Méditerranée & Proche Orient

Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 10:03

L'émissaire américain George Mitchell est arrivé lundi à Tel Aviv en prévision de discussions indirectes israélo-palestiniennes, à propos desquelles Israël se dit sceptique et vante au contraire les négociations directes.

Quelques heures avant l'arrivée de l'émissaire de Barack Obama, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président égyptien Hosni Moubarak se sont entretenus dans la station balnéaire de Charm el Cheikh, en Egypte, des négociations à venir sous l'égide des Etats-Unis.

Netanyahu s'est par ailleurs entretenu par téléphone pendant une vingtaine de minutes avec le président américain de la manière "de tirer le meilleur parti des discussions de proximité (...) et de les transformer le plus tôt possible en négociations directes", a dit Robert Gibbs, porte-parole de la Maison blanche.

Il a ajouté que les deux hommes avaient discuté des défis posés dans la région. Le président américain, a-t-il dit, a "réaffirmé son attachement inébranlable" à la sécurité d'Israël.

Les pays arabes ont approuvé samedi la tenue de quatre mois de "discussions de proximité" dont l'ouverture, initialement prévue en mars, a été reportée après l'annonce par Israël d'un projet de construction de logements pour colons juifs en territoire occupé, près de Jérusalem.

Amos Gilad, stratège au ministère israélien de la Défense, a déclaré à la radio israélienne que les négociations indirectes débuteraient mercredi.

"Tester la sincérité"

Le comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, pour sa part, doit se réunir samedi pour donner le feu vert à ces discussions et on ignore quand George Mitchell rencontrera la partie palestinienne.

Le vice-Premier ministre israélien Dan Meridor a jugé "étranges" ces discussions indirectes, après seize ans de pourparlers directs.

"Je pense qu'il est clair pour tout le monde que de véritables discussions sont des discussions directes, et je ne pense pas qu'il y ait une chance de percée significative avant l'ouverture de négociations directes", a-t-il dit.

Il n'y a pas eu de discussions directes ces 18 derniers mois, une période durant laquelle Israël a lancé une offensive dans la bande de Gaza et un gouvernement de droite a été élu dans l'Etat juif.

Nabil Abou Rdainah, porte-parole d'Abbas, a déclaré que les négociations montreraient dans quelle mesure le gouvernement israélien veut vraiment la paix et qu'elles "testeraient la sincérité" de l'administration Obama quant à sa volonté de parvenir à l'établissement d'un Etat palestinien.

Gibbs s'est refusé à dire si le président palestinien Mahmoud Abbas rencontrerait Obama à Washington ce mois-ci.

Dans une interview publiée dimanche par le journal palestinien Al Ayyam, Abbas disait que le chef de l'exécutif américain l'avait invité ce mois-ci à Washington.

 

Source: Reuters

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 00:41

Le parti Kadima, principale formation de l'opposition israélienne, affirme que le gouvernement a discrètement gelé l'approbation de projets de logements juifs à Jérusalem-Est dans le but de soulager les tensions avec Washington et d'amener les Palestiniens à reprendre le processus de paix.

" Je parle d'un fait, que j'ai vérifié. La totalité de l'activité de la commission de planification du district de Jérusalem a été gelée, à l'exception des quartiers les plus anciens ", a déclaré le député Roni Bar-On, précisant que ces "quartiers anciens" sont ceux qui étaient sous le contrôle d'Israël avant la Guerre des Six jours, en 1967.

" Pourquoi ne pas nous dire toute la vérité, M. le Premier ministre ", a poursuivi en séance parlementaire l'élu d'opposition.

Selon Bar-On, ce gel de facto constitue la décision qu'il fallait prendre pour réduire les divergences avec Washington sur la question des colonies et relancer les pourparlers de paix, suspendus depuis décembre 2008.

Prié de commenter les propos du député centriste, Mark Regev, porte-parole du chef de gouvernement, a assuré qu'il n'y avait aucun changement fondamental dans la politique relative aux constructions à Jérusalem.

" Nous avons institué un nouveau mécanisme qui est en cours d'application de sorte d'éviter les mésaventures du type de celle arrivée lors de la visite (du vice-président américain Joe) Biden ", a ajouté le porte-parole de Benjamin Netanyahu.

Regev n'a pas détaillé ce nouveau mécanisme, mais des médias israéliens croient savoir qu'un représentant des services du Premier ministre participera désormais aux réunions de la commission de planification.

Le mois dernier, la venue de Biden avait été perturbée par l'approbation d'un projet de construction de 1.600 logements dans la partie orientale de Jérusalem. La décision, prise par cette commission de planification - qui dépend du ministère de l'Intérieur -, avait mis Netanyahu dans l'embarras.

L'annonce avait parallèlement conduit les Palestiniens à revenir sur leur accord en vue de discussions indirectes avec Israël sous médiation américaine.

Netanyahu, lié par sa coalition gouvernementale majoritairement pro-colons, a affirmé publiquement qu'il ne limiterait pas les projets de construction dans Jérusalem.

Dans le camp des colons, on déplore que la commission de planification ne se soit plus saisie d'aucun dossier de construction dans et autour de Jérusalem-Est depuis l'incident du mois dernier.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale, une revendication qui n'est pas reconnue internationalement. Les Palestiniens entendent, eux, faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. D'autres considèrent qu'elle doit bénificier d'un statut international particulier.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 20:28

L'émissaire américain George Mitchell, en visite au Proche-Orient pour relancer le processus de paix, a déclaré vendredi à Israël et aux Palestiniens que le président Barack Obama tenait à ce qu'un règlement global se concrétise " bientôt, pas dans un futur vague et distant ".

Au cours d'une première journée chargée en entrevues et discussions, le représentant de Washington a souligné à l'intention des deux parties qu'Obama était déterminé à faire émerger une solution du conflit régional.

Il a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu de la détermination de Washington à garantir la sécurité d'Israël ainsi qu'à obtenir un accord prévoyant la création d'un Etat palestinien.

" C'était la politique américaine. C'est la politique américaine. Ce sera la politique américaine ", a déclaré Mitchell au chef du gouvernement israélien, répétant la promesse faite par Barack Obama de maintenir des liens forts et durables entre les deux pays à l'occasion du 62e anniversaire de l'Etat juif.

 

Bonne rencontre "

Avant de se rendre dans la soirée en Cisjordanie pour s'y entretenir avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, George Mitchell a exprimé un soutien marqué à la volonté d'indépendance des Palestiniens.

" Une paix globale ne doit pas se réduire à un rêve dans cette région, a-t-il dit. Cela doit et peut devenir une réalité. Nous voulons que cette réalité advienne et bientôt, pas dans un futur vague et distant. "

A Washington, le département d'Etat a mis en garde contre tout espoir de percée immédiate et en Cisjordanie, le négociateur palestinien Saëb Erekat a déclaré qu'il restait du travail à faire.

" Il n'y aura pas de reprise des discussions de proximité avec les Israéliens dans les prochains jours ", a dit Erekat. Abbas attend toujours les réponses de Mitchell concernant l'arrêt de toute construction dans les colonies israéliennes réclamé par les Palestiniens.

Un responsable palestinien a rapporté que Mitchell avait demandé à Abbas de reprendre des discussions de proximité mais que le président palestinien avait répondu qu'il devait au préalable consulter les Etats arabes le 1er mai, lors de la réunion du comité de suivi de l'initiative de paix de la Ligue arabe.

Mitchell a dit que les Etats-Unis voulaient un " Etat palestinien viable et indépendant, doté d'un territoire continu où le peuple palestinien pourra exercer son droit à l'autodétermination ".

" Les Palestiniens ont droit à la liberté et à la dignité qui vont de pair avec le droit de déterminer leur avenir. "

La visite de l'émissaire de la Maison blanche intervient alors que les relations entre Américains et Israéliens se sont tendues à propos de la question des activités de peuplement de l'Etat juif en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Abbas refuse de reprendre les négociations suspendues en décembre 2008 tant que toutes les constructions ne seront pas suspendues dans les colonies, ce que Netanyahu présente comme une tentative d'éviter les discussions de paix.

Mitchell tente d'obtenir de Netanyahu des mesures d'édification de la confiance réclamées par Obama pour faciliter l'ouverture de discussions de proximité, dans l'espoir qu'elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties.

Il doit rencontrer à nouveau dimanche le dirigeant israélien.

Les suggestions d'Obama ont été remises il y a un mois à Netanyahu lors d'une rencontre discrète à la Maison blanche. Les Israéliens n'y ont jusqu'ici pas officiellement répondu.

 

" Solution nécessaire aux deux parties "

Benjamin Netanyahu cherche à dissiper les tensions apparues ces dernières semaines avec Washington, sans céder de terrain sur le sujet des colonies. La frange ultra-orthodoxe de son gouvernement de coalition ne veut pas entendre parler de concessions aux Palestiniens et aux Américains qui demandent un gel de ces activités de peuplement.

" Notre politique à Jérusalem ne changera pas. Il n'y aura pas de gel à Jérusalem. Pourquoi céderais-je sur Jérusalem ? " a répété le chef du gouvernement israélien jeudi à la télévision.

Il s'est montré un peu plus conciliant vendredi face à Mitchell lors d'une entrevue qui a duré deux heures. " C'était une bonne rencontre ", a dit le porte-parole de Netanyahu.

L'émissaire de Barack Obama a visité la région une douzaine de fois durant l'année écoulée, sans faire sortir de l'impasse les négociations de paix interrompues par l'intervention de l'armée israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008.

George Mitchell s'est aussi entretenu vendredi par téléphone avec le président israélien Shimon Peres, qui a affirmé la nécessité de trouver une solution à deux Etats. " Les deux (parties) en ont besoin ", a dit Peres, reconnaissant qu'il s'agissait d'une " question vitale " pour les Palestiniens.

Selon le quotidien israélien Haaretz, Benjamin Netanyahu aurait proposé l'établissement d'un Etat palestinien doté de frontières provisoires.

L'offre du Premier ministre, minimisée vendredi par un haut responsable israélien, a pour objet de faire revenir la partie palestinienne dans la négociation. En échange, Netanyahu demanderait aux Américains de reporter toute discussion concernant les colonies israéliennes en territoires occupés et notamment à Jérusalem, écrit Haaretz.

 

Source : Reuters

 

Voir également sur ce blog, à cet égard, l'article de synthèse intitulé : Il faut sauver le soldat " Israël " !

 

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 20:13

Le président palestinien Mahmoud Abbas a exhorté samedi l'administration américaine à imposer une solution au Proche-Orient permettant la création d'un Etat palestinien indépendant.

Ces propos, prononcés lors d'un discours devant les membres du Fatah à Ramallah, interviennent alors que l'émissaire américain George Mitchell effectue une nouvelle visite dans la région pour relancer le processus de paix.

Au cours d'une première journée chargée en rencontres et consultations, le représentant américain au Proche-Orient a rappelé vendredi que le président Barack Obama était déterminé à faire émerger une solution au conflit régional " bientôt, pas dans un futur vague et distant " (voir ).

" M. le président et membres de l'administration américaine, puisque vous croyez (en la création d'un Etat palestinien), il est de votre devoir de prendre des mesures pour parvenir à une solution et imposer cette solution ", a déclaré Abbas.

" Nous avons demandé plus d'une fois (à l'administration américaine): 'Imposez une solution'. "

Nouvelle rencontre MITCHELL-NETANYAHU Dimanche 24 avril

Selon des médias, Obama étudierait la possibilité de faire une proposition qui dessinerait les contours d'un accord de paix final mais une telle décision susciterait certainement l'opposition d'Israël, qui insiste sur la tenue de négociations pour trouver une solution au conflit.

La visite de l'émissaire de la Maison blanche intervient alors que les relations entre Américains et Israéliens se sont tendues à propos des activités de colonisation de l'Etat juif en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Abbas refuse de reprendre les négociations suspendues en décembre 2008 tant que toutes les constructions ne seront pas suspendues dans les colonies, ce que Netanyahu présente comme une tentative d'éviter les discussions de paix.

Mitchell tente d'obtenir de Netanyahu des mesures d'établissement de la confiance réclamées par Obama pour faciliter l'ouverture de "discussions de proximité", dans l'espoir qu'elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties.

Il doit rencontrer à nouveau dimanche le dirigeant israélien, qui vient de proposer, selon le Haaretz, la création d'un Etat palestinien doté de frontières provisoires.

Les suggestions d'Obama ont été remises il y a un mois à Netanyahu lors d'une rencontre discrète à la Maison blanche. Les Israéliens n'y ont jusqu'ici pas officiellement répondu.

Benjamin Netanyahu cherche à dissiper les tensions apparues ces dernières semaines avec Washington, sans céder de terrain sur le sujet des colonies. La frange ultra-orthodoxe de son gouvernement de coalition ne veut pas entendre parler de concessions aux Palestiniens et aux Américains qui demandent un gel de ces activités de peuplement.

Mitchell a visité la région une douzaine de fois durant l'année écoulée, sans faire sortir de l'impasse les négociations de paix interrompues par l'intervention de l'armée israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 07:03

Un vent nouveau de volontarisme souffle dans les couloirs de l'Autorité palestinienne à Ramallah. Enhardi par les éloges de la communauté internationale à l'égard de son projet de jeter les bases d'un Etat palestinien dans les deux ans à venir, le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Son nouvel objectif : les zones palestiniennes contrôlées exclusivement par Israël (zones dites C) et qui couvrent 60 % de la Cisjordanie. Aux pays donateurs, aux organisations non gouvernementales (ONG) internationales comme aux agences de l'ONU, il répète sur le même ton : " Il faut construire en zone C, les limitations imposées par Israël sont archaïques et dépassées. " 

 

Produit du découpage des territoires palestiniens institué par les accords d'Oslo II (1995), ces secteurs sont placés sous la tutelle exclusive d'Israël, par opposition aux zones A et B où l'Autorité palestinienne peut opérer. Il s'agit de zones rurales, faiblement peuplées, mais riches en ressources naturelles, situées à proximité de colonies juives, de bases militaires et surtout le long de la vallée du Jourdain, une étendue stratégique pour l'Etat juif car contiguë de la Jordanie. 

 

La bureaucratie militaire israélienne y règne en maître. Elle ne délivre des permis de construire qu'au compte-gouttes et n'hésite pas à faire raser la moindre cahute dépourvue d'autorisation, si bien que ces terres sont maintenues dans un état de sous-développement souvent alarmant. " Allez construire des écoles ou des cliniques en zone C, a déclaré Jamal Zakout, un conseiller de Salam Fayyad, lors d'une réunion en présence d'ONG internationales. Et si les Israéliens les démolissent, nous montrerons au monde ce qu'ils font. "

 

Le premier ministre palestinien veut montrer l'exemple. Sensible aux critiques de la société civile qui l'accuse de s'adapter à l'occupation israélienne et non de la défier, il a pris soin d'inclure plusieurs villages en zone C dans les mini-projets de construction qu'il inaugure au pas de charge. Dans la plupart des cas, ses déplacements dans ces zones sont soigneusement coordonnés avec l'armée israélienne, qui a accordé au préalable le permis requis. Mais pas toujours. Dans la vallée du Jourdain et près de Naplouse, ses services affirment avoir reconstruit des infrastructures démolies par les bulldozers israéliens. " On ne nous dissuadera plus de travailler en zone C, affirmait Salam Fayyad à la mi-février, lors d'un entretien accordé à un groupe de médias français. Il ne s'agit pas d'un territoire disputé, mais d'une partie intégrale des territoires occupés en 1967 sur lesquels nous voulons construire notre Etat."

 

Ce mot d'ordre a été intégré à la direction du Fonds d'investissement palestinien, la holding "souveraine" qui gère le portefeuille du "peuple palestinien". Eparpillée du temps de Yasser Arafat sur des comptes occultes ou des entreprises étrangères, cette manne a été rapatriée dans les territoires occupés, sur des projets immobiliers dont certains sont situés en zone C. Parmi ceux-ci, la construction de deux cents appartements près de Qalqiliya et, surtout, l'aménagement d'un complexe de luxe sur les rives de la mer Morte, avec balnéothérapie, centre de conférence et palaces cinq étoiles. 

 

" Il y a un vrai changement d'attitude chez nos dirigeants, dit un expert palestinien. Dans le domaine économique au moins, ils veulent prendre l'initiative et défier le système d'occupation. Si les Israéliens tentent d'entraver leurs efforts, ils sont prêts à se bagarrer. "

 

L'offensive de l'Autorité palestinienne sur les zones C suscite un agacement certain côté israélien. Dans un récent article, Alex Fishman, le correspondant militaire du Yediot Aharonot, rapportait que l'activisme de Salam Fayyad et sa stature grandissante bousculaient la routine des officiers affectés en Cisjordanie. " Il commence à nous ennuyer sérieusement ", écrivait-il. Plus diplomatique, Ygal Palmor, le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien, met en garde contre toute "révocation unilatérale" des arrangements d'Oslo qui " ne ferait que semer la confusion ". 

 

Du côté des agences des Nations unies et des ONG, la gêne est palpable. La plupart d'entre elles ont pour règle d'avancer en zone C sur la pointe des pieds. Du fait de l'extrême difficulté à obtenir un permis, du flou qui entoure la procédure et du peu de scrupules des autorités israéliennes à envoyer les bulldozers. Selon un rapport des Nations unies, en douze ans, 2 450 structures "illégales" ont été rasées dans ces secteurs : habitations en dur mais aussi tentes, citernes, étals de fruits ou cabanes en tôle.

 

" On comprend le souci politique de Salam Fayyad, dit Martha Myers, la directrice de l'association AIDA qui regroupe une centaine d'ONG présentes dans les territoires occupés. C'est vrai que la population des zones C mérite notre soutien. Mais il n'est pas réaliste d'aller construire des écoles en zone C qui risquent d'être démolies aussitôt finies. "

 

Cette tiédeur pose un vrai dilemme au premier ministre palestinien. A eux seuls, ses mini-projets ne suffiront pas à sortir les zones C du marasme. Sans un regain d'audace des bailleurs de fonds, Salam Fayyad ne parviendra pas à desserrer le carcan de l'occupation. " C'est aux pays donateurs d'agir, dit Sami Khader, patron de l'ONG palestinienne Ma'an. Cela fait plus de dix ans que les zones C auraient dû passer sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. Plutôt que de s'inquiéter de leurs contribuables, les pays donateurs devraient aller demander des comptes à Israël. "

 
NB : Cet article de Benjamin Barthe a été publié sur le site LeMonde.fr le 1er avril 2010.
 
 
 
Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

Conseils de lecture

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés