Partager l'article ! UE/Bélarus : l'UE offre des relations bilatérales approfondies contre des réformes démocratiques "irréversibles": Si le Bélarus veut adhér ...
Si le Bélarus veut adhérer cette année encore à la Politique européenne de voisinage (PEV) et au
volet bilatéral du " Partenariat oriental " lancé en mai 2009 (Minsk participe déjà au volet multilatéral), alors le pays devra adopter très rapidement des réformes "
convaincantes et irréversibles " en matière de droits de l'Homme, d'Etat de droit, de libertés fondamentales et de droit électoral, ont affirmé le président en exercice du Conseil de
l'Union, Carl Bildt, et la commissaire aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, à l'issue d'une réunion de la troïka avec le ministre biéloruse des Affaires étrangères, Sergeij
Martynov, le 28 juillet, à Bruxelles.
Depuis la relance du dialogue politique UE/Bélarus au cours de l'automne 2008, sous présidence française, la situation s'est graduellement améliorée, mais
le régime du président Alexander Loukachenko " ne remplit pas encore toutes nos attentes ", a déclaré C. Bildt à la presse. " Les autorités biélorusses peuvent et doivent faire
plus ", a insisté le ministre suédois des Affaires étrangères. En septembre, la Commission et le Conseil commenceront à évaluer dans quelle mesure Minsk a répondu au plan en " cinq
points pour plus de démocratisation " que le Conseil avait établi au cours de l'été 2008. Au cas où la réponse biélorusse serait suffisamment ambitieuse et concrète, l'UE pourrait alors
décider, lors du Conseil " Relations extérieures " du 16 novembre 2009, de revoir vers le haut l'ensemble des relations (upgrading), y compris une inclusion du pays dans la PEV et son
intégration complète dans le Partenariat oriental, ont indiqué Benita Ferrero-Waldner et Carl Bildt. " Nous pourrions alors libérer le potentiel complet de nos relations, peut-être déjà en
novembre, pourvu que le pays décide d'ici là des réformes convaincantes et irréversibles ", a dit Mme Ferrero-Waldner. Cette dernière a également annoncé que la Commission était prete à "
envisager " une aide macroéconomique et financière au Bélarus (y compris des prêts de la BEI et de la BERD [NDLR : annonce surprenante car ces institutions bancaires ne ne sont pas
placées sous la tutelle de la Commission]), mais uniquement après que le pays aura conclu un accord avec le FMI. Une telle assistance financière de la part de l'UE ne serait pas directement
conditionée à une amélioration de la situation démocratique dans le pays [NDLR : comme ce fut dèjà le cas lors des processus de préadhésion puis d'adhésion de pays " en délicatesse
" avec les principes et les règles démocratiques et de l'Etat de droit, comme la Bulgarie ou la Roumanie, par exemple], mais uniquement soumise aux conditions classiques imposées par le FMI,
a précisé Mme Ferrero-Waldner.
Sergeij Martynov a affirmé que l'intégration complète de son pays dans le Partenariat oriental était une " priorité " pour son gouvernement.
Mais Minsk a aussi des " attentes " vis-à-vis de l'UE, en premier lieu la facilitation des visas et un meilleur accès au marché européen. S'agissant de la reconnaissance éventuelle par
son pays de l'indépendance autoproclamée des 2 Républiques de Géorgie (comme le réclame la Russie), M. Martinov a dit que son gouvernement n'avait pas encore décidé sa position, la question étant
" complexe ".
Pour en savoir plus sur la question de la démocratisation du Bélarus ainsi que sur l'état des relations entre ce pays et l'Union européenne, le
lecteur pourra consulter l'entretien que S. Martynov a eu avec l'Agence EUROPE, lequel est disponible dans le n° 9952 du BQE daté du 30 juillet 2009.
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