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Nous sommes finalement peu à avoir tenté d'expliquer que la crise financière et la crise du couple
énergie-climat n'étaient finalement qu'une seule et même crise. Celle de la crise de l'absence de régulation de la valeur carbone, laquelle nous a conduit à faire
des propositions nouvelles tant pour la
régulation du carbone sous ses aspects climat et énergie que pour la monnaie en proposant d'adjoindre au dollar des droits de tirage spéciaux, non pas gérés par cette institution dépassée
qu'est le FMI dans sa structure actuelle, ni composés d'un panier de monnaies qui ne sont pas en réalité en situation de prendre le relais, mais en intégrant la valeur des ressources en
carbone qu'il est urgent de réguler.
Nous n'avons eu de cesse également d'expliquer que cette référence universelle du carbone devait intégrer le carbone accumulé dans l'humus et la forêt car, la défense du capital
végétal de la planète va bientôt devenir une priorité qui dépassera celle de la défense pure et simple du climat. Cette proposition était de nature à permettre une convergence entre les
points de vue chinois, américain, européen et - c'est également nécessaire - celui des autres pays !
Certes, cela fait beaucoup de débats à maîtriser simultanément. Et, les dossiers s'avèrent soudain insuffisamment préparés :
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* faire progresser les méthodes
d'évaluation du contenu carbone, cela implique, en France, de revenir sur le quasi monopole de la méthode dite de l'Ademe, surtout sur les aspects territoriaux
;
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* créer une
plate-forme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité et les services éco systémiques, comme le demandera à juste titre la France avec Jean-Louis Borloo lors du
G8-Environnement de Syracuse (22 au 24 avril 2009), cela exige que le modèle du GIEC ne soit surtout pas copié car il est illusoire de faire d'un consensus politique une vérité
scientifique ;
* faire progresser la connaissance sur les mécanismes du réchauffement climatique exige une plus grande "laïcité" dans les débats de sorte de l'arbitrage entre
l'adaptation et l'effort à consentir soit mieux mesuré et cela exige une profonde remise en cause du fonctionement du GIEC dont les mécanismes onusien sont hors d'état de répondre aux
exigences de l'heure ;
* enfin, une meilleure compréhension des relations entre les mécanismes monétaires et les anticipations de valeur qui découlent de la montée du paradigme
carbone-énergie-climat-diversité ne résultera pas des travaux de la toute aussi onusienne commission Stilglitz (dont on attend toujours les vraies conclusions de sa soeur
française).
La conclusion qui semblerait s'imposer est qu'il faut hiérarchiser les priorités. Malheureusement, tout se tient et les urgences se combinent...
Source : La Lettre d´avril 2009 de France Bleue
http://www.ecobleue.com/index.asp?LETTRE_ID=1890&LETTRE_CRYPT=ETS3bM
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