a pas de convergences objectives d'intérêts à créer les conditions d'une fracture durable, interdisant tout accord définitif au conflit historique, et favorisant un status quo qui satisfait au final les deux parties) de consolider sa position privilégiée à l'intérieur des territoires de Gaza.

Aujourd'hui, l'Union européenne s'offusque, proteste mais ne condamne pas ! Elle va même jusqu'à appeler la communauté internationale à lancer une enquête internationale ! Mais " bon sang, mais c'est .., bien sûr, il fallait y penser " nous répétait à loisir, jadis, le Commaissaire Bourrel, au terme de ses enquêtes ! Et bien là aussi, le Bourrel européen a encore sévi : la solution qui sied en pareille circonstance, c'est bien évidemment une enquête internationale !

Le Conseil de sécurité non plus ne condamne pas ! Et sous la pression d'Etats Unis qui continuent de jouer une partition partiale, le Conseil de sécurité appelle à une enquête impartiale menée par devinez qui ? le présumé coupable, évidemment !

Un rapport sera établi qui établira les faits ! Et ensuite ? devinez ce qu'il adviendra ....

Israël intégrera je ne sais quelle nouvelle organisation internationale, multilatérale ou régionale ! L'Otan, par exemple ! Surtout que la Turquie, qui ne se laisse pas dicter son comportement ni par Washington ni par Brusselles, ni par Londres, Paris ou Berlin, n'a pas attendu d'enquête internationale pour prendre des "mesures conservatoires" : elle vient de décider de surseoir, au moins provisoirement, aux activités de coopération militaire avec l'Etat d'Israël ! Quoi de pus naturel de rapprocher ces frères soudainement en froid au sein d'une Alliance atlantique qui révise son concept stratégique, et qui n'en est pas à son premier coup de maître en mettant dans le même panier la Turquie et la Grèce .... Quelle réussite !

Bien sûr, deux institutions vont encore y laisser quelques plumes : l'ONU, comme d'habitude, dont les résolutions ne servent jamais à rien au Proche Orient, quand elles mettent en cause Israël, et l'Union pour la Méditerranée, cette petite dernière née pour servir surtout de victime expiatoire !

Du devoir et du droit d’ingérence

Le droit d’ingérence est la reconnaissance du droit des États de violer la souveraineté nationale d’un autre État, en cas de violation massive des droits de la personne. Le devoir d’ingérence, quant à lui, est conçu comme plus contraignant. Il désigne l’obligation morale faite à un État de fournir son assistance en cas d’urgence humanitaire. Ni le droit, ni le devoir d’ingérence n’ont d’existence dans le droit humanitaire international. L’ingérence elle-même n’est pas un concept juridique défini. Au sens commun, il signifie intervenir, sans y être invité, dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État. (cf à cet égard http://www.operationspaix.net/-Devoir-et-droit-d-ingerence-)

La violation du blocus entreprise par la flotille en cause relève à la fois de ce droit et de ce devoir, tant il est vrai que les Etats dénonciateurs de ce blocus sont restés immobiles sdevant cet état de fait !

Qu'attend-on pour faire progresser le droit international à l'égard de ces deux concepts dont le personnel politique de nos démocraties libérales et médiatiques use et souvent abuse pour justifier des actions que le droit plus strict ne permettrait pas ? ne serait-ce que pour que la Communauté internationale, l'Union européenne, la France, et bien d'autres encore, n'aient plus d'arguments juridiques à opposer à ceux qui leur reprochent leur immobilisme complice, sinon coupable, dans cette région !

Qu'il s'agisse de Catherine Ashton ou de Bernard Kouchner, l'Union européenne dispose de personnalités politiques dont les trajectoires et les engagements les autorisent plus que tout autre à porter très haut dans le débat juridique international le flambeau de ce droit et de ce devoir d'une ingérence motivée par des considérations qui rencontrent l'adhésion des peuples, à commencer par ceux qui ne peuvent jouir du droit de disposer d'eux mêmes !

La justice internationale ne saurait avoir plusieurs régimes de droit applicables à des situations analogues !

Or, qu'est-il advenu du Kosovo ?

Qu'attend-on pour statuer de manière analogue s'agissant des territoires palestiniens et du droit à l'autodétermination du peuple palestinien vivant dans ces territoires ? Une guerre improbable contre Israël comme ce fut le cas contre la Serbie ? Est-ce là le sens que la communauté internationale entend donner aux enseignements de l'Histoire : entreprendre les actions de justice qu'après avoir entrepris des actions de coercitions sanglantes ?

Abandonnons le cynisme de la realpolitik façon grandmère pour passer dans le réalisme d'une modernité qui ne s'accomode pas des faux fuyants et des gesticulations irresponsables !

Cessons les manoeuvres dilatoires ! Ainsi ne peut aller le monde prétendu civilisé et moderne !

Agissons en mettant en examen et en garde de vue celle ou celui vis-à-vis desquels on dispose un faisceau d'indices utiles à son incrimination pour faits graves, à son jugement régulier et sincère, et à sa condamnation effective ! 

Alors, enfin, nous retrouverions grâce aux yeux des peuples du monde en montrant notre détermination à cesser de feindre de privilégier le droit et la justice sur tout autre ressort de l'action en convoquant des commissions d'enquête dont on s'est jusqu'ici trop souvent employé ensuite à minimiser les conclusions, créant ainsi les conditions d'une impunité coupable !

En toute conscience et en pleine responsabilité !

L'action politique et diplomatique s'en trouverait rehaussée dans un contexte où elle ne cesse de faire montre de son incapacité à exercer les responsabilités qui lui incombe dans la recherche de solutions pacifiantes et régulatrices aux grands défis planétaires !

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

Conseils de lecture

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés