Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat

Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 11:22

Des centaines de milliers de manifestants dans les rues, des slogans scandés, des pancartes brandies, la démission ou la fuite du despote décrié : mais ensuite ?

Cette question ne se pose pas seulement aux Egyptiens dont la mobilisation a eu raison vendredi du président, Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans. Elle surgit à l'issue de chaque révolution populaire menée contre des régimes tyranniques en place depuis des décennies.

La vague d'euphorie qui suit la chute d'un régime autocratique est souvent éphémère et s'efface devant l'urgence de mettre en place une société juste et démocratique et de répondre aux attentes des manifestants.

Selon les études consacrées aux libertés dans le monde, les résultats sur le long-terme des soulèvements populaires, à l'image de ceux qui viennent de se produire en Egypte et en Tunisie, où le président Ben Ali a fui le 14 janvier dernier, sont mitigés.

" De nombreuses périodes de transition qui suivent des régimes autoritaires n'ouvrent pas la voie à la liberté ", note ainsi un rapport sur l'évolution des libertés dans le monde publié en 2005 par l'organisation de défense des droits de l'Homme, Freedom House.

" La liberté qui s'offre (au peuple) après une ouverture politique, comme la chute d'un dirigeant autoritaire, ne garantit pas un résultat optimal en terme de liberté sur du long-terme ."

Sur les 67 pays étudiés dans le rapport, 35 sont " libres ", 23 sont " partiellement libres " et neuf sont " non libres ".

Parmi les solutions proposées par l'organisation américaine pour favoriser la mise en place d'une démocratie durable, la création d'une coalition civile et la poursuite de la non-violence de l'opposition figurent en bonne position.

Passé démocratique

A l'inverse, les analystes estiment que les chances se réduisent considérablement en cas d'arrangement entre l'opposition et l'armée.

Daniel Serwer, un ancien responsable du département d'Etat américain, prend pour exemple la Serbie où les manifestants ont promis aux forces de sécurité qu'elles ne seraient pas poursuivies pour les actes qui ont contribué à chasser le président yougoslave Slobodan Milosevic en 2000.

" Cet accord pèse sur la transition démocratique de la Serbie ", estime Serwer, de la Johns Hopkins School of Advances international studies.

" Les Egyptiens vont très probablement rencontrer un problème du même ordre : ils se sont appuyés sur l'armée pour évincer Moubarak. La question est maintenant de savoir si les forces armées permettront à la révolution d'aller jusqu'au bout ", a-t-il ajouté.

Aux yeux de certains analystes, les chances de voir un résultat sur du long terme augmentent si le pays a un passé démocratique.

Aux Philippines, le dictateur Ferdinand Marcos, renversé par une manifestation en 1986, était arrivé au pouvoir à l'issue du processus électoral. La plupart des pays membres du pacte de Varsovie ont pour leur part rejeté le régime communiste soviétique en 1989 avant de rejoindre l'Union européenne.

Dépourvue de passé démocratique, la Biélorussie, indépendante depuis 1990, est le pays qui confirme la règle.

Contrairement aux Etats baltes voisins, élevés au rang de démocraties, le président bélarusse, Alexander Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, est considéré par les dirigeants occidentaux comme le dernier dictateur européen.

 

Source : Reuters

 

 

 

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 16:36

Nous le savons tous, nous vivons dans une société multiculturelle, multiconfessionnelle, mondialisée, où la cohabitation peut s'avérer difficile. Cette réalité implique une politique attentive au vivre-ensemble qui ne va pas sans heurts, sans peur, sans crainte des ghettos communautaires, sans réactions racistes.

C'est pour discuter de cette situation que Frédéric Joignot, du "Monde Magazine", a rencontré l'historien Pap Ndiaye, maître de conférence à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteur de La Condition noire. Essai sur une minorité française (Calmann-Lévy, 2008), où il montre combien l'ostracisme envers les Noirs résiste dans la société française, même s'il ne se dit plus "racial".

Que nous dit Pap Ndiaye ? D'une part, il constate la montée d'un nouvelle extrême droite européenne, qui brouille les pistes : " Ces mouvements ne s'appuient plus explicitement sur l'appareil idéologique ouvertement raciste issu du premier XXe siècle, mais sur la défense radicale de thèmes souvent marqués à gauche, en tout cas clairement opposés aux obsessions recuites de l'extrême droite historique : les 'valeurs républicaines', la laïcité, les droits des femmes, voire des homosexuels, etc., menacés par 'eux'. Le 'eux' incluant les immigrés post-coloniaux et leur descendance, dont on déplore avec hypocrisie le 'manque d'intégration', le 'comportement délinquant', etc. "

Pap Ndiaye rappelle aussi que tous les clichés de la nouvelle extrême droite sur l'impact économique désastreux de l'immigration – qui volerait du travail aux nationaux – comme sur une nouvelle "invasion" associée aux crises politiques et au réchauffement climatique ont été contredits par toutes les enquêtes.

Pap Ndiaye montre encore que ces discours sur l'immigré incapable de s'intégrer et d'accepter les mœurs ou la démocratie européenne supposent un Autre à jamais "étranger", borné et incapable de changer ou d'apprendre. " Une telle conception néglige les changements profonds que connaissent les pays et les populations du Sud avec la mondialisation du commerce, l'incroyable brassage des cultures et des informations via Internet, l'urbanisation rapide, la diffusion massive des nouvelles technologies de communication. Une telle vision méconnaît encore ce que l'expérience migratoire apporte aux migrants, les bouleversements qu'elle suscite, les reconfigurations culturelles, religieuses, familiales, et ses effets sur les cultures européennes, particulièrement celles des jeunes urbains. "

Enfin, sans renier les problèmes soulevés par le "vivre-ensemble" dans une société multiculturelle, Pap Ndiaye soutient la nécessité d'une politique qui défendrait certains droits d'expression des minorités.

 

 

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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 12:08

Tout le monde 'occidental' s'exprime aujourd'hui, avec une ferveur et une tonalité qui attestent non seulement de l'intérêt particulier que les Etats 'occidentaux' portent à la révolte d'un peuple égyptien qui appelle à une véritable transition démocratique en Egypte - " une transition ordonnée ", mais plus encore, de leur souci de ne pas perdre la main dans la 'conduite des affaires intérieures et extérieures' dans ces Etats arabo-musulmans dont la 'stabilité', et l'appartenance à une Ligue arabe des plus modérée, a garanti jusqu'ici l'équilibre, certes instable, des forces en présence dans le conflit israélo-palestinien.

Les nombreuses violences perpétrées à l'encontre de journalistes 'occidentaux' témoignent d'une ferme volonté de ceux qui s'y sont adonné à ne pas accepter une nouvelle ingérence, par le biais de médias jugés 'inféodés' aux pouvoirs politiques occidentaux, au moment où le peuple égyptien, après le peuple tunisien, fait la démonstration par la preuve qu'il n'attend pas des Etats occidentaux qu'ils " projettent leur propre modèle de démocratie ", pour s'engager dans la voie d'une transition démocratique compatible avec les valeurs fondamentales et les principes de non ingérence, d'autonomie et de souveraineté auxquels les Egyptiens sont foncièrement attachés.

Cette liberté d'action semble davantage inquiéter les amis et alliés de l'Etat d'Israël qu'elle ne les rassure ! D'autant plus d'ailleurs qu'est méthodiquement entretenue, surtout en Europe, la peur de l'autre (cf. En finir avec la peur de l'autre, la leçon de l'historien Pap Ndiaye, par Frédéric Joignot (Le Monde Magazine) )

Les déclarations les plus récentes des Vingt-sept (cf. Les 27 donnent mandat à C. Ashton de réorienter la politique UE vers le monde arabe ) comme celles de l'administration Obama témoignent d'une véritable inquiétude que perçoivent les Egyptiens ! 

Des Egyptiens qui n'ont guère apprécié qu'on leur impose un régime militaire autoritaire pour garantir la paix avec le voisin israélien et maintenir sous une pression jamais démentie le mouvement des Frères musulmans ! De la même manière que les confusions entretenues à l'égard de l'Islam n'a eu de cesse de les irriter profondément (cf. Le vocable d'islamisme recouvre une variété de courants ).

La soudaine offre économique israélienne qui vient  d'être jugée inacceptable par les Palestiniens (cf. Quartette: l'Autorité palestinienne rejette le "paquet" économique israélien (Le Monde.fr) ) comme les réunions précipitées d'un Quartette qui n'a cessé de se montrer foncièrement impuissant dans l'exercice de la mission qui lui a été confiée rendent compte d'une fébrilité nouvelle qui confine à la peur de ceux qui donnent de plus en plus le sentiment de perdre le nord après avoir perdu le sud !

C'est une nouvelle gouvernance démocratique que demande le peuple égyptien ! Saura-t-on leur permettre enfin d'y accéder ? La vanité et l'inefficacité de celle qui a été complaisamment consentie aux Palestiniens voisins a de quoi les rendre sceptiques (cf. Palestine : Le peuple réduit au silence, par Amira Hass (Ha'Aretz - extraits-) ) !

Qu'a-t-on vraiment de nouveau à leur proposer en la matière ?

La France d'aujourd'hui, qui a radicalement modifié sa politique arabe depuis quelques années, est-elle politiquement en posture de leur offrir une voie en la matière, dans le respect le plus "réaliste" de leurs attentes ? (Pour une gouvernance démocratique (Document d’orientation de la politique de coopération française) ) !

Et l'Union européenne ? Que peut-elle offrir qui ne soit pas entâché de suspicion dès lors qu'elle donne acroire qu'elle n'a pour seule véritable priorité que de renforcer son alignement atlantiste et de ne déplaire ni aux dirigeants israéliens ni à la toute puissante diaspora dont certains représentants participent, au sein même de ses institutions, à l'élaboration autant qu'à la mise en oeuvre des choix et des instruments de sa politique étrangère et de sa politique de sécurité ? (cf. notamment à cet égard Dans quelle direction s'engage aujourd'hui la diplomatie européenne à l'égard du monde arabe ? - nouvelle édition - )

Qu'en pensent-ils ? Leur a-t-on au moins demandé leur avis ?

Leur demandera-t-on jamais ?

 

 

 

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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 18:30
 En complément du précédent article (voir ci-dessous ou ici), il semble opportun d'ajouter quelques brèves réflexions autour de la récidive, ceci pour dissiper un malentendu permanent.
Reprenons comme point de départ la phrase du président de la République : " Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c'est la règle ".
Cette phrase contient à elle seule une triple manipulation.
  1. Dans la réalité, on laisse sortir de prison des individus soit quand ils ont effectué toutes les sanctions prononcées, soit parce qu'ils bénéficient d'une libération conditionnelle. L'individu qui pourrait avoir tué la jeune fille à Pornic, selon les medias non contredits par le gouvernement jusqu'à présent, aurait effectué intégralement les peines de prison qui lui ont été infligées (avec les éventuelles remises de peine prévues par la loi).
 Affirmer dès lors qu'il ne fallait pas "le laisser sortir" sans vérifier ce qui allait se passer ensuite est absurde, car cela ressemble à une invitation faite aux juges (et aux directeurs de prison) de garder dans les murs des personnes au-delà des peines prononcées et effectuées. Bref ce serait remettre à l'ordre du jour la détention illégale et l'emprisonnement arbitraire.
  2. Conditionner la sortie de prison d'un condamné à la possibilité de le suivre revient, de la même façon, à inciter les professionnels de la justice à garder enfermés des individus qui doivent sortir chaque fois qu'il est constaté que les services de probation manquent de personnel et ne pourront pas le suivre ni immédiatement ni efficacement. Dans une telle configuration la durée de la détention illégale dépendrait donc de la volonté du gouvernement de recruter - ou non - des agents de probation en nombre suffisant.
  On se rappelle qu'au tribunal de Nantes il manque de nombreux agents de probation et il y a près de 900 dossiers non affectés à cause du manque cruel de personnel.
  3. Surtout, et c'est ce qui nous retiendra aujourd'hui, cela incite les français à penser que le suivi d'un individu par un juge d'application des peines et un agent de probation est une garantie absolue d'une absence de récidive. Mais la réalité est toute autre.
  Un suivi, c'est au minimum des rencontres avec un agent de probation. Selon les cas, celles-ci seront plus ou moins fréquentes, mais elles peuvent souvent être espacées de plusieurs semaines.
  Il en va de même d'un suivi médical. Quelle que soit le besoin thérapeutique, l'intéressé ne rencontre le soignant que de temps en temps, en fonction de ce que le professionnel estime utile.
  Cela signifie, et c'est ce que les français doivent savoir, que dans tous les dossiers, et quels que soient le parcours et la personnalité de l'individu suivi, le contrôle ne ressemblera jamais au travail d'un garde du corps qui reste jour et nuit à proximité de la personne protégée.
  En plus, il faut avoir en tête que quelle que soit la méthode de travail du juge de l'application des peines et de l'agent de probation, rien, absolument rien, ne peut empêcher l'individu suivi, entre deux rendez-vous, d'adopter un comportement agressif envers un tiers. Même l'homme qui sort de chez le médecin qui le suit dans le cadre d'une obligation de soins après une agression sexuelle, et qui semble aller plutôt bien peut, le soir du même jour, si des circonstances particulières et imprévues apparaissent, avoir un comportement que rien ne laissait envisager.
  En clair, même si le dossier de l'agresseur de la jeune femme avait été pris en charge par un agent de probation, et même s'il avait rencontré un professionnel une fois par mois, il n'est pas certain que cette intervention l'aurait empêché de commettre une nouvelle agression.
  C'est pourquoi affirmer au seul motif qu'un individu déjà condamné a commis une nouvelle agression qu'il y a eu des fautes de la part des professionnels est un non sens. Ou alors il serait utile que ceux qui crient à la faute nous expliquent comment, s'ils étaient agent de probation, il s'y prendraient pour faire obstacle à tout comportement inacceptable de tous ceux dont ils assurent le suivi.
  N'oublions pas non plus qu'à toutes les époques, même celles pendant lesquelles la répression contre les délinquants était la plus sévère voire la plus barbare (pilori, torture, galères, pendaison, bagne, guillotine..), jamais aucune forme de sanction n'a empêché la commission de crimes, et une certaine récidive. S'il existait un moyen d'empêcher définitivement les êtres humains d'avoir des comportements aberrants, cela se saurait sans doute depuis longtemps.

  Attention, comprenons nous bien. Evidemment, des erreurs (maladresse que pourraient commettre de nombreux autres professionnels placés dans une situation identique) ou des fautes (manquement propre à son auteur et qui pourrait être aisément évité) sont parfois commises. Il faudrait beaucoup d'aplomb et d'hypocrisie pour prétendre le contraire. Mais encore faut-il que soit faite la démonstration de la défaillance.
  Un dernier mot.
  Ce qui est grave finalement dans ce qui vient de se passer, et qui a fait réagir la collectivité judiciaire, ce n'est pas principalement le sens de l'attaque du président de la République contre les magistrats. S'il ne s'agissait que de cela, il n'y aurait pas de quoi en faire toute une histoire. Il y en a eu d'autres, et il y en aura d'autres. Souvent l'indifférence est plus de mise quand ce qui se joue est insignifiant.
  Ce qui est inquiétant, c'est l'ampleur de la manipulation de l'opinion publique avec au centre de la stratégie cette volonté si forte de masquer les carences étatiques, notamment en termes de choix budgétaires, et de transférer la responsabilité de toutes les lacunes sur les professionnels des services publics même quand ils sont délibérément privés des moyens de faire correctement leur travail et font au maximum de leurs capacités.
  Il devient de plus en plus difficile, aujourd'hui, de travailler au service de ses concitoyens.

Source : http://www.huyette.net/article-la-recidive-et-les-moyens-de-la-justice-suite-66512167.html

 

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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 16:24

N'ayant rien à voir avec le blog Regards-citoyens.com géré par Erasme, le collectif Regards citoyens a lancé le 06 décembre 2010 Nosdonnées.frun site destiné à servir de plate-forme pour les données publiques ouvertes en France.
Le collectif RegardsCitoyens.org est une association constituée de citoyens de tous âges et régions qui se sont rencontrés sur Internet dans un désir commun de proposer un accès simplifié au fonctionnement de nos institutions démocratiques.

Le site Nosdonnées.fr, "data-gov.fr citoyen", est constitué de deux outils :

* Un registre libre de jeux de données : reposant sur le logiciel CKAN (Comprehensive Knowledge Archive Network), développé par l'Open Knowledge Fondation, cet outil simplifie l'accès, le partage et la réutilisation de données et contenus, notamment sous des formes lisibles par les machines ;

* Une plate-forme collaborative de chasse aux trésors : prenant la forme d'un wiki, cet outil permet de coordonner le double effort de référencement sur CKAN des données publiques librement accessibles sur Internet, et de libération et publication des données pas encore accessibles.

Selon les concepteurs du projet, " plusieurs questions ont d’ores et déjà été soulevées sur cet outil. Notamment sur l’existence parallèle de Data Publica, un autre catalogue de données sorti en France il y a quelques mois. Nous estimons que ces deux outils viennent se compléter : comme le logiciel libre (avec la dualité Red Hat / Debian pour les initiés), les données ouvertes ont désormais avec NosDonnées.fr l’outil communautaire complémentaire à son alternative commerciale. Nous escomptons bien voir les données circuler d’un répertoire à l’autre. Comme le montrent bien les premiers contributeurs et utilisateurs, des citoyens s’emparent déjà de ces outils, et nous espérons ainsi voir émerger une véritable communauté OpenData à mesure que le répertoire s’étoffera. "

Accès au site : www.nosdonnees.fr

 

 



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