Lundi 26 octobre 2009
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Avec plus de 56 000 créations en septembre, un record historique, l’esprit d’entreprise souffle sur la France.
Ce succès s’explique notamment par l’engouement que suscite le statut d’autoentrepreneur.
Les Français ont désormais une âme d’entrepreneur. Réputés hésitants à créer leur entreprise, ils sont
de plus en plus nombreux à franchir le pas et à s’installer à leur compte. Les chiffres de septembre traduisent une hausse de 36,5 % par rapport à août. Et sur les trois mois de juillet, août
et septembre, la hausse atteint 80 % par rapport à la même période de 2008.
Le succès incontestable du statut d’autoentrepreneur. Lancé le 1er janvier par le gouvernement, ce nouveau statut, qui simplifie à
l’extrême la procédure d’inscription et permet de ne payer des charges que sur le chiffre d’affaires effectivement réalisé, connaît un succès foudroyant. Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux Petites et Moyennes Entreprises, tablait sur 100
000 autoentrepreneurs en 2009. Ils sont déjà 200 000. En septembre, ils sont 32 000 à avoir opté pour ce statut. « Cela permet à beaucoup de gens de tester une activité avec laquelle ils
espèrent pouvoir, à terme, se rémunérer », analyse Bruno Tesson, président du Réseau entreprendre, qui accompagne les porteurs de projet.
Des formalités allégées. « Le statut d’autoentrepreneur est l’aboutissement d’un processus qui a permis un allégement très net des formalités, souligne Dominique Caignart, directeur Ile-de-France d’Oséo, la banque publique chargée
du financement des PME. Avant, on pouvait parler de parcours du combattant. Aujourd’hui, monter une société est beaucoup plus simple. » Les réseaux d’accompagnement et organismes de
financement se sont fait connaître. « Il existe une bonne organisation de tous les acteurs sur le terrain, poursuit Dominique Caignart. Un chômeur sans contact particulier est à même de
créer son entreprise. »
Une évolution des mentalités. « La fonction publique
n’apparaît plus comme un refuge et le salariat a montré ses limites, analyse le directeur d’Oséo. Les jeunes diplômés qui étaient formatés pour postuler dans des grands groupes préfèrent
maintenant chercher la bonne idée pour monter leur boîte. » Face au stress grandissant qu’ils ressentent en tant que salariés, « beaucoup de Français se disent que leur avenir est
entre leurs mains », explique Laurent Edel, coach pour entrepreneurs.
Bien sûr, toutes
ces créations ne déboucheront pas sur des sociétés florissantes. « Les défaillances sont un phénomène inévitable, confirme Dominique Caignart, mais les entreprises qui survivent vont créer
de la richesse et de l’emploi. »
Source : http://www.leparisien.fr/economie/la-creation-d-entreprises-bat-des-records-21-10-2009-682034.php
NDLR : Derrière ces chiffres encourageants - et dont il faut se féliciter - se dissimule néanmoins une réalité un peu moins
réjouissante : une autoentreprise peut être créée et enregistrée sans ne produire pour autant aucun chiffre d'affaires ! Dès lors de tels chiffres ne veulent pas dire grand chose ! C'est le
chiffre d'affaires consolidé de toutes ces autoentreprises ainsi que les montants des prélèvements obligatoires qui en résultent qui doivent être analysés ! Nous saurions alors si nous
sommes effectivement entrés dans une spirale vertueuse ou si nous somems une fois encore sous l'empire d'un mirage !
Quoiqu'il en soit, ce statut d'autoentrepreneur constitue une innovation remarquable qui fait honneur à ceux qui en sont les auteurs et apporte un souffle salutaire à ceux, nombreux, qui y
souscrivent !