Partager l'article ! L'avenir des métaux précieux dans l'économie mondiale (1), par Simone Wapler: On pourrait utiliser des centaines de chiffres différents pour ...
On pourrait utiliser des centaines de chiffres différents pour démontrer " le pétrin " dans lequel se
trouvent les Etats-Unis.
La hausse vertigineuse des dettes gouvernementales et personnelles. La chute abyssale de l'immobilier. La hausse spectaculaire du chômage. Les difficultés du secteur industriel. Les dettes
gouvernementales "officieuses", en hausse constante, et qui pourraient atteindre jusqu'à 53 000 milliards de dollars.Et surtout, un déficit budgétaire qui devrait atteindre des records à
1 750 milliards de dollars pour 2009 -- et 1 171 milliards de dollars pour 2010 -- selon les prévisions de l'administration du nouveau président Obama. C'est tout de même 12,3% du PIB
américain pour l'année 2009 !
Mais j'ai plutôt choisi ces deux graphiques très simples : la masse monétaire qui s'envole... et le pouvoir d'achat du dollar, qui chute comme une pierre depuis des décennies.
Graphique : http://home.edt02.net/emc/R/emcrV4d.php?c=42120-613558-577199-1997190-3230067-0-0-061223-0-0-0-0-5037
Pourquoi ces deux courbes sont-elles si importantes ? Parce que les Etats-Unis sont au cœur d'un phénomène potentiellement dévastateur pour l'économie planétaire... mais qui provoquera également
l'envolée des cours de l'or.
Ne vous laissez pas abuser par le rebond actuel du dollar. Il est purement conjoncturel -- le fruit de la panique des investisseurs face aux difficultés des marchés. Ce dont ils ne se rendent pas
compte, c'est que la devise qu'ils prennent pour un "abri" est en fait un géant aux pieds d'argile... Voyez-vous, les autorités américaines mènent une "guerre secrète" depuis 20 et quelques
années. Voyez-vous, les autorités américaines mènent une "guerre secrète" depuis 20 et quelques années.
Quelle guerre ? Pas l'Irak, ni le Kosovo ou l'Afghanistan. Je vous parle là d'une autre sorte de
guerre. Contre les ravages d'une économie morte et stagnante. La Fed, depuis toutes ces années, lutte désespérément contre la déflation -- une situation où rien ne bouge et personne n'achète quoi
que ce soit.
L'arme de choix, dans cette guerre continue et secrète, c'est d'inonder le marché de liquidités et de crédit facile. Voilà pourquoi, depuis 1950, la somme totale de dollars en circulation a
grimpé de plus de 3 000% !
C'est très simple : des injections régulières de liquide et de crédit donnent à tout le monde l'impression d'être riche. Selon une certaine théorie économique, lorsqu'on a du liquide et du crédit
à taux bas, les entreprises empruntent et se développent. Les consommateurs empruntent et dépensent. Les ménages empruntent et achètent des maisons.
Et tout ça, c'est très bien... jusqu'à ce que tout tourne mal.
Voyez-vous, le problème, c'est que même la monnaie ne peut pas échapper aux lois naturelles de l'offre et de la demande. Lorsqu'il y a trop d'argent en circulation, chaque centime vaut moins par
rapport à la masse générale. C'est l'inflation des prix. Et tout à coup, chaque centime que vous avez dans votre compte en banque voit sa valeur diminuer.
Actuellement, ce phénomène a déjà entraîné une chute de pas moins de 96% du pouvoir d'achat du dollar ! En d'autres termes, le dollar ne vaut plus que quelques centimes par rapport à ce qu'il
valait il y a un siècle de ça. Ou même par rapport à ce qu'il valait la dernière fois que l'or a connu un boom, dans les années 70.
C'est tout ce qui reste de marge de manoeuvre avant que la planète n'assiste à la destruction complète du dollar -- ce qui entraînerait l'implosion du système monétaire mondial, dont le dollar
est le pivot.
Est-ce que cela pourrait se produire ? Oui. Voyez ce qu'en pensait Ben Bernanke, président de la Fed, dans un discours au National Economists Club, à Washington, en novembre 2002 :
" Comme l'or, les dollars n'ont de valeur que dans la mesure où leur offre est strictement limitée. Mais le
gouvernement américain possède une technologie, appelée planche à billets (ou son équivalent électronique aujourd'hui) qui lui permet de produire autant de dollars qu'il le souhaite quasiment
sans frais... Nous concluons que, sous un système de monnaie fiduciaire, un gouvernement déterminé peut toujours générer une hausse des dépenses, et donc une inflation positive
".
En d'autres termes, si vous voulez lubrifier une économie... faites marcher la planche à billets et rendez l'emprunt aussi facile que possible, à des taux d'intérêt très très bas. Et aujourd'hui,
les taux sont passés quasiment à zéro... tandis que la Fed a commencé à imprimer de l'argent à tour de bras pour tenter de lutter contre la déflation.
Mais il y a un petit souci... c'est que le remède est pire que le mal. Inonder le marché d'argent facile, c'est un peu comme brûler vos meubles pour vous tenir chaud au beau milieu d'une tempête
de neige ! Je préfère croire qu'un économiste plus intelligent encore, Ludwig von Mises, a vu juste... Inonder le marché d'argent facile, c'est un peu comme brûler vos meubles pour vous tenir
chaud au beau milieu d'une tempête de neige !
Je préfère croire qu'un économiste plus intelligent encore, Ludwig von Mises, a vu juste : " Il
n'y a aucun moyen d'éviter l'effondrement final d'un boom provoqué par l'expansion de crédit. La seule alternative, c'est de voir la crise arriver tôt, suite à l'abandon volontaire de l'expansion
de crédit, plutôt que tard, sous la forme d'une catastrophe finale et totale pour le système monétaire concerné ".
Grâce au crédit facile, la dette de consommation a augmenté aux Etats-Unis. Elle atteignait environ 10 000 milliards de dollars lorsque Greenspan a pris les rênes de la Fed en 1987. A présent,
elle se monte à 2,56 milliers de milliards de dollars !
Pendant ce temps, le gouvernement dépense et s'endette encore plus rapidement. Durant la présidence de George W. Bush, l'administration US actuelle avait déjà dépensé plus d'argent depuis 2000 que tous les gouvernements passés à la Maison-Blanche depuis George Washington. Et ce n'est pas près de s'arrêter avec l'administration Obama... D'ici 2017 -- selon la Heritage Foundation -- les déficits fédéraux devraient grimper d'au moins 1 000 milliards de dollars par an. Après ça, ils passeront à 2 000 milliards de dollars.
La Fed et les autorités américaines sont au pied du mur. Elles n'ont pas d'autre choix : pour lutter contre la récession actuelle, elles doivent imprimer des dollars... et maintenir les taux d'intérêts au plus bas possible.
Mais voilà : une baisse des taux entraînera un effondrement encore plus grave du dollar. Une dette de crédit plus élevée encore. Et encore moins de confiance en l'économie US à l'étranger.
Lorsque tous les détenteurs d'obligations de la planète verront les Etats-Unis désintégrer leur base économique, le doute n'est pas permis : ils se débarrasseront du dollar à pleines
brassées.
Tous les ingrédients seront alors réunis pour propulser l'or à 2 000 $.
Et quand cela se produira, le métal jaune ne sera pas le seul bénéficiaire...
Je parle là des immenses profits que vous pourriez engranger lorsque l'argent-métal s'envolera dans les mois qui
viennent.
L'or se vendait autrefois environ 30 fois le prix de l'argent. En 1991, il vous fallait 98 onces d'argent pour acheter une once d'or.
Mais depuis quelques années, les choses changent : la tendance du ratio or/argent s'inverse. Alors que nous sommes partis de 80... nous sommes arrivés à 50 -- et je suis convaincue que le ratio
va continuer à baisser en faveur de l’argent.
40... 30... 20... jusqu’où peut aller son potentiel de rattrapage ? Eh bien... que pensez-vous du chiffre 16 ?
En 1980, lorsque l’or atteignait son plus haut niveau autour de 850 $ l’once, le ratio n’était que de 16. L’or n’était que 16 fois plus cher que l’argent.
Même chose à la fin des années soixante. Le ratio était de 16.
Et devinez combien vaudrait l’argent aujourd’hui si on lui appliquait ce ratio ?
Une once d'argent coûterait dans les 40 $. Sachant qu'elle vaut aux alentours de 13 $ actuellement... cela représenterait un gain de plus de 200% -- plus de trois fois le capital de
départ !
La dynamique offre/demande de l'argent semble encore meilleure maintenant que pour tout autre métal -- or et platine compris.
De beaux profits sont à venir, à mesure que l'argent suivra l'or à la hausse.
Warren Buffett, George Soros et Bill Gates se sont tous positionnés sur l'argent. Que savent-ils que les autres investisseurs ignorent ?
Il n'y a que 22 mines d'argent pur dans le monde. Depuis plus de 15 ans, elles ne parviennent pas à répondre à la demande totale d'argent. Ces dernières années, le déficit se montait à près de 76
millions d'onces.
Pourquoi les prix de l'argent-métal sont-ils restés si bas, dans ce cas ?
Aujourd'hui, vous payez votre argent-métal 66% plus cher qu'en 1999. Mais l'argent, comme l'or, est un métal que les gouvernements possèdent dans leurs réserves. Et ces dernières années, ils se
sont débarrassés de millions d'onces d'argent pour obtenir des liquidités.
Mais désormais, une bonne partie des réserves s'est évaporée.
En plus, contrairement à l'or, lorsque l'argent passe dans le circuit industriel, il est consommé. Le monde avait autrefois 2,2 milliards d'onces d'argent. Aujourd'hui, il ne reste plus que 300
millions d'onces.
L'or n'est que cinq fois plus rare que l'argent. Que se passerait-il si les ratios de prix or et argent s'équilibraient eux aussi ?
Le prix de l'argent-métal grimperait en flèche, de plus de 1 124% !
Simone Wapler est Analyste en chef,
L'Investisseur Or et Matières
Source : la-chronique@publications-agora.fr
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
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jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)