Partager l'article ! La Commission adopte un nouveau programme visant à lutter contre le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive: À la veil ...
À la veille de la conférence des donateurs pour le Pakistan, la Commission européenne a adopté vendredi 17 avril
un nouveau programme triennal ((2009-2011) visant à lutter contre le terrorisme ainsi que le trafic et la prolifération des armes de destruction massive.
Le programme indicatif 2009-2011 de l'instrument de stabilité inclut les premières mesures de lutte contre le terrorisme de portée mondiale élaborées par
la Commission et des experts des États membres de l'UE.
Doté d'un budget indicatif de 225 millions d'euros, le programme triennal est destiné à lutter contre le large éventail de menaces mises en évidence dans
la stratégie européenne de sécurité et à compléter les actions financées par d'autres instruments de l'UE et par les États membres.
Premier axe de l'action proposée : la lutte contre le trafic d'armes de destruction massive (123 millions d'euros).
Le but est d'abord d'aider les pays concernés à mieux contrôler les exportations illégales, selon la Commission, qui veut d'autre part étendre son action,
aujourd'hui focalisée sur les pays de l'ancienne Union soviétique, à ceux d'Asie du sud-est, du Proche-Orient et d'Afrique.
« Dans le domaine de la non-prolifération des armes de destruction massive, notre ambition est de consolider le travail déjà accompli dans l'ancienne
Union soviétique et de nous intéresser davantage à de nouvelles régions préoccupantes comme le Moyen-Orient, l'Asie méridionale et l'Asie du Sud-Est », a déclaré Mme Ferrero-Waldner.
« Nous devons collaborer étroitement avec les États membres et d'autres donateurs internationaux afin de promouvoir une culture de la sûreté et de la
sécurité en matière de non-prolifération, par exemple en créant des centres régionaux d'excellence ».
Pour éviter le développement même de ces armes, nucléaires, chimiques ou bactériologiques, une partie importante des fonds (environ 30 millions d'euros)
est destinée à aider à la reconversion des scientifiques dans des activités "pacifiques".
Deuxième axe : la lutte contre les "menaces régionales" (plus de 60 millions d'euros), du trafic de drogue au terrorisme, en passant par la piraterie.
En matière de terrorisme à proprement parler, les grandes priorités géographiques sont le Pakistan et l'Afghanistan ainsi que la région du Sahel en
Afrique.
La Commission note que les menaces "augmentent" au Sahel - notamment au Mali, en Mauritanie et au Niger - " en raison de développements sociaux,
économiques, et de sécurité complexes ". Et que l'Afghanistan et le Pakistan " sont des bases pour la radicalisation et l'entraînement terroriste ".
« La Commission a un rôle clé à jouer dans la lutte contre le terrorisme en soutenant le renforcement des capacités dans les pays tiers comme le
Pakistan et dans la région du Sahel », a déclaré Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire chargée des relations extérieures. « les programmes de développement de la Commission doivent
accorder une grande attention aux questions de sécurité liées au terrorisme, à la criminalité organisée et aux trafics ».
Pour freiner ces phénomènes, elle préconise notamment de soutenir pour chacune des deux régions le soutien à la mise en place de structures
anti-terroristes, à la formation des autorités compétentes et au développement d'une coopération régionale.
S'agissant de la lutte contre la piraterie, l'aide que propose la Commission " passe par le développement de la capacité des Etats côtiers à
patrouiller dans leurs propres eaux territoriales et à échanger des informations ".
" Les routes maritimes sont cruciales pour le commerce et la sécurité internationale ", a souligné la Commission, notant que le transport
maritime représentait " de loin la plus grande partie en volume du commerce mondial ".
Cela concerne évidemment les pays de la Corne de l'Afrique, en premier lieu la Somalie, mais l'Union européenne n'oublie pas non plus les
risques toujours importants de piraterie dans le détroit de Malacca, entre Singapour et l'Indonésie.
Enfin, la Commission veut s'attaquer au trafic de drogue : la route de la cocaïne de l'Amérique Latine à l'Ouest de l'Afrique via les Caraïbes et celle de l'héroïne de l'Asie centrale aux Balkans
via la mer Noire.
La question des liens entre le terrorisme et la criminalité organisée est abordée dans des domaines tels que le trafic de drogue entre l'Amérique latine
et l'Afrique occidentale, le trafic d'armes légères et de petit calibre et le trafic illicite de matières chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
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jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)