A propos du budget de l'Union européenne

Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 09:17

Indhira Santos et Susanne Neheider, chercheurs du think tank brusselois BRUEGEL (http://www.bruegel.org/) proposent dans une publication récente de réformer le budget de l'Union par une modification en deux temps : d'abord en séparant en deux parties les dépenses du budget (en distinguant 'biens publics européens', d'un côté, et 'fonds redistribués' aux pays, de l'autre), puis en négociant les équilibres nets pour déterminer les montants qui sont redistribués aux pays de l'Union.

Selon la définition la plus couramment admise, les biens publics représentent des services qui peuvent avoir trait à la sécurité (police, justice, défense), [NDLR : aux Droits fondamentaux], aux infrastructures (transports, télécommunications, éducation, santé), à l'harmonisation dans un domaine donné (information, éducation, langue, standardisation), ou à la certification (identification, registre foncier, conformité aux standards), etc.

En augmentant la transparence, cette nouvelle procédure créerait la contexte politique adéquat pour avancer vers davantage de biens publics européens, car cela deviendrait plus difficile de justifier les autres dépenses ", lit-on dans le texte intégral de cette publication, qui est disponible dans une version anglaise : 
pb_2009-04_final_310709.pdf pb_2009-04_final_310709.pdf  .

Ces chercheurs privilégient les dépenses en faveur de la recherche, du transport, du changement climatique, de la défense et de la politique extérieure, au détriment des dépenses pour la PAC et les fonds structurels.

Aujourd'hui, les dépenses de la PAC et de la politique de cohésion représentent, respectivement, 42 et 29 % du budget global de l'Union, alors que les fonds ayant une réelle dimension européenne, selon les auteurs, comme les transports, l'énergie et la recherche, ne pèsent que moins de 10 % de ce budget.

Selon leurs recommandations, les Etats membres de l'Union européenne décideraient à l'unanimité quelles catégories de dépenses feraient partie de la rubrique 1 ' Biens publics ' du futur budget rassemblant les crédits dédiés aux dépenses relatives aux 'biens publics de niveau européen'. Toutes les autres dépenses iraient dans la rubrique 2 'Fonds redistribués'. En outre, la rubrique 1 serait financée proportionnellement au revenu national brut (RNB).

Pour la rubrique 2, les équilibres nets seraient fixés Etat membre par Etat membre. Seules quelques dépenses pourraient intégrer la rubrique 1 au lancement du nouveau modèle de budget (par exemple, l'administration et les politiques extérieures), même si " la liste idéale serait bien plus longue ", selon ces deux chercheurs. 

En faisant une distinction claire entre les types de dépenses, cela aurait le mérite d'augmenter la pression vers la recherche de formules de financement privilégiant les politiques ayant la valeur ajoutée européenne la plus élevée, puisque toute dépense placée dans la rubrique 1 devra être agréée à l'unanimité par les pays.

Par ailleurs, les pays décideraient des plafonds de dépense pour chacune des politiques relevant de la rubrique 1 et de la rubrique 2. Ces chercheurs suggère que, s'agissant des plafonds de dépense, ce soit un vot à la majorité qualifiée qui s'applique, tout au moins en ce qui concerne la rubrique 1.

S'agissant des ressources nécessaires au financement des dépenses qui seront inscrites au budget de l'Union, ces chercheurs admettent que l'idée d'un impôt européen ne fait pas beaucoup recette, en l'état actuel de l'Union. Seuls la Belgique, le Luxembourg et la Pologne soutiendraient l'introduction de cette nouvelle ressource propre, tandis que certains autres pays de l'Union seraient ouverts en principe à cette idée. Aussi, eu égard au caractère incertain de cette ressource, ont-ils pris le parti d ene pas retenir cette option dans leur raisonnement.

Pour illustrer leur proposition, ces spécialistes placent en rubrique 1 'Biens publics' les crédits destinés à la compétitivité (recherche, transport, formation), le Fonds de cohésion, la citoyenneté, la liberté, la sécurité et la justice et l'UE en tant qu'acteur mondial. Ce qui laisse les fonds structurels et les dépenses agricoles en rubrique 2 'Fonds distribués'. Ils maintiennent au niveau actuel la taille du budget global de l'Union, quand bien même ils considèrent que celà pourrait faire l'objet de négociations.

Avec ces hypothèses, la simulation conduit à peu de changements dans les équilibres nets : moins de 10 % de changement des équilibres nets pour 25 Etats membres de l'Union, et moins de 5 % pour 22 d'entre eux. Il y a naturellement des perdants et des gagnants. En termes relatifs, Chypre serait le grand gagnant (+ 11 %) et le Royaume-Uni perdrait le plus (- 14 %).

En modifiant le scenario (en opérant une réduction de 10 % du budget de la PAC et un transfert de ces fonds en rubrique 1, par exemple pour la recherche), le Royaume-Uni deviendrait un bénéficiaire net du budget de l'Union aussi longtemps que le montant du chèque britannique restera inchangé. Pour les auteurs de cette étude, ceci montre qu'une hausse des dépenses au profit des biens publics éliminerait toute justification du chèque britannique.

Pour mémoire, le chèque britannique a augmenté en termes réels de 2 milliards d'euros lors de sa création en 1984 à environ 5 milliards d'euros (estimation opérée en euro contant à la valeur de l'année 2005). Pendant ce temps, la part des dépenses agricoles dans le budget global de l'Union est passée de 65 % en 1984 à 42 % aujourd'hui.

Mais le Royaume-Uni se situe aujourd'hui parmi les pays les plus riches de l'Union. Son revenu moyen per capita est 57 % plus haut que le revenu moyen per capita de l'UE27, et 17 % supérieur à celui de la France, font valoir Indhira Santos et Susanne Neheider qui estiment par ailleurs que le Royaume-Uni pourrait accepter de contribuer davantage au budget de l'Union (en supprimant son chèque), en échange d'une nouvelle procédure de prise de décision et de fixation du montant et de la nature des dépenses. Elles suggèrent également une solution intermédiaire qui consiste en une élimination progressive de la ristourne britannique, en excluant les dépenses de biens publics du calcul de l'équilibre net.

D'autres travaux existent qui abordent également cette question de la réforme du budget de l'Union, y compris plus anciens (comme par exemple ceux réalisés en France en 2004, sous la direction de Maxime Lefebvre, et sur l'initiative du Centre d'Etudes Européennes de Strasbourg et de l'IFRI, auxquels j'ai personnellement contribué : Quel budget européen à l'horizon 2013 ? Moyens et politiques d'une Union élargie (ouvrage collectif) ainsi que Ifri_Budget.pdf Ifri_Budget.pdf ).

Par ailleurs, une vaste consultation engagée par la Direction générale 'Budget' de la Commission européenne est en cours auprès des Européens afin d'identifier de nouvelles propositions en la matière :
http://ec.europa.eu/budget/budget_detail/index_fr.htm

Pour en savoir plus sur le budget actuel de l'Union : Le budget de l'Union européenne en détail

Pour en savoir plus sur ma propre lecture d'autres aspects des questions qui sont également susceptibles d'impacter les réformes évoquées ici : 

  * De l'hypothèse d'un "emprunt européen" à la nécessité d'une réforme générale des prélèvements obligatoires en Europe ! 
 
  * L'Hypothèse de l'Europe à deux vitesses est-elle souhaitable ou à éviter ?

  * Une autre lecture des enjeux de la période 2009 - 2014 pour l'Union européenne (1) 

  * Une autre lecture des enjeux de la période 2009 - 2014 pour l'Union européenne (2)

  * Le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe appelle à veiller à la prise en compte des Droits de l'Homme dans les budgets publics






Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 21:46

Présentation et compétences


Cette commission est compétente pour les questions ayant trait :

  1.  * au cadre financier pluriannuel des recettes et des dépenses de l'Union et au système de ressources propres de l'Union ;

  2.  * aux prérogatives budgétaires du Parlement, c'est-à-dire au budget de l'Union, ainsi qu'à la négociation et à la mise en œuvre des accords interinstitutionnels dans ce domaine ;

  3.  * à l'état prévisionnel du Parlement, conformément à la procédure prévue au règlement ;

  4.  * au budget des organes décentralisés ;

  5.  * aux activités financières de la Banque européenne d'investissement ;

  6.  * à la budgétisation du Fonds européen de développement, sans préjudice des compétences de la commission compétente pour l'accord de partenariat ACP-UE ;

  7.  * aux incidences financières de tous les actes communautaires et à leur compatibilité avec le cadre financier pluriannuel, sans préjudice des compétences des commissions pertinentes ;

  8.  * au suivi et à l'évaluation du règlement de l'exécution du budget de l'exercice nonobstant l'article 78, paragraphe 1, du règlement aux virements de crédits, aux procédures relatives aux organigrammes, aux crédits de fonctionnement et aux avis sur des projets immobiliers ayant des implications financières importantes ;

  9.  * au Règlement financier, à l'exclusion des questions concernant l'exécution, la gestion et le contrôle budgétaires.

    Liste des membres :
    http://www.europarl.europa.eu/activities/committees/membersCom.do?language=FR&body=BUDG
Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 07:44

La Commission européenne a adopté le 15 juillet son rapport annuel, pour 2008, sur la protection des intérêts financiers des Communautés et la lutte contre la fraude, qui montre que le nombre d'irrégularités a augmenté dans plusieurs domaines (Fonds structurels, Fonds de cohésion, Fonds de préadhésion, dépenses directes) et  diminué en ce qui concerne l'agriculture et les ressources propres. Le nombre total d'irrégularités relatives aux dépenses est passé de 6047 en 2007 à 6595 en 2008. En revanche, l'impact financier estimé des irrégularités a diminué, passant de 1, 024 milliard d'euros en 2007 à 783,2 millions d'euros en 2008. Il a diminué dans tous les secteurs, excepté pour les dépenses directes et les Fonds de préadhésion. En ce qui concerne les Fonds de préadhésion, la Commission relève que le nombre de nouveaux cas et les montants concernés n'ont jamais été aussi élevés.

Ressources propres traditionnelles. Le nombre de cas d'irrégularités communiqués en 2008 a diminué de 12,5 % par rapport à 2007 (5344 cas en 2008 contre 6097 en 2007), pour un montant estimé inférieur de 12,5 % (351 millions d'euros en 2008 contre 401 millions en 2007). Les soupçons de fraude ont représenté environ 20 % des cas d'irrégularités communiqués, pour un impact financier estimé à 75 millions d'euros, soit environ 0,46 % du total des ressources propres en 2008 (contre 130,78 millions d'euros, soit environ 0,81 % des ressources propres en 2007). Il s'agit ici de communications de soupçons de fraude, et non de cas confirmés par les tribunaux. L'impact financie réel ne peut être mesuré qu'au terme de la procédure judiciaire.
Les marchandises les plus touchées ont été, comme les années précédents, les téléviseurs et écrns d'ordinateurs, ainsi que le tabac. Les provenances les plus fréquentes sont la Chine, le Japon et les Etats-Unis.

Dépenses agricoles. Le nombre de cas d'irrégularités communiqués en 2008 dans le domaine agricole (Fonds européen agricole de garantie et Fonds européen agricole pour le développement rural) a baissé de 27 % (1 133 cas contre 1 548 en 2007). Le montant concerné (102, 3 millions d'euros, soit 21 % environ du total des dépenses, sans les avances, pour le secteur agricole) a chuté de 34 %. Les soupçons de fraude ont représenté environ 7 % des cas d'irrégularités communiqués, pour un impact financier estimé à 4 millions d'euros, soit 0,01 % du total des crédits en 2008 (contre 44,8 millions d'euros, soit environ 0,1 % du total des crédits en 2007). Les montants les plus élevés ont concerné les fuits et les légumes, le développement rural (période de programmation 2000 - 2006) et le secteur vitivinicole. L'Espagne (245 cas, pour 14,9 millions d'euros), l'Italie (211 cas, pour 53,9 millions), la France (129 cas, pour 11,7 millions) sont les pays qui ont communiqué le plus d'irrégularités.

Actions structurelles. Le nombre de cas d'irrégularités communiqués en 2008 concernant les fonds structurels et le Fonds de cohésion a augmenté de 6,7 % (4 007 cas en 2008 contre 3756 cas en 2007). Leur impact financier estimé (588, 2 millions d'euros, soit environ 1,25 % des crédits d'engagement) a diminué de 27 %. Les soupçons de fraude ont représenté environ 7,4 % des cas d'irrégularités communiqués, ont un impact financier estimé à 57 millions d'euros, soit 0,11 % du tital des crédits d'engagement (contre 141 millions d'euros, soit 0,31 %, en 2007). Comme les années précédentes, le plus grand nombre d'irrégularités communiquées concernait le FEDER (Fonds européen de développement régional) et le FSE (Fonds social européen), pour environ 88 % des irrégularités.

Fonds de préadhésion. Le nombre de cas d'irrégularités communiqués en 2008 au sujet des fonds PHARE, SAPARD et ISPA et, à partir de 2008, au sujet de CARS, d ela facilité transitoire et de l'aide de préadhésion en faveur de la Turquie, a augmenté de 58 % (523 cas en 2008 contre 332 en 2007). L'impat financier présumé est passé de 32 millions d'euros en 2007 à 61 millions d'euros en 2008 (soit environ 5,4 % du montant total engagé). Les soupçons de fraude ont représenté environ 21,7 % des montants iréguliers communiqués en 2008, pour un impact financier estimé à 13 millions d'euros, soit environ 0,94 % du budget total annuel.

La Roumanie (246 cas) et la Bulgarie (140 cas) sont les pays qui ont le plus connu de cas irréguliers. La Turquie en a notifié 18. Pour rappel, l'an dernier, à la suite de soupçons de fraude en Bulgarie, la Commission  décidé de suspendre temporairement les Fonds de préadhésion et de geler les paiements au titre de plusieurs autres instruments financiers. En juillet 2008, la Commission a décidé de suspendre en Roumanie les remboursements des dépenses SAPARD en raison d'importantes lacunes dans les systèmes de contrôle et de gestion.

Source : BQE n° 9943 en date du 16 juillet 2009.

Par ERASME - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 10:41

La France s'estime bien placée à plusieurs postes-clés de l'UE, au Parlement européen comme à la Commission, avant les délicates discussions qui se profilent sur le budget de l'UE et la bataille sur l'avenir de la politique agricole commune.

Jeudi 17 juillet, l'eurodéputé UMP français Alain Lamassoure a été élu président de la commission du Budget au Parlement
européen.

Selon le président de la délégation française au sein du groupe conservateur, Michel Barnier, c'est " un poste névralgique " qui revient ainsi à cet ancien ministre français des Affaires européennes et du Budget.

De fait, si le traité de Lisbonne entre en vigueur, le Parlement européen aura le dernier mot par rapport aux 27 Etats de l'UE sur l'ensemble de la procédure budgétaire.

Au Parlement, les 29 élus de l'UMP sont désormais présents dans toutes les commissions parlementaires, et " il y en aura peu dans lesquelles nous n'aurons pas des positions fortes ", se réjouit Alain Lamassoure.

Avec en plus, à la Commission européenne, la nomination en juin d'un Français, Hervé Jouanjean, à la direction générale du Budget, Paris dispose "de leviers stratégiques dans la perspective des discussions sur les prochaines perspectives financières", le budget de l'UE après 2013, veut croire un diplomate français.

D'autant que la direction de l'Agriculture à la Commission est aussi sous la houlette d'un Français, Jean-Luc Demarty,
depuis 2006.

La France va devoir s'employer lors du bras de fer à venir sur le budget pour éviter une réduction importante des fonds agricoles (PAC) ou espérer une remise en cause du "chèque" britannique.

A l'occasion de la constitution jeudi à Strasbourg des différentes commissions parlementaires,la France a cependant perdu la présidence de celle des Affaires économiques et monétaires, jusqu'ici présidée par la socialiste française Pervenche
Bérès.

Elle est désormais confiée à la libérale britannique Sharon Bowles, réputée proche de la City de Londres. Ce qui est vécu comme une menace par les Français.

"Au moment où l'Europe dit vouloir réguler davantage les marchés, cette désignation est assez incroyable ", dit un diplomate français, en rappelant que le Royaume-Uni cherche à limiter au minimum les efforts de l'UE en ce sens. C'est le cas depuis plusieurs semaines notamment pour un projet européen d'encadrement des fonds spéculatifs que Londres cherche à édulcorer.

En compensation Mme Bérès a néanmoins obtenu la présidence de la commission de l'Emploi et des Affaires sociales, et sera rapporteur d'une commission spéciale sur la crise financière.

L'UMP Arnaud Danjean présidera pour sa part la sous-commission de la Défense, et la Verte Eva Joly décroche la présidence de la commission du développement.

S'il est vrai que le groupe politique conservateur est dirigé par le Français Joseph Daul et que celui des Verts est co-présidé par Daniel Cohn-Bendit - élu en France cette année après l'avoir été sur liste allemande en 2004 - aucun Français ne figure en revanche parmi les 14 nouveaux vice-présidents du Parlement.

" C'est dommage, parce que derrière les décisions administratives du bureau où siègent les vice-présidents il y a toujours de grands enjeux politiques ", commente un haut fonctionnaire européen.

Si la France estime bien s'en sortir, son palmarès reste néanmoins bien pâle à côté de celui d'un pays comme l'Allemagne.

Les chrétien-démocrates obtiennent ainsi la présidence de la commission Industrie, secteur économique crucial en Allemagne, mais aussi Affaires juridiques, et Culture, tandis que le social-démocrate Jo Leinen présidera celle de l'Environnement.

C'est en outre un libéral allemand, Wolf Klinz, qui présidera la commission sur la crise financière.

Par ERASME - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 00:32

Notre Europe
lance un débat en ligne sur la réforme du budget européen

   

Alors que le processus de réexamen du budget communautaire touche à sa fin, Notre Europe invite quelques chercheurs et observateurs de premier plan à débattre de la proposition de réforme du budget de l'UE avancée par Alfonso Iozzo, Stefano Micossi et Maria Teresa Salvemini dans une note publiée par le CEPS (" A New Budget for the European Union ? ", CEPS policy brief n° 19, mai 2008).

 

Pour lire les contributions au débat : http://www.notre-europe.eu/fr/axes/competition-cooperation-solidarite/travaux/publication/un-nouveau-budget-pour-lunion-europeenne/

 

 

   

Notre Europe
launches an on-line debate on the EU budget reform  

 

As we approach the end of the EU budgetary review, Notre Europe invites various prominent scholars and EU observers to discuss the EU budget reform proposal put forward by Alfonso Iozzo, Stefano Micossi and Maria Teresa Salvemini in a policy paper published by CEPS some time ago (“A New budget for the European Union?” CEPS policy brief n. 159, May 2008).

 

You can read the contributions to the debate at:  http://www.notre-europe.eu/en/axes/competition-cooperation-solidarity/works/publication/debate-a-new-budget-for-the-european-union/

 

 

Notre Europe

41, boulevard des Capucines - 75002 Paris - France

Tel. dir. + 331 44 58 97 97 – fax : +331 44 58 97 99

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Par Patrice Cardot - Publié dans : A propos du budget de l'Union européenne
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