Partager l'article ! De la gouvernance de L'Union européenne ! (nouvelle édition): Combien y-a-t-il de pilotes dans le navire " Europa " ? Et y-a-t-il vraiment un p ...
Combien y-a-t-il de pilotes dans le navire " Europa " ? Et y-a-t-il vraiment un pilote
?
Dans un article intitulé " L"Europe, quel téléphone ? " (http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=1932) et publié le 9 mai 2009, le magazine Les Echos.fr souligne le
handicap que constitue pour l'Union européenne la complexité de sa gouvernance :
" ... le principal malaise. Celui lié à la complexité de la gouvernance européenne. A la question : qui est le patron de l’Europe, on est bien en peine de répondre, avant comme après le
mini-traité. Le président du conseil européen choisi pour deux ans et demi, c’est la réforme la plus importante, devra coexister avec le président de la commission. Mais aussi avec celui du pays
qui aura la présidence de l’Union pendant six mois, comme aujourd’hui. On est en pleines tractations et, aux dernières nouvelles, c’est le luxembourgeois Jean-Claude Juncker qui tiendrait la
corde. En tous cas, ce ne sera pas Tony Blair. Quoi qu’il en soit, la cacophonie entre tous ces chefs est garantie. Or, l’absence d’incarnation, de visibilité de l’Europe sur la scène mondiale
est un de ses principaux problèmes. En 1970, Henry Kissinger demandait : l’Europe, quel numéro de téléphone ? Et bien, elle n’en a toujours pas. "
Dans quelques articles publiés sur ce blog, j'ai personnellement cherché à mettre en garde contre l'inaction face aux risques que fait courir sur l'avenir même du projet politique européen
ce déficit d'efficacité du système de gouvernance de l'Union (cf. notamment le dernier en date intitulé : Sécurité internationale : L'Union européenne n'est-elle pas entrain de se laisser entraîner dans une
dynamique susceptible d'en briser l'élan ? ).
Cet enjeu est tel qu'il apparait explicitement (point 8) dans le mandat d'analyse du groupe de réflexion sur l'avenir de l'Europe présidé par Felipe Gonzales (cf. l'article de
ce blog intitulé Coup de projecteur sur les travaux du groupe de réflexion sur l'avenir de
l'Europe ).
Dans un dossier consacré spécifiquement aux questions de gouvernance sur les différents registres de la sécurité (y inclus la défense), j'ai porté un regard à la fois
critique et constructif sur les apports du traité de Lisbonne en pareilles matières ainsi que sur les interrogations qu'ils suscitent :
* Principaux enseignements tirés d’une analyse juridique et fonctionnelle du traité de Lisbonne (1)
* Principaux
enseignements tirés d’une analyse juridique et fonctionnelle du traité de Lisbonne (2)
* L'Union doit faire face aux nouveaux défis de sa gouvernance (1)
* L'Union doit faire face aux nouveaux défis de sa gouvernance (2-A)
* L'Union doit faire face aux nouveaux défis de sa gouvernance (2-B)
L'heure n'est-elle pas venue de rechercher - et de trouver - des réponses claires, précises et efficaces aux défis de cette gouvernance, quand bien même il est inéluctable, à défaut
de modifications profondes de ses dispositions par les voies appropriées, que l'Union européenne sera " gouvernée" sur la base des dispositions du traité de Lisbonne pendant
de longues années, y compris par celles qui participent à ajouter de la complexité à la complexité ?
Je formule le voeu qu'à la suite de la remise au Conseil européen par le groupe de réflexion évoqué supra de ses propositions, un exercice parlementaire - ou, mieux encore, conventionnel
- soit engagé formellement sur ce registre à l'initiative de la prochaine commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen (idée déjà suggérée par Jo Leinen, l'actuel
président de cette même commission).
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)